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Guinée: la nomination du général espagnol Fernando Gutiérrez pour la réforme des forces de sécurité cacherait-elle quelque chose

Date de publication:2013-08-08 11:00:31

2013-08-08 10:55:58

Un général d’armée espagnol, Fernando Gutiérrez, qui aurait été nommé auprès de la présidence guinéenne par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon le 24 juillet 2013 aurait pris fonction le premier de ce mois d’aout. Il doit aider la Guinée dans le cadre de la réforme des forces de sécurité guinéenne décidée après le génocide perpétré par les forces de sécurité guinéenne contre leur propre peuple le 28 septembre 2009 (voir sa photo chez africaguinee).

Nous savons que le sénégalais général Cissé était dans le même cadre de mission des Nations Unies en Guinée depuis plus de deux ans.

La mission de M.  Cissé serait-elle terminée ? Si oui, avec quel bilan ?

Ou bien le sénégalais cède-t-il la place à l’espagnol ? Dans ce cas, pour quel motif ?

En effet, cet espagnol qui a des relations avec l’Angola pourrait être sollicité par Alpha Condé qui pourrait ainsi légitimer et faire financer l’envoi des formateurs angolais, ses amis, en Guinée. Des troupes angolaises ne seraient en réalité qu’une armée de protection pour le dictateur tribal Condé et son fils comme ce fut le cas de Kabila au RDC-Congo (ancien Zaïre).

L’opposition guinéenne en général et l’UFDG en particulier dont les militants et sympathisants ont récemment été victimes de crimes ciblés de la part des forces de sécurité guinéenne ne doit pas laisser ce dossier au seul pouvoir guinéen dès lors que le projet est financé par les Nations Unies.

La réforme des forces de sécurité guinéenne (Armée, Police, Gendarmerie et même la Douane), dans l’esprit des Nations Unies, vise à faire d’elles des institutions républicaines loyales et respectueuses du peuple et des droits de l’homme. Cette réforme doit donc conduire à l’équilibre des composantes ethniques de la Nations au sein de ces institutions. Autrement, les nations Unies se rendent complices de la constitution et de l’armement des groupes armés à caractère tribal au service des extrémistes d’une ethnie qui, comme au Rwanda au début des années 90, ne cachent pas leur volonté génocidaire contre d’autres communautés guinéennes (voir les liens ci-dessous).

On devrait d’ailleurs introduire des critères de recrutement dans les forces de sécurité guinéenne dans la Constitution à travers une loi: par l’organisation d’un concours par exemple à partir du niveau brevet.

Nous invitons le Bloc libéral du Dr Faya Millimouno, l’UFDG et ses alliés du protocole d’accord du 3 juillet 2013, à s’impliquer dans le projet de réforme des forces de sécurité guinéenne et demander une rencontre avec l’émissaire des Nations Unies pour lui exposer les problèmes auxquels notre peuple est confronté avec le régime actuel qui profite de ces réformes financées par les Nations Unies pour tribaliser les forces de sécurité et entretenir des mercenaires et la milice donso en Guinée. Ils doivent attirer l’attention des Nations Unies que les réformes actuelles, telles qu’elles sont pratiquées, risquent de rendre une guerre civile inévitable en Guinée dans les deux prochaines années (au plus tard après les résultats de la présidentielle 2015). L’opposition devra donc s’impliquer et remettre aux Nations Unies ses propres propositions de réforme équilibrée pour que le secteur de sécurité soit garant de la paix et du respect de l’Etat de droit et de la démocratie au lieu du générateur de frustrations, de massacres et de conflits ethniques qu’il est en ce moment en Guinée.

En effet, de nouveaux massacres à caractère ethnique du genre Zogota, contre les Guerzés, en 2012 (lire 1 & 2) et du genre perpétré à Conakry contre la communauté Peule en mai 2013 (lire 1 & 2) pourraient déboucher sur un conflit ethnique de grande dimension en Guinée.

Les partis politiques doivent parler de ces problèmes et des risques qui en découlent aux Nations Unies qui financent et participent à la réforme des forces de sécurité guinéenne. Ils doivent exiger la participation d'une commission parlementaire ou de l'opposition (avant les législatives) aux travaux de ladite réforme de nos forces de sécurité. Cela fait partie de leur devoir.

 


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