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La lutte contre la délinquance et la criminalité en Guinée

Date de publication:2014-06-05 14:37:50
  2014-06-05 14:35:15

La  lutte contre la délinquance et la criminalité en Guinée, nous pouvons le  faire ! On doit revenir aux fondamentaux et parmi, ces « fondamentaux »,  figure en première ligne la sécurité. Ismaël BAH

En tant que simple citoyen, mais aussi en tant que Président d’ONG, , j’attache à la sécurité de mes proches et à celle de mon pays une grande importance et même une claire priorité. La sécurité est bien la première des libertés, ou, en tout cas, une liberté fondamentale. Personne ne discute qu’en la matière, la responsabilité incombe d’abord à l’Etat. Mission régalienne, s’il en est.

Plusieurs cas de meurtre et  de violence récents, où la loi républicaine a été bafouée de manière inacceptable, expliquent ce retour en force de la question dans l’actualité politique. Comme je m’efforce de le faire le plus souvent possible, je voudrais m’exprimer sur le sujet avec mesure.

D’abord un constat qui, je le sais, ne convaincra personne: notre pays n’est pas à feu et à sang; quand on considère ce qui se passe dans d’autres pays Africains, dans des Etats économiquement et socialement comparables au  nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres. Il y a des régions et quartiers difficiles partout ailleurs en Afrique et en Amérique du Nord, en Europe également.

Deuxième constat, et ici je m’appuie sur mon expérience de mes fonctions à Paris: Malgréles promesses du Président de la République, des progrès indéniables n’ont pas été accomplis depuis son élection. On m’objectera qu’on ne peut pas faire tout en trois ans tout et son contraire. La  criminalité et de la délinquance, notamment ceux de la délinquance de voie publique, ont connu une forte augmentation. Et, fait plus significatif encore, le taux d’élucidation des affaires est inexistant, ce qui veut dire que, sous l’impulsion des responsables politiques, les services de police et la justice sont inefficaces.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce serait un déni de réalité que de le prétendre. Il y a bien, en Guinée, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer. les crimes et délits sont très nombreux, c’est toujours trop. L’équilibre, même dans les secteurs réputés paisibles, est fragile.

Alors, que faire?

Fusionner le Ministère de l’Administration du territoire et celui de la Sécurité, nommer un préfet de Police, créer une salle d’Information et de commandement pour mieux gérer et coordonnés la proactivité de la Police.  Toute la Gendarmerie  dans nos campagnes !

Voter des lois d’orientation portant sur la sécurité Intérieure et les durcir ? Ce peut être nécessaire. A condition que  ces lois ne soient pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient vraiment appliqués.

Je rappellerais volontiers, dans la foulée,   cette belle maxime de Montesquieu: « Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire. »

La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales.

De là à soutenir que les libertés publiques sont en danger en Guinée et qu’il n’y a pas d’Etat, il y a évidemment de la démesure.

 Je pense notamment à l’ouverture, voulue par l’ancien Président de la République Française Nicolas Sarkozy, des possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Désormais, un simple citoyen, à l’occasion d’un litige particulier, et sous certaines conditions, peut demander à la cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi qui ne lui a pas été déférée au moment de son vote. La procédure dite  QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a déjà eu des effets remarquables, notamment l’injonction faite au gouvernement de modifier les règles et les pratiques de la garde à vue dans notre pays.

Pour en revenir à la sécurité dans notre chère Guinée, des personnes et des biens, le plus important, si j’en juge toujours d’après mon expérience de Président d’ONG et de conseiller en sécurité Intérieure, c’est que la politique soit globale. Elle doit associer tous les acteurs concernés: la police, la justice, mais aussi les élus locaux, et le réseau des chefs de quartier dont le rôle est primordial en matière de prévention.

Dans cet esprit, le  maire intégré dans la cabine de pilotage de la prévention de la délinquance lui donne un rôle de chef d’orchestre fondé sur sa proximité avec les citoyens. En France,  C’est le maire qui préside le « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance »  (CLSPD) où se retrouvent tous les partenaires. C’est le dispositif que nous avons mis en place à Paris. On y fait du bon travail, du moins si je me réfère au cas Parisien.

La police, dans son rôle principalement dissuasif et répressif, a bien sûr une responsabilité tout à fait essentielle. Comment lui permettre de travailler le mieux possible? Je constate deux choses: d’abord l’importance de la chaîne de commandement, de Paris au terrain, et notamment de l’engagement des préfets et des directeurs départementaux de la sécurité publique. Disons le crûment: il y a des fonctionnaires plus efficaces que d’autres.

Ensuite le maillage territorial. Qu’on appelle cela police de proximité ou autrement pour éviter toute polémique, qu’on tire les leçons des expériences passées, plus ou moins réussies, j’en suis d’accord. Mais qu’on soit réaliste: la présence de policiers bien formés et bien encadrés sur le terrain, selon des formules diversifiées en fonction des situations elles-mêmes diverses est un moyen d’action incontournable.

Le Gouvernement actuel doit, pour lutter contre la délinquance et la criminalité doit mettre en place des UTEQ, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles sur tout le territoire. C’est ce que demande la population. C’est ce que la pratique recommande.

Moins d’idéologie, se décomplexer vis-à-vis de l’ethnocentrisme,  plus de pragmatisme, des moyens suffisants, une volonté politique nationale et locale forte, la mise en réseau des tous les partenaires concernés, y compris les présidents de CRD qui doivent s’engager dans la prévention… il n’y a certes pas de recette miracle, dans une société souvent portée à la violence,  mais il y a  des voies de progrès possibles. Assurer la sécurité des personnes et des biens pour garantir la paix et la sécurité, non seulement pour attirer des investisseurs, mais aussi pour favoriser une éclosion sociale dans la justice dans notre cher Pays.

Ismaël BAH, France


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  2014-06-05 14:35:15

La  lutte contre la délinquance et la criminalité en Guinée, nous pouvons le  faire ! On doit revenir aux fondamentaux et parmi, ces « fondamentaux »,  figure en première ligne la sécurité. Ismaël BAH

En tant que simple citoyen, mais aussi en tant que Président d’ONG, , j’attache à la sécurité de mes proches et à celle de mon pays une grande importance et même une claire priorité. La sécurité est bien la première des libertés, ou, en tout cas, une liberté fondamentale. Personne ne discute qu’en la matière, la responsabilité incombe d’abord à l’Etat. Mission régalienne, s’il en est.

Plusieurs cas de meurtre et  de violence récents, où la loi républicaine a été bafouée de manière inacceptable, expliquent ce retour en force de la question dans l’actualité politique. Comme je m’efforce de le faire le plus souvent possible, je voudrais m’exprimer sur le sujet avec mesure.

D’abord un constat qui, je le sais, ne convaincra personne: notre pays n’est pas à feu et à sang; quand on considère ce qui se passe dans d’autres pays Africains, dans des Etats économiquement et socialement comparables au  nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres. Il y a des régions et quartiers difficiles partout ailleurs en Afrique et en Amérique du Nord, en Europe également.

Deuxième constat, et ici je m’appuie sur mon expérience de mes fonctions à Paris: Malgréles promesses du Président de la République, des progrès indéniables n’ont pas été accomplis depuis son élection. On m’objectera qu’on ne peut pas faire tout en trois ans tout et son contraire. La  criminalité et de la délinquance, notamment ceux de la délinquance de voie publique, ont connu une forte augmentation. Et, fait plus significatif encore, le taux d’élucidation des affaires est inexistant, ce qui veut dire que, sous l’impulsion des responsables politiques, les services de police et la justice sont inefficaces.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce serait un déni de réalité que de le prétendre. Il y a bien, en Guinée, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer. les crimes et délits sont très nombreux, c’est toujours trop. L’équilibre, même dans les secteurs réputés paisibles, est fragile.

Alors, que faire?

Fusionner le Ministère de l’Administration du territoire et celui de la Sécurité, nommer un préfet de Police, créer une salle d’Information et de commandement pour mieux gérer et coordonnés la proactivité de la Police.  Toute la Gendarmerie  dans nos campagnes !

Voter des lois d’orientation portant sur la sécurité Intérieure et les durcir ? Ce peut être nécessaire. A condition que  ces lois ne soient pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient vraiment appliqués.

Je rappellerais volontiers, dans la foulée,   cette belle maxime de Montesquieu: « Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire. »

La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales.

De là à soutenir que les libertés publiques sont en danger en Guinée et qu’il n’y a pas d’Etat, il y a évidemment de la démesure.

 Je pense notamment à l’ouverture, voulue par l’ancien Président de la République Française Nicolas Sarkozy, des possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Désormais, un simple citoyen, à l’occasion d’un litige particulier, et sous certaines conditions, peut demander à la cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi qui ne lui a pas été déférée au moment de son vote. La procédure dite  QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a déjà eu des effets remarquables, notamment l’injonction faite au gouvernement de modifier les règles et les pratiques de la garde à vue dans notre pays.

Pour en revenir à la sécurité dans notre chère Guinée, des personnes et des biens, le plus important, si j’en juge toujours d’après mon expérience de Président d’ONG et de conseiller en sécurité Intérieure, c’est que la politique soit globale. Elle doit associer tous les acteurs concernés: la police, la justice, mais aussi les élus locaux, et le réseau des chefs de quartier dont le rôle est primordial en matière de prévention.

Dans cet esprit, le  maire intégré dans la cabine de pilotage de la prévention de la délinquance lui donne un rôle de chef d’orchestre fondé sur sa proximité avec les citoyens. En France,  C’est le maire qui préside le « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance »  (CLSPD) où se retrouvent tous les partenaires. C’est le dispositif que nous avons mis en place à Paris. On y fait du bon travail, du moins si je me réfère au cas Parisien.

La police, dans son rôle principalement dissuasif et répressif, a bien sûr une responsabilité tout à fait essentielle. Comment lui permettre de travailler le mieux possible? Je constate deux choses: d’abord l’importance de la chaîne de commandement, de Paris au terrain, et notamment de l’engagement des préfets et des directeurs départementaux de la sécurité publique. Disons le crûment: il y a des fonctionnaires plus efficaces que d’autres.

Ensuite le maillage territorial. Qu’on appelle cela police de proximité ou autrement pour éviter toute polémique, qu’on tire les leçons des expériences passées, plus ou moins réussies, j’en suis d’accord. Mais qu’on soit réaliste: la présence de policiers bien formés et bien encadrés sur le terrain, selon des formules diversifiées en fonction des situations elles-mêmes diverses est un moyen d’action incontournable.

Le Gouvernement actuel doit, pour lutter contre la délinquance et la criminalité doit mettre en place des UTEQ, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles sur tout le territoire. C’est ce que demande la population. C’est ce que la pratique recommande.

Moins d’idéologie, se décomplexer vis-à-vis de l’ethnocentrisme,  plus de pragmatisme, des moyens suffisants, une volonté politique nationale et locale forte, la mise en réseau des tous les partenaires concernés, y compris les présidents de CRD qui doivent s’engager dans la prévention… il n’y a certes pas de recette miracle, dans une société souvent portée à la violence,  mais il y a  des voies de progrès possibles. Assurer la sécurité des personnes et des biens pour garantir la paix et la sécurité, non seulement pour attirer des investisseurs, mais aussi pour favoriser une éclosion sociale dans la justice dans notre cher Pays.

Ismaël BAH, France

2014-06-05 14:37:50 Maama Doulla
  2014-06-05 14:35:15

La  lutte contre la délinquance et la criminalité en Guinée, nous pouvons le  faire ! On doit revenir aux fondamentaux et parmi, ces « fondamentaux »,  figure en première ligne la sécurité. Ismaël BAH

En tant que simple citoyen, mais aussi en tant que Président d’ONG, , j’attache à la sécurité de mes proches et à celle de mon pays une grande importance et même une claire priorité. La sécurité est bien la première des libertés, ou, en tout cas, une liberté fondamentale. Personne ne discute qu’en la matière, la responsabilité incombe d’abord à l’Etat. Mission régalienne, s’il en est.

Plusieurs cas de meurtre et  de violence récents, où la loi républicaine a été bafouée de manière inacceptable, expliquent ce retour en force de la question dans l’actualité politique. Comme je m’efforce de le faire le plus souvent possible, je voudrais m’exprimer sur le sujet avec mesure.

D’abord un constat qui, je le sais, ne convaincra personne: notre pays n’est pas à feu et à sang; quand on considère ce qui se passe dans d’autres pays Africains, dans des Etats économiquement et socialement comparables au  nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres. Il y a des régions et quartiers difficiles partout ailleurs en Afrique et en Amérique du Nord, en Europe également.

Deuxième constat, et ici je m’appuie sur mon expérience de mes fonctions à Paris: Malgréles promesses du Président de la République, des progrès indéniables n’ont pas été accomplis depuis son élection. On m’objectera qu’on ne peut pas faire tout en trois ans tout et son contraire. La  criminalité et de la délinquance, notamment ceux de la délinquance de voie publique, ont connu une forte augmentation. Et, fait plus significatif encore, le taux d’élucidation des affaires est inexistant, ce qui veut dire que, sous l’impulsion des responsables politiques, les services de police et la justice sont inefficaces.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce serait un déni de réalité que de le prétendre. Il y a bien, en Guinée, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer. les crimes et délits sont très nombreux, c’est toujours trop. L’équilibre, même dans les secteurs réputés paisibles, est fragile.

Alors, que faire?

Fusionner le Ministère de l’Administration du territoire et celui de la Sécurité, nommer un préfet de Police, créer une salle d’Information et de commandement pour mieux gérer et coordonnés la proactivité de la Police.  Toute la Gendarmerie  dans nos campagnes !

Voter des lois d’orientation portant sur la sécurité Intérieure et les durcir ? Ce peut être nécessaire. A condition que  ces lois ne soient pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient vraiment appliqués.

Je rappellerais volontiers, dans la foulée,   cette belle maxime de Montesquieu: « Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire. »

La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales.

De là à soutenir que les libertés publiques sont en danger en Guinée et qu’il n’y a pas d’Etat, il y a évidemment de la démesure.

 Je pense notamment à l’ouverture, voulue par l’ancien Président de la République Française Nicolas Sarkozy, des possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Désormais, un simple citoyen, à l’occasion d’un litige particulier, et sous certaines conditions, peut demander à la cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi qui ne lui a pas été déférée au moment de son vote. La procédure dite  QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a déjà eu des effets remarquables, notamment l’injonction faite au gouvernement de modifier les règles et les pratiques de la garde à vue dans notre pays.

Pour en revenir à la sécurité dans notre chère Guinée, des personnes et des biens, le plus important, si j’en juge toujours d’après mon expérience de Président d’ONG et de conseiller en sécurité Intérieure, c’est que la politique soit globale. Elle doit associer tous les acteurs concernés: la police, la justice, mais aussi les élus locaux, et le réseau des chefs de quartier dont le rôle est primordial en matière de prévention.

Dans cet esprit, le  maire intégré dans la cabine de pilotage de la prévention de la délinquance lui donne un rôle de chef d’orchestre fondé sur sa proximité avec les citoyens. En France,  C’est le maire qui préside le « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance »  (CLSPD) où se retrouvent tous les partenaires. C’est le dispositif que nous avons mis en place à Paris. On y fait du bon travail, du moins si je me réfère au cas Parisien.

La police, dans son rôle principalement dissuasif et répressif, a bien sûr une responsabilité tout à fait essentielle. Comment lui permettre de travailler le mieux possible? Je constate deux choses: d’abord l’importance de la chaîne de commandement, de Paris au terrain, et notamment de l’engagement des préfets et des directeurs départementaux de la sécurité publique. Disons le crûment: il y a des fonctionnaires plus efficaces que d’autres.

Ensuite le maillage territorial. Qu’on appelle cela police de proximité ou autrement pour éviter toute polémique, qu’on tire les leçons des expériences passées, plus ou moins réussies, j’en suis d’accord. Mais qu’on soit réaliste: la présence de policiers bien formés et bien encadrés sur le terrain, selon des formules diversifiées en fonction des situations elles-mêmes diverses est un moyen d’action incontournable.

Le Gouvernement actuel doit, pour lutter contre la délinquance et la criminalité doit mettre en place des UTEQ, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles sur tout le territoire. C’est ce que demande la population. C’est ce que la pratique recommande.

Moins d’idéologie, se décomplexer vis-à-vis de l’ethnocentrisme,  plus de pragmatisme, des moyens suffisants, une volonté politique nationale et locale forte, la mise en réseau des tous les partenaires concernés, y compris les présidents de CRD qui doivent s’engager dans la prévention… il n’y a certes pas de recette miracle, dans une société souvent portée à la violence,  mais il y a  des voies de progrès possibles. Assurer la sécurité des personnes et des biens pour garantir la paix et la sécurité, non seulement pour attirer des investisseurs, mais aussi pour favoriser une éclosion sociale dans la justice dans notre cher Pays.

Ismaël BAH, France

2014-06-05 14:37:50 fatoumatou
  2014-06-05 14:35:15

La  lutte contre la délinquance et la criminalité en Guinée, nous pouvons le  faire ! On doit revenir aux fondamentaux et parmi, ces « fondamentaux »,  figure en première ligne la sécurité. Ismaël BAH

En tant que simple citoyen, mais aussi en tant que Président d’ONG, , j’attache à la sécurité de mes proches et à celle de mon pays une grande importance et même une claire priorité. La sécurité est bien la première des libertés, ou, en tout cas, une liberté fondamentale. Personne ne discute qu’en la matière, la responsabilité incombe d’abord à l’Etat. Mission régalienne, s’il en est.

Plusieurs cas de meurtre et  de violence récents, où la loi républicaine a été bafouée de manière inacceptable, expliquent ce retour en force de la question dans l’actualité politique. Comme je m’efforce de le faire le plus souvent possible, je voudrais m’exprimer sur le sujet avec mesure.

D’abord un constat qui, je le sais, ne convaincra personne: notre pays n’est pas à feu et à sang; quand on considère ce qui se passe dans d’autres pays Africains, dans des Etats économiquement et socialement comparables au  nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres. Il y a des régions et quartiers difficiles partout ailleurs en Afrique et en Amérique du Nord, en Europe également.

Deuxième constat, et ici je m’appuie sur mon expérience de mes fonctions à Paris: Malgréles promesses du Président de la République, des progrès indéniables n’ont pas été accomplis depuis son élection. On m’objectera qu’on ne peut pas faire tout en trois ans tout et son contraire. La  criminalité et de la délinquance, notamment ceux de la délinquance de voie publique, ont connu une forte augmentation. Et, fait plus significatif encore, le taux d’élucidation des affaires est inexistant, ce qui veut dire que, sous l’impulsion des responsables politiques, les services de police et la justice sont inefficaces.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce serait un déni de réalité que de le prétendre. Il y a bien, en Guinée, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer. les crimes et délits sont très nombreux, c’est toujours trop. L’équilibre, même dans les secteurs réputés paisibles, est fragile.

Alors, que faire?

Fusionner le Ministère de l’Administration du territoire et celui de la Sécurité, nommer un préfet de Police, créer une salle d’Information et de commandement pour mieux gérer et coordonnés la proactivité de la Police.  Toute la Gendarmerie  dans nos campagnes !

Voter des lois d’orientation portant sur la sécurité Intérieure et les durcir ? Ce peut être nécessaire. A condition que  ces lois ne soient pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient vraiment appliqués.

Je rappellerais volontiers, dans la foulée,   cette belle maxime de Montesquieu: « Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire. »

La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales.

De là à soutenir que les libertés publiques sont en danger en Guinée et qu’il n’y a pas d’Etat, il y a évidemment de la démesure.

 Je pense notamment à l’ouverture, voulue par l’ancien Président de la République Française Nicolas Sarkozy, des possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Désormais, un simple citoyen, à l’occasion d’un litige particulier, et sous certaines conditions, peut demander à la cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi qui ne lui a pas été déférée au moment de son vote. La procédure dite  QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a déjà eu des effets remarquables, notamment l’injonction faite au gouvernement de modifier les règles et les pratiques de la garde à vue dans notre pays.

Pour en revenir à la sécurité dans notre chère Guinée, des personnes et des biens, le plus important, si j’en juge toujours d’après mon expérience de Président d’ONG et de conseiller en sécurité Intérieure, c’est que la politique soit globale. Elle doit associer tous les acteurs concernés: la police, la justice, mais aussi les élus locaux, et le réseau des chefs de quartier dont le rôle est primordial en matière de prévention.

Dans cet esprit, le  maire intégré dans la cabine de pilotage de la prévention de la délinquance lui donne un rôle de chef d’orchestre fondé sur sa proximité avec les citoyens. En France,  C’est le maire qui préside le « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance »  (CLSPD) où se retrouvent tous les partenaires. C’est le dispositif que nous avons mis en place à Paris. On y fait du bon travail, du moins si je me réfère au cas Parisien.

La police, dans son rôle principalement dissuasif et répressif, a bien sûr une responsabilité tout à fait essentielle. Comment lui permettre de travailler le mieux possible? Je constate deux choses: d’abord l’importance de la chaîne de commandement, de Paris au terrain, et notamment de l’engagement des préfets et des directeurs départementaux de la sécurité publique. Disons le crûment: il y a des fonctionnaires plus efficaces que d’autres.

Ensuite le maillage territorial. Qu’on appelle cela police de proximité ou autrement pour éviter toute polémique, qu’on tire les leçons des expériences passées, plus ou moins réussies, j’en suis d’accord. Mais qu’on soit réaliste: la présence de policiers bien formés et bien encadrés sur le terrain, selon des formules diversifiées en fonction des situations elles-mêmes diverses est un moyen d’action incontournable.

Le Gouvernement actuel doit, pour lutter contre la délinquance et la criminalité doit mettre en place des UTEQ, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles sur tout le territoire. C’est ce que demande la population. C’est ce que la pratique recommande.

Moins d’idéologie, se décomplexer vis-à-vis de l’ethnocentrisme,  plus de pragmatisme, des moyens suffisants, une volonté politique nationale et locale forte, la mise en réseau des tous les partenaires concernés, y compris les présidents de CRD qui doivent s’engager dans la prévention… il n’y a certes pas de recette miracle, dans une société souvent portée à la violence,  mais il y a  des voies de progrès possibles. Assurer la sécurité des personnes et des biens pour garantir la paix et la sécurité, non seulement pour attirer des investisseurs, mais aussi pour favoriser une éclosion sociale dans la justice dans notre cher Pays.

Ismaël BAH, France

2014-06-05 14:37:50 lamin Balde
  2014-06-05 14:35:15

La  lutte contre la délinquance et la criminalité en Guinée, nous pouvons le  faire ! On doit revenir aux fondamentaux et parmi, ces « fondamentaux »,  figure en première ligne la sécurité. Ismaël BAH

En tant que simple citoyen, mais aussi en tant que Président d’ONG, , j’attache à la sécurité de mes proches et à celle de mon pays une grande importance et même une claire priorité. La sécurité est bien la première des libertés, ou, en tout cas, une liberté fondamentale. Personne ne discute qu’en la matière, la responsabilité incombe d’abord à l’Etat. Mission régalienne, s’il en est.

Plusieurs cas de meurtre et  de violence récents, où la loi républicaine a été bafouée de manière inacceptable, expliquent ce retour en force de la question dans l’actualité politique. Comme je m’efforce de le faire le plus souvent possible, je voudrais m’exprimer sur le sujet avec mesure.

D’abord un constat qui, je le sais, ne convaincra personne: notre pays n’est pas à feu et à sang; quand on considère ce qui se passe dans d’autres pays Africains, dans des Etats économiquement et socialement comparables au  nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres. Il y a des régions et quartiers difficiles partout ailleurs en Afrique et en Amérique du Nord, en Europe également.

Deuxième constat, et ici je m’appuie sur mon expérience de mes fonctions à Paris: Malgréles promesses du Président de la République, des progrès indéniables n’ont pas été accomplis depuis son élection. On m’objectera qu’on ne peut pas faire tout en trois ans tout et son contraire. La  criminalité et de la délinquance, notamment ceux de la délinquance de voie publique, ont connu une forte augmentation. Et, fait plus significatif encore, le taux d’élucidation des affaires est inexistant, ce qui veut dire que, sous l’impulsion des responsables politiques, les services de police et la justice sont inefficaces.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce serait un déni de réalité que de le prétendre. Il y a bien, en Guinée, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer. les crimes et délits sont très nombreux, c’est toujours trop. L’équilibre, même dans les secteurs réputés paisibles, est fragile.

Alors, que faire?

Fusionner le Ministère de l’Administration du territoire et celui de la Sécurité, nommer un préfet de Police, créer une salle d’Information et de commandement pour mieux gérer et coordonnés la proactivité de la Police.  Toute la Gendarmerie  dans nos campagnes !

Voter des lois d’orientation portant sur la sécurité Intérieure et les durcir ? Ce peut être nécessaire. A condition que  ces lois ne soient pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient vraiment appliqués.

Je rappellerais volontiers, dans la foulée,   cette belle maxime de Montesquieu: « Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire. »

La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales.

De là à soutenir que les libertés publiques sont en danger en Guinée et qu’il n’y a pas d’Etat, il y a évidemment de la démesure.

 Je pense notamment à l’ouverture, voulue par l’ancien Président de la République Française Nicolas Sarkozy, des possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Désormais, un simple citoyen, à l’occasion d’un litige particulier, et sous certaines conditions, peut demander à la cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi qui ne lui a pas été déférée au moment de son vote. La procédure dite  QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a déjà eu des effets remarquables, notamment l’injonction faite au gouvernement de modifier les règles et les pratiques de la garde à vue dans notre pays.

Pour en revenir à la sécurité dans notre chère Guinée, des personnes et des biens, le plus important, si j’en juge toujours d’après mon expérience de Président d’ONG et de conseiller en sécurité Intérieure, c’est que la politique soit globale. Elle doit associer tous les acteurs concernés: la police, la justice, mais aussi les élus locaux, et le réseau des chefs de quartier dont le rôle est primordial en matière de prévention.

Dans cet esprit, le  maire intégré dans la cabine de pilotage de la prévention de la délinquance lui donne un rôle de chef d’orchestre fondé sur sa proximité avec les citoyens. En France,  C’est le maire qui préside le « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance »  (CLSPD) où se retrouvent tous les partenaires. C’est le dispositif que nous avons mis en place à Paris. On y fait du bon travail, du moins si je me réfère au cas Parisien.

La police, dans son rôle principalement dissuasif et répressif, a bien sûr une responsabilité tout à fait essentielle. Comment lui permettre de travailler le mieux possible? Je constate deux choses: d’abord l’importance de la chaîne de commandement, de Paris au terrain, et notamment de l’engagement des préfets et des directeurs départementaux de la sécurité publique. Disons le crûment: il y a des fonctionnaires plus efficaces que d’autres.

Ensuite le maillage territorial. Qu’on appelle cela police de proximité ou autrement pour éviter toute polémique, qu’on tire les leçons des expériences passées, plus ou moins réussies, j’en suis d’accord. Mais qu’on soit réaliste: la présence de policiers bien formés et bien encadrés sur le terrain, selon des formules diversifiées en fonction des situations elles-mêmes diverses est un moyen d’action incontournable.

Le Gouvernement actuel doit, pour lutter contre la délinquance et la criminalité doit mettre en place des UTEQ, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles sur tout le territoire. C’est ce que demande la population. C’est ce que la pratique recommande.

Moins d’idéologie, se décomplexer vis-à-vis de l’ethnocentrisme,  plus de pragmatisme, des moyens suffisants, une volonté politique nationale et locale forte, la mise en réseau des tous les partenaires concernés, y compris les présidents de CRD qui doivent s’engager dans la prévention… il n’y a certes pas de recette miracle, dans une société souvent portée à la violence,  mais il y a  des voies de progrès possibles. Assurer la sécurité des personnes et des biens pour garantir la paix et la sécurité, non seulement pour attirer des investisseurs, mais aussi pour favoriser une éclosion sociale dans la justice dans notre cher Pays.

Ismaël BAH, France

2014-06-05 14:37:50 un jeune guineen
  2014-06-05 14:35:15

La  lutte contre la délinquance et la criminalité en Guinée, nous pouvons le  faire ! On doit revenir aux fondamentaux et parmi, ces « fondamentaux »,  figure en première ligne la sécurité. Ismaël BAH

En tant que simple citoyen, mais aussi en tant que Président d’ONG, , j’attache à la sécurité de mes proches et à celle de mon pays une grande importance et même une claire priorité. La sécurité est bien la première des libertés, ou, en tout cas, une liberté fondamentale. Personne ne discute qu’en la matière, la responsabilité incombe d’abord à l’Etat. Mission régalienne, s’il en est.

Plusieurs cas de meurtre et  de violence récents, où la loi républicaine a été bafouée de manière inacceptable, expliquent ce retour en force de la question dans l’actualité politique. Comme je m’efforce de le faire le plus souvent possible, je voudrais m’exprimer sur le sujet avec mesure.

D’abord un constat qui, je le sais, ne convaincra personne: notre pays n’est pas à feu et à sang; quand on considère ce qui se passe dans d’autres pays Africains, dans des Etats économiquement et socialement comparables au  nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres. Il y a des régions et quartiers difficiles partout ailleurs en Afrique et en Amérique du Nord, en Europe également.

Deuxième constat, et ici je m’appuie sur mon expérience de mes fonctions à Paris: Malgréles promesses du Président de la République, des progrès indéniables n’ont pas été accomplis depuis son élection. On m’objectera qu’on ne peut pas faire tout en trois ans tout et son contraire. La  criminalité et de la délinquance, notamment ceux de la délinquance de voie publique, ont connu une forte augmentation. Et, fait plus significatif encore, le taux d’élucidation des affaires est inexistant, ce qui veut dire que, sous l’impulsion des responsables politiques, les services de police et la justice sont inefficaces.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce serait un déni de réalité que de le prétendre. Il y a bien, en Guinée, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer. les crimes et délits sont très nombreux, c’est toujours trop. L’équilibre, même dans les secteurs réputés paisibles, est fragile.

Alors, que faire?

Fusionner le Ministère de l’Administration du territoire et celui de la Sécurité, nommer un préfet de Police, créer une salle d’Information et de commandement pour mieux gérer et coordonnés la proactivité de la Police.  Toute la Gendarmerie  dans nos campagnes !

Voter des lois d’orientation portant sur la sécurité Intérieure et les durcir ? Ce peut être nécessaire. A condition que  ces lois ne soient pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient vraiment appliqués.

Je rappellerais volontiers, dans la foulée,   cette belle maxime de Montesquieu: « Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire. »

La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales.

De là à soutenir que les libertés publiques sont en danger en Guinée et qu’il n’y a pas d’Etat, il y a évidemment de la démesure.

 Je pense notamment à l’ouverture, voulue par l’ancien Président de la République Française Nicolas Sarkozy, des possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Désormais, un simple citoyen, à l’occasion d’un litige particulier, et sous certaines conditions, peut demander à la cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi qui ne lui a pas été déférée au moment de son vote. La procédure dite  QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a déjà eu des effets remarquables, notamment l’injonction faite au gouvernement de modifier les règles et les pratiques de la garde à vue dans notre pays.

Pour en revenir à la sécurité dans notre chère Guinée, des personnes et des biens, le plus important, si j’en juge toujours d’après mon expérience de Président d’ONG et de conseiller en sécurité Intérieure, c’est que la politique soit globale. Elle doit associer tous les acteurs concernés: la police, la justice, mais aussi les élus locaux, et le réseau des chefs de quartier dont le rôle est primordial en matière de prévention.

Dans cet esprit, le  maire intégré dans la cabine de pilotage de la prévention de la délinquance lui donne un rôle de chef d’orchestre fondé sur sa proximité avec les citoyens. En France,  C’est le maire qui préside le « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance »  (CLSPD) où se retrouvent tous les partenaires. C’est le dispositif que nous avons mis en place à Paris. On y fait du bon travail, du moins si je me réfère au cas Parisien.

La police, dans son rôle principalement dissuasif et répressif, a bien sûr une responsabilité tout à fait essentielle. Comment lui permettre de travailler le mieux possible? Je constate deux choses: d’abord l’importance de la chaîne de commandement, de Paris au terrain, et notamment de l’engagement des préfets et des directeurs départementaux de la sécurité publique. Disons le crûment: il y a des fonctionnaires plus efficaces que d’autres.

Ensuite le maillage territorial. Qu’on appelle cela police de proximité ou autrement pour éviter toute polémique, qu’on tire les leçons des expériences passées, plus ou moins réussies, j’en suis d’accord. Mais qu’on soit réaliste: la présence de policiers bien formés et bien encadrés sur le terrain, selon des formules diversifiées en fonction des situations elles-mêmes diverses est un moyen d’action incontournable.

Le Gouvernement actuel doit, pour lutter contre la délinquance et la criminalité doit mettre en place des UTEQ, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles sur tout le territoire. C’est ce que demande la population. C’est ce que la pratique recommande.

Moins d’idéologie, se décomplexer vis-à-vis de l’ethnocentrisme,  plus de pragmatisme, des moyens suffisants, une volonté politique nationale et locale forte, la mise en réseau des tous les partenaires concernés, y compris les présidents de CRD qui doivent s’engager dans la prévention… il n’y a certes pas de recette miracle, dans une société souvent portée à la violence,  mais il y a  des voies de progrès possibles. Assurer la sécurité des personnes et des biens pour garantir la paix et la sécurité, non seulement pour attirer des investisseurs, mais aussi pour favoriser une éclosion sociale dans la justice dans notre cher Pays.

Ismaël BAH, France

2014-06-05 14:37:50 Guinéen Avisé
  2014-06-05 14:35:15

La  lutte contre la délinquance et la criminalité en Guinée, nous pouvons le  faire ! On doit revenir aux fondamentaux et parmi, ces « fondamentaux »,  figure en première ligne la sécurité. Ismaël BAH

En tant que simple citoyen, mais aussi en tant que Président d’ONG, , j’attache à la sécurité de mes proches et à celle de mon pays une grande importance et même une claire priorité. La sécurité est bien la première des libertés, ou, en tout cas, une liberté fondamentale. Personne ne discute qu’en la matière, la responsabilité incombe d’abord à l’Etat. Mission régalienne, s’il en est.

Plusieurs cas de meurtre et  de violence récents, où la loi républicaine a été bafouée de manière inacceptable, expliquent ce retour en force de la question dans l’actualité politique. Comme je m’efforce de le faire le plus souvent possible, je voudrais m’exprimer sur le sujet avec mesure.

D’abord un constat qui, je le sais, ne convaincra personne: notre pays n’est pas à feu et à sang; quand on considère ce qui se passe dans d’autres pays Africains, dans des Etats économiquement et socialement comparables au  nôtre, on voit que nous ne faisons pas plus mal que les autres. Il y a des régions et quartiers difficiles partout ailleurs en Afrique et en Amérique du Nord, en Europe également.

Deuxième constat, et ici je m’appuie sur mon expérience de mes fonctions à Paris: Malgréles promesses du Président de la République, des progrès indéniables n’ont pas été accomplis depuis son élection. On m’objectera qu’on ne peut pas faire tout en trois ans tout et son contraire. La  criminalité et de la délinquance, notamment ceux de la délinquance de voie publique, ont connu une forte augmentation. Et, fait plus significatif encore, le taux d’élucidation des affaires est inexistant, ce qui veut dire que, sous l’impulsion des responsables politiques, les services de police et la justice sont inefficaces.

Est-ce à dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Ce serait un déni de réalité que de le prétendre. Il y a bien, en Guinée, des zones de non-droit où les lois sont bafouées et où la police hésite à pénétrer. les crimes et délits sont très nombreux, c’est toujours trop. L’équilibre, même dans les secteurs réputés paisibles, est fragile.

Alors, que faire?

Fusionner le Ministère de l’Administration du territoire et celui de la Sécurité, nommer un préfet de Police, créer une salle d’Information et de commandement pour mieux gérer et coordonnés la proactivité de la Police.  Toute la Gendarmerie  dans nos campagnes !

Voter des lois d’orientation portant sur la sécurité Intérieure et les durcir ? Ce peut être nécessaire. A condition que  ces lois ne soient pas de pure circonstance et surtout qu’elle soit applicable et appliquée dans la durée. Je ne suis pas sûr que ce soit toujours le cas. Souvent les textes en vigueur suffiraient, s’ils étaient vraiment appliqués.

Je rappellerais volontiers, dans la foulée,   cette belle maxime de Montesquieu: « Quand il n’est pas nécessaire de faire une loi, il est nécessaire de ne pas en faire. »

La priorité sécuritaire ne doit pas non plus conduire à des exagérations, peu compatibles avec nos valeurs fondamentales.

De là à soutenir que les libertés publiques sont en danger en Guinée et qu’il n’y a pas d’Etat, il y a évidemment de la démesure.

 Je pense notamment à l’ouverture, voulue par l’ancien Président de la République Française Nicolas Sarkozy, des possibilités de saisine du Conseil constitutionnel. Désormais, un simple citoyen, à l’occasion d’un litige particulier, et sous certaines conditions, peut demander à la cour suprême de se prononcer sur la constitutionnalité d’une loi qui ne lui a pas été déférée au moment de son vote. La procédure dite  QPC (question prioritaire de constitutionnalité) a déjà eu des effets remarquables, notamment l’injonction faite au gouvernement de modifier les règles et les pratiques de la garde à vue dans notre pays.

Pour en revenir à la sécurité dans notre chère Guinée, des personnes et des biens, le plus important, si j’en juge toujours d’après mon expérience de Président d’ONG et de conseiller en sécurité Intérieure, c’est que la politique soit globale. Elle doit associer tous les acteurs concernés: la police, la justice, mais aussi les élus locaux, et le réseau des chefs de quartier dont le rôle est primordial en matière de prévention.

Dans cet esprit, le  maire intégré dans la cabine de pilotage de la prévention de la délinquance lui donne un rôle de chef d’orchestre fondé sur sa proximité avec les citoyens. En France,  C’est le maire qui préside le « conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance »  (CLSPD) où se retrouvent tous les partenaires. C’est le dispositif que nous avons mis en place à Paris. On y fait du bon travail, du moins si je me réfère au cas Parisien.

La police, dans son rôle principalement dissuasif et répressif, a bien sûr une responsabilité tout à fait essentielle. Comment lui permettre de travailler le mieux possible? Je constate deux choses: d’abord l’importance de la chaîne de commandement, de Paris au terrain, et notamment de l’engagement des préfets et des directeurs départementaux de la sécurité publique. Disons le crûment: il y a des fonctionnaires plus efficaces que d’autres.

Ensuite le maillage territorial. Qu’on appelle cela police de proximité ou autrement pour éviter toute polémique, qu’on tire les leçons des expériences passées, plus ou moins réussies, j’en suis d’accord. Mais qu’on soit réaliste: la présence de policiers bien formés et bien encadrés sur le terrain, selon des formules diversifiées en fonction des situations elles-mêmes diverses est un moyen d’action incontournable.

Le Gouvernement actuel doit, pour lutter contre la délinquance et la criminalité doit mettre en place des UTEQ, ces unités territoriales de quartier qui doivent justement assurer une présence policière quotidienne dans les zones sensibles sur tout le territoire. C’est ce que demande la population. C’est ce que la pratique recommande.

Moins d’idéologie, se décomplexer vis-à-vis de l’ethnocentrisme,  plus de pragmatisme, des moyens suffisants, une volonté politique nationale et locale forte, la mise en réseau des tous les partenaires concernés, y compris les présidents de CRD qui doivent s’engager dans la prévention… il n’y a certes pas de recette miracle, dans une société souvent portée à la violence,  mais il y a  des voies de progrès possibles. Assurer la sécurité des personnes et des biens pour garantir la paix et la sécurité, non seulement pour attirer des investisseurs, mais aussi pour favoriser une éclosion sociale dans la justice dans notre cher Pays.

Ismaël BAH, France

2014-06-05 14:37:50 Ibrahim keita
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