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Guinée, l’UFDG-Cellou lance des « missiles téléguidés » contre Bah Oury

Date de publication:2014-04-18 11:49:58

2014-04-18 11:48:32

Il  est venu le temps de la venatio  clamosa, la grande clameur comme du temps des cathédrales, de la chasse à courre des royaumes historiques.

A cor et à cri. Les meutes de chasse seraient  déjà lâchées. Attention, cavaliers et vos dames, la grande vénerie peut commencer. Les équipages sont  sur leurs grands chevaux.  Vous lui ferez sa fête, c’est votre but, promis, juré sur les saintes faussetés. Alpha Condé attendra en rigolant.

Car il sait, Alpha le chevalier aux dix mille mensonges, Bayard du saut-de-buissons que ses amis non avoués, c’est  bien vous, preux chevaliers, accourant au grand galop sur vos blancs destriers pour le sauver, chaque fois qu’il a pied pris dans l'épaisse gadoue de ses affabulations.

Et pourtant, constatez la dérisoire, pitoyable  charge très prématurée d’un minus Petit  Don Quichotte  de la manche de la mendicité (contre les moulins à vents). Saluez donc  bien bas l’entrée en scène de l’inestimable El Ingenioso Chico Hidalgo Don Quixote du bras tendu.

Vous le connaissez, El Pequeno, le petit,  chevalier perdu à la  triste mine, aux avancées et retraits politiques incessants et équivoques,  la main à quatre-vingt-dix degrés depuis tellement longtemps qu'il a dû en faire une luxation fixée, mais qui a encore la témérité incroyable d’accuser à l’emporte-pièce  "certains" de vouloir faire ce qu'il fait tous les jours, en se débinant à la moindre alerte dans une retraite militaire courageusement élastique.

Si ce n’est déjà une toupie politique, c’est  au moins une navette de métier à tisser les mensonges.

Il prend donc la tangente après ses propos incendiaires, avec ses bottes de sept lieues dont personne ne peut assurer qu’elles n’ont pas été offertes par le « Président démocratiquement élu ». Il ne serait pas le seul, et suivra peut-être bien un certain docteur du parti Afia dans cette voie. Ne prévient-il pas déjà qu'il sera aveugle et sourd aux couteaux qu’il a fait aiguiser? Acceptons qu’il soit difficile de voir ou  d’entendre  en fuyant ventre à terre.

 Comprenez, chers compatriotes: notre héros l’affirme, non pas d’entrée, mais  de sortie  de jeu, il  sera insensible, sourd à toute réplique.

…Et le combat cessa, faute de combattants…

En fait, ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il l'était déjà. Et que cela ne risque pas de s'arranger pour le futur, le sien. Pour un homme qui passait son temps avec ses amis à "l'Hémicycle" de Conakry, son autre grande découverte, c’est une attitude très…honorable !

 Depuis hier, c’est donc la curée, comme une battue préparée longtemps à l’avance. Ils ont simplement oublié que le vrai combat, c’est contre celui qui détruit le pays, celui qui  leur signe complaisamment des chèques indispensables  à quelques Honorables dont les yeux brillent de lueurs de braises dans leur « hémicycle » de toutes les compromissions.

Oussou Fofana, à défaut d’être un homme de culture, est une personnalité de quelques connaissances, avec un parcours académique respectable.  Il est pharmacien. Mais il a bien le droit de jouer à l’idiot en essayant de nous fourguer la thèse brinquebalante  de Bah Oury responsable des errements de son équipe. Le tout est de savoir pourquoi un homme intelligent cherche coûte que coûte à paraitre infirme mental.

A force de vouloir singer le chef, on finit par remonter dans les arbres. Pour prouver notre proche parenté avec les bonobos (98% de chromosomes en commun) ?

Sékou Touré qui en savait un rayon, puisque c’était son métier en plus des tortures et assassinats, parlait  de « Cobri de l’escroquerie, le Cobri de l’infamie ». Ne cherchez pas trop à savoir à qui cela s’applique de nos jours, entre le pouvoir et ses « opposants » très discrets en d’autres circonstances.

L’argent n’aurait pas d’odeur, en tout cas pour certains.

A Conakry-sur-océan, c’est l’hallali car la pseudo-fatwa lancée par l’Ayatollah Mohamed  Ibn-Cellou Ben Egaré a produit son effet : sus au « traitre », au dénonciateur des messes basses du pouvoir et de ses amis cachés, celui qui a osé demander la démocratie pour tous, le droit pas seulement virtuel, l’arrêt des massacres et faux complots, le respect de la personne humaine.

 Il faut, le téméraire, qu’il reconnaisse son insondable tort de dénonciation de la politique du « J’accepte » du Bureau Politique National du futur Parti- Etat de la Celloucratie.

C’est une habitude solidement établie en Guinée : depuis 1958, vous êtes condamné avant d’être écouté ou interrogé. Les membres du  gouvernement  et son « opposition », tous élèves de Sékou  ne connaissent que les méthodes du PDG. C’est pourquoi ils ne pourront nous emmener qu’une démocratie-pipeau et un droit aussi troué qu’un gruyère qui entame son second quinquennat au fond d’une armoire oubliée.

Mais cette dernière chasse sonnera le requiem de leur échec.  Parce qu’ils vont couler corps et biens. Un conseil,  prenez une grosse goulée d’air, votre dernière, comme quelqu’un qui voudrait battre un record de plongée dans les abysses. N’oubliez surtout  pas qu’un corps plongé dans un liquide politique insondable, s’il n’en ressort pas au bout d’un certain temps d’élections truquées, peut être considéré comme définitivement perdu pour son Laamikè. Un peu comme vous d’ici 2015 avec les prochaines élections. Archimède vous l’aurait confirmé.

Reste  que ce qu’ils poussent loin pourrait n’être après tout que de simples bouchons de champagne, pour paraphraser le grand Petit. Comme un groupe de saltimbanques qui aurait raté sa représentation. Ils en ont l’habitude. Ils en sont à la troisième en matière d’échecs.

Non, il ne s’agit pas, il ne s’agit plus du jeu.

Ne demandez surtout pas  où seraient passées les bouteilles : dans les tchatalè des pseudo-marabouts. De la matière évidemment  pour les scribouillards des futures « Très Riches Heures du Duc des Bouilloires de Hörè fèllo  et voisinages ». Ou celui qui se croit. Je pense, donc je ne suis pas.

A quoi servent des militants et sympathisants fortement mobilisés si les dirigeants sont tout aussi fortement démobilisés , toujours?

Ne dites pas à rien : de chair à canon pour les dictatures. Mais comme Dieu veille,  les chasseurs  d’aujourd’hui  deviendront à leur tour des gibiers de demain, par la grâce du droit et la force de la démocratie.

« Quand on fait trop le grand, on paraît bien petit.  » (Destouches)
 

Thierno A DIALLO

NB: Aucun "papier officiel" ne vient pour le moment confirmer une certaine "suspension" largement publiée dans la presse. Ceux de l'UFDG ont dû pour une fois lire leurs statuts et comprendre que la "faute lourde" ne se situe pas où l'on croit.

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