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Guinée : où en sommes-nous avec la fièvre Ebola ce 25 mars 2014

Date de publication:2014-03-25 12:00:28

2014-03-25 11:57:24

Selon les autorités, il y aurait eu  61 décès sur les 84 cas recensés et diagnostiqués .Le taux de mortalité officiel est donc de 61/87 soit 70%, dans la fourchette connue de pertes dues à cette maladie. C'est-à dire que sur 10 personnes touchées, 7 meurent. Conséquence : pour que les personnes ne soient pas touchées, il faut éviter les contacts.

Des cas sont signalés chez nos voisins libériens, chez des personnes qui seraient venues de ce côté-ci de la frontière pour des funérailles, six cas dont cinq morts. Les autres pays frontaliers annoncent des mesures de protection de leurs populations. Il ne faut pas se voiler la face, une ceinture sanitaire est en train d'isoler la Guinée.

 Le problème pour tous sera de circonscrire le ou les foyers détectés et d'éviter les mouvements de population vers ou en dehors des zones contaminées. Des travaux récents tendent à démontrer que la contamination peut se faire non seulement par contact comme déjà expliqué, mais aussi par voie aérienne, sur le modèle de la grippe. Il faudra en tenir compte. Tout n'est pas encore connu sur cette maladie "récente".

Bien avoir à l’esprit qu’il n’existe actuellement ni traitement étiologique, ni traitement préventif à type de vaccination.

C'est cela que les autorités gouvernementales doivent dire et faire comprendre que la maladie sera un adversaire redoutable, susceptible de revenir, comme le choléra importé d'Asie qui frappe régulièrement chaque année.

A-Tout le monde doit avoir constamment à l'esprit les points suivants:

1-Les animaux porteurs sont, répétons-le, les singes et les chauves-souris: éviter toute forme de contact avec eux, dans et en dehors de leurs biotopes. Ne pas  consommer leurs viandes+++.

2-Eviter impérativement les déplacements non obligatoires vers et en dehors des zones touchées.

3- Devant un cas suspect, ne pas le toucher sans précautions, au moins des gants et avoir un masque même de fortune, que l'on ne transportera pas ailleurs. Ne pas entrer en contact avec le sang des vomissements ou des selles, ne pas toucher au linge souillé;  créer un isolement sanitaire même sommaire et signaler (sans s'affoler ou affoler le voisinage) le cas suspect aux autorités médicales.

Il ne faut pas forcer pour faire l’enterrement d’une personne soupçonnée  décédée de la fièvre Ebola en l’absence des autorités sanitaires.

Ce qui est certain, c’est que le virus est relativement fragile, et l’épidémie s’arrêtera rapidement s’il n’y a pas de nouvelles contaminations. C’est cela qui permet aux médecins de contenir la maladie :

 Isolement des personnes infectées,  traitement symptomatique et des défaillances organiques, corps des malades décédés traités afin d’éviter la propagation.

Il faut donc impérativement éviter le contact avec les malades, ce qui est difficile avec notre culture d’aide et de soutien.

Le problème de la lutte sera donc non seulement alimentaire (éviter les « viandes de brousse », en particulier le singe et la chauve-souris pour ceux qui en consomment) mais aussi contre nos habitudes culturelles très honorables de  présence rapprochée de nos malades. C’est une nécessité qu’il faudra apprendre à  gérer et accepter.

B- Beaucoup de bruit mais une vraie démission des autorités

Il est faux et irresponsable de laisser entendre que "le gouvernement peut soigner les malades", avec zéro infrastructure pré-existante et seulement l'aide d'urgence de nos voisins, de la France,  des organisations caritatives et de l'ONU. Il ne peut même pas tout simplement les prendre en charge, avec des médecins démunis et zéro hôpitaux.

la Guinée est un pays où depuis 1958 les élites vont régulièrement  au vu et au su de tout le monde se faire soigner à l'étranger, la dernière en date étant une personnalité féminine, Nantou Chérif du RPG, le parti d'Alpha Condé. Celui qui, depuis quatre ans n'a rien fait de concret pour notre système sanitaire et reporte courageusement et de manière mensongère flagrante tout sur les anciens PM ou sur Lansana Conté, en oubliant Sékou Touré au passage. 

Sa devise:" les autres n'ont rien fait, moi je le ferai. Plus tard...".

Un peu de morale lui ferait du bien. Ce ne sera pas un centre médico-social à la mesure de quelques pâtés de maisons et pour des maladies "banales" , offert par son "Jumeau" qui le sauvera de sa gestion désastreuse du domaine de la Santé.

 Un gouvernement qui ne réussit pas à contenir (pas éradiquer) le paludisme, la typhoïde et les maladies virales à occurence périodique ou endémique ne peux pas dire qu'il le fera pour Ebola.

Sans eau, sans électricité, avec des budgets symboliques  (l'essentiel de nos ressources va à l'armée ethnique du président) comment peuvent fonctionner des structures hospitalières à bout de souffle? comment faire face à toutes les charges brutales d'une catastrophe écologique et sanitaire? Comment installer un laboratoire permanent et performant?

Un peu de dignité et d'honnêteté s'imposent, en ces moments de catastrophe sanitaire généralisée initiée par le premier gouvernement, celui de Sékou Touré. Le pays risque de se retrouver de plus en plus isolé, du moins sanitairement, mais le pouvoir continuera de mentir ou trouvera encore des boucs émissaires à son incurie. Alpha tentera d'exfiltrer les membres de sa famille, de ses proches et ministres, si ce n'est déjà fait; sous le regard indifférent de nos "Honorables" qui tenteront aussi de faire de même.

C'est cela qui montrera encore une fois qu'en cas de catastrophe, les plus gros rats du RPG et d'une certaine Opposition tenteront courageusement de fuir le navire. Les poches pleines de préférence.

Pour nos parents et familles, ce sera le minimum syndical par l'aide étrangère appuyée par le courage, à défaut de moyens, de notre personnel médical.Et puis des prières: "Qu'Allah le tout-puissant vous sauve"!

Thierno A DIALLO, médecin

Guineelibre.com


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2014-03-25 11:57:24

Selon les autorités, il y aurait eu  61 décès sur les 84 cas recensés et diagnostiqués .Le taux de mortalité officiel est donc de 61/87 soit 70%, dans la fourchette connue de pertes dues à cette maladie. C'est-à dire que sur 10 personnes touchées, 7 meurent. Conséquence : pour que les personnes ne soient pas touchées, il faut éviter les contacts.

Des cas sont signalés chez nos voisins libériens, chez des personnes qui seraient venues de ce côté-ci de la frontière pour des funérailles, six cas dont cinq morts. Les autres pays frontaliers annoncent des mesures de protection de leurs populations. Il ne faut pas se voiler la face, une ceinture sanitaire est en train d'isoler la Guinée.

 Le problème pour tous sera de circonscrire le ou les foyers détectés et d'éviter les mouvements de population vers ou en dehors des zones contaminées. Des travaux récents tendent à démontrer que la contamination peut se faire non seulement par contact comme déjà expliqué, mais aussi par voie aérienne, sur le modèle de la grippe. Il faudra en tenir compte. Tout n'est pas encore connu sur cette maladie "récente".

Bien avoir à l’esprit qu’il n’existe actuellement ni traitement étiologique, ni traitement préventif à type de vaccination.

C'est cela que les autorités gouvernementales doivent dire et faire comprendre que la maladie sera un adversaire redoutable, susceptible de revenir, comme le choléra importé d'Asie qui frappe régulièrement chaque année.

A-Tout le monde doit avoir constamment à l'esprit les points suivants:

1-Les animaux porteurs sont, répétons-le, les singes et les chauves-souris: éviter toute forme de contact avec eux, dans et en dehors de leurs biotopes. Ne pas  consommer leurs viandes+++.

2-Eviter impérativement les déplacements non obligatoires vers et en dehors des zones touchées.

3- Devant un cas suspect, ne pas le toucher sans précautions, au moins des gants et avoir un masque même de fortune, que l'on ne transportera pas ailleurs. Ne pas entrer en contact avec le sang des vomissements ou des selles, ne pas toucher au linge souillé;  créer un isolement sanitaire même sommaire et signaler (sans s'affoler ou affoler le voisinage) le cas suspect aux autorités médicales.

Il ne faut pas forcer pour faire l’enterrement d’une personne soupçonnée  décédée de la fièvre Ebola en l’absence des autorités sanitaires.

Ce qui est certain, c’est que le virus est relativement fragile, et l’épidémie s’arrêtera rapidement s’il n’y a pas de nouvelles contaminations. C’est cela qui permet aux médecins de contenir la maladie :

 Isolement des personnes infectées,  traitement symptomatique et des défaillances organiques, corps des malades décédés traités afin d’éviter la propagation.

Il faut donc impérativement éviter le contact avec les malades, ce qui est difficile avec notre culture d’aide et de soutien.

Le problème de la lutte sera donc non seulement alimentaire (éviter les « viandes de brousse », en particulier le singe et la chauve-souris pour ceux qui en consomment) mais aussi contre nos habitudes culturelles très honorables de  présence rapprochée de nos malades. C’est une nécessité qu’il faudra apprendre à  gérer et accepter.

B- Beaucoup de bruit mais une vraie démission des autorités

Il est faux et irresponsable de laisser entendre que "le gouvernement peut soigner les malades", avec zéro infrastructure pré-existante et seulement l'aide d'urgence de nos voisins, de la France,  des organisations caritatives et de l'ONU. Il ne peut même pas tout simplement les prendre en charge, avec des médecins démunis et zéro hôpitaux.

la Guinée est un pays où depuis 1958 les élites vont régulièrement  au vu et au su de tout le monde se faire soigner à l'étranger, la dernière en date étant une personnalité féminine, Nantou Chérif du RPG, le parti d'Alpha Condé. Celui qui, depuis quatre ans n'a rien fait de concret pour notre système sanitaire et reporte courageusement et de manière mensongère flagrante tout sur les anciens PM ou sur Lansana Conté, en oubliant Sékou Touré au passage. 

Sa devise:" les autres n'ont rien fait, moi je le ferai. Plus tard...".

Un peu de morale lui ferait du bien. Ce ne sera pas un centre médico-social à la mesure de quelques pâtés de maisons et pour des maladies "banales" , offert par son "Jumeau" qui le sauvera de sa gestion désastreuse du domaine de la Santé.

 Un gouvernement qui ne réussit pas à contenir (pas éradiquer) le paludisme, la typhoïde et les maladies virales à occurence périodique ou endémique ne peux pas dire qu'il le fera pour Ebola.

Sans eau, sans électricité, avec des budgets symboliques  (l'essentiel de nos ressources va à l'armée ethnique du président) comment peuvent fonctionner des structures hospitalières à bout de souffle? comment faire face à toutes les charges brutales d'une catastrophe écologique et sanitaire? Comment installer un laboratoire permanent et performant?

Un peu de dignité et d'honnêteté s'imposent, en ces moments de catastrophe sanitaire généralisée initiée par le premier gouvernement, celui de Sékou Touré. Le pays risque de se retrouver de plus en plus isolé, du moins sanitairement, mais le pouvoir continuera de mentir ou trouvera encore des boucs émissaires à son incurie. Alpha tentera d'exfiltrer les membres de sa famille, de ses proches et ministres, si ce n'est déjà fait; sous le regard indifférent de nos "Honorables" qui tenteront aussi de faire de même.

C'est cela qui montrera encore une fois qu'en cas de catastrophe, les plus gros rats du RPG et d'une certaine Opposition tenteront courageusement de fuir le navire. Les poches pleines de préférence.

Pour nos parents et familles, ce sera le minimum syndical par l'aide étrangère appuyée par le courage, à défaut de moyens, de notre personnel médical.Et puis des prières: "Qu'Allah le tout-puissant vous sauve"!

Thierno A DIALLO, médecin

Guineelibre.com

2014-03-25 12:00:28 T.SOW

2014-03-25 11:57:24

Selon les autorités, il y aurait eu  61 décès sur les 84 cas recensés et diagnostiqués .Le taux de mortalité officiel est donc de 61/87 soit 70%, dans la fourchette connue de pertes dues à cette maladie. C'est-à dire que sur 10 personnes touchées, 7 meurent. Conséquence : pour que les personnes ne soient pas touchées, il faut éviter les contacts.

Des cas sont signalés chez nos voisins libériens, chez des personnes qui seraient venues de ce côté-ci de la frontière pour des funérailles, six cas dont cinq morts. Les autres pays frontaliers annoncent des mesures de protection de leurs populations. Il ne faut pas se voiler la face, une ceinture sanitaire est en train d'isoler la Guinée.

 Le problème pour tous sera de circonscrire le ou les foyers détectés et d'éviter les mouvements de population vers ou en dehors des zones contaminées. Des travaux récents tendent à démontrer que la contamination peut se faire non seulement par contact comme déjà expliqué, mais aussi par voie aérienne, sur le modèle de la grippe. Il faudra en tenir compte. Tout n'est pas encore connu sur cette maladie "récente".

Bien avoir à l’esprit qu’il n’existe actuellement ni traitement étiologique, ni traitement préventif à type de vaccination.

C'est cela que les autorités gouvernementales doivent dire et faire comprendre que la maladie sera un adversaire redoutable, susceptible de revenir, comme le choléra importé d'Asie qui frappe régulièrement chaque année.

A-Tout le monde doit avoir constamment à l'esprit les points suivants:

1-Les animaux porteurs sont, répétons-le, les singes et les chauves-souris: éviter toute forme de contact avec eux, dans et en dehors de leurs biotopes. Ne pas  consommer leurs viandes+++.

2-Eviter impérativement les déplacements non obligatoires vers et en dehors des zones touchées.

3- Devant un cas suspect, ne pas le toucher sans précautions, au moins des gants et avoir un masque même de fortune, que l'on ne transportera pas ailleurs. Ne pas entrer en contact avec le sang des vomissements ou des selles, ne pas toucher au linge souillé;  créer un isolement sanitaire même sommaire et signaler (sans s'affoler ou affoler le voisinage) le cas suspect aux autorités médicales.

Il ne faut pas forcer pour faire l’enterrement d’une personne soupçonnée  décédée de la fièvre Ebola en l’absence des autorités sanitaires.

Ce qui est certain, c’est que le virus est relativement fragile, et l’épidémie s’arrêtera rapidement s’il n’y a pas de nouvelles contaminations. C’est cela qui permet aux médecins de contenir la maladie :

 Isolement des personnes infectées,  traitement symptomatique et des défaillances organiques, corps des malades décédés traités afin d’éviter la propagation.

Il faut donc impérativement éviter le contact avec les malades, ce qui est difficile avec notre culture d’aide et de soutien.

Le problème de la lutte sera donc non seulement alimentaire (éviter les « viandes de brousse », en particulier le singe et la chauve-souris pour ceux qui en consomment) mais aussi contre nos habitudes culturelles très honorables de  présence rapprochée de nos malades. C’est une nécessité qu’il faudra apprendre à  gérer et accepter.

B- Beaucoup de bruit mais une vraie démission des autorités

Il est faux et irresponsable de laisser entendre que "le gouvernement peut soigner les malades", avec zéro infrastructure pré-existante et seulement l'aide d'urgence de nos voisins, de la France,  des organisations caritatives et de l'ONU. Il ne peut même pas tout simplement les prendre en charge, avec des médecins démunis et zéro hôpitaux.

la Guinée est un pays où depuis 1958 les élites vont régulièrement  au vu et au su de tout le monde se faire soigner à l'étranger, la dernière en date étant une personnalité féminine, Nantou Chérif du RPG, le parti d'Alpha Condé. Celui qui, depuis quatre ans n'a rien fait de concret pour notre système sanitaire et reporte courageusement et de manière mensongère flagrante tout sur les anciens PM ou sur Lansana Conté, en oubliant Sékou Touré au passage. 

Sa devise:" les autres n'ont rien fait, moi je le ferai. Plus tard...".

Un peu de morale lui ferait du bien. Ce ne sera pas un centre médico-social à la mesure de quelques pâtés de maisons et pour des maladies "banales" , offert par son "Jumeau" qui le sauvera de sa gestion désastreuse du domaine de la Santé.

 Un gouvernement qui ne réussit pas à contenir (pas éradiquer) le paludisme, la typhoïde et les maladies virales à occurence périodique ou endémique ne peux pas dire qu'il le fera pour Ebola.

Sans eau, sans électricité, avec des budgets symboliques  (l'essentiel de nos ressources va à l'armée ethnique du président) comment peuvent fonctionner des structures hospitalières à bout de souffle? comment faire face à toutes les charges brutales d'une catastrophe écologique et sanitaire? Comment installer un laboratoire permanent et performant?

Un peu de dignité et d'honnêteté s'imposent, en ces moments de catastrophe sanitaire généralisée initiée par le premier gouvernement, celui de Sékou Touré. Le pays risque de se retrouver de plus en plus isolé, du moins sanitairement, mais le pouvoir continuera de mentir ou trouvera encore des boucs émissaires à son incurie. Alpha tentera d'exfiltrer les membres de sa famille, de ses proches et ministres, si ce n'est déjà fait; sous le regard indifférent de nos "Honorables" qui tenteront aussi de faire de même.

C'est cela qui montrera encore une fois qu'en cas de catastrophe, les plus gros rats du RPG et d'une certaine Opposition tenteront courageusement de fuir le navire. Les poches pleines de préférence.

Pour nos parents et familles, ce sera le minimum syndical par l'aide étrangère appuyée par le courage, à défaut de moyens, de notre personnel médical.Et puis des prières: "Qu'Allah le tout-puissant vous sauve"!

Thierno A DIALLO, médecin

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2014-03-25 12:00:28 camara
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