Les victimes du camp boiro: non à la souillure du pont du 08 novembre par l’effigie du bourreau

L’association des victimes du camp Boiro, a animé une conférence de presse, ce Mercredi 26 Décembre 2018, pour dénoncer la présence de l’effigie de feu Ahmed Sékou Touré, au pont 08 Novembre.

I. Barry III

L’association des victimes du camp Boiro, a animé une conférence de presse, ce Mercredi 26 Décembre 2018, pour dénoncer la présence de l’effigie de feu Ahmed Sékou Touré, au pont 08 Novembre.

 

Pour les membres de cette association, ce pont est une infrastructure symbolique qui devrait être érigé en stèle, à cause de toute l’histoire dont il est chargé. Il ne saurait en être autrement, selon elle.

«Ce pont est le symbole des martyrs de la première République, mais il a aussi été le théâtre des dizaines de tueries de jeunes guinéens venus manifester pacifiquement en 2006. L’État s’était alors engagé à y poser une stèle en la mémoire de tous ces martyrs nombreux en guinée. Ce pont ne saurait être souillé par l’effigie de celui qui a ordonné les exécutions et exactions de toute sorte, pendant les 26 ans de règne de Sékou Touré», a lancé l’association dans sa déclaration.

Plus loin, l’association des victimes du camp Boiro, estime que poser le graffiti de feu Sékou Touré au pont 08 novembre, serait manquer du respect aux Guinéens.

«Apposer l’effigie de Sékou Touré au pont 08 Novembre, serait une insulte à l’endroit des guinéens, serait une incitation à la haine entre Guinéens. Il est donc inadmissible qu’une autorité guinéenne, quelle que soit, dotée d’un minimum de sens de responsabilité, puisse prendre la décision d’autoriser un tel acte ignoble», a déclaré Dr Mariga Fodé

 

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