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La Voie du Juste Milieu ou l’arbre à palabres pour soulager la Guinée

Date de publication:2014-04-01 06:03:02

  2014-04-01 05:59:50

« La
Vertu se situe à égale distance des extrêmes, chaque extrême étant un vice.»
Aristote

Nous  connaissons tous le concept de l’arbre à palabres  en Afrique noire, c’est l’endroit  du village  où les notables et les sages se retrouvent pour débattre des questions difficiles et des conflits entre  différents protagonistes. C’est bien lors de ces palabres que les populations  se concertent, dialoguent, trouvent  le consensus, la sérénité et la paix pour tous les habitants. C’est cela voie du juste milieu dans sa  version africaine.

 Comme dit ce proverbe wolof :

 « Il n’y pas des gens qui n’arrivent à s’entendre, il n’y a que  des gens qui ne dialoguent pas »

La voie du juste milieu : c’est la voie de Bouddha qui transcende et harmonise les contradictions ; elle  refuse les extrêmes et l’intolérance. C’est la voie du  « ni- ni .»

Par exemple en matière spirituelle : le Bouddha dit « ni  ascétisme ni luxure.» ; en matière politique ni Droite- ni Gauche, en matière ethnique ni Malinké ni Peul, ni Forestier, ni Soussous. Cette voie n’est ni la négation, ni l’amalgame des contraires, mais c’est leur transcendance.

La situation politique, économique, sécuritaire, sanitaire, n’est pas bonne dans notre pays ; personne ne peut sérieusement le nier. Notre pays connaît de grandes souffrances : aujourd’hui la violence y est désormais endémique. Le désordre est partout, et chacun fait sa justice et se fait justice, l’Etat de droit est inexistant.  Les populations vivent un vrai cauchemar, malgré les effets d’annonce des autorités en place.

Cette réflexion se place dans le cadre de la recherche d’une solution à ce  blocage politique et à la souffrance généralisée qui sévissent en Guinée.

La  souffrance généralisée qui sévit dans le pays est dû essentiellement à un blocage politique qui tire sa source, et sa substance du la division du pays.

 La Guinée est en grand danger pour sa survie car elle est désormais profondément divisée. Cette division est visible et palpable à tous  les niveaux : division politique, ethnique, régionale, générationnelle. Le fossé s’est tellement creusé entre nous que les guinéens ne vivent plus ensemble, ils cohabitent simplement.

« Le pays est éclaté en communautés ethniques rivales et opposées les unes aux autres» Prof alfa Ibrahima Sow

 Le vivre ensemble demande la tolérance, le désir et la volonté de vivre ensemble. La source de cette division se trouve dans notre identification trop forte à l’ethnie, à la région, à l’égo. Les extrémistes de chaque camp cherchent à tirer la couverture à eux!  Personne ne veut céder le pas  à l’autre, et chacun est persuadé détenir la vérité révélée. C’est cette mésentente, ce refus de dialogue qui est l’origine du blocage.

 Le pouvoir en place ne veut pas de dialogue, à l’instar de ses prédécesseurs de la première et de la deuxième république. Le parti unique de la première république qui s’est transformé en parti-Etat avec la pensée unique et le culte de la personnalité, s’est particulièrement illustré par une violence politique et une violence d’Etat.  Mais le pouvoir actuel oublie que le pays a besoin de consensus, de réconciliation donc de dialogue.

La vie en société implique de côtoyer des personnes dont les opinions, les mœurs et les affinités peuvent être parfois très différentes des nôtres. Comment faire de cette diversité une richesse et non une source de division ?

Personnellement j’en suis venu à la conclusion très simple que le Malheur de la Guinée vient de la mentalité  de la classe dirigeante qui a toujours été jusqu’au-boutiste, voire extrémiste. La classe dirigeante a été et reste toujours enfermée dans la guerre de leur Ego, et la Guinée est gravement malade. Sa maladie se nomme : Egoïsme de la classe dirigeante.

 La Guinée patauge dans la souffrance de tous ordres, car les pouvoirs successifs ont toujours dirigé le pays avec l’autoritarisme et l’arbitraire, pour ne pas dire de manière  dictatoriale. Ils ont toujours refusé le dialogue, et privilégié  l’absolutisme et l’arbitraire.

La Guinée qui  est victime des extrémistes  ethnocentristes de tout bord est devenue un véritable océan de misère. Pour en sortir, il est plus que temps que chacun taise son égo, afin que le pays trouve un léger mieux.

 Cela passe par : la  voie du juste  milieu, c’est- dire de la concertation, du dialogue, du consensus ; et du compromis car dans un débat, personne n’a entièrement raison et personne n’a entièrement tort.

 La vérité reste : qu’aucun guinéen n’est plus guinéen qu’un autre, aucune région naturelle n’est meilleure qu’une autre, qu’aucune ethnie ne peut mettre une autre ethnie hors de Guinée

 « Aucune vérité n’est plus vraie que son contraire » nous disent les sages 

Conformément à cette démarche j’en appelle aux compatriotes de toute ethnie, et de toute région que nous nous mettions ensemble (sous  l’arbre à palabres) pour animer un Groupe d’Initiative de Concertation et de Réconciliation Nationale. (GICR)

Vive la Paix

Vive la Guinée.

Dr. B. Diakité

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