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Maître Amadou Diallo de l’UFDG : un avocat qui ne défend que son intérêt !

Date de publication:2013-12-06 15:08:03
  2013-12-06 15:06:09

Comme on le sait  bien, nos politiciens (pouvoir et opposition confondus) étaient trop pressés  d’aller aux législatives, au point de brûler les étapes et renoncer à la correction des anomalies qui ont été sciemment faites pour assurer la victoire du parti présidentiel. On vota le 28 septembre 2013. Nous sommes le 6 décembre,  mais nos politiciens ne savent toujours pas ce qu’il faut faire : la  mouvance se demande à qui confier la présidence du Parlement, nos opposants, quant à eux, ne savent pas encore s’il faut refuser les résultats frauduleux, comme ils l’avaient tous promis ensemble, en ne siégeant pas !

 Siéger ou ne pas siéger : quelle plaidoirie attendre d’un avocat qui acheta sa place sur la liste de députation ?

En réponse à Haroun Gandhi Barry qui préconise le refus de siéger qui pourrait conduire au blocage du système en Guinée (Lire), Maître Amadou Diallo réplique avec des arguments juridiques en  incitant l’opposition à accepter la fraude tribale et légitimer un régime d’apartheid en Guinée.

Selon l’avocat Amadou Diallo,  « La loi organique n° L/91/015/ du 23 décembre 1991 portant Règlement intérieur de l'Assemblée nationale est toujours en vigueur. Et aux termes des dispositions de cette loi, le quorum requis pour délibérer valablement à l'ouverture d'une session est la moitié plus un des membres composant l'Assemblée nationale, c'est-à-dire la majorité absolue soit, dans le cas d'espèce, 58 députés sur 114, pour une première convocation. Il en résulte que dans le contexte actuel, l'opposition ne peut sur cette base empêcher l'installation et le fonctionnement de l'Assemblée nationale, c'est-à-dire la mise en place du bureau et le vote des lois ordinaires. En effet, avec ou sans l'opposition, le RPG et ses alliés ont la possibilité de faire élire les membres du bureau de l'Assemblée et d'exécuter le travail législatif ou parlementaire dans les limites fixées par les lois organiques et la Constitution » (Lire).

Ainsi, notre avocat signale que  le RPG et ses alliés peuvent faire ce qu’ils veulent avec ou sans l’opposition dans le prochain Parlement. Leur présence servirait donc à quoi dans cette Assemblée si ce n’est pour légitimer un Parlement taillé sur mesure pour Alpha Condé ?

 L’avocat Amadou Diallo qui soutient que Gandhi est dans l’erreur prétend que « l'opposition peut s'opposer à l'adoption ou à la modification des lois constitutionnelles, des lois organiques et des lois ordinaires présentées en deuxième lecture lorsqu'elle estime que ces projets ou propositions de textes ne correspondent pas à l'intérêt de la nation guinéenne ».

 Plus qu’une contradiction avec ses arguments d’en haut, notre avocat se livre à une grossière manipulation ici. Comment, si comme il le dit lui-même, le RPG et ses alliés ont la majorité absolue des 58 députés, l’opposition peut-elle empêcher un quelconque de leurs projets ? Dans la répartition actuelle, l’opposition ne peut faire passer ni bloquer un projet de loi du pouvoir qui ne requiert pas les 2/3 des membres du Parlement. A son absence ou à l’absence des deux principaux partis (UFDG et UFR), ce quorum manquera toujours à l’Assemblée. Donc leur présence dans ce Parlement n’est utile que s’ils sont prêts à aider Alpha Condé à obtenir légalement ce qu’il veut.

 Par contre, notre avocat étale ici ses vraies fausses motivations :

 « Aujourd'hui, dans un contexte d'insécurité, de pauvreté et de déchirement du tissu social, il est dans l'intérêt de la démocratie, de la paix et du bien-être des citoyens que l'opposition puisse apporter sa contribution, je veux dire son expertise, pour compléter et mettre à jour le dispositif juridique et institutionnel existant dans le pays, en particulier celui des élections et de la gouvernance économique et financière. Il s'agit notamment de la mise en place des nouvelles institutions prévues dans la Constitution de 2010 et surtout des modifications jugées pertinentes et indispensables par tous les observateurs avertis des lois organiques portant respectivement composition, organisation et fonctionnement de la CENI et le Code électoral ».

 « Dans l'intérêt de la démocratie, de la paix et du bien-être des citoyens … », c’est le langage des collabos et traîtres qui ont toujours vendu le peuple et la Guinée aux dictateurs, pour des intérêts personnels.

Comme Gandhi l’a dit, si l’opposition ne siège pas, le système sera bloqué et des corrections seront possibles pour garantir des élections transparentes et équitables dans l’avenir. Sinon, comme pour la Ceni, l’opposition ne fera qu’accompagner et légitimer les manœuvres criminelles d’Alpha Condé et de son régime tribal.

Le cas de la Ceni est un bon exemple : Alpha Condé y a la majorité et, de par la loi, cette Ceni de Bakary pouvait faire ce qu’elle veut avec ou sans la présence de l’opposition, mais il a fallu que nos opposants acceptent de faire avec pour qu’on aille aux législatives.

 Au fait, qui est cet Amadou Diallo?

En réalité, cet avocat ne défend que son intérêt dans cette affaire. En effet, il est le candidat à la députation N°. 13 de la liste nationale de l’UFDG. Sur la liste non officielle, son nom ne figurait pas. C’est le Président de la confédération des paysans de Guinée, Moussa Para, originaire comme lui de Timbi Madina, qui est parti voir Cellou Dalein pour solliciter l’enregistrement de son protégé en position éligible sur la liste nationale de l’UFDG.

Embarrassé, Cellou Dalein se serait tourné vers son ami Bano Sow pour lui proposer 180 millions de FG que Moussa Para était prêt à payer pour que son protégé davocat soit pris à sa place et maintenu à l’hémicycle (être dans la future Assemblée Nationale). En effet, Amadou Diallo fait partie des parlementaires provisoires actuels et est membre de la Commission juridique du CNT.

Qu’est-ce que ce juriste-parlementaire a fait contre les multiples violations de la Constitution, des massacres d’innocents Guinéens et les propos anticonstitutionnels qui ont conduit au déchirement du tissu social depuis qu’Alpha Condé est arrivé au pouvoir ? Pour quel mérite Amadou Diallo doit-il être reconduit au parlement, si ce n’est pour sa collaboration avec le pouvoir ?


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