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Gestion d’Ebola : Suite à la démission du pouvoir et de l’opposition, faut-t-il faire confiance en Médecins Sans Frontières et autres

Date de publication:2014-04-26 21:47:12
  2014-04-26 21:42:11

Mon pays la Guinée va mal, très mal ! Bien que les défis et difficultés de la vie ne  soient uniques à la Guinée et aux Guinéens, le degré de souffrance ainsi que  l’absence de solution adéquate est une particularité Guinéenne. Malheureusement,  on est encore rappelé de cette réalité Guinéenne suite à l’apparition du virus  le plus mortel du monde parmi le peuple le moins compétent à lui faire face. En  Guinée, on préfère d’ailleurs céder aux rêves et superstitions plutôt que  d’affronter la réalité. Pas surprenant donc que beaucoup (voire même la  majorité !) de Guinéens ne croient toujours pas à l’existence d’Ebola et  préfèrent plutôt inventer ou savourer les nombreuses rumeurs ou superstitions  autour de la maladie.

 Par contre, il y a 8 ans de cela que j’ai suivi un film Américain sur le virus Ebola. Ce film qui s’appelle Outbreak fut tourné en 1995 au Congo Zaire et aux USA et montre la propagation du virus aux Etats-Unis à partir du Zaïre. Ce film marqua mon esprit à cause des mesures draconiennes prises par le gouvernement Américain afin de limiter la propagation du virus et la panique que cela crée. Il faudra 5 ans plus tard pour comprendre pourquoi de telles mesures étaient requises et nécessaires à travers un documentaire de la chaine de télévision Américaine CNN, produit par son Correspondant Médical en Chef Sanjay Gupta.

Dans ce documentaire sur le virus Ebola, Sanjay Gupta va dans la jungle Centre-Africaine ou il retrace les origines et les effets mortels de ce virus sur les villages et régions environnants dans les années 90. Avec des images réelles et des interviews de patients et professionnels de la santé, Sanjay Gupta dresse le profil d’un virus qui mérite bien sa réputation de « virus le plus mortel du monde. » Pourtant cette réalité semble échapper les dirigeants Guinéens qui continuent à improviser face à une menace nationale, voir mondiale.

Gouvernement : Ebola est là mais dormez, il n’y a rien à craindre !

Je trouve révoltant que le gouvernement Guinéen minimise Ebola. Le même jour où le ministre des Affaires Etrangères Guinéen Lounceny Fall déclarait au côté de son homologue Sud-Africain que le virus Ebola est  « sous-control », la chaine CNN a dépêché Sanjay Gupta à Conakry pour faire un reportage sur la situation sanitaire. Sanjay Gupta, ce docteur renommé dont le documentaire il y’a quelques années m’avait cultivé sur la nature du virus Ebola et son danger, revenait dans mon pays natal. Cette fois-ci, c’est comme si Sanjay Gupta s’adressait à moi en disant, « tu vois SE, il y’a 3 ans je t’ai averti et voilà maintenant Ebola est chez toi ! »  Egalement pour moi, le fait de voir CNN, qui mentionne très rarement la Guinée même durant les temps politiques les plus turbulents, dépêché cette fois-ci leur Correspondant Médical en Chef à Conakry, indiquait le danger que représente ce virus.

Malgré tout cela, le gouvernement Guinéen continue à minimiser cette épidémie en voulant nier la vérité afin de présenter une fausse image de la Guinée à l’extérieur, malgré les conséquences mortelles que cela entraine. On assiste donc aux falsifications des nombres de morts, de cas positifs, des guéris ou au silence tout simple. Et pourtant, le gouvernement doit des explications au peuple. C’est-à-dire, il doit justifier pourquoi la Guinée n’est pas dotée d’infrastructures sanitaires capables de gérer une telle épidémie. Ensuite, il faudrait aussi expliquer pourquoi le budget de la santé en Guinée est de 2,7% pendant que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande qu’au moins 15% du budget soit investi dans la santé. On peut aussi demander pourquoi le budget de Sékoutouréya, qui est de 100 000 Euros par jour, est plus important que celui de la santé des Guinéens. Il faudrait surtout que ce gouvernement justifie sa politique qui vise à construire des hôtels plutôt que des hôpitaux et donc de satisfaire les besoins des investisseurs étrangers plutôt que ceux des Guinéens. A défaut de venir volontairement devant le peuple pour s’expliquer, le gouvernement doit être obligé à faire ainsi. Ainsi, ce rôle revient aux représentants du peuple à l’Assemblée Nationale. Mais que constate-t-on ?

Opposition : féliciter ou critiquer le gouvernement ?

Cependant, si les Guinéens dans leur majorité sont partagés entre l’incrédulité et la résignation, les représentants du peuple ne sont pas mieux informés et, pire, ne jouent pas leurs rôles. D’ailleurs, on se rappelle encore que le chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo fut le premier à féliciter le gouvernement sur sa gestion de l’épidémie, notant surtout le fait que le gouvernement ait sollicité de l’aide internationale. Et pourtant cette sollicitation de l’aide internationale n’était qu’une fuite en avant pour le gouvernement Guinéen qui n’a pas tardé d’ailleurs à céder la gestion totale de l’épidémie à une ONG internationale qui est Médecins Sans Frontières (MSF). Dans l’ensemble, les représentants du peuple préfèrent se mettre à coté pour observer. En vrai téléspectateurs, ils brisent le silence de temps en temps pour applaudir et féliciter les vraies autorités qui sont MSF et OMS.

Cependant, ces jours passés, un représentant de l’UFR a indiqué que l’opposition compte saisir le ministre de la Santé pour s’expliquer sur sa gestion de l’épidémie. Tout en espérant que cette annonce soit une nouvelle prise de conscience des députés de leurs rôles,  je rappelle toutefois que ce sont les actions qui manquent en Guinée et non les déclarations des bonnes intentions.

Médecins Sans Frontières (MSF) : anges ou diables ?

Nul ne peut nier le rôle de l’ONG Médecins Sans Frontière (MSF) dans la gestion d’Ebola en Guinée. A Conakry comme à l’intérieur du pays, c’est MSF qui identifie qui est positif ou soupçonné d’être positif, et c’est elle qui s’occupe du traitement des malades (l’isolement, médication, désinfections). A vrai dire, aujourd’hui MSF peut accuser n’importe qui en Guinée d’avoir le virus ou d’avoir été exposé au virus et de demander par conséquent l’isolement de l’intéressé jusqu’à ce qu’on obtient une confirmation du laboratoire. Ceci est sans doute une grande responsabilité pour une simple ONG.

Puis que le gouvernement et l’opposition se rivalisent déjà dans les félicitations et louanges envers MSF et OMS, je vais donc différer en posant des questions visant à susciter un débat sain sur la sagesse de confier toute la gestion de cette épidémie à MSF, OMS et autres étrangers. Tout récemment, Guineeactu.info et autres medias en ligne ont d’ailleurs évoqué le manque d’association des médecins et experts Guinéens aux travaux de MSF et autres partenaires étrangers. Donc, pour le reste de ce papier, je vais expliquer pourquoi il n’est pas sage de confier la gestion de ce virus mortel aux partenaires internationaux sans associer les médecins et experts Guinéens. Pour y arriver, je vais utiliser des exemples ou cas impliquant MSF, OMS, ONU et autres partenaires internationaux ou ces derniers ont agi contre l’intérêt du peuple dont ils disent venir en aide.

Macenta

Le 4 Avril 2014, la population de Macenta se soulève contre les locaux de MSF. Ils accusent ces derniers d’être à l’origine du virus Ebola. Les villageois insistent d’ailleurs sur le fait qu’à chaque fois qu’un parent est isolé, c’est pour ne plus revenir et la mort survient rapidement une fois isolé. Beaucoup, y compris le gouvernement, ont vite  qualifié ces jeunes d’être des « manipulés,» ou des gens « naïfs » voir même des « ingrats » qui cherchent à chasser les « anges blancs » venus leur sauver du virus Ebola. Et pourtant, personne ne s’est demandé si la crainte de cette population est fondée. C’est pourquoi, je vais essayer de prendre le coté de cette population en citant quelques cas qui tendent à supporter leurs accusations contre MSF.

Pour plus d’infos : http://guineenews.org/2014/04/macenta-echaffourees-entre-la-population-et-les-humanitaires-du-msf/  

Un malade à Donka est privé de sa nourriture !

 Récemment, sur Guinéenews, la sœur d'un patient isolé à Donka révèle que son frère ne reçoit pas la nourriture qu'envoie la famille. Il faut rappeler que c’est MSF qui gère le centre d’isolements à Donka et le traitement des patients a l’intérieur. Pourquoi donc priver un malade, même condamner à mourir, sa nourriture ? Est-ce une façon de précipiter une mort inévitable afin de libérer l’espace pour d’autres et d’économiser les maigres ressources existantes?

Lorsque j’ai lu ça, je me suis rappelé de ce que disait Sanjay Gupta durant son reportage récent sur Ebola. Avant d’entrer dans la salle d’isolement a Donka, Sanjay Gupta a défendu les précautions et mesures sévères qu’il prenait en rentrant dans cette salle. Il souligne ainsi que bien qu’il n’est pas établi que le virus Ebola soit transmissible par voix aérosol, le risque de contamination est beaucoup plus élever à l’intérieur car ceux qui sont positifs laissent beaucoup de traces contaminées en suant, vomissant, ou en laissant d’autres liquides biologiques. Il est utile de rappeler ici que tous les patients isolés ne sont pas nécessairement positifs. Ceci explique d’ailleurs les multiples « miracles » impliquant des patients « guéris ». Sachant bien qu’il n’ya pas de traitements contre le virus Ebola, on peut donc dire que les guéris n’étaient jamais positifs mais étaient plutôt soupçonnés d’être positifs et ont été dangereusement exposé au virus dans leur salle d’isolement. Si on peut douter que MSF soit explicitement entrain d’accélérer la mort des patients d’Ebola, on ne peut quand même nier le fait qu’on n’isole pas les patients pour leurs biens mais plutôt pour le bien de nous autres qui ne sont pas isolés. 

Pour plus d’infos : http://guineenews.org/2014/04/fievre-hemorragique-un-malade-isole-a-donka-se-plaint-nous-ne-recevons-pas-le-manger-de-la-famille/

Haïti et Macenta : Quel lien entre Ebola et Cholera ?

Le prestigieux journal Américain New York Times révélait récemment que les Nations-Unies refusent toujours d’admettre la possibilité que leurs agents de paix déployés en Haïti puissent avoir importé la bactérie du choléra qui a causé des milliers de morts depuis 2010. Ceci, malgré le fait que la souche de bactérie identifiée en Haïti soit indigène au Népal qui est le pays d’origine de beaucoup de soldats de l’ONU déployés en Haïti. Au Népal, cette souche est fréquente et beaucoup de personnes ont développé la résistance. Les enquêtes menées par l’ONU et d’autres ont identifié le système d'assainissement défectueux a la caserne des soldats de l’ONU comme étant a l’origine des fuites qui ont contaminé une rivière utilisée par les Haïtiens pour boire et se laver.

Comme ça été le cas avec la population de Macenta, lorsque les Haïtiens ont protesté en 2010 et accusé l’ONU d’être a l’origine du choléra, on a tout de suite rejeté leur allégation comme non-fondée et due aux croyances irrationnels et pratiques superstitieux (Voodoo) de la population. Pourtant, aujourd’hui le temps leur donne raison. Il y a même des poursuites judiciaires engagées aux USA contre les Nations Unies.

L’exemple de l’Haïti ne montre-t-il pas l’importance d’écouter la voix des populations locales plutôt que de l’ignorer au profit d’une autre voix non-locale? A défaut, l’exemple Haïtien souligne la nécessité d’avoir une présence Guinéenne associée à toutes les prises de décisions de MSF ou OMS, chose qui n’est pas le cas actuellement en Guinée. 

Voir lien : http://www.nytimes.com/2014/04/20/world/americas/un-struggles-to-stem-haiti-cholera-epidemic.html?hp&_r=1

L’Origine du virus VIH vs EBOLA : Similitudes

Le VIH et Ebola sont deux virus qui partagent beaucoup de similitudes, y compris leur origine commune dans les forêts de l’Afrique Centrale, ou ils existaient longtemps parmi les animaux sauvages. Les premiers cas connus du VIH ont été signalé en Afrique Centrale en 1959. Deux ans plutôt, dans la même région, le célèbre Virologue Polonais-Américain Hilary Korfovski a commencé une campagne de vaccination impliquant plus d’un million de personnes entre 1957 et 1960. Ces essais cliniques utilisaient des vaccins contre la polio qui étaient développés et cultivés à partir des reins du singe.

Le SIV est un virus qui est pour les primates non-humains ce que le VIH est pour les humains. Malgré que le SIV ait existé parmi les primates non-humains pendant plus de 32 000 années, c’est seulement en 1985 que ce virus a été isolé et identifié. Si les scientifiques sont unanimes que le VIH provient du SIV et a été transmis à l’homme à partir des primates contaminés, beaucoup nient que le vaccin contre la polio soit à l’origine de cette transmission. Tout comme avec Ebola, les experts étrangers insistent que c’est la consommation de la viande contaminée, et non des vaccins contaminés, qui est à l’origine du VIH. Dans ce cas, comment se peut-t-il que, malgré la longue tradition locale de manger la viande du singe/chimpanzé (VIH) ou la chauve-souris (Ebola), c’est seulement dans l’histoire récente que ces virus infectent l’homme et causent des maladies ?

Egalement, il est important de noter que pour qu’un virus, adapté à une espèce particulière tel que le SIV, puisse infecter des membres d’une autre espèce telle que l’homme, il faut que ces nouvelles victimes aient un système immunitaire faible, moins capable de résister au virus envahissant. La population vaccinée par Korfovski comprenait beaucoup de nourrissons, âgés d’un mois ou moins, et dont les systèmes immunitaires sont moins développés et donc moins capables de résister au SIV. Une fois dans le sang de ces nourrissons, ce virus va non seulement survivre mais se reproduire en grand nombre pour contaminer d’autres. Finalement, il est reconnu par tous aujourd’hui que le virus SV-40 a été transmis à l’homme à travers le vaccin contre la polio. Pourquoi pas donc le SIV aussi?

Pour plus d’infos, voir : http://www.stopvivisection.info/spip.php?article64

http://www.uow.edu.au/~bmartin/dissent/documents/AIDS/

Le cas des infirmières Bulgares

En 1998, dans l’hôpital El-Fatih Children's Hôpital à Benghazi, Libye, plus de 400 enfants Libyens ont été délibérément infecté avec le VIH. Initialement, 23 personnels médicaux étrangers, dont la plupart Bulgares et 11 Libyens ont été accusé d’y participer et furent arrêtés.

Dans le report du gouvernement Libyen, il est indiqué que l’analyse génétique du virus montrait que le virus était d’une nouvelle souche et n’existait pas auparavant. Rejetant l’argument principal avancé par les experts médicaux étrangers, le comité de rapport libyen insiste que le grand nombre d’incidents, tous localisés dans le même hôpital, écarte l’hypothèse d’une infection accidentelle mais qu’il s’agissait plutôt d’un acte délibéré.

 Malgré les preuves contre les Bulgares et leur condamnation dans la plus haute Cour Libyenne, le 24 Juillet 2007, c’est le président Français Nicola Sarkozy même, accompagné de quelque parlementaires Européens, qui annonça l’obtention d’une extradition des prisonniers étrangers. Accompagné de la première dame Française et de haut parlementaires Européens, les prisonniers ont quitté la Libye dans un avion du gouvernement Français, retrouvant ainsi leur liberté.

Depuis lors, Saif Al Islam, l’enfant du guide Libyen  qui joua un grand rôle dans les négociations, a admis avoir cédé grâce aux efforts diplomatiques menés par les Etats-Unis, l’Union-Européenne, surtout la France et la Bulgarie. Il admet aussi avoir reçu des garanties de normalisation des relations bilatérales entre les pays signataires et la Libye ainsi que la signature de plusieurs contrats d’achat d’armes par la Libye.

La grande mobilisation de la communauté internationale pour soutenir des personnes inculpées de crimes horribles, avec des preuves crédibles, m’alarme sur les motivations des uns et des autres. Finalement, la vérité est la plus grande victime dans cet épisode car l’OMS ainsi que la plupart des experts internationaux ont soit pris le côté des Bulgares ou garder un silence coupable. Et pourtant, dans un report en 1999, l’Organisation Mondiale de la Santé admet avoir visité la clinique pendant que les Bulgares travaillaient et géraient l’hôpital. 

Pour plus d’infos, voir lien: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/affaire-des-infirmieres-bulgares-la-chronologie_465693.html

http://www.bulgaria-france.net/lybie/liberation.html

Conclusion

A présent, il est vrai que le Guinéen a tendance à faire confiance à un étranger plus qu’à son confrère Guinéen. On se rappelle encore qu’en Guinée, on a préféré chercher un Malien pour gérer les élections présidentielles de 2010 car les Guinéens ne se faisaient pas confiance. Cependant, qu’est-ce qui explique cette méfiance entre frères et sœurs? A mon avis, cette méfiance est due à l’échec collectif à créer une société vivable. Donc, comme un pauvre qui préfère demander de l’argent au riche, le Guinéen aussi préfère l’aide d’un étranger, surtout si cet étranger vient d’un pays plus développé, c’est-à-dire d’un pays autres que la Guinée !  Malheureusement, cette méfiance continue à nous affaiblir en nous condamnant dans la pauvreté et la désolation. En même temps, en ce moment de grande souffrance et pauvreté, on devient beaucoup plus vulnérable aux abus car on s’ouvre à tout le monde et accepte toute aide, y compris celui du diable. C’est pourquoi d’ailleurs quand on était enfant (faible et naïf), nos parents nous disaient toujours de refuser tout cadeau, tel qu’un bonbon, que nous donne un étranger afin d’éviter de confondre le poisson de l’ange au poison du diable. Malheureusement, cette fois-ci, nos parents (dirigeants et représentants) nous livrent eux-mêmes dans les mains de l’étranger.  

L’exemple du VIH est surtout intéressant vu les similitudes entre ce virus et l’Ebola. Vu notre niveau suffisamment bas en science, nous ne savons que ce que les partenaires/experts étrangers nous disent sur la nature et l’origine de ces virus. Malheureusement, comme l’exemple du VIH ou du choléra en Haïti nous montre, l’information que nous recevons des partenaires/experts étrangers est souvent filtrée et pas nécessairement correcte. C’est pourquoi nous devons avant tout apprendre à faire confiance en nous et notre capacité de changer notre destin. La résignation a gagné assez de terrain dans le cœur des Guinéens. C’est-à-dire, pour justifier notre échec, on trouve toujours des explications allant du naturel tel que « le Guinéen est naturellement mauvais, égoïste et méchant » au surnaturel tel que « C’est Dieu qui a punit la Guinée.» De telles mentalités sont néfastes car elles invoquent des problèmes aux origines naturels ou surnaturels. Par conséquence, au lieu de trouver des solutions adéquates aux problèmes que l’on a créé soit même, on s’attend à des solutions naturels ou surnaturels venant ailleurs. Et pourtant, rien qu’en priorisant l’éducation, le destin Guinéen changera dans le bon sens car l’éducation est le moteur du développement économique d’un pays.

Parfois j’arrive à penser qu’un NATIONALISME FORT pourrait nous unir et nous pousser à grandir pour abandonner nos tendances ethnocentriques qui continuent à nous distraire et à nous éloigner de l’essentiel tant recherché. Le nationalisme pourrait unir les Guinéens sous des symboles communs qui susciteraient leur fierté et honneur d’être Guinéen. Sous cette unité et fierté retrouvées, les Guinéens pourront accomplir un miracle économique, comparable ou mieux que celui de la Chine car comme on dit souvent : TOUT EST POSSIBLE, SI SEULEMENT TU Y CROIS !  On a certainement assez de richesses minières et énergétiques pour y arriver. Donc, mettons-nous au travail car le miracle c’est pour bientôt!

Souleymane Etienne

Connu sous le pseudo SE

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