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Pourquoi la Guinée est une famille !

Date de publication:2014-05-31 15:45:24

2014-05-31 15:42:10 

Vivre ensemble : la différence existe-t-elle pour  mieux collaborer ou collabore-t-on pour mieux exploiter nos différences
Lorsqu’on observe autour de soi, commencé par les petits atomes aux plus grandes plantes, la première des choses qu’on reconnaitra est l’interdépendance entre les différentes composantes qui vivent ensemble. Cette interdépendance est due au besoin de collaborer. Par exemple, les cellules du corps s’associent pour former les tissus, les tissus à leur tour forment les organes et multiple organes se joignent en système tel que le système nerveux. Toutes les cellules, tissus, organes et systèmes  du corps sont spécialisés ou différenciés dans le but de mieux collaborer.

D’abord, dès le début, les cellules vivant ensemble s’associent en se transformant en cellules du cerveau ou cellules du cœur et cette spécialisation se fait en fonction de la position initiale des cellules dans le corps et leur proximité de l’un a l’autre de sorte que les cellules qui se retrouvent dans la tête forment le cerveau. On voit donc que c’est la différence, c’est-à-dire la spécialisation, qui permet d’avoir une collaboration exceptionnelle parmi les différents composants du corps. Si on peut parler du cœur comme un organe ou une entité distincte du corps malgré qu’il est composé de millions de cellules diverses, c’est parce que toutes les cellules du cœur ont un même objectif et collaborent ensemble pour battre le cœur. De même, on peut considérer les Guinéens ou tout groupe appelé à collaborer ensemble pour atteindre un objectif comme une entité distincte, c’est-à-dire une famille.

En réalité, l’importance de la collaboration dans la création d’une famille ou entité ait aisément reconnu si l’on considère le fait que pour collaborer, il faut d’abord se comprendre et comprendre les autres. C’est-à-dire il faut pouvoir se définir par rapport aux autres, savoir ce qu’on peut apporter et ce qu’apportent les autres qui s’associent à nous. Puis ce que c’est l’existence d’un objectif commun qui détermine si l’on doit être une famille ou pas et que les Guinéens ont un objectif commun qui est de développer le pays, les Guinéens dans l’ensemble peuvent être considérer comme étant membres d’une même famille ou entité. Cependant, il manque de collaboration entre les Guinéens pour mieux renforcer ce sentiment que l’on appartient à une même famille.
    
La famille biologique : collaborer pour mieux reproduire
Pour beaucoup, la famille se limite aux parents et aux personnes liées à ceux-là. Cette définition bien qu’étant valide est néanmoins limitée et non-inclusive. Cependant, on peut inclure cette définition dans un plus grand contexte ou la famille est définie comme un groupe d’individus ayant un objectif commun et donc appelé à collaborer ensemble.

C’est quoi donc l’objectif d’une famille biologique ? L’objectif d’une famille biologique est le même que l’objectif de toutes créature vivantes : SURVIVRE ET SE REPRODUIRE ! L’objectif de chaque membre d’une famille est de laisser autant de copies de son gène que possible. Comme les enfants partagent 50% de l’ADN (gènes) de papa et maman, l’objectif des parents c’est d’avoir autant d’enfants que possible dans le but de maximiser le nombre de copies de leur propre ADN. De même, les frères et sœurs qui partagent 50% de leur ADN s’entraident dans le but de survivre et reproduire leur propre ADN qu’ils partagent. On voit donc qu’au-delà d’un simple lien familial, les parents et les enfants sont liés par un objectif commun qui est de s’assurer que leur propre ADN se multiplie et soi passé à la future génération.

Enfin, nulle part ailleurs est cette collaboration en famille plus visible et pratique que dans le monde des insectes, réputé être l’espèce dont les membres sont les plus supérieurs numériquement, c’est-à-dire les plus performants dans l’art de la reproduction.

Collaborer : secret de la réussite des insectes !
Les insectes sont souvent cités comme l’espèce qui a de plus réussi en tant que créatures. Ils ont réussi en s’associant  en famille sous un même objectif qui est de reproduire pour passer leur ADN. Pour mieux s’associer et collaborer, les insectes ont une société qui est divisée en 3 castes : les reines, les mâles, et les ouvriers. Dans chaque famille, il y a quelques femelles qui sont les reines et qui sont spécialisées à la reproduction. Le reste des femelles sont des ouvriers. Stériles, les ouvriers font les travaux laborieux nécessaires pour supporter la reine qui est leur sœur tandis que les males assistent dans la reproduction sexuelle. La reine est la plus nourrit et est reconnaissable par son gros corps et abdomen qui est dû aux multiples œufs qu’elle porte.

Aussi bizarre qu’il semble, les ouvriers bénéficient en supportant la reproduction de leur sœur aux dépens de leur propre reproduction. En considérant le degré de parenté entre les ouvriers et les enfants de la reine qu’elles aident à emmener au monde, on voit que leur aide n’est pas aussi altruiste qu’elle semble. Puisque chaque enfant né dans ce foyer à 12.5% de l’ADN de l’ouvrier, un grand nombre de neveux et nièces est avantageux à l’ouvrier. Ceci leur permet tout de même de laisser plusieurs copies de leur ADN bien qu’indirectement, c’est à dire sans reproduire soi-même. En conclusion, on voit que les insectes s’associent en une grande famille pour collaborer dans la poursuite de leur objectif commun qui est de supporter la reproduction et l’élevage des enfants.

USA : quel lien entre la collaboration et la démocratie ?
La démocratie, qui est un système de gouvernement ou chaque citoyen éligible selecte ses gouvernants, est une forme de collaboration. Dans une démocratie, tous les citoyens sont membres d’une même nation ou famille et ont l’opportunité de se présenter ou de supporter un autre citoyen qui représentera leurs intérêts. L’avantage de la famille démocratique, contrairement à la famille biologique, est qu’on peut choisir son père qui est censé représenter nos intérêts personnels et collectifs.

L’exemple des USA démontre bien ce point. Les premiers colons Européens qui se sont installés aux Etats-Unis ont vite reconnu l’importance de la coopération entre citoyens et gouvernants comme moyen de renforcer l’unité des citoyens et de gagner leur loyauté. Apres tout, les colons étaient dans un pays où tout était à construire (comme la Guinée aujourd’hui), d’où la nécessité de collaborer comme des membres d’une même famille. C’est pourquoi la démocratie a été adoptée aux USA depuis ces premières heures et continue à être la principale mode de gouvernance aux USA ou elle est devenue même une marque de l’identité Américaine. La démocratie continue à être un privilège qui n’existe que dans les pays développés, c’est-à-dire dans les pays ou la collaboration entre citoyens et gouvernants est maximisée. On voit donc que la démocratie, à travers son aspect collaboratif, rassemble les citoyens derrière un objectif commun qui est de défendre les valeurs démocratiques et la nation qui incarne cette démocratie.

Europe et Asie = comment collaborent t-ils ?
Sans surprise, toutes les grandes sociétés Occidentales et Orientales avaient des systèmes qui divisaient les citoyens en couches sociales dans le but de favoriser une collaboration complémentaire. En fait, dans ces systèmes, tels que les castes en Inde ou la féodalité en Europe, on attribuait la profession et hiérarchie sociale d’un individu sur la base du type de famille de l’individu.

Bien que de nos jours, ces systèmes n’existent plus,  le fait qu’il existe encore plusieurs noms de familles Anglo-Saxons tels que Steele (qui veut dire fer en anglais), Goldsmith (personne qui travaille avec l’Or), Blacksmith (forgeron), Cooper (tonnelier), indiquent que dans le passé, dans ces pays, le métier était attribué en fonction de la famille, le tout pour faciliter la collaboration entre les citoyens. Cette collaboration, à son tour, renforçait le lien entre les différentes familles car il existait une interdépendance entre eux, dû au fait qu’elles étaient chacune spécialisées dans un seul domaine ; d’où la nécessité de collaborer en famille. C’est pourquoi, on peut conclure que chaque génération représentait une sorte de famille car ayant un objectif commun qui est de répondre aux besoins de la société.

Collaborer : Le remède du Malade Guinée !
En Guinée, la complémentarité n’existe que dans la distribution distincte des richesses du pays. C’est-à-dire, avec quelques exagérations, on peut conclure que la bauxite est concentrée en Basse Guinée, les fleuves en Moyenne Guinée, l’or et le diamant en Haute Guinée et le Fer en Guinée Forestière. Malgré ceci, le peuple et ses dirigeants n’arrivent pas à s’entendre pour mieux collaborer depuis 1958. On n’arrive pas à collaborer en Guinée car on ne se comprend pas. Au lieu de se parler pour se connaitre, on préfère les généralisations et les stigmatisations. Si on peut reconnaitre au premier président Guinéen d’avoir su inspirer le peuple tout entier à s’unir pour réclamer l’Indépendance du pays, il a abandonné tout effort d’unir le peuple en une famille pour construire une meilleure société après l’indépendance.

Pour Sékou Touré, la dissension était une menace pour son pouvoir, sa pensée et vision pour le pays. Et pourtant, il y’avait assez de Guinéens talentueux dans divers domaines qui étaient prêt à contribuer au développement du pays. Pour éliminer toutes dissidences qu’il considère de menace à son pouvoir, Sékou Touré tue le message en éliminant le messager, privant le pays d’esprits capable de générer des idées novatrices nécessaires pour développer le pays, qualifié de scandale géographique. Depuis lors, on continue à rejeter toute la personne avec laquelle on diffère plutôt que de collaborer avec elle afin de se compléter.

Lorsqu’Alpha Condé est venu au pouvoir par exemple, il pouvait lancer un appel solennel aux Guinéens, y compris ses opposants dans le pays et dans la diaspora, pour venir travailler ensemble derrière un objectif commun, qui est de développer la Guinée. Malheureusement on assiste à une radicalisation des positions des uns et des autres ; ou le compromis est sacrifié au nom de l’ego personnel.

Malheureusement pour nous, ce refus de s’accepter dans la différence se manifeste dans les plus hautes sphères de l’état, des partis politiques, société civiles ou des organisations syndicales Guinéens. Partout en Guinée, on voit que le point de désaccord est souvent dû au clash d’un courant à un autre, ou au choc d’une idée à une autre ou d’un ego à un autre. Pour la plupart du temps, il existe très peu de débats ou discussions entre les différents groupes opposés pour mieux se comprendre. Et pourtant, on ne peut pas se comprendre si on ne se parle pas assez. A défaut de se comprendre, on ne peut pas s’entendre et s’associer pour collaborer. C’est pourquoi, c’est aux dirigeants politiques et membres de la société civile de montrer qu’ils peuvent non seulement s’entendre et s’assembler mais de rassembler aussi les Guinéens derrière un objectif commun, qui est de développer la Guinée.
 
Conclusion:
On peut dire que la Guinée est une famille, si l’on accepte que ces citoyens partagent un objectif commun qui est de construire une Guinée ou il fait mieux de vivre. L’amour de la patrie et la défense de ses intérêts doit être l’objectif commun qui unit les Guinéens en une famille. Malheureusement, cela n’est pas le cas en Guinée car beaucoup de Guinéens ont plus d’affinités et loyauté à leur ethnies et régions qu’à la patrie entière. La conséquence de ceci est que les Guinéens manquent d’unité et sont susceptibles aux manipulations et au repli identitaire.

Dans l’absence d’objectif et intérêt communs, les Guinéens ne peuvent pas se rassembler ensemble pour unir leurs efforts en quête d’un objectif commun. Et sans l’unité d’actions, les Guinéens n’arriveront pas à surmonter leurs défis. Et pourtant, les Guinéens pourraient s’inspirer de la nature en apprenant à s’associer ensemble pour collaborer. Chaque Guinéen est diffèrent de l’autre et chaque Guinéen a quelque chose à contribuer à la nation. Il faudra seulement unir les Guinéens sous les mêmes idéaux et ensuite les inviter à collaborer ensemble pour atteindre un objectif commun qui est de développer la Guinée.

Souleymane Etienne

Connu sous le pseudo SE

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