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La lumière sur les massacres de Kouroussa

Date de publication:2008-06-19 15:41:53

Le mercredi 11 juin 2008, les populations de  la commune urbaine de Kouroussa ont fait une descente musclée à la prison civile de la préfecture. Après avoir mis le bâtiment à sac, ils  ont brûlé vif 3 prisonniers (coupeurs de routes) dont le tribunal de la localité venait de juger et condamner. Parmi les victimes, un vieux et son propre fils.

Comment se fait-il que des personnes déjà jugées et condamnées peuvent-ils se retrouver livrées au lynchage populaire dans un Etat dit de droit ?

C’est ce que nous avons cherché à comprendre !

Les criminels avaient été arrêtés un mois plus tôt sur la nationale Kankan-Conakry. Après leur jugement, il aurait été décidé de les transférer à Kankan, compte tenu de la vétusté du local où ils devraient être incarcérer à Kouroussa.

Au soir de cette décision qui devait rester sécrète, un cadre de la justice est allé parler de cela dans un bar café. La nouvelle se repend dans la ville. Le lendemain, les populations se dirigent leur le lieu de détention provisoire. Le reste, on le sait : le bâtiment a été saccagé et les prisonniers, sauvagement tués !

Pourquoi les services de sécurité n’ont-ils pas été capables d’empêcher ces actions illégales et criminelles organisées ? Il n’y a pas que les militaires qui doivent être formés en Guinée ! On doit également apprendre aux magistrats à respecter le secret professionnel. Dans un Etat de droit, ce magistrat serait jugé et problablement radié à vie du corps de justice.

Mohamed Baba Keita


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2008-06-19 15:41:53 K. Amadou BAH

Le mercredi 11 juin 2008, les populations de  la commune urbaine de Kouroussa ont fait une descente musclée à la prison civile de la préfecture. Après avoir mis le bâtiment à sac, ils  ont brûlé vif 3 prisonniers (coupeurs de routes) dont le tribunal de la localité venait de juger et condamner. Parmi les victimes, un vieux et son propre fils.

Comment se fait-il que des personnes déjà jugées et condamnées peuvent-ils se retrouver livrées au lynchage populaire dans un Etat dit de droit ?

C’est ce que nous avons cherché à comprendre !

Les criminels avaient été arrêtés un mois plus tôt sur la nationale Kankan-Conakry. Après leur jugement, il aurait été décidé de les transférer à Kankan, compte tenu de la vétusté du local où ils devraient être incarcérer à Kouroussa.

Au soir de cette décision qui devait rester sécrète, un cadre de la justice est allé parler de cela dans un bar café. La nouvelle se repend dans la ville. Le lendemain, les populations se dirigent leur le lieu de détention provisoire. Le reste, on le sait : le bâtiment a été saccagé et les prisonniers, sauvagement tués !

Pourquoi les services de sécurité n’ont-ils pas été capables d’empêcher ces actions illégales et criminelles organisées ? Il n’y a pas que les militaires qui doivent être formés en Guinée ! On doit également apprendre aux magistrats à respecter le secret professionnel. Dans un Etat de droit, ce magistrat serait jugé et problablement radié à vie du corps de justice.

Mohamed Baba Keita

2008-06-19 15:42:57 K. Amadou BAH
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