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Politique guinéenne : un doyen des Guinéens de la diaspora et notable de l’UFDG parle :

Date de publication:2014-04-16 14:02:47

Cette interview spéciale qui date de plus d'une semaine et dont on a parlée dans l'émission Hafianews du dimanche 13 avril 2014 a été publiée hier dans la rubrique Analyse, mais on avait oublié de la projeter sur la page d'acceuil. Toutes nos excuses !

 

2014-04-16 13:54:11

Je pense que nous  sommes nous-mêmes responsables des problèmes qu’on a en Guinée. Parce que nous  ne nous aimons pas nous-mêmes et nous ne pensons pas à nos intérêts. Nous  devrions plutôt nous aimer nous-mêmes que d’aimer quelqu’un et le mettre  au-dessus de nous, qu’il le mérite ou pas, comme c’est le cas en ce moment.

Si tu aimes une personne qui ne t’aime pas et ne se soucie pas de ton sort, c’est que tu ne t’aimes pas toi-même. Dans le cas contraire tu es immature ou un inconscient. Je veux dire que nous ne devons pas mettre des gens devant pour des raisons personnelles ou inconditionnellement.

Si on met des gens devant à cause de leur argent ou titre impressionnant qu’ils ont acquis en ne servant que leurs intérêts personnels au sommet de l’Etat à un moment donné, ce genre de personnes ne nous respecteront pas et ne nous aimeront jamais, nous prenant pour des imbéciles qui ne cherchent qu’une dépense quotidienne ou en se croyant plus béni comme justification de sa position et du respect qu’on lui acorde. Ainsi, nos problèmes ne seront non seulement jamais résolus, mais ils ne feront que s’aggraver avec le temps.

Nous devons chercher une solution durable à nos problèmes en acceptant une courte souffrance avec un choix conséquent et responsable, c'est-à-dire un choix orienté vers nos intérêts, vers l’intérêt collectif. Dans l’intérêt collectif, il y aura l’intérêt personnel de chacun qui sera garanti. Mais en se battant chacun pour son intérêt personnel, nous devenons tous esclaves des criminels et pilleurs de nos biens publics, à leurs profits personnels eux et leurs rejetons qu’ils mettent à l’abri quand nous et nos enfants, frères et sœurs, mourront pour qu’ils aient le pouvoir ou des privilèges.

Aujourd’hui, nous avons tous les atouts pour changer les choses à notre avantage, à l’avantage du peuple tout entier. Ce qui nous manque, c’est un leadership valable. Parce que nous ne choisissons pas notre leader pour ses exploits ou mérites, pas pour ses œuvres dans l’intérêt collectif, mais par opportunisme ou par parenté. Nous mettons en avant des gens que nous "aimons" par mépris d’autres. Par exemple, nous aimons et soutenons Elhadj Cellou uniquement en réaction à Alpha Condé qui nous hait, dit et montre qu’il déteste Cellou. A cause de cela, nous sommes prêts à mourir pour ce dernier, au lieu de soutenir ceux qui se battent et qui sont prêts à risquer leur vie pour nous.  Qu’il soit capable ou pas, nous nous accrochons à un leader parce qu’on veut ainsi manifester notre mépris pour un autre. Quelle absurdité ! C’est suicidaire et cela nous maintient durablement dans notre misère qui s’accentue.
Un peuple qui veut s’en sortir ne maintient pas un leader qui accumule des échecs avec la même stratégie et les mêmes fautes qu’il répète aux situations semblables. Un tel peuple n’a pas d’avenir !

Comme Obama l’a dit, on n’a pas besoin d’hommes puissants mais des institutions fortes. Donc évitons de personnaliser les choses. De nos jours, pour éviter l’usure ou garantir la démocratie et l’intérêt collectif, le leader doit changer avec le temps, même s’il est bon à plus forte raison que s’il ne fait qu’échouer. C’est la personnalisation du pouvoir ou le culte du chef qui nous conduit au recommencement perpétuel. Si nous laissons l’institution pour suivre un homme, quand il mourra, on va tout reprendre à zéro. Si Sékou Touré avait laissé des institutions fortes et correctement fonctionnelles, le PDG n’allait pas tout perdre et s’écrouler à sa mort. Le PUP n’allait pas connaitre le même sort à la mort de Lansana Conté. Le CNDD a disparu quand Dadis est parti. Si nous faisons de notre parti, le parti de Bah Oury ou le parti de Cellou Dalein Diallo, il connaitra le même sort que ces grands partis du passé. Nous devons donc faire attention et ne plus suivre n’importe qui, qui ne fait rien pour nous ni ne se bat réellement.

Par ailleurs, nous devons habituer nos leaders politiques à respecter les règles et à rendre compte ; depuis la base, c'est-à-dire dans le parti déjà si nous ne voulons pas rester éternellement dans l’opposition ou fabriquer des futurs dictateurs.

J’aurais deux conseils à donner aux Guinéens :

Le premier :
Aimons-nous et assurons nos intérêts en ne militant plus derrière quelqu’un parce qu’il est parent ou bien parce qu’il a un titre impressionnant ou des moyens ou encore parce qu’il faut choquer ainsi Alpha Condé. Mettons des gens valables, compétents et combattifs devant nous pour vaincre Alpha Condé ou tout autre dictateur qui voudrait prendre notre peuple en otage !

Le deuxième :
Ce dernier s’adresse aux intellectuels. On dit que 90% de nos concitoyens sont analphabètes. Je ne suis pas d’accord. Je dirais plutôt qu’il y a 5 à 10% d’analphabètes en Guinée. Parce que pour moi, l’analphabète, c’est quelqu’un qui ne sait ni lire ni écrire. Or, certains que l’on dit analphabètes chez nous savent écrire et lire l’arabe ou l’alphabet coranique. Ces derniers sont aussi instruits. Ils ne le sont pas seulement en français ou l’anglais. Ils se chargent de nous indiquer le chemin pour aller au paradis. Que ceux qui ont fait l’école française ou anglaise fassent de même en nous aidant à réussir à surmonter les défis de la vie ! Car, c’est quand tu réussis à assurer ta vie d’ici que tu pourrais faire des biens te permettant d’aller au paradis à l’au-delà. Celui qui échoue dans ce monde ici-bas n’a aucune chance d’avoir une bonne destination à l’au-delà.

De même que pour être imam il faut connaitre le Coran et la religion musulmane, pour être prêtre, il faut connaitre la Bible et la religion chrétienne, pour être leader politique, on doit absolument savoir faire la politique et les jeux qu’elle implique. On ne peut pas réussir en politique en se comportant en imam. La politique, c’est pour gagner ici. La religion, c’est de se résigner ou se priver ici dans l’espoir de gagner à l’au-delà. Les gens doivent faire attention à cela. Car, j’entends souvent des gens dire qu’il faut rester derrière une personne à tout prix, bien qu’elle soit visiblement incapable, parce qu’ils croient que c’est Dieu qui donnera le pouvoir.

Elhadj Cellou est incapable, mais lui et Sidiya Touré sont plus guinéens, plus humains, plus croyants et plus compétents qu’Alpha Condé qui est un criminel prouvé depuis qu’il était dans l’opposition. Pourquoi Dieu donnerait-il le pouvoir au cafre sur les croyants ? La vie est un combat, on récolte plutôt ce qu’on a semé. Pour établir l’Islam, même le Messager de Dieu a été obligé de se battre et gagner des batailles sur le terrain. Alpha Condé est Président parce qu’il s’en est fixé comme but et s’est battu pour cela. Soit les autres travaillaient pour lui soit ils attendaient et attendent qu’on leur donne le pouvoir.

Je désapprouve ceux qui préfèrent le parent incapable à un autre compatriote compétent pour une gestion de la chose publique. Tandis qu’on perd l’image et la crédibilité collective avec le premier, c’est avec le second que tout le monde peut tirer profit, soi-même et ses enfants y compris.

Si nous voulons réussir en Guinée, alors il faudrait qu’on accepte de faire ce qui se doit contre ce que nous souhaitons, soutenir celui qui est capable contre celui que nous aimons !

La force des instruits, point de vue coranique, est que l’on respecte ceux qui connaissent et on leur cède volontiers la place. Du côté des soi-disant intellectuels anglophones ou francophones c’est pratiquement le contraire. Les plus nuls sont ceux qui se gonflent des plus gros titres. Chacun se fait connaisseur de tout et tout le monde veut être devant. Il faut que ces intellectuels aussi apprennent à respecter le savoir et laisser le plus capable passer devant. C’est la condition pour la réussite collective.

Ma dernière remarque va aux miens, en particulier ceux de l’UFDG. Nous connaissons tous aujourd’hui ce qui prévaut en Guinée, aggravé ou créé et entretenu par le régime d’Alpha Condé. Si notre parti remporte des élections à Labé, Dalaba, Pita ou Mamou, nous ne devons pas nous venter ou nous féliciter de cela. Car, il s’agit là de notre fief. On n’aura donc fait que garder ce qu’on a, mais on n’a pas gagné. C’est quand on remporte des élections en Basse Côte, en Haute Guinée ou en Forêt par exemple qu’il faut s’en féliciter.

L’autre paradoxe, c’est que la direction de l’UFDG crie à la dictature et à des élections bâclées ou truquées en Guinée. Alors que la même direction de l’UFDG, en particulier le leader de notre parti lui-même qui est censé être futur Président, organise la même chose au sein de ses fédérations, en violation des statuts et en privilégiant et désignant certains contre d’autres qui sont élus mais qu’il dit ne pas reconnaitre ! Il est trop facile de critiquer les autres. Mais en critiquant l’autre, il faut prendre conscience de ses propres actes ! 

Un père de famille qui catégorise ses enfants en légitimes et illégitimes ne pourrait jamais les unir.

Les partis guinéens sont sur des bases ethniques. Ce qui fait que le RPG a son fief en Haute Guinée, l’UFR en Basse Côte, l’UFDG en Moyenne Guinée. Au Fouta, on a plusieurs hommes et leaders politiques. Nous devrions savoir qui fait la politique pour ses propres intérêts et qui se bat pour l’intérêt collectif et le vrai changement au pays. Dieu ne nous a pas dotés d’intelligence pour rien. Ce n’est pas parce qu’on a décidé de soutenir quelqu’un qu’il faut fermer les yeux sur ses carences et défauts qui peuvent nuire à nos objectifs. Sinon, la seule chose que nous allons tirer de la politique et de notre mobilisation, c’est des pertes de tout genre, mais jamais une victoire, comme la réalité le prouve d’ailleurs.

Je n’ai jamais entendu la direction de l’UFDG aller vers les militants pour les remercier ou pour leur rendre compte comme le veulent la règle démocratique et les textes régissant le parti. Nous devons nous battre et exiger que l’UFDG soit un parti qui fonctionne conformément aux textes qui le régissent. Il n’y a que cela qui peut épargner l’UFDG le sort des PDG, PUP et même NFD que Bah Oury avait averti en vain.

Si nous sommes prêts à sanctionner ceux qui rejoignent l’autre bord, on doit avoir l’honnêteté et le courage de sanctionner nos dirigeants qui s’entêtent dans la bêtise et par ce fait découragent et font fuir les militants et sympathisants du parti.

Au nom du Fouta, on veut que Cellou Dalein soit soutenu sans condition ni critique. Elhadj Cellou n’a jamais travaillé pour le Fouta. C’est tout le Fouta qui a travaillé et soutenu Elhadj Cellou. Il ne doit sa position d’aujourd’hui qu’aux enfants du Fouta. Donc c’est lui qui doit au Fouta et non le contraire.

On entend parfois certains dire à Conakry, le combat c’est ici et non à l’extérieur là-bas. Venez ici ! Mais, pourquoi donc viennent toujours nos leaders à l’extérieur pour que la situation se débloque là-bas au pays ? N’est-ce pas qu’Elhadj Cellou et ses collègues ont même laissé des blessés par balles et des corps regroupés de nos militants froidement tués à Conakry pour venir se réunir à Paris en juin 2013 ? On aurait eu plus à gagner s’ils avaient demandé au peuple de porter tous ces corps à la présidence, chez Alpha Condé pour demander des explications à ces crimes crapuleux. A quoi ont servi tous ces sacrifices que nos leaders nous avaient demandés ? Pour permettre au parti minoritaire RPG à avoir le parlement avec leur propre bénédiction ? Se rappellent-ils encore de nos victimes ?

Ils critiquent l’idée d’une opposition extra-parlementaire. Voyons !

Une fois au Parlement où ils ont librement accepté d’être minoritaires, donc toutes les décisions reviennent au parti d’Alpha Condé, nos leaders et leurs suites déclarent eux-mêmes, en répétant  les propos du pouvoir, que désormais le combat politique n’est pas dans la rue mais à l’Assemblée. Ainsi pour toutes les femmes et tous les hommes qui se battaient depuis des années au sein de l’UFDG et l’opposition, qu’Elhadj Cellou et ses amis ont trouvé dans le parti, dont certains ont fait des prison sous Conté quand les Cellou Dalein et Aliou Condé étaient au gouvernement, et qui n’ont pas eu le privilège d’être inscrits sur la liste des députés, la politique est finie quoi !?

Pour ces gens-là, notre combat à nous tous, c’était pour aider Elhadj Cellou et son clan au sein duquel certains qui ont aidé Alpha Condé pendant la transition, à avoir des sièges de députés ? N’est-ce pas là une trahison envers nous et toutes les victimes ?

Je demande aux gens de prendre conscience et se poser des questions sur l’attitude et les objectifs recherchés de nos leaders ! Si nous continuons à suivre ce genre de leaders, alors nous serons condamnés à fuir notre patrie ou périr.

Le choix d’un leader valable devient impératif pour nous si nous voulons nous en sortir. De la base au sommet, nous devons écarter les opportunistes, les menteurs, les peureux et les incompétents. Si nous voulons la démocratie et surtout si nous voulons conquérir le pouvoir, on est obligé d’appliquer ces règles. A l’opposition, on a besoin d’un parti politique qui trace des lignes rouges à ne pas franchir au pouvoir et non un parti qui sert à accompagner et à légitimer les actions du gouvernement moyennant quelques postes de serviteurs pour son leader et son clan.

On ne peut être uni dans le mensonge et la tromperie. C’est pourquoi notre parti connait de graves divergences aujourd’hui. Si on a sanctionné Bah Ousmane d’avoir trahi en rejoignant Dadis même après les crimes du 28 septembre 2009, on doit également juger Elhadj Cellou pour son attitude qui nous a causé trop de malheurs, a donné le pouvoir et a renforcé Alpha Condé et son parti en Guinée.

Un exemple typique des « deux poids, deux mesures » que nous entretenons en ce moment : nous détestons tous Bah Ousmane. Mais à bien observer, on constatera que c’est le Fouta qui travaille pour Elhadj Cellou alors que c’est Bah Ousmane qui travaille ou qui a travaillé pour le Fouta. Elhadj Cellou ministre pendant 11 ans du Président Lansana Conté jugé ami des Peuls n’a rien fait au Fouta ni pour le Fouta. C’est Bah Ousmane, ministre en trois ans d’Alpha Condé, le pire ennemi des Peuls, qui a réalisé des projets au Fouta. Au nom de quelle morale, de quelle justice allons-nous continuer à sanctionner Bah Ousmane et soutenir Cellou Dalein Diallo ? Je précise que je ne trouve pas une excuse à Bah Ousmane que je ne pardonnerai pas moi-même. Je ne vois seulement pas en quoi Cellou Dalein aurait plus de mérite que lui en Guinée ?

Je vous relate ici une histoire qui s’est produite au sein de notre parti et qui m’a fait réveiller. Dans les échanges officiels E-mail internes de l’UFDG, il y a eu des messages dans lesquels il a été écrit que c’est des groupuscules de Pita qui font de la pagaille au sein du parti. Il s’agissait des écrits du Bureau Exécutif du parti, coiffé par Elhadj Cellou lui-même. L’acte n’a été condamné par personne, ni les membres ni aucun responsable du parti.

Des propos « Des gens de Pita », « Des petits groupes de Pita » dans les courriers officiels du Bureau Exécutif ! Elhadj Cellou, le premier responsable du parti devrait dire « Stop, je ne voudrais plus entendre ou lire ce genre de propos dans ce parti !». Mais il n’a même pas désavoué l’acte ! Pourtant, tout Pita s’était mobilisée pour aller détruire chez Bah Ousmane parce que ce dernier ne s’est pas rallié à lui Cellou ! C’est Bah Oury qui m’a demandé d’intervenir auprès de tous ceux que je connais de Pita pour leur dire de ne jamais réagir à ces propos de nature à détruire l’unité de notre parti et celle du Fouta.

Autre remarque importante ! Lors des campagnes en 2010, Fodé Oussou avait affirmé que si Elhadj Cellou ne gagne pas la présidentielle, lui il va se retirer de la politique. Tout récemment, quand on lui a rappelé cela, il a répondu qu’effectivement, il continue de faire de la politique, parce qu’Elhadj Cellou avait bien gagné les élections en 2010. Pourquoi donc ont-ils laissé Alpha Condé qui avait prévenu ramener la Guinée là où le sanguinaire et anti-peul Sékou Touré l’a laissée devenir Président et continuer de nous martyriser ?

Pourquoi Cellou Dalein nous a-t-il trompés et trahis en "reconnaissant" sa défaite et la soi-disant victoire d’Alpha Condé en lui cédant le pouvoir ?

Quand ils sont coincés sur la question, Cellou et ses complices racontent qu’ils ont cédé pour éviter des massacres en Guinée. Depuis qu’Alpha Condé est au pouvoir, il y a eu une soixantaine de Peuls tués par balles, quelques 500 blessés par balles, des milliards de francs guinéens et autres biens partis en fumée, plus de 500 personnes massacrées et brûlées au feu en Forêt. Alpha Condé est plus fort, plus armé et plus déterminé à tuer aujourd’hui qu’en 2010. Les Cellou ont-ils préparé quoi face à cela pour nous promettre le pouvoir en 2015 ?

Les législatives de 2013 ont montré qu’Elhadj Cellou Dalein et ses amis ne comptent en réalité que sur la bienveillance du pouvoir et ce qu’Alpha Condé va leur accorder de bon gré.

Si même en gagnant dans les urnes, Cellou Dalein Diallo ne peut pas ou n’ose pas être Président ou faire valoir la victoire de son parti, pourquoi devons-nous encore le maintenir devant et faire de lui notre candidat à nouveau ? Pour qui finalement faisons-nous de la politique avec autant de souffrance ? Où est notre intelligence ?

Ma motivation dans cette sortie, c’est de dire aux jeunes du Fouta et du reste de la Guinée de ne plus rester derrière ma génération qui ne fait que mentir et trahir et ne servir que ses intérêts égoïstes. Ne suivez plus les mauvais adultes que nous sommes et qui ont conduit la Guinée dans cette situation où vous n’avez plus d’autre avenir que d’être torturés, mutilés et abattus comme des lapins à toutes les occasions. Ne suivez plus ces adultes qui font de vous des poulets à sacrifier quand il y a des postes à partager ! Prenez votre destin en main et trouvez-vous un leader valable qui peut changer la situation en 2015. Ne ratez pas ce rendez-vous en suivant des égoïstes, poltrons ou des traitres, sinon votre génération serait aussi perdue que la mienne qui ne trouve de consolation que dans l’exile ! 

C’est le message que votre parent, votre compatriote, connu sous le nom de

Américain Londres

a voulu vous faire parvenir à travers cette interview spéciale. Que Dieu vous bénisse dans votre combat ! Wassalam ! Avec mes remerciements à l’équipe de Guineepresse.Info !

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