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Un trop plein de fiel contre Pottal

Date de publication:2014-06-27 08:39:23
  2014-06-27 08:37:49

En  réaction à l’appel de Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalonpour assister Dr. Sow de l’OGDH, Mr. Ansoumane Camara s’est engagé dans une polémique avec certains intervenants du forumCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..Il est évident que Mr. Camara n’apas suivi les démarches pour soigner  Dr. Sow, pour savoir ce qui s'est réellement passé, avant de selancer dans des diatribes. Le manque d’assistance du gouvernement dont les membres évacuent à tout-va vers l’extérieur, agents criminels,  maitresses et familles pour échapper aux conditions misérables des hôpitaux guinéens, a été noté par beaucoup de monde (ceux qui gardent leur bon sens).

C’est ce que Pottal-Fii-Bhantal a dénoncé dans l’appel. Mr. Camara  conclut une de ses sorties en disant que «les guinéens ne sont pas aveugles». Mais son écrit prouve que lui il l’est. Ceux qui injurient ne font qu’amenuiser ce qui leur reste de raison. Ici je traite plus de la fausse perception sur Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalonqui pousse à ces injures que je ne réponds à Mr. Camara.

Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djalon devrait être une fierté et un exemple pour la nation. Si notre organisation s’est élargie, cela est dû au fait que notre combat est fondé sur des principes justes qui seront reconnus comme tels. A savoir que la démocratie en Afrique sera faite d’équilibres régionaux et sociaux, de la décentralisation et du partage du pouvoir. Ou elle ne sera pas. Si la Guinée guérit un jour de l’Ebola de l'ethnocentrisme que les régimes passés et présents ont inoculé au corps social, au nomde l’unité des criminels, l'histoire reconnaitra notre rôle. Nous avons élu volontairement de combattre l’ethno-fascisme comme première étape vers des objectifs ultimes qui n’ont rien d’ésotérique ou de destructeur comme on veut le laisser croire.

Ceux qui s’arrêtent aux connotations et aux apparences ainsi que ceux dont les esprits sont intoxiqués par les peurs et des maléfices qui les amènent à rejeter sur les guinéens les tares des gouvernants, nous accusent de diviser le pays. Parmi ces intoxiqués, il y a des peuls, si cela peut rassurer. Il y a des guinéens bien intentionnés qui partagent notre engagement qui nous invitent à changer le nom de notre organisation. Des fois ils se réjouissent de nos prises de positions mais déplorent que ce soit Pottal qui les produise. Il faut bien l’admettre. Les agents du parti-état et leurs héritiers ont  fait un travail remarquable dans la diabolisation du concept et de l’entité Fouta-Djalon. S’ils avaient utilisé la même énergie pour constituer une nation viable nous n’en serions pas là. L’exposé ci-après n’est pas pour guérir ces spasmes. Toutefois, un rappel sur le paradigme fondateur et les visées de Pottal s’impose pour éclairer notre démarche et contrer les calomnies.

L’histoire du Fouta-Djallon montre que l’usage de la loi est la seule garantie de la viabilité de toute communauté. Cette histoire est une source d’inspiration pour nous. C’est la nôtre; c’est aussi celle de la Guinée et de l’Afrique. Il est de notre devoir de la dépoussiérer et d’en tirer les leçons, le regard sur le présent navrant et vers le futur.La faillite de la Guinée est une autre source d’inspiration dont nous tirons les leçons aussi.Pour comprendre Pottal-Fii-Bhantal, il faut se situer à cette intersection. Dans une perspective de recherche de solution au chaos actuel. Entre ce qui fut un succès historique et ce qui est un échec évident. Pours’appuyer sur l’un afin de remédier à l’autre. Sinon ceux qui croient avoir tout compris continueront à avoir tout faux. Ils ne tireront pas partie de notre combat. Il se pourrait même que certains se fassent complices inconscients de la politique des ethno-fasciste en nous combattant ; inutilement.

Le Fouta-Djallon est le produit de l’évolutionde l’Afrique, des nécessités et des vicissitudes de l’histoire interne du continent. La Guinée, forgée de toutes pièces  par les accords entrefrançaiset anglais est un produitde la colonisation. La fondation sur le droit avec une constitution explique le fonctionnement et le rayonnement de l’empire du Fouta pendant environ 170 ans.Même si ces lois furent iniques à certains égards, peu de royaumes d’avant la colonisation avaient le niveau de gestion étatique de l’empire. Le Fouta-Djallon figure parmi les grands empires qui perdurèrent dans le temps avec des structures étatiques organisées. Il fut précédé de l’empire du Ghana, du Mandingue et des Déninanko. Plusieurs royaumes vassaux ou indépendants surgirent et déclinèrent dans les phases de désintégration ou de consolidation des grands empires.

Quant à la Guinée, c’est plutôt la faillite d’un projet de construction nationale. De quelque façon qu’on la tourne, cette faillite se ramène à l’embrigadement de la nation sous le joug d’un banditisme érigé en gouvernement. Ce banditisme charpenté sur une mafia sans vergogne fait feu de tout bois pour masquer ses méfaits. Mais c’est dans l’exploitation éhontée des aspirations de nos populations à la dignité pour tromper, voler et tuer en toute impunité pendant plus de 50 ans que cette mafia a fait le plus de torts.  Pour sauverce qui  reste de la Guinée deslugubres perspectivesqu’ouvre la succession de ces règnes catastrophiques, il est essentiel de revenir aux fondations historiques comme source d’inspiration et aux collectivités régionales comme ossature. A défaut, la crise institutionnelle de la Guinée risque d’être permanente et peut dégénérer en chaos.  Si les intellectuels guinéens continuent à jeter aux orties les acquis de leur histoire au profit d’un micro-nationalisme gangrené de tribalisme,basé surune économie anémiée de traite minièreavec une gestion opaque et un marché exigu d’import de pacotille, qu’ils ne s’étonnent pas de ne jamais sortir de l’ornière. La reconstruction des murs effondrés  de la nationdoit se faire sur les fondations du passéet passeulement sur l’héritage du colonialisme. Il y a urgence pour la rénovation conceptuelle de ces entités précoloniales.Etant donnée la position géographique de la Guinée et ses composantes culturelles, la recomposition interne des structures du pouvoir pourrait servir de base à l’intégration de l’Afrique de l’Ouest. Le premier pas consiste à ranimerdes concepts et des réalitésqui ont été meurtriset diabolisésà dessein par les psychopathes du Parti-Etat, les caudillos de villages, les fous en kaki et les faux-professeurs de droit dans le but d’embrigader les différentes nationalités dans leurs entreprises maléfiques, avec des doses quotidiennes dupoison de la division ethniqueet au nom d’une monumentale escroquerie qu’ils appellent effrontément, UNITE NATIONALE.

Tel est le background sur lequel Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon s’adosse. Les membres de l’organisation sont loin de l’image que la  propagande des affidés des régimes de Conakry veulent leur donner : extrémistes, aigris ou escrocs (dixit Mr. Camara).  Pottal est une organisation de femmes et d’hommes responsables. Ses fondateurs et membres ont été de tous les combats pour la justice en Guinée,y compris pour défendre Alpha Condé quand il était la victime. Pottal se donne pour mission d’intégrerles couches sociales et multi-ethniques du Fouta : des intellectuels, de la jeunesse, des femmes pour éduquer et diriger les énergies vers un développement local, fondation de toute nation viable. Ce travail s’accompagne d’une réflexionsur la révision des structures étatiques inadéquates héritées de la colonisation, pour une autonomie et une dynamisation des régions, un démantèlement graduel des frontières coloniales ainsi qu’une intégration de l’Afrique de l’Ouest. Ces objectifs sont à étaler sur plusieurs générations. Pour le court terme, Pottal a fait le choix stratégique de se battre contre l’impunité.L’objectif étant de faire du droit une réalité en Guinée, comme moyen de cure des blessures que la nation a endurées et seul soubassement viable de l’avenir. Cette mission est un privilège dont nous nous honorons et que nous prenons ausérieux. Nous l’accomplissons sous la bannière d’une organisation souveraine de citoyens libres.

C’est de bonne guerre si les nostalgiques du PDG et les tenants de la saloperie de l’ethno-fascisme nous attaquent. Ce fascisme est allergique à toute initiative citoyenne. Toute dissension est à combattre « de toutes les forces » comme l’affirme le sieur Camara. Cette disposition mentale maladive explique que la dénonciation des manquements du gouvernement par des guinéens et l’appel à l’aide d’un honorable citoyen déclenchent des réactions si hystériques. Le totalitarisme que l’on a du mal à extirper de la culture politique guinéenne veut que tout le monde parle le même langage de mensonges, chante le même FAMA, adore les chantres de la fiction et de la tricherie de l’uniformité nationale et du patriotisme forcené. Dans cet univers d’amours obligatoires, même le silence est condamnable. C’est de la trahison ; une œuvre des démons apatrides de la division. C’est avec cette psychose qu’on a muselé les guinéens. L’agitation de spectres de tout genre: socialisme, patriotisme, unité, liberté dans la pauvreté, dignité dans l’obscurité, progrès dans le mensonge, développement dans l’ignorance et autres imbécilités n’a servi qu’à masquer des crimes et à instiller des peurs que certains citoyens portent encore dans le ventre. L’anonymat qui garantit la liberté d’expression est un moyen pour les ethno-fascistes de déverser le trop plein de  leur fiel mariné dans l’ordre morbide du parti-état et de ramener le débat  sur le  terrain des insultes. Englués dans des phobies de leur fabrication et la mauvaise conscience des méfaits commis, ils ne réalisent pas que minuit est passé pour ce jeu éculé. Un autre jour s’est levé au milieu de la longue nuit de l’agonie pour dissiper leur idéologie de haine.

J’ai débattu avec moi-même sur la nécessité de répondre aux échanges sur le communiqué de notre organisation. J’ai lu les reproches qui ont été faits par des membres du forum à Mr. Camara pour son langage. J’ai voulu expliquer -même sommairement - ce que nous visons et qui nous sommes pour ne pas laisser libre cours aux calomniateurs. Ils ont décrété être les seuls autorisés à tout dire,ils se sont arrogés le label de patriotes et  de la souveraineté de la nation en faillite dans une bien triste imposture. Aussi, il y a le fol et menu espoir de toute communication, d’atteindre par le mystère des mots, les résidus de décence des plusréfractaires à la raison.

Ourouro Bah

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