chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

 

Guinée: le laxisme d’un peuple averti

Date de publication:2013-06-07 16:48:34

2013-06-07 16:47:04

Le 01 juin 2013, le Président de la Coordination Haali Pular de Guinée et des médecins guinéens ont répondu à des questions des journalistes guinéens de la diaspora. L’émission était synchronisée entre des radios guinéennes d’Europe et d’Amérique.

On apprend le bilan effrayant des massacres à caractère ethnique perpétrés contre la communauté peule, par le régime d’Alpha Condé en Guinée, rien que pour la question des législatives :

Plus de 600 victimes physiques dont plus de 400 par balles, 54 morts, plus de 150 cas graves (entre la vie et la mort), une centaine conduits avec leurs blessures en prison. La majorité des blessés restent couchés dans les quartiers, portant des balles dans le corps, par peur d’être ramassés par les forces de répression dans les hôpitaux.

Après le 23 mai, le  pouvoir a refusé l’accès des médecins aux blessés dans les prisons, pour  maintenir bas le bilan de la répression. Certains morts ont été portés disparus et des blessés continuent de mourir dans les prisons (Lire).

Seulement pour l’année 2013, plus de 100 jeunes peuls vivent avec des balles dans leurs corps dans les quartiers. Certains ont perdu les yeux. Certains ont perdu la jambe ou le bras, d’autres, des oreilles, des doigts etc.

Le leader de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, dont les militants et la communauté ont été les cibles de ces crimes graves connaissait-il ces détails avant sa venue, fin mai, à Paris ?

En effet, au moment où la Coordination Haali Pular de Guinée dénonce un génocide contre ses enfants, les leaders de l’opposition sont invités par le président français en personne pour discuter de la Guinée. Une bonne occasion pour appuyer les déclarations de la Coordination nationale des Haali Pular qui dénonce les crimes ayant visé les militants de l’opposition et toute la communauté peule. Une occasion pour obliger la France et les démocraties occidentales à condamner ces massacres génocidaires.

Pour obtenir la chute de Dadis, le leader de l’opposition Alpha Condé s’était servi des massacres du stade en allant jusqu’à déclarer, sur France 24, que le peuple de Guinée est en danger, car Dadis serait poussé par les cadres et militaires de la communauté forestière qui selon lui, boit du sang et mange le cœur humain (Suivre). Au 21.ème siècle ?!!! La mobilisation fut générale pour obtenir le départ rapide de Dadis.

Cellou Dalein Diallo, à la position de leader de l’opposition, ne se préoccupa que des questions de Waymark, de la Ceni et de la date des élections législatives. C’est Lansana Kouyaté du PEDN qui dénoncera les crimes graves en cours contre la communauté peule :

« Alors, moi je vais juste dire ce que Cellou n’a pas dit. Actuellement, on rentre dans les familles, on réunit, on tue, on viole les femmes devant leurs maris et leurs enfants. Ceux qui le font ne parlent pas un seul mot de français ni aucun dialecte guinéen. Ce sont des mercenaires … il y a également le silence coupable des diplomates étrangers en poste à Conakry… Ce que je dis, ce n'est plus une simple présomption. Les diplomates étrangers savent ce qui se passe » (Suivre).

Lors de la même conférence de presse, quand on lui posa la question de l’absence de Bah Oury à ses côtés, Cellou répond que c’est lui qui parle au nom de l’UFDG avant d’ajouter que les plus dynamiques du parti UFDG sont des malinkés, notamment le Secrétaire général Aliou Condé et le vice-président Fodé Oussou Fofana.

Nous admirons ces personnes mais nous voudrions savoir, qui de ces personnes a eu un proche parmi les victimes dans ce combat depuis que l’UFDG a commencé à faire appel à manifester ?

Ce n'est pas très reconnant envers les martyrs peules et leurs familles de dire que ce sont des malinkés qui sont  les plus dynamiques au sein de l’UFDG, M. Cellou Dalein Diallo.

Quand Olivier Rogez de RFI lui demanda s’il trouve la réaction du Quais d’Orsay aux violences consécutives, notamment à la marche du 23 mai, en renvoyant l’opposition et le pouvoir dos à dos assez équilibrée et satisfaisante, la réponse de Cellou fut OUI, bien que ses argumentations d’après prouvent le contraire.

Dès son arrivée à Conakry pour la relance du dialogue, le leader de l’opposition Cellou Dalein « réagit à chaud » en donnant l’orientation  de ce qui est important pour l’opposition :

« Nous avons proposé un ordre du jour qui repose sur l’examen de l’opérateur Waymark- Sabari, du vote des guinéens de l’extérieur, du fonctionnement de la CENI et du nouveau chronogramme des élections. Aussi, nous avons demandé la libération de tous les militants de l’opposition actuellement incarcérés dans le cadre des manifestations pacifiques. … On rentre dans une dynamique pouvant conduire à une reprise du processus électoral, incluant les partis politiques de l'opposition. Nous attendons la réponse dans les vingt-quatre heures comme promis. C'est le rôle du facilitateur de nous remonter la réponse. »

Le dialogue commence en la présence des diplomates occidentaux et des représentants des institutions internationales en Guinée. Il y avait quatre points à l’ordre du jour :

  • la question du fichier de l'opérateur de saisie,
  • le vote des guinéens de l'étranger,
  • le nouveau chronogramme électoral
  • le bon fonctionnement de la commission électorale nationale indépendante (Ceni).

(Infos trouvables sur guineenews).

Non seulement les leaders de l’opposition reprennent le dialogue avant la libération des détenus (ce qu’ils avaient refusé avant les derniers massacres), mais surtout, ils ne font aucune allusion aux morts et aux nombreux blessés, à plus forte raison aux pertes matérielles (certains peuls ont tout perdu: membres de la famille, boutiques et maisons) !

Dire que Lansana Kouyaté lui-même avait décrit une situation confirmant les accusations de la Coordination Haali Pular qu’il y a un génocide en perpétuation contre la communauté peule en Guinée ! Devant Cellou, à Paris.

Par ailleurs, c'est le ministre des affaires étrangères d'Alpha Condé, François Louncény Fall qui est le modérateur du dialogue et non le facilitateur. Celui qui veut la parole doit Lever la main. C'est Louncény Fall qui distribue et retire la parole à qui et quand il veut. Pas étonnant donc que Mouctar Diallo et Faya Millimono se soient retirés de ce soi-disant dialogue.

En principe, c'est le facilitateur, la personne neutre Said Djinnit, qui mène les négociations qui devrait diriger le débat et donner la parole pour assurer l'équilibre et l'équité entre les deux parties. L'opposition devrait y tenir.

On nous a également informés que le but de ce dialogue n'est autre qu'obtnir le report de la date permettant la participation de l'opposition comme compromis, avec le maintien de Waymark comme opérateur. La communauté internationale offrirait son assistance pour veiller à la transparence et au bon déroulement des élections. 

De la poudre aux yeux ! Car, la communauté internationale envoie toujours des observateurs aux élections en Afrique et ailleurs, sans gener les machines de la fraude. 

En dépit de tout, certains militants de ces politicards voudraient interdire de critiquer ou même parler de ces fautes que les leaders font payer ensuite au peuple: en effet, sur les 600 victimes, il n'y a aucun membre de la famille d'un des principaux leaders ou de leurs proches.

Espérons que nos parents ne sont pas encore morts et mutilés pour ce résultat, après celui de la Ceni !

Les partisans de Cellou Dalein Diallo nous diront, comme toujours, que Cellou Dalein n’est pas le leader des Peuls mais de tous les Guinéens, raison pour laquelle il ne s’occupe pas des problèmes peuls.

Nous demandons à ces personnes : Est-ce que les Peuls ne sont-ils pas aussi des Guinéens ?

Pendant que Cellou était ministre, 11 ans durant, il n’a jamais aidé des Peuls ou attribué un de ses projets de développement au Fouta. « Parce que moi je ne suis pas là pour les Peuls, mais pour les Guinéens », argumentera-t-il devant les griots mandingues venus le calmer après des massacres ciblés du pouvoir qui firent monter la tension ethnique à Conakry.

Qui peut nous dire que si l'enfant ou l'épouse de Cellou Dallein Diallo, de Sidiya Touré ou de Lansana Kouyaté figurait parmi ces victimes, la question d'enquête indépendante et de justice n'aurait pas figuré dans l'ordre du jour ?

Pour un homme rationnel, on vote pour un candidat et soutient un parti politique qui a un projet vous concernant ou qui veut défendre un intérêt qui est aussi sien. Qu’on nous dise alors quel importance a eu, a ou aura Cellou Dalein Diallo pour les Peuls sur lesquels lui et son parti comptent pour arriver au pouvoir ?

Finalement, Cellou apporte quoi aux Peuls si ce n’est du malheur ?

Nous estimons qu’on peut voter des candidats de l’UFDG pour les législatives et communales. Mais il est nécessaire que la majorité des Peuls se trouve un autre candidat que Cellou Dalein Diallo pour la future présidentielle. S’il aime ses partisans et son parti, il désistera lui-même en faveur d’une personnalité plus politique et plus fédératrice pour la présidentielle 2015.

Elhadj Saikou Yaya Barry:

« Ceux qui rentrent dans les familles pour tuer les gens disent à leurs victimes : "Nous, nous sommes payés pour tuer le Peul". Objectif: éliminer les enfants peuls pour qu'il n'y ait pas de cadres peuls dans 10 ans, puisqu'ils nous ont sorti aujourd'hui de l'administration. Le but, c'est éliminer l'ethnie. Et ça c'est Alpha. Il a recruté des rebelles de l'ULIMO et des Donzos pour venir faire ça contre les Peuls. Comment il peut recruter des bandits étrangers pour venir tuer les Peuls en Guinée ? »

A ceux qui demandent de tenir un langage d'apaisement, le doyen de la communauté peule répond:  

« A ces personnes, je demande une chose: "Vous avez trois enfants. Si on vous les tue, quel serait votre réaction, sincèrement ?". Je ne cherche pas à savoir leur réponse, mais nous, nous allons porter plainte contre Alpha Condé et son gouvernement devant la justice nationale et internationale. Nous disons à Alpha Condé que nous avons compris le génocide qu'il a préparé contre notre communauté. Et nous réagirons en conséquence ».

Le doyen Saikou Yaya Barry est déjà parti prévenir le gouvernement et a fait l'annonce sur les médias en Guinée:

« Les Peuls ne doivent pas chercher à se venger de ce qui s'est passé, mais désormais, ils répondront coup pour coup aux agresseurs ».

Si ces faits graves n’ont provoqués aucune émotion dans le monde, à commencer par la classe politique et sociale guinéennes elles-mêmes, c’est parce qu’on s’y attendait voire qu’on attend même pire que ce bilan en réalité et que le leader de l’opposition dont les militants et la communauté sont ciblés n’en fait pas une préoccupation.

Ce bilan va donc s’alourdir d’ici l’installation d’une Assemblée Nationale en Guinée, vu la présence massive des forces de sécurités tribales, des donsos et des mercenaires dans les quartiers peuls, nuit et jour. D’autant plus que l’opposition n’a de nouveau accordé aucune importance à la question des victimes des graves répressions et du racisme d’Etat.

En Guinée, si la communauté peule peut dire qu’elle a été surprise des exactions qu’elle a subies sous la présidence de Moussa Dadis Camara qu’elle avait accueilli avec soulagement à la prise du pouvoir par le CNDD, ce n’est pas le cas pour Alpha Condé et sa coalition RPG/PDG.

Le candidat à la présidentielle Alpha Condé n’a pas fait que de bouder la forte communauté peule du pays. Le projet politique qu’il a présenté aux trois autres régions se résumait en « Tous ensemble contre les Peuls ».

L’opposant qui fit toute sorte de manœuvres pour écarter Bah Oury des Forces Vives et réduire à zéro l’influence de l’UFDG au sein de ce mouvement acteur de la vie politique, s’opposera également à la nomination de M. Dramé comme à celle de Rabiatou Diallo au ministère de l’intérieur/Administration dans le gouvernement de transition au motif qu’ils sont du Fouta.

Tout cela ne dit rien à son sage adversaire Cellou Dalein Diallo qui, lui, acceptera toutes les propositions du « Professeur Alpha Condé »: de la primature à la tête de la Ceni en passant par les reports interminables du second tour, jusqu’à ce que son adversaire soit prêt, avec l’envoi de Waymark pour le second à la place de la SAGEM, le vol des ordinateurs de la Ceni, l’installation de 1000 bureaux de vote supplémentaires en Haute Guinée.

En effet, ce que beaucoup n’ont pas compris jusqu’à nos jours, c’est que c’est Waymark qui a géré le vote du second tour pour assurer la victoire d’Alpha Condé.

Comme le révéla l’ancien technicien de la Ceni Thierno Saidou Bayo, le 25 février 2013, c’est Loucény Camara qui est allé chercher Waymark entre les deux tours, quand Alpha Condé a su que selon les données de l’OIF (Organisation internationale de la francophonie), c’est Cellou qui va être le futur président.

Waymark est en effet un système pour uniquement la gestion des résultats des votes. C’est en Guinée qu’on veut en faire un opérateur pour les recensements et la gestion complète des élections. Parce que ce n’est pas des élections que l’on veut, mais plutôt des sélections à travers la gestion des résultats de vote.

Il fallait donc introduire Waymark à la place de la SAGEM tout en utilisant les platebandes de celle qu’on veut écarter. Les experts, pourtant amis d’Alpha Condé, ne comprenaient pas ce jeu et en firent agacés. Le général Siaka se fâche et dit que son institution (OIF) ne peut pas acheter tout ce qu'elle a acheté, et puis venir jeter ça un jour par la fenêtre, faisant allusion à la volonté de Lounceny Camara et du RPG de faire remplacer la SAGEM par Waymark.

Alors le genie angbansanné trouva la solution pour forcer l’introduction de Waymark à la place de la SAGEM. Les 33 ordinateurs paramétrés du système OIF sont volés à la Ceni début octobre, mois à la fin duquel le second tour est prévu (le 24 octobre 2010).

Le 7 octobre 2010, les experts de l’OIF configurent et procèdent au paramétrage de 17 ordinateurs pour les besoins du second tour avec le même système plus sûr et plus neutre de la SAGEM.

Dans la nuit du 18 au 19 octobre, ces 17 ordinateurs sont volés à leur tour au même siège de la Ceni.

A la question d’un journaliste, « Pourquoi ces vols et que peuvent compter faire ceux qui ont volé ces ordinateurs ? »

Un des techniciens spécialistes répond : « C’est juste pour aller les garder pour des besoins de la fraude électorale ».

« A partir de là, si j’étais le candidat Cellou et que je sais que ce n’est pas moi qui ai fait voler ces ordinateurs, j’allais m’inquiéter et m’assurer que le système voulu par le RPG et son agent Louncény Camara ne sera en aucun cas utilisé en exigeant de la lumière sur l’affaire et des conséquences, puis du temps de l’installation d’un nouveau système sécurisé de la Sagem avant le vote ». Dixit Sadio Barry, l’administrateur de guineepresse.info

Face à la passivité du candidat Cellou et de son parti et l’acharnement du vice-président de la Ceni qui est Guinéen, le général Siaka Sangaré capitule et laisse faire les Guinéens.

Par ailleurs, Alpha Condé fit venir des Donsos, que l’on présenta à la TV et qui patrouillaient même dans la capitale Conakry à bord des Pickups, en uniforme et armes en main.

Bien que sûr d’avoir son opérateur Waymark en jeu pour la gestion des résultats, Alpha Condé ne néglige rien. Il calomnia les Peuls en les criminalisant d’avoir empoisonné la population de Conakry, chercha à empêcher les Peuls de voter, par la violence, en organisation des massacres contre la communauté peule en Haute Guinée, en Forêt et dans certains quartiers de la capitale Conakry (Lire 1, 2). Pour créer un conflit et des scènes de violence au Fouta également, il crée et arme le mouvement Manden Djallon (Lire).

Alertés, Cellou et son entourage répondent : « Laissez tomber tout ça ! Nous on va gagner de toute façon. »

Ainsi, face au vieux déterminé Alpha Condé, prêt à toute sorte de crimes pour être président, se trouve un Cellou Dalein Diallo qui se bat pour sa bonne image, avec le sourire d’une Miss Guinée fraîchement élue !

Il faut donc laisser passer le méchant et rappeler au sage ce qu’il a maintes fois promis : « Reconnaitre la victoire de son adversaire ».

Bien que proclamé vainqueur et reconnu sans problème par son adversaire, Alpha Condé lance ses milices contre les Peuls et les responsables de l’UFDG. Plusieurs victimes dont 5 femmes violées à Labé (Lire). Témoignage de la presse française (Lire).

Pendant la campagne, Alpha Condé promis à l’armée de garder ses postes ministériels, l’impunité et l’augmentation à 100% du salaire des militaires. Les officiers et représentants de tous les secteurs de l’armée, inquiète pour son avenir, se réunissent pour décider quel candidat soutenir. Ils s’entendent de consulter d’abord le candidat Cellou et savoir ce que lui aussi il peut leur proposer.

La réponse de Cellou aurait été qu’Alpha Condé est fou pour faire toutes ces promesses "non réalisables". « La FMI et la banque mondiale ne vont pas permettre ça ! », aurait-il dit avant d’ajouter que lui, il ne veut pas rentrer dans des promesses avec les militaires.

Qui ne sait pas que les militaires guinéens mettent leurs intérêts personnels avant même la patrie ? Quel militaire ou fonctionnaire guinéen n’aurait pas voté pour un candidat qui veut doubler son salaire dès le mois suivant ?

L’armée votera alors presqu’entièrement pour Alpha Condé. Pour la communauté internationale, cela est déterminant : on veut surtout quelqu’un que l’armée accepte et qui peut contrôler l’armée. D’où des actions de soutien au régime tant du côté de Paris, de Bruxelles que de Washington. Ce n’est pas par amour pour Alpha Condé, mais par ce qu’on appelle « réalpolitique ».  

Pourquoi l’élite peule et en particulier le leader Cellou Dalein Diallo n’a pas pris la menace Alpha Condé au sérieux au point de participer à favoriser son ascension au pouvoir ? Si Cellou ne l’avait pas accepté, même si le gouvernement de transition était présidé par Alpha Condé lui-même, sa victoire écrasante ne pouvait pas être volée. Le dictateur Abdou Diouf qui organisait les élections au Sénégal a cédé devant A. Wade. Le militaire Robert Gei a aussi cédé devant la détermination de Gbagbo. A. Wade a fait de même devant Macky Sall.

Un politicien qui prône la haine et l’exclusion contre un groupe ethnique ou social dans son pays, s’il gagne le pouvoir (l’Etat et sa puissance), sa priorité serait de le détruire.

Personne, surtout pas Cellou Dalein Diallo, ne peut dire qu’il ignorait que le projet politique d’Alpha Condé se résumait à l’incitation à la haine et à l’exclusion contre les Peuls en Guinée.

Toutes les alertes ont été ignorées par  Cellou et son entourage (Lire 1, 2).  Il infiltre et fait paralyser les organisations communautaires peules alors que lui-même il dit qu’il ne peut pas défendre la cause peule.

Ayant désormais les forces de sécurités, la banque centrale, l’administration, les mines et la légitimité de « Premier président démocratiquement élu de la Guinée », le méchant devient plus arrogant qu’il ne l’était et a désormais les moyens de ses ambitions déclarées d’anéantir les Peuls en Guinée.

Christophe Châtelot, dans le journal "Le Monde" (cf. LDD Guinée 026/Mercredi 17 novembre 2010) : « L'ethno-stratégie opportuniste » de Condé n'a pas été mise en œuvre que pour gagner la présidentielle. Elle est, à l'instar de ce qu'a été "l'ivoirité", le fondement de son action » (Lire).

Alpha Condé, le mercredi 07.09.2011 : « Je ne suis pas pressé. Le génocide qui risque d’avoir lieu en Guinée sera pire que celui du Ruanda. ».

Président de la République, Alpha Condé a poussé son cynisme ethnique jusqu’à s’attaquer et renvoyer même des diplomates étrangers de la Guinée parce qu’ils sont de l’ethnie peule ou supposés être sensibles aux injustices que son pouvoir fait subir aux Peuls.

Selon un témoin confidentiel que nous avons reçu, lors d'une conférence de presse animée  à Fes par l'ambassadeur de Guinée au Maroc le 27 mai 2013, un colonel de l’armée guinéenne a révélé la disparition de plusieurs tonnes d'armes dans les casernes guinéennes. Cela a commencé, dit-il, depuis l'arrivé d'Alpha condé au pouvoir en 2010. Selon lui, tout  porte à croire que ces armes se trouvent dans les mains des militants  du RPG, les Donsos et d'autres groupes entretenues  par certains proches du président. 

Certains criminels comme le tireur dans la vidéo ci-dessous sont identifiés avec leurs moyens de déplacements. Ce dernier par exemple commet son forfait en compagnie des gendarmes et policiers, puis s’embarque tranquillement dans un petit pickup toyota et quitte les lieux.

Dans cette vidéo, on voit que quand le pouvoir présente la police et la gendarmerie avec des moyens de répression conventionnels, des éléments étrangers à ces deux corps sont envoyés extra pour tuer avec des armes de guerre en phase de trouble dont les forces de l'ordre et les miliciens du RPG sont chargés de provoquer. Les tueurs sont équipés et ont des véhicules à disposition pour la mission spéciale commanditée par le président et ministre de la défense Alpha Condé lui-même.

Le réseau fasciste malinké qui avait vainement tenté de conquérir le pouvoir par les armes sous le règne de Lansana Conté utilise le vieux raciste Alpha Condé pour atteindre son but.

Les plus connus des conseillers et complices autour d’Alpha Condé dans son projet de génocide sont :

Alhassane Condé, Mohamed Alpha Condé dit MAC (le rejeton du dictateur), Mohamed Dianè (l’homme qui fait et défait tout), Ousmane Kaba, Nantènèn Konaté Chérif, Saran Daraba, Moustapha Naité,  Namory Condé, Djènè Kaba Condé (première dame), Mamadi Kaba Guiter (frère de Djènè. Son vrai nom est Ansoumane Kaba), Guillaume Curtis (neveu d’Alpha Condé), François Louncény Fall, Mansour Kaba, Kabinet Komara, Maramany Cissé, Mamadi Fin Dianè, Bakary Fofana, Louncény Camara, Koutoubou Sano,  Mohamed Lamine Condé, Sanoussi Bantama Sow (ministre de la jeunesse, le ‘Blé Goudé’ d’Alpha Condé), Maitre Mory Doumbouya, Saloum Cisssé (Secrétaire Général du RPG), Martine Condé et, comme on le voit, Sékou Kouréissy Condé.

Des gens comme Kiridi Bangoura, Sékou Resco Camara et W. Fernandez ne sont que des instruments et des personnes qui cherchent à se maintenir à leur poste ou échapper aux représailles du RPG.

L'idée est qu'il faut mettre à profit la haine et l'esprit nazi d'Alpha Condé pour réduire le potentiel numérique et économique des Peuls en Guinée afin de garantir le maintien du pouvoir entre les mains de leur clan "après le vieux qui n'en a plus pour longtemps".

Voilà pourquoi ces gens sont prêts à tuer et à mutiler des milliers de Guinéens pour le maintien éternel de Waymark/Sabari dans le processus électoral guinéen.

En effet, Sabari ("Patience, on atteindra notre but!" en langue malinké) a été créée pour deux rôles:

1- un moyen de détournement "légal" des fonds de l'Etat et d'aide internationale pour le financement du RPG et des proches d'Alpha Condé. Il fixe les prix gonflés et l'Etat le paye en avance. De ces fonds, il recrute une société spécialisée dans le domaine indiqué pour faire le travail. En un mot, il fait l'intermédiaire entre l'Etat et l'opérateur proprement dit qui fait le travail.

2- faire gagner le RPG toute élection qui sera organisée en Guinée pour la pérennité du pouvoir entre les mains des fascistes malinkés qui n'entendent plus laisser le pouvoir en Guinée. C'est pourquoi, inspiré de l'apartheid, ils sont allés chercher Waymark, un instrument des services de renseignement sud-africains.

L'opposition nous parle de sagesse pour surseoir aux manifestations de rue jusqu'à la fin des examens scolaires nationaux de fin d'année. Pourtant, c'était le meilleur moyen de pression qu'elle avait en main: des troubles qui perturbent les examens scolaires auraient eu des conséquences graves pour le pouvoir: les élèves et étudiants allaient entrer en action et la contestation serait ainsi généralisée sur toute l'étendue du territoire nationale. L'insurrection allait dépasser celle de février 2007 et allait emporter les fascistes incompétents au pouvoir.

Si l'opposition mettait ce moyen de pression à profit, le régime allait céder ou tomber. Les manifestations d'une opposition ont pour but, de perturber des programmes du gouvernement, paralyser le fonctionnement de l'Etat et l'économie, provoquer la colère populaire pour faire échouer ou faire tomber le parti au pouvoir qui ne veut pas respecter les règles du jeu. Il n'y a qu'en Guinée que les opposants sont plus loyalistes que les salariés de l'administration ! Ils veulent donc inquiéter le pouvoir comment ? Sur quoi se fonde alors leur menace d'empêcher un programme du gouvernement comme la tenue des législatives le 30 juin ? En donnant l'occasion à ce que le maximum de leurs militants et de guinéens innocents soient tués pour faire réagir la communauté internationale ? C'est irresponsable et cynique.

Même le fait d’engager à nouveau Kouréissy Condé comme Médiateur national, alors que c’est Facinet Touré qui occupe officiellement cette fonction, l’opposition n’a pas fait attention !
Dommage que notre peuple n'a pour le moment que des fonctionnaires comme principaux leaders politiques !

 

GUINEEPRESSE.INFO


Commentaires


Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.