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La méningite frappe encore en Haute-Guinée

Date de publication:2014-04-25 10:42:42

2014-04-25 10:40:09

Avec officiellement 17  morts la date du 24 Avril 2014 selon les services de l’Etat,  la méningite frappe de nouveau cette année, surtout dans la zone nord-est de  notre pays, qui appartient à  la classique « ceinture méningétique » de Lapeyronie, bande Transsahélienne qui va du Sénégal à la Somalie.

Pour bien comprendre cette pathologie qui se manifeste en même temps que l’épidémie Ebola cette année, quelques préalables, en allégeant les et expressions et termes médicaux autant que possible :

Définitions
La méningite est définie comme l’inflammation des méninges par la présence d’un germe pathogène.
-« ite » est le suffixe qui signifie inflammation, c’est une réaction de l’organisme qui se caractérise par un échauffement avec rougeur sur peau claire, un gonflement et la douleur.
C’est comme le cas d’un furoncle sur la peau, lorsque la pénétration d’un microbe entraine une réaction locale, que tout le monde connait, l’ayant eu au moins une fois.
-Les méninges sont les trois enveloppes du système nerveux central (cerveau et moelle épinière), de l’extérieur vers l’intérieur : la dure-mère, en contact avec les structures osseuses comme le crâne, l’Arachnoïde, intermédiaire et la pie-mère, au contact du tissu nerveux.
-Entre l’arachnoïde et la pie-mère circule le liquide céphalo-rachidien, qui joue le rôle d’amortisseur de protection pour le système nerveux.

Les causes
Ce sont les agents infectieux, bactéries et virus, parfois des champignons. Chez nous, la méningite due au méningocoque est endémique, conséquence de mauvaises politiques de santé. Elle se caractérise par des pics saisonniers, durant la saison sèche. Les méningocoques se transmettent par contact très proche  direct et prolongé avec les sécrétions naso-pharyngées.

Comment elle se manifeste
A-Un syndrome infectieux : fièvre (peut-être absente chez le jeune enfant, la personne âgée, les immunodéficients), maux de têtes (céphalées intenses), vomissements faciles, dits « en jets ».
B- Un syndrome méningé (irritation et inflammation des méninges) : raideur de la nuque (absente ou hypotonie chez le nouveau-né ou le très jeune âge),  convulsions, troubles du rythme de la respiration, obnubilation, parfois coma.
C-Des tâches cutanées extensives hémorragiques signent la gravité de la maladie, car le choc septique n’est pas loin. Il faut en urgence conduire le sujet à l’hôpital ou dans un centre de santé lorsqu’ils existent. Ou tout personnel de santé disponible.

Le Diagnostic
Se fonde, en zone d’endémie, sur les signes cliniques résumés précédemment. La ponction lombaire lorsqu’elle est réalisable montre un LCR (liquide céphalo-rachidien) d’aspect plus ou moins trouble, parfois purulent. Le germe est mis en évidence au laboratoire.

Le traitement
a-Préventif : régulièrement efficace, par le vaccin tétravalent, protecteur dès le 10ième jour après la vaccination. Depuis 2010 la Communauté Internationale et l’OMS ont engagé des campagnes vaccinales. Mais la politique sanitaire des autorités de notre pays est connue pour être laxiste ou je-m’en-foutiste lorsqu’il s’agit de personnes en dehors des cercles de famille du pouvoir en place.

b-Curatif :
-Chez les malades : Diagnostiqué à temps (problème du « désert médical » voulu par les autorités guinéennes), la méningite se soigne bien et relativement facilement par les antibiotiques.
-Pour les « sujets-contacts » et les enfants dans des collectivités, une antibioprophylaxie orale est mise en route. Egalement simple et efficace.

Thierno A DIALLO, médecin
Ancien Interne Service de Neurologie, CHU Fann, Dakar.

  2014-04-25 10:40:09

Avec officiellement 17 morts à la date du 24 Avril 2014 selon les services de l’Etat, la méningite frappe de nouveau cette année, surtout dans la zone nord-est de notre pays, qui appartient à  la classique « Ceinture méningitique » de Lapeyronie, bande Trans sahélienne qui va du Sénégal à la Somalie.

Pour bien comprendre cette pathologie qui se manifeste en même temps que l’épidémie Ebola cette année, quelques préalables, en allégeant les et expressions et termes médicaux autant que possible :

Définitions
La méningite est définie comme l’inflammation des méninges par réaction de l'organisme à la présence d’un agent pathogène.

-« ite » est le suffixe qui signifie inflammation, c’est une réaction de l’organisme qui se caractérise par un échauffement avec rougeur sur peau claire, un gonflement et de la douleur.
C’est comme le cas d’un furoncle sur la peau, lorsque la pénétration d’un microbe entraine une réaction locale, que tout le monde connait, l’ayant eu au moins une fois.

-Les méninges sont les trois enveloppes du système nerveux central (cerveau et moelle épinière), de l’extérieur vers l’intérieur : la dure-mère, en contact avec les structures osseuses comme le crâne, l’Arachnoïde, intermédiaire et la pie-mère, au contact du tissu nerveux.

-Entre l’arachnoïde et la pie-mère circule le liquide céphalo-rachidien, qui joue le rôle d’amortisseur de protection pour le système nerveux.

Les causes
Ce sont les agents infectieux, bactéries et virus, parfois des champignons. Chez nous, la méningite due au méningocoque est endémique, conséquence de mauvaises politiques de santé. Elle se caractérise par des pics saisonniers, durant la saison sèche. Les méningocoques se transmettent par contact très proche  direct et prolongé avec les sécrétions naso-pharyngées.

Comment elle se manifeste
A-Un syndrome infectieux : fièvre (peut-être absente chez le jeune enfant, la personne agée, les immunodéficients), maux de têtes (céphalées intenses), vomissements faciles, dits « en jets ».

B- Un syndrome méningé (irritation et inflammation des méninges) : raideur de la nuque (absente ou hypotonie chez le nouveau-né ou le très jeune âge),  convulsions, troubles du rythme de la respiration, obnubilation, parfois coma.

C-Des tâches cutanées extensives hémorragiques signent la gravité de la maladie, car le choc septique n’est pas loin. Il faut en urgence conduire le sujet à l’hôpital ou dans un centre de santé lorsqu’ils existent. Ou tout personnel de santé disponible.

Le Diagnostic
Se fonde, en zone d’endémie, sur les signes cliniques résumés précédemment. La ponction lombaire lorsqu’elle est réalisable montre un LCR (liquide céphalo-rachidien) d’aspect plus ou moins trouble, parfois purulent. Le germe est mis en évidence au laboratoire.

Le traitement
a-Préventif : régulièrement efficace, par le vaccin tétravalent, protecteur dès le 10ième jour après la vaccination. Depuis 2010 la Communauté Internationale et l’OMS ont engagé des campagnes vaccinales.( Mais la politique sanitaire des autorités de notre pays est connue pour être laxiste lorsqu’il s’agit de personnes en dehors des cercles de famille du pouvoir en place).

b-Curatif :
-Chez les malades : Diagnostiqué à temps (problème du « désert médical » voulu par les autorités guinéennes), la méningite se soigne bien et relativement facilement par les antibiotiques.
-Pour les « sujets-contacts » et les enfants dans des collectivités, une antibioprophylaxie est mise en route. Egalement efficace.

 

Thierno A DIALLO, médecin
Ancien Interne Service de Neurologie, CHU Fann, Dakar.

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