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Communiqué de Tabital Pulaaku International – France relatif au nettoyage ethnique en cours en Centrafrique

Date de publication:2014-03-24 17:18:23
  2014-03-24 17:12:16

En république  Centrafricaine, pendant que le monde entier est en train de se taire et de  fermer les yeux, les violences continuent et s'intensifient. Les  massacres, les violents, la violence de tout genre augmentent de jour en jour. Aujourd'hui  les média ne disent plus rien sur cette crise. Les organisations  internationales ne se mobilisent pas ou peu.   La famine, les maladies, le  manque d'eau et d'hygiène, c'est le calvaire que vivent au quotidien les  réfugies centrafricains abandonnés à eux-mêmes.  Au premier rang des  victimes de cette guerre, se trouvent les Peuls. Les Peuls qui constituent une  minorité vulnérable et fragile contre laquelle, les anti-Balaka livrent une  guerre sans merci. Objectif affiché par cette milice, c'est de vider la RCA de  sa substance peule. Pour y arriver, ils massacrent les uns et par la terreur,  poussent les autres à l'exil. C'est pour cette raison qu'Amnesty parle de  nettoyage ethnique en RCA. 

Je vous adresse en PJ, la déclaration  de notre organisation Kisal, observatoire de droits humain pour les pasteurs nomades accompagnée du logo de Tabital pulaaku international (association des amis de la culture peule). L’association mère de Kisal, ainsi que le mémorandum de AIDSPC (Association pour l’Intégration et le Développement Social des Peuls - MBororo de Centrafrique). 

Je sollicite votre aide  pour la médiatisation de cette dure situation que vivent les Peuls qui n'ont personnes pour les secourir. Je vous prie de publier ces communiqués ou de les diffuser au tour de vous.
Mes sincères remerciements !

« Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »

Albert Einstein

 

Ahmed Tidiane BARRY
tel: +33 6 51 88 25 09
mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

De Tabital Pulaaku International – France

 

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 Communiqué de l’Observatoire Kisal sur la crise en République Centrafricaine
Mars 2014

La menace de la disparition de la communauté peule de la République Centrafricaine interpelle personnellement Kisal, Observatoire des Droits Humains pour les Pasteurs Nomades, en tant qu’organisation de la nation peule. Par ce communiqué, nous exprimons notre deuil pour les victimes, et notre consternation face aux exactions en République Centrafricaine. Nous appelons tous les amis des Peuls à se lever pour venir en aide aux victimes des violences et des massacres à caractères religieux et ethniques, dans ce pays.

Les Peuls de la République Centrafricaine sont depuis longtemps isolés, démunis, non-représentés politiquement et socialement. Les Peuls de ce pays n'appartiennent à aucun bord politique, leurs préoccupations quotidiennes se limitent à leurs bêtes et à leur survie.
Aujourd’hui ces Peuls sont des victimes de choix dans les violences déchirant le pays entier, et tout son peuple. En plus de leur statut précaire et isolé, ces nomades musulmans ont subi en toute impunité la cruauté des anti-Balaka, ces milices traquant ceux qu’elles appellent musulmans, dans un contexte de faillite de l’État, et de crises multidimensionnelle.

La passivité des troupes armées internationales, la masse réduite des cellules groupales des Peuls, ont aussi collaboré aux horreurs qui nous ont été rapportées par les Peuls survivants. Certains ont pu échapper à l’horreur en se refugiant dans les pays limitrophes, notamment le Tchad et le Cameroun. Déjà, en 2013, plus de 15.000 réfugiés  centrafricains sont arrivés au Tchad, parmi lesquels une majorité de Peuls victimes d’exactions diverses lors des mouvements des groupes armés de la Séléka. Depuis le début des conflits, ce sont près de 30.000 Peuls qui sont arrivés au Cameroun, depuis la République Centrafricaine. Aujourd’hui encore, en plus des nombreux déplacés et des atrocités commises par les anti-Balaka, plusieurs milliers  de personnes restent entenaillées à l’intérieur de la République Centrafricaine, traquées par les bandes armées. Il nous est signalé chaque jour la disparition de nombreuses personnes  amenées par les anti-Balaka. Leur sort reste très préoccupant.

Kisal, condamne et dénonce avec la vigueur la plus émue, les exactions, l’impunité, et la passivité qui détruisent la République Centrafricaine et son peuple.

Nous prions tous les amis des Peuls de se mobiliser pour aider à la fin des tueries en République Centrafricaine. Le conflit actuel installé, le pays entier court à sa fin, notamment ses composantes les plus fragiles, dont les Peuls.
Pour les Peuls, nos parents survivants nous ont rapporté des prémices de génocide les concernant : meurtres systématisés quelque soit l’âge et le genre, volonté exprimée des assaillants de les voir disparaître entièrement du pays, destruction de tous leurs biens, profanation de leur culture. Cela se spécifie cruellement par des infanticides, des actes de cannibalisme, des viols, des vols de bétail, tel qu’en attestent nos parents témoins.

Pour toutes les victimes, toutes les personnes en danger, il est temps que le monde ouvre les yeux sur l’effroyable horreur qui continue.

Nous demandons à tous de propager ce message, d’apporter une aide immédiate aux réfugiés, d’appuyer la conception et l’action des missions internationales, de commencer un travail visant à la Justice pour toutes les victimes centrafricaines, avec l’aide de nos communautés.

Kisal, se fera pivot de notre aide, pour cette situation, et pourra communiquer tout renseignement et contact nécessaires en notre possession, pour appuyer les communautés et organisations qui en appellent à nous, ou se réclament de nous.

Le 11 mars 2014

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Mémorandum à l’endroit du Gouvernement camerounais,
du Gouvernement tchadien,
des Agences humanitaires,
et de la Communauté internationale

Nous, Peuhls-MBororo de la R.C.A, par la voix de notre organisation l’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), venons vous informer de la situation des peuhls centrafricains, une communauté minoritaire, marginalisée et très souvent premières victimes des crises successives qu’a connues notre pays.

Nous sommes des éleveurs et des gardiens de bétail dont nous ne sommes souvent pas les propriétaires. Depuis plusieurs années, à chaque changement de régime, nous sommes victimes de représailles : le nouveau nous accusant d’être à la solde du précédent.
Par exemple, lorsque Monsieur Ange Félix PATASSE arrive au pouvoir en 1993, son entourage et les membres de la garde présidentielle arrêtent et rackettent les éleveurs Peuhls-MBororo en les accusant d’être les gardiens du bétail et les partisans de son prédécesseur André Kolingba.
Plus tard après la chute du président PATASSE, les membres de la garde rapprochée de son tombeur, François BOZIZE, ont également arrêté arbitrairement et rançonné notre communauté, nous accusant d’être des coupeurs de route et des partisans du président Ange Félix PATASSE.

L’an dernier, après que quelques groupes peuhls centrafricains aient rejoint la Séléka, toute la communauté a été stigmatisée par le régime de Monsieur BOZIZE qui a ensuite mené des représailles contre nous.

Après son coup de force, la Séléka nous a accusés d’être les complices et gardiens de bétail des figures de l’ancien régime. C’est ainsi que depuis l’année dernière, nous sommes victimes de meurtres et de rackets. Sous la Séléka, les éleveurs peuhls se sont vus imposer « un droit de pâturage » illégal variant de 500 000 à 10 000 000 FCFA par famille en fonction de la taille du bétail. Cette rançon était dix fois plus élevée que celle qui nous était imposée sous le régime de François Bozize.

Ce sont maintenant les anti-BALAKA également, qui tuent, torturent, violent et massacrent les Peulhs Bororo du fait de leur appartenance religieuse musulmane et en les accusant d’être de connivence avec les Sélékas.

Toutes ces exécutions et violations des droits des Peulhs ont entraîné des déplacements massifs des populations à l’extérieur du pays où la situation est loin d’être favorable.
Au Cameroun, les membres de la communauté qui ont fui la R.C.A et ont réussi à traverser la frontière camerounaise ne sont pas encore pris en charge par le HCR. Quelques-uns sont encore bloqués à la frontière pour des raisons qui nous sont inconnues.

Selon nos représentants, les peuhls centrafricains à l’intérieur du territoire camerounais seraient déjà plus de 22.580 réfugiés majoritairement composés de femmes et d’enfants. Ces derniers rencontrent d’énormes difficultés à se faire enregistrer auprès du HCR et de la Croix Rouge internationale car nos communautés n’ont pas l’habitude de vivre en ville et de se confronter aux autres communautés. On nous a déjà signalé qu’à Kentzou, ville camerounaise situé à 210 km de Bertoua la capitale de la région de l’Est du Cameroun, la communauté peuhl – Mbororo centrafricaine a déjà enregistré de nombreux morts parmi lesquels des enfants de moins de 5 ans victimes de paludisme et de la malnutrition. Il nous a également été signalé des cas d’avortements involontaires faute de consultations prénatales. Les mêmes cas sont également enregistrés dans la ville de Garoua-Boulaïà 244 km de Bertoua.
Ils seraient également plus de 15 800 toujours bloqués en Centrafrique faute de moyen de transport pour leurs familles respectives pour arriver à la frontière. Les réfugiés peuhls Mbororos dont il est ici question sont dans la brousse. Leurs campements ont été attaqués par les anti-Balakas et le bétail est pillé par les Sélékas. Ils cherchent à rejoindre les zones habitées mais n’ont plus d’argent pour se déplacer. Pour traverser la frontière du Tchad ou du Cameroun on leur demande parfois des taxes illégales de 5000 francs par famille pour leur permettre de passer.

Au Tchad, de nombreux peulhs venant de la Centrafrique sont stationnés dans la zone de Mandoul, du Logone oriental et du Chari-Baguirmi avec une forte présence en milieu rural (zones frontalières avec la RCA) et dans les périphéries des villes telles que Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro, Bépopen et Sahr. Des familles entières ne sont pas pour le moment prises en charge.

D’après nos représentants, les réfugiés peuhls centrafricains au Tchad sont repartis comme suit : 800 (Koumra) 3000 (Moyenne-Sido), 2435 (Sahr), 350 (Ndjamena), 4320 (Goré) 2500 (Moundou). La majorité d’entre eux hésite à s’approcher du HCR de peur d’être à nouveau marginalisés comme dans leur pays d’origine.

Il faut signaler que de multiples champs non récoltés ont été dévastés sur le sol tchadien parcertains troupeaux appartenant à des peuls centrafricains qui ont traversé la frontière tchadienne avec une partie de leur bétail. Une forte insécurité des biens et des personnes est perceptible dans les villes suscitées à cause de la circulation d’armes légères.
Ne rien faire serait suicidaire. Nous lançons un appel aux partenaires cités plus haut de venir au secours de cette communauté en détresse.

Nous demandons au Gouvernement camerounais de faciliter la traversée des frontières camerounaises à cette communauté victime de toutes sortes de violences, de dénis de leurs droits et de leur réserver une hospitalité raisonnable conformément au droit international.
Nous demandons au Gouvernement tchadien d’intervenir sans délai dans les villes de Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro et Sahr pour la sécurité des réfugiés peuhls centrafricains et de leur prise en charge raisonnable conformément au droit international.
Nous demandons au HCR, aux partenaires internationaux et à la communauté internationale, en attendant la stabilisation de notre pays d’origine et le retour au calme, d’utiliser tousles moyens requis pour l’installation des réfugiés Peulhs MBororo, de les accompagner pendant cette période difficile, matériellement, financièrement et juridiquement etde les aider à se réinstaller dans leur pays d’origine le moment venu.

Nous demandons au HCR et à la Croix Rouge Internationale de mettre en place, en lien avec nos représentants, un dispositif particulier adapté à la communauté peuhl.
La communauté internationale doit aider à identifier et à traduire devant les juridictions compétentes les auteursdes crimes et des violations des droits des Peuls, donner aux forces internationales déployées en République Centrafricaine lemandat d’assurerla sécurité des Peuls MBororo présents dans les campements.

En espérant que notre mémorandum retiendra votre haute attention, Veuillez recevoir notre sincère gratitude.

Monsieur Waziri BIBOUBA HOUSSEINI
Président AIDSPC,
Réfugié à Ndjamena (Tchad)

Monsieur ALADJI OUSMANOU ALIHOU
Chargé de communication AIDSPC
Réfugié à Bertoua (Cameroun)


Commentaires


  2014-03-24 17:12:16

En république  Centrafricaine, pendant que le monde entier est en train de se taire et de  fermer les yeux, les violences continuent et s'intensifient. Les  massacres, les violents, la violence de tout genre augmentent de jour en jour. Aujourd'hui  les média ne disent plus rien sur cette crise. Les organisations  internationales ne se mobilisent pas ou peu.   La famine, les maladies, le  manque d'eau et d'hygiène, c'est le calvaire que vivent au quotidien les  réfugies centrafricains abandonnés à eux-mêmes.  Au premier rang des  victimes de cette guerre, se trouvent les Peuls. Les Peuls qui constituent une  minorité vulnérable et fragile contre laquelle, les anti-Balaka livrent une  guerre sans merci. Objectif affiché par cette milice, c'est de vider la RCA de  sa substance peule. Pour y arriver, ils massacrent les uns et par la terreur,  poussent les autres à l'exil. C'est pour cette raison qu'Amnesty parle de  nettoyage ethnique en RCA. 

Je vous adresse en PJ, la déclaration  de notre organisation Kisal, observatoire de droits humain pour les pasteurs nomades accompagnée du logo de Tabital pulaaku international (association des amis de la culture peule). L’association mère de Kisal, ainsi que le mémorandum de AIDSPC (Association pour l’Intégration et le Développement Social des Peuls - MBororo de Centrafrique). 

Je sollicite votre aide  pour la médiatisation de cette dure situation que vivent les Peuls qui n'ont personnes pour les secourir. Je vous prie de publier ces communiqués ou de les diffuser au tour de vous.
Mes sincères remerciements !

« Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »

Albert Einstein

 

Ahmed Tidiane BARRY
tel: +33 6 51 88 25 09
mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

De Tabital Pulaaku International – France

 

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 Communiqué de l’Observatoire Kisal sur la crise en République Centrafricaine
Mars 2014

La menace de la disparition de la communauté peule de la République Centrafricaine interpelle personnellement Kisal, Observatoire des Droits Humains pour les Pasteurs Nomades, en tant qu’organisation de la nation peule. Par ce communiqué, nous exprimons notre deuil pour les victimes, et notre consternation face aux exactions en République Centrafricaine. Nous appelons tous les amis des Peuls à se lever pour venir en aide aux victimes des violences et des massacres à caractères religieux et ethniques, dans ce pays.

Les Peuls de la République Centrafricaine sont depuis longtemps isolés, démunis, non-représentés politiquement et socialement. Les Peuls de ce pays n'appartiennent à aucun bord politique, leurs préoccupations quotidiennes se limitent à leurs bêtes et à leur survie.
Aujourd’hui ces Peuls sont des victimes de choix dans les violences déchirant le pays entier, et tout son peuple. En plus de leur statut précaire et isolé, ces nomades musulmans ont subi en toute impunité la cruauté des anti-Balaka, ces milices traquant ceux qu’elles appellent musulmans, dans un contexte de faillite de l’État, et de crises multidimensionnelle.

La passivité des troupes armées internationales, la masse réduite des cellules groupales des Peuls, ont aussi collaboré aux horreurs qui nous ont été rapportées par les Peuls survivants. Certains ont pu échapper à l’horreur en se refugiant dans les pays limitrophes, notamment le Tchad et le Cameroun. Déjà, en 2013, plus de 15.000 réfugiés  centrafricains sont arrivés au Tchad, parmi lesquels une majorité de Peuls victimes d’exactions diverses lors des mouvements des groupes armés de la Séléka. Depuis le début des conflits, ce sont près de 30.000 Peuls qui sont arrivés au Cameroun, depuis la République Centrafricaine. Aujourd’hui encore, en plus des nombreux déplacés et des atrocités commises par les anti-Balaka, plusieurs milliers  de personnes restent entenaillées à l’intérieur de la République Centrafricaine, traquées par les bandes armées. Il nous est signalé chaque jour la disparition de nombreuses personnes  amenées par les anti-Balaka. Leur sort reste très préoccupant.

Kisal, condamne et dénonce avec la vigueur la plus émue, les exactions, l’impunité, et la passivité qui détruisent la République Centrafricaine et son peuple.

Nous prions tous les amis des Peuls de se mobiliser pour aider à la fin des tueries en République Centrafricaine. Le conflit actuel installé, le pays entier court à sa fin, notamment ses composantes les plus fragiles, dont les Peuls.
Pour les Peuls, nos parents survivants nous ont rapporté des prémices de génocide les concernant : meurtres systématisés quelque soit l’âge et le genre, volonté exprimée des assaillants de les voir disparaître entièrement du pays, destruction de tous leurs biens, profanation de leur culture. Cela se spécifie cruellement par des infanticides, des actes de cannibalisme, des viols, des vols de bétail, tel qu’en attestent nos parents témoins.

Pour toutes les victimes, toutes les personnes en danger, il est temps que le monde ouvre les yeux sur l’effroyable horreur qui continue.

Nous demandons à tous de propager ce message, d’apporter une aide immédiate aux réfugiés, d’appuyer la conception et l’action des missions internationales, de commencer un travail visant à la Justice pour toutes les victimes centrafricaines, avec l’aide de nos communautés.

Kisal, se fera pivot de notre aide, pour cette situation, et pourra communiquer tout renseignement et contact nécessaires en notre possession, pour appuyer les communautés et organisations qui en appellent à nous, ou se réclament de nous.

Le 11 mars 2014

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Mémorandum à l’endroit du Gouvernement camerounais,
du Gouvernement tchadien,
des Agences humanitaires,
et de la Communauté internationale

Nous, Peuhls-MBororo de la R.C.A, par la voix de notre organisation l’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), venons vous informer de la situation des peuhls centrafricains, une communauté minoritaire, marginalisée et très souvent premières victimes des crises successives qu’a connues notre pays.

Nous sommes des éleveurs et des gardiens de bétail dont nous ne sommes souvent pas les propriétaires. Depuis plusieurs années, à chaque changement de régime, nous sommes victimes de représailles : le nouveau nous accusant d’être à la solde du précédent.
Par exemple, lorsque Monsieur Ange Félix PATASSE arrive au pouvoir en 1993, son entourage et les membres de la garde présidentielle arrêtent et rackettent les éleveurs Peuhls-MBororo en les accusant d’être les gardiens du bétail et les partisans de son prédécesseur André Kolingba.
Plus tard après la chute du président PATASSE, les membres de la garde rapprochée de son tombeur, François BOZIZE, ont également arrêté arbitrairement et rançonné notre communauté, nous accusant d’être des coupeurs de route et des partisans du président Ange Félix PATASSE.

L’an dernier, après que quelques groupes peuhls centrafricains aient rejoint la Séléka, toute la communauté a été stigmatisée par le régime de Monsieur BOZIZE qui a ensuite mené des représailles contre nous.

Après son coup de force, la Séléka nous a accusés d’être les complices et gardiens de bétail des figures de l’ancien régime. C’est ainsi que depuis l’année dernière, nous sommes victimes de meurtres et de rackets. Sous la Séléka, les éleveurs peuhls se sont vus imposer « un droit de pâturage » illégal variant de 500 000 à 10 000 000 FCFA par famille en fonction de la taille du bétail. Cette rançon était dix fois plus élevée que celle qui nous était imposée sous le régime de François Bozize.

Ce sont maintenant les anti-BALAKA également, qui tuent, torturent, violent et massacrent les Peulhs Bororo du fait de leur appartenance religieuse musulmane et en les accusant d’être de connivence avec les Sélékas.

Toutes ces exécutions et violations des droits des Peulhs ont entraîné des déplacements massifs des populations à l’extérieur du pays où la situation est loin d’être favorable.
Au Cameroun, les membres de la communauté qui ont fui la R.C.A et ont réussi à traverser la frontière camerounaise ne sont pas encore pris en charge par le HCR. Quelques-uns sont encore bloqués à la frontière pour des raisons qui nous sont inconnues.

Selon nos représentants, les peuhls centrafricains à l’intérieur du territoire camerounais seraient déjà plus de 22.580 réfugiés majoritairement composés de femmes et d’enfants. Ces derniers rencontrent d’énormes difficultés à se faire enregistrer auprès du HCR et de la Croix Rouge internationale car nos communautés n’ont pas l’habitude de vivre en ville et de se confronter aux autres communautés. On nous a déjà signalé qu’à Kentzou, ville camerounaise situé à 210 km de Bertoua la capitale de la région de l’Est du Cameroun, la communauté peuhl – Mbororo centrafricaine a déjà enregistré de nombreux morts parmi lesquels des enfants de moins de 5 ans victimes de paludisme et de la malnutrition. Il nous a également été signalé des cas d’avortements involontaires faute de consultations prénatales. Les mêmes cas sont également enregistrés dans la ville de Garoua-Boulaïà 244 km de Bertoua.
Ils seraient également plus de 15 800 toujours bloqués en Centrafrique faute de moyen de transport pour leurs familles respectives pour arriver à la frontière. Les réfugiés peuhls Mbororos dont il est ici question sont dans la brousse. Leurs campements ont été attaqués par les anti-Balakas et le bétail est pillé par les Sélékas. Ils cherchent à rejoindre les zones habitées mais n’ont plus d’argent pour se déplacer. Pour traverser la frontière du Tchad ou du Cameroun on leur demande parfois des taxes illégales de 5000 francs par famille pour leur permettre de passer.

Au Tchad, de nombreux peulhs venant de la Centrafrique sont stationnés dans la zone de Mandoul, du Logone oriental et du Chari-Baguirmi avec une forte présence en milieu rural (zones frontalières avec la RCA) et dans les périphéries des villes telles que Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro, Bépopen et Sahr. Des familles entières ne sont pas pour le moment prises en charge.

D’après nos représentants, les réfugiés peuhls centrafricains au Tchad sont repartis comme suit : 800 (Koumra) 3000 (Moyenne-Sido), 2435 (Sahr), 350 (Ndjamena), 4320 (Goré) 2500 (Moundou). La majorité d’entre eux hésite à s’approcher du HCR de peur d’être à nouveau marginalisés comme dans leur pays d’origine.

Il faut signaler que de multiples champs non récoltés ont été dévastés sur le sol tchadien parcertains troupeaux appartenant à des peuls centrafricains qui ont traversé la frontière tchadienne avec une partie de leur bétail. Une forte insécurité des biens et des personnes est perceptible dans les villes suscitées à cause de la circulation d’armes légères.
Ne rien faire serait suicidaire. Nous lançons un appel aux partenaires cités plus haut de venir au secours de cette communauté en détresse.

Nous demandons au Gouvernement camerounais de faciliter la traversée des frontières camerounaises à cette communauté victime de toutes sortes de violences, de dénis de leurs droits et de leur réserver une hospitalité raisonnable conformément au droit international.
Nous demandons au Gouvernement tchadien d’intervenir sans délai dans les villes de Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro et Sahr pour la sécurité des réfugiés peuhls centrafricains et de leur prise en charge raisonnable conformément au droit international.
Nous demandons au HCR, aux partenaires internationaux et à la communauté internationale, en attendant la stabilisation de notre pays d’origine et le retour au calme, d’utiliser tousles moyens requis pour l’installation des réfugiés Peulhs MBororo, de les accompagner pendant cette période difficile, matériellement, financièrement et juridiquement etde les aider à se réinstaller dans leur pays d’origine le moment venu.

Nous demandons au HCR et à la Croix Rouge Internationale de mettre en place, en lien avec nos représentants, un dispositif particulier adapté à la communauté peuhl.
La communauté internationale doit aider à identifier et à traduire devant les juridictions compétentes les auteursdes crimes et des violations des droits des Peuls, donner aux forces internationales déployées en République Centrafricaine lemandat d’assurerla sécurité des Peuls MBororo présents dans les campements.

En espérant que notre mémorandum retiendra votre haute attention, Veuillez recevoir notre sincère gratitude.

Monsieur Waziri BIBOUBA HOUSSEINI
Président AIDSPC,
Réfugié à Ndjamena (Tchad)

Monsieur ALADJI OUSMANOU ALIHOU
Chargé de communication AIDSPC
Réfugié à Bertoua (Cameroun)

2014-03-24 17:18:23 batib
2014-03-24 17:22:48 batib
  2014-03-24 17:12:16

En république  Centrafricaine, pendant que le monde entier est en train de se taire et de  fermer les yeux, les violences continuent et s'intensifient. Les  massacres, les violents, la violence de tout genre augmentent de jour en jour. Aujourd'hui  les média ne disent plus rien sur cette crise. Les organisations  internationales ne se mobilisent pas ou peu.   La famine, les maladies, le  manque d'eau et d'hygiène, c'est le calvaire que vivent au quotidien les  réfugies centrafricains abandonnés à eux-mêmes.  Au premier rang des  victimes de cette guerre, se trouvent les Peuls. Les Peuls qui constituent une  minorité vulnérable et fragile contre laquelle, les anti-Balaka livrent une  guerre sans merci. Objectif affiché par cette milice, c'est de vider la RCA de  sa substance peule. Pour y arriver, ils massacrent les uns et par la terreur,  poussent les autres à l'exil. C'est pour cette raison qu'Amnesty parle de  nettoyage ethnique en RCA. 

Je vous adresse en PJ, la déclaration  de notre organisation Kisal, observatoire de droits humain pour les pasteurs nomades accompagnée du logo de Tabital pulaaku international (association des amis de la culture peule). L’association mère de Kisal, ainsi que le mémorandum de AIDSPC (Association pour l’Intégration et le Développement Social des Peuls - MBororo de Centrafrique). 

Je sollicite votre aide  pour la médiatisation de cette dure situation que vivent les Peuls qui n'ont personnes pour les secourir. Je vous prie de publier ces communiqués ou de les diffuser au tour de vous.
Mes sincères remerciements !

« Le monde est dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire »

Albert Einstein

 

Ahmed Tidiane BARRY
tel: +33 6 51 88 25 09
mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

De Tabital Pulaaku International – France

 

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 Communiqué de l’Observatoire Kisal sur la crise en République Centrafricaine
Mars 2014

La menace de la disparition de la communauté peule de la République Centrafricaine interpelle personnellement Kisal, Observatoire des Droits Humains pour les Pasteurs Nomades, en tant qu’organisation de la nation peule. Par ce communiqué, nous exprimons notre deuil pour les victimes, et notre consternation face aux exactions en République Centrafricaine. Nous appelons tous les amis des Peuls à se lever pour venir en aide aux victimes des violences et des massacres à caractères religieux et ethniques, dans ce pays.

Les Peuls de la République Centrafricaine sont depuis longtemps isolés, démunis, non-représentés politiquement et socialement. Les Peuls de ce pays n'appartiennent à aucun bord politique, leurs préoccupations quotidiennes se limitent à leurs bêtes et à leur survie.
Aujourd’hui ces Peuls sont des victimes de choix dans les violences déchirant le pays entier, et tout son peuple. En plus de leur statut précaire et isolé, ces nomades musulmans ont subi en toute impunité la cruauté des anti-Balaka, ces milices traquant ceux qu’elles appellent musulmans, dans un contexte de faillite de l’État, et de crises multidimensionnelle.

La passivité des troupes armées internationales, la masse réduite des cellules groupales des Peuls, ont aussi collaboré aux horreurs qui nous ont été rapportées par les Peuls survivants. Certains ont pu échapper à l’horreur en se refugiant dans les pays limitrophes, notamment le Tchad et le Cameroun. Déjà, en 2013, plus de 15.000 réfugiés  centrafricains sont arrivés au Tchad, parmi lesquels une majorité de Peuls victimes d’exactions diverses lors des mouvements des groupes armés de la Séléka. Depuis le début des conflits, ce sont près de 30.000 Peuls qui sont arrivés au Cameroun, depuis la République Centrafricaine. Aujourd’hui encore, en plus des nombreux déplacés et des atrocités commises par les anti-Balaka, plusieurs milliers  de personnes restent entenaillées à l’intérieur de la République Centrafricaine, traquées par les bandes armées. Il nous est signalé chaque jour la disparition de nombreuses personnes  amenées par les anti-Balaka. Leur sort reste très préoccupant.

Kisal, condamne et dénonce avec la vigueur la plus émue, les exactions, l’impunité, et la passivité qui détruisent la République Centrafricaine et son peuple.

Nous prions tous les amis des Peuls de se mobiliser pour aider à la fin des tueries en République Centrafricaine. Le conflit actuel installé, le pays entier court à sa fin, notamment ses composantes les plus fragiles, dont les Peuls.
Pour les Peuls, nos parents survivants nous ont rapporté des prémices de génocide les concernant : meurtres systématisés quelque soit l’âge et le genre, volonté exprimée des assaillants de les voir disparaître entièrement du pays, destruction de tous leurs biens, profanation de leur culture. Cela se spécifie cruellement par des infanticides, des actes de cannibalisme, des viols, des vols de bétail, tel qu’en attestent nos parents témoins.

Pour toutes les victimes, toutes les personnes en danger, il est temps que le monde ouvre les yeux sur l’effroyable horreur qui continue.

Nous demandons à tous de propager ce message, d’apporter une aide immédiate aux réfugiés, d’appuyer la conception et l’action des missions internationales, de commencer un travail visant à la Justice pour toutes les victimes centrafricaines, avec l’aide de nos communautés.

Kisal, se fera pivot de notre aide, pour cette situation, et pourra communiquer tout renseignement et contact nécessaires en notre possession, pour appuyer les communautés et organisations qui en appellent à nous, ou se réclament de nous.

Le 11 mars 2014

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Mémorandum à l’endroit du Gouvernement camerounais,
du Gouvernement tchadien,
des Agences humanitaires,
et de la Communauté internationale

Nous, Peuhls-MBororo de la R.C.A, par la voix de notre organisation l’Association pour l’Intégration et le Développement Social des peuhls - MBororo de Centrafrique (AIDSPC), venons vous informer de la situation des peuhls centrafricains, une communauté minoritaire, marginalisée et très souvent premières victimes des crises successives qu’a connues notre pays.

Nous sommes des éleveurs et des gardiens de bétail dont nous ne sommes souvent pas les propriétaires. Depuis plusieurs années, à chaque changement de régime, nous sommes victimes de représailles : le nouveau nous accusant d’être à la solde du précédent.
Par exemple, lorsque Monsieur Ange Félix PATASSE arrive au pouvoir en 1993, son entourage et les membres de la garde présidentielle arrêtent et rackettent les éleveurs Peuhls-MBororo en les accusant d’être les gardiens du bétail et les partisans de son prédécesseur André Kolingba.
Plus tard après la chute du président PATASSE, les membres de la garde rapprochée de son tombeur, François BOZIZE, ont également arrêté arbitrairement et rançonné notre communauté, nous accusant d’être des coupeurs de route et des partisans du président Ange Félix PATASSE.

L’an dernier, après que quelques groupes peuhls centrafricains aient rejoint la Séléka, toute la communauté a été stigmatisée par le régime de Monsieur BOZIZE qui a ensuite mené des représailles contre nous.

Après son coup de force, la Séléka nous a accusés d’être les complices et gardiens de bétail des figures de l’ancien régime. C’est ainsi que depuis l’année dernière, nous sommes victimes de meurtres et de rackets. Sous la Séléka, les éleveurs peuhls se sont vus imposer « un droit de pâturage » illégal variant de 500 000 à 10 000 000 FCFA par famille en fonction de la taille du bétail. Cette rançon était dix fois plus élevée que celle qui nous était imposée sous le régime de François Bozize.

Ce sont maintenant les anti-BALAKA également, qui tuent, torturent, violent et massacrent les Peulhs Bororo du fait de leur appartenance religieuse musulmane et en les accusant d’être de connivence avec les Sélékas.

Toutes ces exécutions et violations des droits des Peulhs ont entraîné des déplacements massifs des populations à l’extérieur du pays où la situation est loin d’être favorable.
Au Cameroun, les membres de la communauté qui ont fui la R.C.A et ont réussi à traverser la frontière camerounaise ne sont pas encore pris en charge par le HCR. Quelques-uns sont encore bloqués à la frontière pour des raisons qui nous sont inconnues.

Selon nos représentants, les peuhls centrafricains à l’intérieur du territoire camerounais seraient déjà plus de 22.580 réfugiés majoritairement composés de femmes et d’enfants. Ces derniers rencontrent d’énormes difficultés à se faire enregistrer auprès du HCR et de la Croix Rouge internationale car nos communautés n’ont pas l’habitude de vivre en ville et de se confronter aux autres communautés. On nous a déjà signalé qu’à Kentzou, ville camerounaise situé à 210 km de Bertoua la capitale de la région de l’Est du Cameroun, la communauté peuhl – Mbororo centrafricaine a déjà enregistré de nombreux morts parmi lesquels des enfants de moins de 5 ans victimes de paludisme et de la malnutrition. Il nous a également été signalé des cas d’avortements involontaires faute de consultations prénatales. Les mêmes cas sont également enregistrés dans la ville de Garoua-Boulaïà 244 km de Bertoua.
Ils seraient également plus de 15 800 toujours bloqués en Centrafrique faute de moyen de transport pour leurs familles respectives pour arriver à la frontière. Les réfugiés peuhls Mbororos dont il est ici question sont dans la brousse. Leurs campements ont été attaqués par les anti-Balakas et le bétail est pillé par les Sélékas. Ils cherchent à rejoindre les zones habitées mais n’ont plus d’argent pour se déplacer. Pour traverser la frontière du Tchad ou du Cameroun on leur demande parfois des taxes illégales de 5000 francs par famille pour leur permettre de passer.

Au Tchad, de nombreux peulhs venant de la Centrafrique sont stationnés dans la zone de Mandoul, du Logone oriental et du Chari-Baguirmi avec une forte présence en milieu rural (zones frontalières avec la RCA) et dans les périphéries des villes telles que Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro, Bépopen et Sahr. Des familles entières ne sont pas pour le moment prises en charge.

D’après nos représentants, les réfugiés peuhls centrafricains au Tchad sont repartis comme suit : 800 (Koumra) 3000 (Moyenne-Sido), 2435 (Sahr), 350 (Ndjamena), 4320 (Goré) 2500 (Moundou). La majorité d’entre eux hésite à s’approcher du HCR de peur d’être à nouveau marginalisés comme dans leur pays d’origine.

Il faut signaler que de multiples champs non récoltés ont été dévastés sur le sol tchadien parcertains troupeaux appartenant à des peuls centrafricains qui ont traversé la frontière tchadienne avec une partie de leur bétail. Une forte insécurité des biens et des personnes est perceptible dans les villes suscitées à cause de la circulation d’armes légères.
Ne rien faire serait suicidaire. Nous lançons un appel aux partenaires cités plus haut de venir au secours de cette communauté en détresse.

Nous demandons au Gouvernement camerounais de faciliter la traversée des frontières camerounaises à cette communauté victime de toutes sortes de violences, de dénis de leurs droits et de leur réserver une hospitalité raisonnable conformément au droit international.
Nous demandons au Gouvernement tchadien d’intervenir sans délai dans les villes de Doba, Goré, Moyenne-Sido, Maro et Sahr pour la sécurité des réfugiés peuhls centrafricains et de leur prise en charge raisonnable conformément au droit international.
Nous demandons au HCR, aux partenaires internationaux et à la communauté internationale, en attendant la stabilisation de notre pays d’origine et le retour au calme, d’utiliser tousles moyens requis pour l’installation des réfugiés Peulhs MBororo, de les accompagner pendant cette période difficile, matériellement, financièrement et juridiquement etde les aider à se réinstaller dans leur pays d’origine le moment venu.

Nous demandons au HCR et à la Croix Rouge Internationale de mettre en place, en lien avec nos représentants, un dispositif particulier adapté à la communauté peuhl.
La communauté internationale doit aider à identifier et à traduire devant les juridictions compétentes les auteursdes crimes et des violations des droits des Peuls, donner aux forces internationales déployées en République Centrafricaine lemandat d’assurerla sécurité des Peuls MBororo présents dans les campements.

En espérant que notre mémorandum retiendra votre haute attention, Veuillez recevoir notre sincère gratitude.

Monsieur Waziri BIBOUBA HOUSSEINI
Président AIDSPC,
Réfugié à Ndjamena (Tchad)

Monsieur ALADJI OUSMANOU ALIHOU
Chargé de communication AIDSPC
Réfugié à Bertoua (Cameroun)

2014-03-24 17:18:23 DIALLO
2014-03-24 17:22:48 DIALLO
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