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Obscure et curieuse expropriation de l’Etat à Kaporo !

Date de publication:2008-05-23 19:57:52

Il y a deux semaines, J’ai appris que l’unique parcelle viabilisée par la jeunesse de Kaporo en terrain de sports depuis 1980 a été vendue par l’Etat guinéen au commerçant Diallo Sadaka. Cette vente n’est rien d’autre que la suite de l’épopée de la tragédie de l’irresponsabilité et la déchéance morale dans lesquelles, notre pays est plongé depuis un certain temps. Une curieuse et obscure expropriation de plus dont  la jeunesse est victime au profit d’un individu. Si Dieu le veut, elle sera la dernière dans notre capitale.

Certains individus malveillants et irresponsables, soi-disant Etat guinéen, après avoir vendu toute la friche industrielle de l’ancien régime qui aurait dû servir de viviers pour le développement, ils se sont tournés vers les patrimoines bâtis et non-bâtis, les domaines publics réservés, les forêts, les espaces littoraux et touristiques comme la voile de la mariée à Kindia. Tout est vendu ou à vendre dans un pays où, l’Etat est pris en tenailles par les hyènes en meute et les charognards de tout genre.

Résultat, l’urbanisation de Conakry s’est fait dans un désordre total. Les autorités n’ont respecté ni le plan d’occupation du sol, ni la politique de l’urbanisme. Cela a bien évidemment mis les habitants dans un état de KO permanent tant en matière de circulation, que celui de l’équipement des quartiers en infrastructures scolaires, sociales et sportives. En plus, il est dramatique de constater que Conakry n’est pas doté des canalisations et des centres pour le drainage et les traitements des eaux usées. Avec l’expansion rapide de l’habitat dans les quartiers non-officiellement lotis, les puits d’eau « potable » à proximité des fausses sceptiques sans aucune précaution, dans ce cas, un drame sanitaire n’est pas à exclure dans notre capitale. Ce danger est aujourd’hui négligé ou simplement ignoré par les citoyens et les autorités.

Conséquences fréquentes de ce KO à Conakry, les conflits permanents opposant les usagers de la route aux groupes de jeunes qui, faute des terrains de foot et autres aires des jeux, réquisitionnent les rues au besoin. En général, les conakrykas sont confrontés à ce même problème lorsqu’il est question d’organiser des cérémonies de mariage, baptême ou, des simples rencontres conviviales et associatives. Cependant, circuler librement sur les routes publiques, se retrouver et jouer sont des droits inaliénables reconnus par la constitution de notre pays. Et nous voici dans un dilemme où, les droits reconnus par la constitution opposent les citoyens dans la vie courante. Si nous en sommes arrivés là, c’est que quelque part, quelqu’un a failli à ses responsabilités d’où, mes questions concernant l’affaire de Kaporo :

Qui s’est encore substitué à l’Etat  dans la vente du terrain de foot de Kaporo ?

Est-ce l’ex-ministre de l’urbanisme ? Est-ce le gouverneur de la ville de Conakry ou la Première Dame de la République comme affirment certaines mauvaises langues ?

Il faut signaler que cette « rumeur accusatrice » portée contre la Première Dame vient de sa présence marquée dans l’affaire en faveur de l’homme d’affaire alors que, une personnalité comme elle devait être au coté de ceux qui subissent la violence et l’outrage sur commande. Les Kaporokas s’interrogent aussi sur l’agitation insensée du timonier de la capitale en faveur de l’homme d’affaire, le Gomina n’a-il pas reçu le sadaka de Diallo ! S’interroge un observateur ?

Pour l’instant, je n’ose pas croire à cette version tenue à Conakry comme par ailleurs, je m’interroge sur la raison du silence du ministre de l’urbanisme et de l’habitat de l’ex-gouvernement Kouyaté sur l’affaire qui relevait logiquement de son pouvoir d’ordonnateur principal.

Vous me diriez sans doute que cela est normal dans un pays comme le nôtre où l’hypothèse s’oppose l’officiel, le dissident à l’ayant droit.

Aujourd’hui, la Jeunesse de Kaporo et tous ses sympathisants en Guinée, en France et dans les autres pays, restent très attentifs à la suite que le Gouvernement du Premier Ministre, Monsieur Ahamed Tidjane SOUARE donnera à ce conflit indigne d’un pays progressiste. Nous savons que l’attente est très difficile à gérer dans le doute, mais dans ce conflit, dit un jeune de Kaporo «  le temps est notre allié et nous laissons le doute à nos adversaires dont certains sont frappés aujourd’hui, par le chômage politique et conjoncturel» Dieu est grand ! Surenchère son ami.

Après avoir mobilisé ses bras séculiers sans succès, nous dirons simplement à M. Diallo que nous n’avons pas besoin de son Sadaka car, le Prophète Mohamed, paix sur lui, a dit « prier pour se rapprocher d’Allah, donner des Sadakas pour être toujours devant et le meilleur parmi les autres».

Aux dernières nouvelles, la jeunesse et les notables de Kaporo restent respectueux, dignes mais farouchement déterminés à ne pas céder face à l’homme qui mise sur la conjoncture économique et sociale, sur les hyènes et les charognards que celle-ci a enfanté dans notre pays, pour exproprier les Kaporokas des parcelles qui leur reviennent de droit.

Par ailleurs, quoiqu’on puisse estimer que Conakry est majoritairement peuplé de ceux attendent les Sadakas de leurs tortionnaires, pour ce fameux sadaka de vingt millions de francs fuyant, cent sacs de riz et deux bœufs, M. Diallo doit simplement avoir à l’esprit que Kaporo n’est pas Doumbélane mais en plus, qu’il est peuplé de cette minorité insoumise.

Au souhait formulé par la jeunesse de Kaporo, je demande solennellement à Monsieur Ahmed Tidjane SOUARE, nouveau PM, de prendre ce dossier sensible en charge, demander l’audience auprès du chef de l’Etat, pour que l’ancienne ferme des cubains soit fait parc public qui, je l’espère, sera baptisé : « Parc de la liberté ». Un parc public est par définition un bien public, donc il sera la propriété de tous les Guinéens y compris les enfants et les descendants de M. Diallo Sadaka.

Ainsi, la jeunesse retrouvera son terrain de foot qui sera baptisé, je le souhaite aussi « Stade Karim Bangoura ». J’espère qu’il est temps qu’on pense sérieusement à tous les enfants de notre pays qui sont encore dans les fosses communes et cela, après avoir suivi des sinistres chemins de croix commencés au Camp Boiro et dans d’autres geôles semblables. Nous savons qu’ils sont nombreux dans cette communauté de destin à y reposer involontairement, avec la complicité et l’indifférence des vivants, dans cette portion de terre qui forme aujourd’hui Nongo et Kaporo. Ils continueront à nous maudire tant que nous les sortirons pas de-là.

Je souhaite qu’on laisse à la future génération, un pays et une grande capitale avec les parcelles réservées,  les infrastructures comme les écoles, les centres sociaux et sanitaires, les parcs publics, les cimetières, les jardins d’enfants avec les aires de jeux, des zones industrielles, les zones commerciales, les flores et faunes etc.. qui assureront le développement équilibré de notre société. Je souhaite et j’espère que Diallo Sadaka sera sensible à ses belles et nobles idées, à ses images idylliques qui embellirent la littérature élogieuse des écrivains et les poètes qui visitèrent notre beau pays il y a plus d’un siècle.

En réalité, l’histoire retiendra que c’est « Le 1er janvier 1890, l’île Tombo fut choisie comme capitale : des roches volcaniques formant brise-lames, une place de sable fin, des cocotiers échevelés ; en arrière, la grande futaie dont les verdures trempées ont des scintillements d’émeraude. Mais Marcel Monnier, qui y passa en 1893, ne comprit pas l’œuvre qui y était à peine ébauchée… Aujourd’hui, Conakry passe pour la plus belle ville de la côte occidentale d’Afrique ; sous ses avenues bordées de manguiers géants formant voûte épaisse, l’insolation n’est plus à craindre… » Texte : Une ville nouvelle: Conakry de G. Poirret dans Mamadou et Binéta sont devenus grands. Page 36. Un texte en hommage à notre capitale, à notre pays que les réalités d’aujourd’hui ont littéralement et physiquement désossé.

Pour ces raisons, je lance ici, un appel solennel à toutes les associations guinéennes, à tous les patriotes et les personnes de bonnes volontés de se joindre à nous, pour défendre le parc de Kaporo « Parc de la Liberté ». Je compte sur vous pour les assistances morales et financières pour la jeunesse de Kaporo. ( voir ci-dessous adresse e-mail et téléphone)

Le cancer de l’irresponsabilité a aujourd’hui pour victime, le terrain de foot de Kaporo, un lieu de la liberté publique. Nous devons savoir que le cancer quand il se propage, il tue !

Paris, le 23 mai 2008

Lansana Bangoura
Président de l’association Agir Citoyen « A.C »
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Commentaires


2008-05-23 19:57:52 Solo Keita

Il y a deux semaines, J’ai appris que l’unique parcelle viabilisée par la jeunesse de Kaporo en terrain de sports depuis 1980 a été vendue par l’Etat guinéen au commerçant Diallo Sadaka. Cette vente n’est rien d’autre que la suite de l’épopée de la tragédie de l’irresponsabilité et la déchéance morale dans lesquelles, notre pays est plongé depuis un certain temps. Une curieuse et obscure expropriation de plus dont  la jeunesse est victime au profit d’un individu. Si Dieu le veut, elle sera la dernière dans notre capitale.

Certains individus malveillants et irresponsables, soi-disant Etat guinéen, après avoir vendu toute la friche industrielle de l’ancien régime qui aurait dû servir de viviers pour le développement, ils se sont tournés vers les patrimoines bâtis et non-bâtis, les domaines publics réservés, les forêts, les espaces littoraux et touristiques comme la voile de la mariée à Kindia. Tout est vendu ou à vendre dans un pays où, l’Etat est pris en tenailles par les hyènes en meute et les charognards de tout genre.

Résultat, l’urbanisation de Conakry s’est fait dans un désordre total. Les autorités n’ont respecté ni le plan d’occupation du sol, ni la politique de l’urbanisme. Cela a bien évidemment mis les habitants dans un état de KO permanent tant en matière de circulation, que celui de l’équipement des quartiers en infrastructures scolaires, sociales et sportives. En plus, il est dramatique de constater que Conakry n’est pas doté des canalisations et des centres pour le drainage et les traitements des eaux usées. Avec l’expansion rapide de l’habitat dans les quartiers non-officiellement lotis, les puits d’eau « potable » à proximité des fausses sceptiques sans aucune précaution, dans ce cas, un drame sanitaire n’est pas à exclure dans notre capitale. Ce danger est aujourd’hui négligé ou simplement ignoré par les citoyens et les autorités.

Conséquences fréquentes de ce KO à Conakry, les conflits permanents opposant les usagers de la route aux groupes de jeunes qui, faute des terrains de foot et autres aires des jeux, réquisitionnent les rues au besoin. En général, les conakrykas sont confrontés à ce même problème lorsqu’il est question d’organiser des cérémonies de mariage, baptême ou, des simples rencontres conviviales et associatives. Cependant, circuler librement sur les routes publiques, se retrouver et jouer sont des droits inaliénables reconnus par la constitution de notre pays. Et nous voici dans un dilemme où, les droits reconnus par la constitution opposent les citoyens dans la vie courante. Si nous en sommes arrivés là, c’est que quelque part, quelqu’un a failli à ses responsabilités d’où, mes questions concernant l’affaire de Kaporo :

Qui s’est encore substitué à l’Etat  dans la vente du terrain de foot de Kaporo ?

Est-ce l’ex-ministre de l’urbanisme ? Est-ce le gouverneur de la ville de Conakry ou la Première Dame de la République comme affirment certaines mauvaises langues ?

Il faut signaler que cette « rumeur accusatrice » portée contre la Première Dame vient de sa présence marquée dans l’affaire en faveur de l’homme d’affaire alors que, une personnalité comme elle devait être au coté de ceux qui subissent la violence et l’outrage sur commande. Les Kaporokas s’interrogent aussi sur l’agitation insensée du timonier de la capitale en faveur de l’homme d’affaire, le Gomina n’a-il pas reçu le sadaka de Diallo ! S’interroge un observateur ?

Pour l’instant, je n’ose pas croire à cette version tenue à Conakry comme par ailleurs, je m’interroge sur la raison du silence du ministre de l’urbanisme et de l’habitat de l’ex-gouvernement Kouyaté sur l’affaire qui relevait logiquement de son pouvoir d’ordonnateur principal.

Vous me diriez sans doute que cela est normal dans un pays comme le nôtre où l’hypothèse s’oppose l’officiel, le dissident à l’ayant droit.

Aujourd’hui, la Jeunesse de Kaporo et tous ses sympathisants en Guinée, en France et dans les autres pays, restent très attentifs à la suite que le Gouvernement du Premier Ministre, Monsieur Ahamed Tidjane SOUARE donnera à ce conflit indigne d’un pays progressiste. Nous savons que l’attente est très difficile à gérer dans le doute, mais dans ce conflit, dit un jeune de Kaporo «  le temps est notre allié et nous laissons le doute à nos adversaires dont certains sont frappés aujourd’hui, par le chômage politique et conjoncturel» Dieu est grand ! Surenchère son ami.

Après avoir mobilisé ses bras séculiers sans succès, nous dirons simplement à M. Diallo que nous n’avons pas besoin de son Sadaka car, le Prophète Mohamed, paix sur lui, a dit « prier pour se rapprocher d’Allah, donner des Sadakas pour être toujours devant et le meilleur parmi les autres».

Aux dernières nouvelles, la jeunesse et les notables de Kaporo restent respectueux, dignes mais farouchement déterminés à ne pas céder face à l’homme qui mise sur la conjoncture économique et sociale, sur les hyènes et les charognards que celle-ci a enfanté dans notre pays, pour exproprier les Kaporokas des parcelles qui leur reviennent de droit.

Par ailleurs, quoiqu’on puisse estimer que Conakry est majoritairement peuplé de ceux attendent les Sadakas de leurs tortionnaires, pour ce fameux sadaka de vingt millions de francs fuyant, cent sacs de riz et deux bœufs, M. Diallo doit simplement avoir à l’esprit que Kaporo n’est pas Doumbélane mais en plus, qu’il est peuplé de cette minorité insoumise.

Au souhait formulé par la jeunesse de Kaporo, je demande solennellement à Monsieur Ahmed Tidjane SOUARE, nouveau PM, de prendre ce dossier sensible en charge, demander l’audience auprès du chef de l’Etat, pour que l’ancienne ferme des cubains soit fait parc public qui, je l’espère, sera baptisé : « Parc de la liberté ». Un parc public est par définition un bien public, donc il sera la propriété de tous les Guinéens y compris les enfants et les descendants de M. Diallo Sadaka.

Ainsi, la jeunesse retrouvera son terrain de foot qui sera baptisé, je le souhaite aussi « Stade Karim Bangoura ». J’espère qu’il est temps qu’on pense sérieusement à tous les enfants de notre pays qui sont encore dans les fosses communes et cela, après avoir suivi des sinistres chemins de croix commencés au Camp Boiro et dans d’autres geôles semblables. Nous savons qu’ils sont nombreux dans cette communauté de destin à y reposer involontairement, avec la complicité et l’indifférence des vivants, dans cette portion de terre qui forme aujourd’hui Nongo et Kaporo. Ils continueront à nous maudire tant que nous les sortirons pas de-là.

Je souhaite qu’on laisse à la future génération, un pays et une grande capitale avec les parcelles réservées,  les infrastructures comme les écoles, les centres sociaux et sanitaires, les parcs publics, les cimetières, les jardins d’enfants avec les aires de jeux, des zones industrielles, les zones commerciales, les flores et faunes etc.. qui assureront le développement équilibré de notre société. Je souhaite et j’espère que Diallo Sadaka sera sensible à ses belles et nobles idées, à ses images idylliques qui embellirent la littérature élogieuse des écrivains et les poètes qui visitèrent notre beau pays il y a plus d’un siècle.

En réalité, l’histoire retiendra que c’est « Le 1er janvier 1890, l’île Tombo fut choisie comme capitale : des roches volcaniques formant brise-lames, une place de sable fin, des cocotiers échevelés ; en arrière, la grande futaie dont les verdures trempées ont des scintillements d’émeraude. Mais Marcel Monnier, qui y passa en 1893, ne comprit pas l’œuvre qui y était à peine ébauchée… Aujourd’hui, Conakry passe pour la plus belle ville de la côte occidentale d’Afrique ; sous ses avenues bordées de manguiers géants formant voûte épaisse, l’insolation n’est plus à craindre… » Texte : Une ville nouvelle: Conakry de G. Poirret dans Mamadou et Binéta sont devenus grands. Page 36. Un texte en hommage à notre capitale, à notre pays que les réalités d’aujourd’hui ont littéralement et physiquement désossé.

Pour ces raisons, je lance ici, un appel solennel à toutes les associations guinéennes, à tous les patriotes et les personnes de bonnes volontés de se joindre à nous, pour défendre le parc de Kaporo « Parc de la Liberté ». Je compte sur vous pour les assistances morales et financières pour la jeunesse de Kaporo. ( voir ci-dessous adresse e-mail et téléphone)

Le cancer de l’irresponsabilité a aujourd’hui pour victime, le terrain de foot de Kaporo, un lieu de la liberté publique. Nous devons savoir que le cancer quand il se propage, il tue !

Paris, le 23 mai 2008

Lansana Bangoura
Président de l’association Agir Citoyen « A.C »
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 2008-05-23 19:59:31 Solo Keita
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