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Les prisonniers politiques d’Alpha Condé, « oubliés » du pouvoir et de l’opposition

Date de publication:2014-07-06 10:20:11

2014-07-06 10:17:46

C’est une réalité indéniable mais un sujet tabou que les prisonniers politiques n’ont jamais été « démocratiquement » aussi nombreux dans notre pays que depuis la prise du pouvoir par le « Pr » alpha Condé. Personne ne peut donner aujourd’hui une statistique exhaustive du nombre de prisonniers politiques. Comme sous le PDG, le RPG cache soigneusement ces chiffres, pour ne pas être redevable un jour de vies qu’il méprise, comme l’étendue de la répression et le nombre approximatif des victimes de Pol Pot ou des Nazis n’ont été connus qu’après la chute de ces régimes.

En Guinée c'est donc une politique ethnique mûrement réfléchie et où les faits ne doivent rien au hasard.

Aujourd’hui au pouvoir se trouvent les mêmes négationnistes des crimes de Sékou Touré, responsable d'au moins 50.000 morts à Boiro et ailleurs, dont le député Damaro Camara, chef du groupe parlementaire du parti RPG. L’homme, comme beaucoup d’autres criminels en fonction sous la « démocratie Angbansanlé » du « Pr »,  déclare sans sourciller, au sujet du « dialogue politique » en cours entre pouvoir et opposition :

« Tout s'est passé dans un climat de convivialité. On s'adressait des boutades. Il n'y a que des Sanankous (1) dedans en fin de compte. Nous sommes des guinéens. Tout le monde est conscient que le tissu est très fragile et que chacun doit donner un peu de soi pour faire avancer ce pays »

Vous aurez compris : tant que ce sont des peulhs qui sont arrêtés et embastillés, violentés, des femmes peulhes violées comme au Stade du 28 septembre, les assassins jamais recherchés, nous restons des « frères ». Les membres de l’opposition donneront des tapes amicales sur les dos de ceux-là même qui font « disparaitre » leurs militants et pleurer leurs familles. Ne sommes-nous-pas entre « Sanakous » ?

Ce qui frappe en Guinée, c’est le grand écart entre le discours perpétuellement lénifiant et « démocratique et respectueux du droit » du pouvoir » et la terrible réalité de déni quotidien, de crimes en tous genres, de non-respect des droits élémentaires du citoyen depuis la venue au pouvoir d’alpha Condé. Pour la « Communauté Internationale », le respect de la forme suffit.

Cherchant une définition de l’expression « prisonnier politique », nous en avons trouvé une, qui s’appliquait à l’origine à une grande puissance, à partir de laquelle nous n’avons eu qu’à changer quelques termes pour retrouver exactement la situation guinéenne.

Sujet tabou par excellence dans le pays qui se profile comme le défenseur de la démocratie et de la liberté, l'existence de prisonniers politiques (en Guinée) est pourtant une réalité. Le traitement statistique de ce phénomène est complexe étant donné que les prisonniers politiques sont généralement condamnés pour faits de droit commun (notamment le trafic d'armes et de drogue) ou pour "terrorisme". Si l'on ajoute à ce problème le fait que, officiellement, il n'existerait pas de prisonniers politiques (en Guinée), il en résulte que leur nombre est probablement considérablement sous-estimé. Source

Chez nous les raisons sont diverses, même une simple marche pour protester contre la politique ethnique en cours dans le pays suffit.

Dans la Guinée « démocratique »  un jeune qui sort pour recevoir un leader politique « d’une certaine communauté », entendez les Peulhs, est proprement égorgé par la milice ethnique du pouvoir sous les yeux de son « leader », sans conséquences. Cas de Zakariaou et de beaucoup d’autres. Depuis deux ans aucun assassin n’est arrêté et ne le sera probablement jamais sous le régime d’Alpha Condé. Les tueurs extrémistes malinkés ont tous les droits.

Les dénoncer est un grave crime politique. Les seuls dirigeants politiques qui ont dénoncé ces faits se comptent sur les doigts d’une seule main. Le leader de l’UFDG n’en fait évidemment pas partie.

Un adolescent de 15 ans, Kindy Barry, est enfermé sans jugement depuis un mois dans la prison pour adultes de Conakry. Son crime est d’avoir eu une caricature du chef de l’état dans son smartphone.

Pour juger de l’extrême dépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l’Exécutif, Il suffit de réécouter les « charges » portées par le procureur William Fernandez contre les accusés de tentative de coup d’Etat du premier « complot » d’ Alpha Condé. La bibliothèque YouTube vous est grandement ouverte.

Le même Fernandez, ci-devant narcotrafiquant qui avait reconnu avoir été un pion de ce commerce ignoble, publiquement, devant les caméras de la télévision guinéenne, a depuis été récompensé par Alpha Condé en devenant le chef du Conseil Supérieur de la magistrature guinéenne.

Pas besoin d’être grand clerc pour prédire ce que cela donnera.

Les prisonniers politiques sous  Alpha Condé sont nombreux, et constitués essentiellement de peulhs. Ni l’opposition, ni le pouvoir n’en parlent.

« Au moment où l’on annonce la fin de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’opposition guinéenne fait savoir qu’elle retourne au Parlement. L’argument fourni par Aboubacar Sylla, son porte-parole, est que l’opposition et le pouvoir ont pu s’entendre sur l’ordre du jour du dialogue politique qui doit démarrer :

1- Choix de l'opérateur technique pour réviser le fichier.
2-  Organisation des élections communales : la correction des anomalies et le chronogramme électoral.
3- La neutralité de l'administration et le libre accès des médias
4- La poursuite des présumés auteurs des violences politiques et l'indemnisation des victimes
5- La mise en place du comité de veille.
 
Ainsi, le simple fait d’établir un ordre du jour suffit à nos anciens ministres opposants pour lâcher prise. »  Guineepresse

-Remarquez que la libération des prisonniers politiques n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Parcourez  le site officiel de l’UFDG : nulle trace, aucun article sur les prisonniers politiques, essentiellement ses militants arrêtés pour cause  de manifestations, à l’appel de ce parti. Si les nouveaux adhérents, la création de nouveaux bureaux sont en première page, avec les déplacements du « leader » et ses rencontres avec les « personnalités » jusqu’en Chine, ceux qui croupissent en prison ne méritent même pas un entrefilet. Jamais. Le parti, et ce n’est même pas certain, se contenterait de leur apporter une « aide humanitaire » dite « discrète et suffisante ».

Si les appels et menaces de marches pour les élections sont fréquents, au point de ne plus intéresser personne, il n'y a jamais eu d'appel à marcher pour la libération des prisonniers.
On aimerait dire, « avis aux nouveaux militants enthousiastes (c’est très bien), futurs victimes du pouvoir, futurs oubliés dans les geôles du RPG » ou dans les hôpitaux insalubres en manque de tout.

Ce qui intéresse l’opposition UFDG et tous ses dirigeants sans exception, ce sont les prochaines élections.

Abdou B.
(1)Cousinage à plaisanterie, propre à l’Afrique de l’Ouest, souvent basé sur les noms de famille (Bah et Camara par exemple) ou l’appartenance ethnique (comme entre Peulhs et Sérères), un peu comme les piques humoristiques acceptées entre Belges et français.


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2014-07-06 10:17:46

C’est une réalité indéniable mais un sujet tabou que les prisonniers politiques n’ont jamais été « démocratiquement » aussi nombreux dans notre pays que depuis la prise du pouvoir par le « Pr » alpha Condé. Personne ne peut donner aujourd’hui une statistique exhaustive du nombre de prisonniers politiques. Comme sous le PDG, le RPG cache soigneusement ces chiffres, pour ne pas être redevable un jour de vies qu’il méprise, comme l’étendue de la répression et le nombre approximatif des victimes de Pol Pot ou des Nazis n’ont été connus qu’après la chute de ces régimes.

En Guinée c'est donc une politique ethnique mûrement réfléchie et où les faits ne doivent rien au hasard.

Aujourd’hui au pouvoir se trouvent les mêmes négationnistes des crimes de Sékou Touré, responsable d'au moins 50.000 morts à Boiro et ailleurs, dont le député Damaro Camara, chef du groupe parlementaire du parti RPG. L’homme, comme beaucoup d’autres criminels en fonction sous la « démocratie Angbansanlé » du « Pr »,  déclare sans sourciller, au sujet du « dialogue politique » en cours entre pouvoir et opposition :

« Tout s'est passé dans un climat de convivialité. On s'adressait des boutades. Il n'y a que des Sanankous (1) dedans en fin de compte. Nous sommes des guinéens. Tout le monde est conscient que le tissu est très fragile et que chacun doit donner un peu de soi pour faire avancer ce pays »

Vous aurez compris : tant que ce sont des peulhs qui sont arrêtés et embastillés, violentés, des femmes peulhes violées comme au Stade du 28 septembre, les assassins jamais recherchés, nous restons des « frères ». Les membres de l’opposition donneront des tapes amicales sur les dos de ceux-là même qui font « disparaitre » leurs militants et pleurer leurs familles. Ne sommes-nous-pas entre « Sanakous » ?

Ce qui frappe en Guinée, c’est le grand écart entre le discours perpétuellement lénifiant et « démocratique et respectueux du droit » du pouvoir » et la terrible réalité de déni quotidien, de crimes en tous genres, de non-respect des droits élémentaires du citoyen depuis la venue au pouvoir d’alpha Condé. Pour la « Communauté Internationale », le respect de la forme suffit.

Cherchant une définition de l’expression « prisonnier politique », nous en avons trouvé une, qui s’appliquait à l’origine à une grande puissance, à partir de laquelle nous n’avons eu qu’à changer quelques termes pour retrouver exactement la situation guinéenne.

Sujet tabou par excellence dans le pays qui se profile comme le défenseur de la démocratie et de la liberté, l'existence de prisonniers politiques (en Guinée) est pourtant une réalité. Le traitement statistique de ce phénomène est complexe étant donné que les prisonniers politiques sont généralement condamnés pour faits de droit commun (notamment le trafic d'armes et de drogue) ou pour "terrorisme". Si l'on ajoute à ce problème le fait que, officiellement, il n'existerait pas de prisonniers politiques (en Guinée), il en résulte que leur nombre est probablement considérablement sous-estimé. Source

Chez nous les raisons sont diverses, même une simple marche pour protester contre la politique ethnique en cours dans le pays suffit.

Dans la Guinée « démocratique »  un jeune qui sort pour recevoir un leader politique « d’une certaine communauté », entendez les Peulhs, est proprement égorgé par la milice ethnique du pouvoir sous les yeux de son « leader », sans conséquences. Cas de Zakariaou et de beaucoup d’autres. Depuis deux ans aucun assassin n’est arrêté et ne le sera probablement jamais sous le régime d’Alpha Condé. Les tueurs extrémistes malinkés ont tous les droits.

Les dénoncer est un grave crime politique. Les seuls dirigeants politiques qui ont dénoncé ces faits se comptent sur les doigts d’une seule main. Le leader de l’UFDG n’en fait évidemment pas partie.

Un adolescent de 15 ans, Kindy Barry, est enfermé sans jugement depuis un mois dans la prison pour adultes de Conakry. Son crime est d’avoir eu une caricature du chef de l’état dans son smartphone.

Pour juger de l’extrême dépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l’Exécutif, Il suffit de réécouter les « charges » portées par le procureur William Fernandez contre les accusés de tentative de coup d’Etat du premier « complot » d’ Alpha Condé. La bibliothèque YouTube vous est grandement ouverte.

Le même Fernandez, ci-devant narcotrafiquant qui avait reconnu avoir été un pion de ce commerce ignoble, publiquement, devant les caméras de la télévision guinéenne, a depuis été récompensé par Alpha Condé en devenant le chef du Conseil Supérieur de la magistrature guinéenne.

Pas besoin d’être grand clerc pour prédire ce que cela donnera.

Les prisonniers politiques sous  Alpha Condé sont nombreux, et constitués essentiellement de peulhs. Ni l’opposition, ni le pouvoir n’en parlent.

« Au moment où l’on annonce la fin de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’opposition guinéenne fait savoir qu’elle retourne au Parlement. L’argument fourni par Aboubacar Sylla, son porte-parole, est que l’opposition et le pouvoir ont pu s’entendre sur l’ordre du jour du dialogue politique qui doit démarrer :

1- Choix de l'opérateur technique pour réviser le fichier.
2-  Organisation des élections communales : la correction des anomalies et le chronogramme électoral.
3- La neutralité de l'administration et le libre accès des médias
4- La poursuite des présumés auteurs des violences politiques et l'indemnisation des victimes
5- La mise en place du comité de veille.
 
Ainsi, le simple fait d’établir un ordre du jour suffit à nos anciens ministres opposants pour lâcher prise. »  Guineepresse

-Remarquez que la libération des prisonniers politiques n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Parcourez  le site officiel de l’UFDG : nulle trace, aucun article sur les prisonniers politiques, essentiellement ses militants arrêtés pour cause  de manifestations, à l’appel de ce parti. Si les nouveaux adhérents, la création de nouveaux bureaux sont en première page, avec les déplacements du « leader » et ses rencontres avec les « personnalités » jusqu’en Chine, ceux qui croupissent en prison ne méritent même pas un entrefilet. Jamais. Le parti, et ce n’est même pas certain, se contenterait de leur apporter une « aide humanitaire » dite « discrète et suffisante ».

Si les appels et menaces de marches pour les élections sont fréquents, au point de ne plus intéresser personne, il n'y a jamais eu d'appel à marcher pour la libération des prisonniers.
On aimerait dire, « avis aux nouveaux militants enthousiastes (c’est très bien), futurs victimes du pouvoir, futurs oubliés dans les geôles du RPG » ou dans les hôpitaux insalubres en manque de tout.

Ce qui intéresse l’opposition UFDG et tous ses dirigeants sans exception, ce sont les prochaines élections.

Abdou B.
(1)Cousinage à plaisanterie, propre à l’Afrique de l’Ouest, souvent basé sur les noms de famille (Bah et Camara par exemple) ou l’appartenance ethnique (comme entre Peulhs et Sérères), un peu comme les piques humoristiques acceptées entre Belges et français.

2014-07-06 10:20:11 Barros Diallo

2014-07-06 10:17:46

C’est une réalité indéniable mais un sujet tabou que les prisonniers politiques n’ont jamais été « démocratiquement » aussi nombreux dans notre pays que depuis la prise du pouvoir par le « Pr » alpha Condé. Personne ne peut donner aujourd’hui une statistique exhaustive du nombre de prisonniers politiques. Comme sous le PDG, le RPG cache soigneusement ces chiffres, pour ne pas être redevable un jour de vies qu’il méprise, comme l’étendue de la répression et le nombre approximatif des victimes de Pol Pot ou des Nazis n’ont été connus qu’après la chute de ces régimes.

En Guinée c'est donc une politique ethnique mûrement réfléchie et où les faits ne doivent rien au hasard.

Aujourd’hui au pouvoir se trouvent les mêmes négationnistes des crimes de Sékou Touré, responsable d'au moins 50.000 morts à Boiro et ailleurs, dont le député Damaro Camara, chef du groupe parlementaire du parti RPG. L’homme, comme beaucoup d’autres criminels en fonction sous la « démocratie Angbansanlé » du « Pr »,  déclare sans sourciller, au sujet du « dialogue politique » en cours entre pouvoir et opposition :

« Tout s'est passé dans un climat de convivialité. On s'adressait des boutades. Il n'y a que des Sanankous (1) dedans en fin de compte. Nous sommes des guinéens. Tout le monde est conscient que le tissu est très fragile et que chacun doit donner un peu de soi pour faire avancer ce pays »

Vous aurez compris : tant que ce sont des peulhs qui sont arrêtés et embastillés, violentés, des femmes peulhes violées comme au Stade du 28 septembre, les assassins jamais recherchés, nous restons des « frères ». Les membres de l’opposition donneront des tapes amicales sur les dos de ceux-là même qui font « disparaitre » leurs militants et pleurer leurs familles. Ne sommes-nous-pas entre « Sanakous » ?

Ce qui frappe en Guinée, c’est le grand écart entre le discours perpétuellement lénifiant et « démocratique et respectueux du droit » du pouvoir » et la terrible réalité de déni quotidien, de crimes en tous genres, de non-respect des droits élémentaires du citoyen depuis la venue au pouvoir d’alpha Condé. Pour la « Communauté Internationale », le respect de la forme suffit.

Cherchant une définition de l’expression « prisonnier politique », nous en avons trouvé une, qui s’appliquait à l’origine à une grande puissance, à partir de laquelle nous n’avons eu qu’à changer quelques termes pour retrouver exactement la situation guinéenne.

Sujet tabou par excellence dans le pays qui se profile comme le défenseur de la démocratie et de la liberté, l'existence de prisonniers politiques (en Guinée) est pourtant une réalité. Le traitement statistique de ce phénomène est complexe étant donné que les prisonniers politiques sont généralement condamnés pour faits de droit commun (notamment le trafic d'armes et de drogue) ou pour "terrorisme". Si l'on ajoute à ce problème le fait que, officiellement, il n'existerait pas de prisonniers politiques (en Guinée), il en résulte que leur nombre est probablement considérablement sous-estimé. Source

Chez nous les raisons sont diverses, même une simple marche pour protester contre la politique ethnique en cours dans le pays suffit.

Dans la Guinée « démocratique »  un jeune qui sort pour recevoir un leader politique « d’une certaine communauté », entendez les Peulhs, est proprement égorgé par la milice ethnique du pouvoir sous les yeux de son « leader », sans conséquences. Cas de Zakariaou et de beaucoup d’autres. Depuis deux ans aucun assassin n’est arrêté et ne le sera probablement jamais sous le régime d’Alpha Condé. Les tueurs extrémistes malinkés ont tous les droits.

Les dénoncer est un grave crime politique. Les seuls dirigeants politiques qui ont dénoncé ces faits se comptent sur les doigts d’une seule main. Le leader de l’UFDG n’en fait évidemment pas partie.

Un adolescent de 15 ans, Kindy Barry, est enfermé sans jugement depuis un mois dans la prison pour adultes de Conakry. Son crime est d’avoir eu une caricature du chef de l’état dans son smartphone.

Pour juger de l’extrême dépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l’Exécutif, Il suffit de réécouter les « charges » portées par le procureur William Fernandez contre les accusés de tentative de coup d’Etat du premier « complot » d’ Alpha Condé. La bibliothèque YouTube vous est grandement ouverte.

Le même Fernandez, ci-devant narcotrafiquant qui avait reconnu avoir été un pion de ce commerce ignoble, publiquement, devant les caméras de la télévision guinéenne, a depuis été récompensé par Alpha Condé en devenant le chef du Conseil Supérieur de la magistrature guinéenne.

Pas besoin d’être grand clerc pour prédire ce que cela donnera.

Les prisonniers politiques sous  Alpha Condé sont nombreux, et constitués essentiellement de peulhs. Ni l’opposition, ni le pouvoir n’en parlent.

« Au moment où l’on annonce la fin de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’opposition guinéenne fait savoir qu’elle retourne au Parlement. L’argument fourni par Aboubacar Sylla, son porte-parole, est que l’opposition et le pouvoir ont pu s’entendre sur l’ordre du jour du dialogue politique qui doit démarrer :

1- Choix de l'opérateur technique pour réviser le fichier.
2-  Organisation des élections communales : la correction des anomalies et le chronogramme électoral.
3- La neutralité de l'administration et le libre accès des médias
4- La poursuite des présumés auteurs des violences politiques et l'indemnisation des victimes
5- La mise en place du comité de veille.
 
Ainsi, le simple fait d’établir un ordre du jour suffit à nos anciens ministres opposants pour lâcher prise. »  Guineepresse

-Remarquez que la libération des prisonniers politiques n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Parcourez  le site officiel de l’UFDG : nulle trace, aucun article sur les prisonniers politiques, essentiellement ses militants arrêtés pour cause  de manifestations, à l’appel de ce parti. Si les nouveaux adhérents, la création de nouveaux bureaux sont en première page, avec les déplacements du « leader » et ses rencontres avec les « personnalités » jusqu’en Chine, ceux qui croupissent en prison ne méritent même pas un entrefilet. Jamais. Le parti, et ce n’est même pas certain, se contenterait de leur apporter une « aide humanitaire » dite « discrète et suffisante ».

Si les appels et menaces de marches pour les élections sont fréquents, au point de ne plus intéresser personne, il n'y a jamais eu d'appel à marcher pour la libération des prisonniers.
On aimerait dire, « avis aux nouveaux militants enthousiastes (c’est très bien), futurs victimes du pouvoir, futurs oubliés dans les geôles du RPG » ou dans les hôpitaux insalubres en manque de tout.

Ce qui intéresse l’opposition UFDG et tous ses dirigeants sans exception, ce sont les prochaines élections.

Abdou B.
(1)Cousinage à plaisanterie, propre à l’Afrique de l’Ouest, souvent basé sur les noms de famille (Bah et Camara par exemple) ou l’appartenance ethnique (comme entre Peulhs et Sérères), un peu comme les piques humoristiques acceptées entre Belges et français.

2014-07-06 10:20:11 Man In Power

2014-07-06 10:17:46

C’est une réalité indéniable mais un sujet tabou que les prisonniers politiques n’ont jamais été « démocratiquement » aussi nombreux dans notre pays que depuis la prise du pouvoir par le « Pr » alpha Condé. Personne ne peut donner aujourd’hui une statistique exhaustive du nombre de prisonniers politiques. Comme sous le PDG, le RPG cache soigneusement ces chiffres, pour ne pas être redevable un jour de vies qu’il méprise, comme l’étendue de la répression et le nombre approximatif des victimes de Pol Pot ou des Nazis n’ont été connus qu’après la chute de ces régimes.

En Guinée c'est donc une politique ethnique mûrement réfléchie et où les faits ne doivent rien au hasard.

Aujourd’hui au pouvoir se trouvent les mêmes négationnistes des crimes de Sékou Touré, responsable d'au moins 50.000 morts à Boiro et ailleurs, dont le député Damaro Camara, chef du groupe parlementaire du parti RPG. L’homme, comme beaucoup d’autres criminels en fonction sous la « démocratie Angbansanlé » du « Pr »,  déclare sans sourciller, au sujet du « dialogue politique » en cours entre pouvoir et opposition :

« Tout s'est passé dans un climat de convivialité. On s'adressait des boutades. Il n'y a que des Sanankous (1) dedans en fin de compte. Nous sommes des guinéens. Tout le monde est conscient que le tissu est très fragile et que chacun doit donner un peu de soi pour faire avancer ce pays »

Vous aurez compris : tant que ce sont des peulhs qui sont arrêtés et embastillés, violentés, des femmes peulhes violées comme au Stade du 28 septembre, les assassins jamais recherchés, nous restons des « frères ». Les membres de l’opposition donneront des tapes amicales sur les dos de ceux-là même qui font « disparaitre » leurs militants et pleurer leurs familles. Ne sommes-nous-pas entre « Sanakous » ?

Ce qui frappe en Guinée, c’est le grand écart entre le discours perpétuellement lénifiant et « démocratique et respectueux du droit » du pouvoir » et la terrible réalité de déni quotidien, de crimes en tous genres, de non-respect des droits élémentaires du citoyen depuis la venue au pouvoir d’alpha Condé. Pour la « Communauté Internationale », le respect de la forme suffit.

Cherchant une définition de l’expression « prisonnier politique », nous en avons trouvé une, qui s’appliquait à l’origine à une grande puissance, à partir de laquelle nous n’avons eu qu’à changer quelques termes pour retrouver exactement la situation guinéenne.

Sujet tabou par excellence dans le pays qui se profile comme le défenseur de la démocratie et de la liberté, l'existence de prisonniers politiques (en Guinée) est pourtant une réalité. Le traitement statistique de ce phénomène est complexe étant donné que les prisonniers politiques sont généralement condamnés pour faits de droit commun (notamment le trafic d'armes et de drogue) ou pour "terrorisme". Si l'on ajoute à ce problème le fait que, officiellement, il n'existerait pas de prisonniers politiques (en Guinée), il en résulte que leur nombre est probablement considérablement sous-estimé. Source

Chez nous les raisons sont diverses, même une simple marche pour protester contre la politique ethnique en cours dans le pays suffit.

Dans la Guinée « démocratique »  un jeune qui sort pour recevoir un leader politique « d’une certaine communauté », entendez les Peulhs, est proprement égorgé par la milice ethnique du pouvoir sous les yeux de son « leader », sans conséquences. Cas de Zakariaou et de beaucoup d’autres. Depuis deux ans aucun assassin n’est arrêté et ne le sera probablement jamais sous le régime d’Alpha Condé. Les tueurs extrémistes malinkés ont tous les droits.

Les dénoncer est un grave crime politique. Les seuls dirigeants politiques qui ont dénoncé ces faits se comptent sur les doigts d’une seule main. Le leader de l’UFDG n’en fait évidemment pas partie.

Un adolescent de 15 ans, Kindy Barry, est enfermé sans jugement depuis un mois dans la prison pour adultes de Conakry. Son crime est d’avoir eu une caricature du chef de l’état dans son smartphone.

Pour juger de l’extrême dépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l’Exécutif, Il suffit de réécouter les « charges » portées par le procureur William Fernandez contre les accusés de tentative de coup d’Etat du premier « complot » d’ Alpha Condé. La bibliothèque YouTube vous est grandement ouverte.

Le même Fernandez, ci-devant narcotrafiquant qui avait reconnu avoir été un pion de ce commerce ignoble, publiquement, devant les caméras de la télévision guinéenne, a depuis été récompensé par Alpha Condé en devenant le chef du Conseil Supérieur de la magistrature guinéenne.

Pas besoin d’être grand clerc pour prédire ce que cela donnera.

Les prisonniers politiques sous  Alpha Condé sont nombreux, et constitués essentiellement de peulhs. Ni l’opposition, ni le pouvoir n’en parlent.

« Au moment où l’on annonce la fin de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’opposition guinéenne fait savoir qu’elle retourne au Parlement. L’argument fourni par Aboubacar Sylla, son porte-parole, est que l’opposition et le pouvoir ont pu s’entendre sur l’ordre du jour du dialogue politique qui doit démarrer :

1- Choix de l'opérateur technique pour réviser le fichier.
2-  Organisation des élections communales : la correction des anomalies et le chronogramme électoral.
3- La neutralité de l'administration et le libre accès des médias
4- La poursuite des présumés auteurs des violences politiques et l'indemnisation des victimes
5- La mise en place du comité de veille.
 
Ainsi, le simple fait d’établir un ordre du jour suffit à nos anciens ministres opposants pour lâcher prise. »  Guineepresse

-Remarquez que la libération des prisonniers politiques n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Parcourez  le site officiel de l’UFDG : nulle trace, aucun article sur les prisonniers politiques, essentiellement ses militants arrêtés pour cause  de manifestations, à l’appel de ce parti. Si les nouveaux adhérents, la création de nouveaux bureaux sont en première page, avec les déplacements du « leader » et ses rencontres avec les « personnalités » jusqu’en Chine, ceux qui croupissent en prison ne méritent même pas un entrefilet. Jamais. Le parti, et ce n’est même pas certain, se contenterait de leur apporter une « aide humanitaire » dite « discrète et suffisante ».

Si les appels et menaces de marches pour les élections sont fréquents, au point de ne plus intéresser personne, il n'y a jamais eu d'appel à marcher pour la libération des prisonniers.
On aimerait dire, « avis aux nouveaux militants enthousiastes (c’est très bien), futurs victimes du pouvoir, futurs oubliés dans les geôles du RPG » ou dans les hôpitaux insalubres en manque de tout.

Ce qui intéresse l’opposition UFDG et tous ses dirigeants sans exception, ce sont les prochaines élections.

Abdou B.
(1)Cousinage à plaisanterie, propre à l’Afrique de l’Ouest, souvent basé sur les noms de famille (Bah et Camara par exemple) ou l’appartenance ethnique (comme entre Peulhs et Sérères), un peu comme les piques humoristiques acceptées entre Belges et français.

2014-07-06 10:20:11 Thierno

2014-07-06 10:17:46

C’est une réalité indéniable mais un sujet tabou que les prisonniers politiques n’ont jamais été « démocratiquement » aussi nombreux dans notre pays que depuis la prise du pouvoir par le « Pr » alpha Condé. Personne ne peut donner aujourd’hui une statistique exhaustive du nombre de prisonniers politiques. Comme sous le PDG, le RPG cache soigneusement ces chiffres, pour ne pas être redevable un jour de vies qu’il méprise, comme l’étendue de la répression et le nombre approximatif des victimes de Pol Pot ou des Nazis n’ont été connus qu’après la chute de ces régimes.

En Guinée c'est donc une politique ethnique mûrement réfléchie et où les faits ne doivent rien au hasard.

Aujourd’hui au pouvoir se trouvent les mêmes négationnistes des crimes de Sékou Touré, responsable d'au moins 50.000 morts à Boiro et ailleurs, dont le député Damaro Camara, chef du groupe parlementaire du parti RPG. L’homme, comme beaucoup d’autres criminels en fonction sous la « démocratie Angbansanlé » du « Pr »,  déclare sans sourciller, au sujet du « dialogue politique » en cours entre pouvoir et opposition :

« Tout s'est passé dans un climat de convivialité. On s'adressait des boutades. Il n'y a que des Sanankous (1) dedans en fin de compte. Nous sommes des guinéens. Tout le monde est conscient que le tissu est très fragile et que chacun doit donner un peu de soi pour faire avancer ce pays »

Vous aurez compris : tant que ce sont des peulhs qui sont arrêtés et embastillés, violentés, des femmes peulhes violées comme au Stade du 28 septembre, les assassins jamais recherchés, nous restons des « frères ». Les membres de l’opposition donneront des tapes amicales sur les dos de ceux-là même qui font « disparaitre » leurs militants et pleurer leurs familles. Ne sommes-nous-pas entre « Sanakous » ?

Ce qui frappe en Guinée, c’est le grand écart entre le discours perpétuellement lénifiant et « démocratique et respectueux du droit » du pouvoir » et la terrible réalité de déni quotidien, de crimes en tous genres, de non-respect des droits élémentaires du citoyen depuis la venue au pouvoir d’alpha Condé. Pour la « Communauté Internationale », le respect de la forme suffit.

Cherchant une définition de l’expression « prisonnier politique », nous en avons trouvé une, qui s’appliquait à l’origine à une grande puissance, à partir de laquelle nous n’avons eu qu’à changer quelques termes pour retrouver exactement la situation guinéenne.

Sujet tabou par excellence dans le pays qui se profile comme le défenseur de la démocratie et de la liberté, l'existence de prisonniers politiques (en Guinée) est pourtant une réalité. Le traitement statistique de ce phénomène est complexe étant donné que les prisonniers politiques sont généralement condamnés pour faits de droit commun (notamment le trafic d'armes et de drogue) ou pour "terrorisme". Si l'on ajoute à ce problème le fait que, officiellement, il n'existerait pas de prisonniers politiques (en Guinée), il en résulte que leur nombre est probablement considérablement sous-estimé. Source

Chez nous les raisons sont diverses, même une simple marche pour protester contre la politique ethnique en cours dans le pays suffit.

Dans la Guinée « démocratique »  un jeune qui sort pour recevoir un leader politique « d’une certaine communauté », entendez les Peulhs, est proprement égorgé par la milice ethnique du pouvoir sous les yeux de son « leader », sans conséquences. Cas de Zakariaou et de beaucoup d’autres. Depuis deux ans aucun assassin n’est arrêté et ne le sera probablement jamais sous le régime d’Alpha Condé. Les tueurs extrémistes malinkés ont tous les droits.

Les dénoncer est un grave crime politique. Les seuls dirigeants politiques qui ont dénoncé ces faits se comptent sur les doigts d’une seule main. Le leader de l’UFDG n’en fait évidemment pas partie.

Un adolescent de 15 ans, Kindy Barry, est enfermé sans jugement depuis un mois dans la prison pour adultes de Conakry. Son crime est d’avoir eu une caricature du chef de l’état dans son smartphone.

Pour juger de l’extrême dépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l’Exécutif, Il suffit de réécouter les « charges » portées par le procureur William Fernandez contre les accusés de tentative de coup d’Etat du premier « complot » d’ Alpha Condé. La bibliothèque YouTube vous est grandement ouverte.

Le même Fernandez, ci-devant narcotrafiquant qui avait reconnu avoir été un pion de ce commerce ignoble, publiquement, devant les caméras de la télévision guinéenne, a depuis été récompensé par Alpha Condé en devenant le chef du Conseil Supérieur de la magistrature guinéenne.

Pas besoin d’être grand clerc pour prédire ce que cela donnera.

Les prisonniers politiques sous  Alpha Condé sont nombreux, et constitués essentiellement de peulhs. Ni l’opposition, ni le pouvoir n’en parlent.

« Au moment où l’on annonce la fin de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’opposition guinéenne fait savoir qu’elle retourne au Parlement. L’argument fourni par Aboubacar Sylla, son porte-parole, est que l’opposition et le pouvoir ont pu s’entendre sur l’ordre du jour du dialogue politique qui doit démarrer :

1- Choix de l'opérateur technique pour réviser le fichier.
2-  Organisation des élections communales : la correction des anomalies et le chronogramme électoral.
3- La neutralité de l'administration et le libre accès des médias
4- La poursuite des présumés auteurs des violences politiques et l'indemnisation des victimes
5- La mise en place du comité de veille.
 
Ainsi, le simple fait d’établir un ordre du jour suffit à nos anciens ministres opposants pour lâcher prise. »  Guineepresse

-Remarquez que la libération des prisonniers politiques n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Parcourez  le site officiel de l’UFDG : nulle trace, aucun article sur les prisonniers politiques, essentiellement ses militants arrêtés pour cause  de manifestations, à l’appel de ce parti. Si les nouveaux adhérents, la création de nouveaux bureaux sont en première page, avec les déplacements du « leader » et ses rencontres avec les « personnalités » jusqu’en Chine, ceux qui croupissent en prison ne méritent même pas un entrefilet. Jamais. Le parti, et ce n’est même pas certain, se contenterait de leur apporter une « aide humanitaire » dite « discrète et suffisante ».

Si les appels et menaces de marches pour les élections sont fréquents, au point de ne plus intéresser personne, il n'y a jamais eu d'appel à marcher pour la libération des prisonniers.
On aimerait dire, « avis aux nouveaux militants enthousiastes (c’est très bien), futurs victimes du pouvoir, futurs oubliés dans les geôles du RPG » ou dans les hôpitaux insalubres en manque de tout.

Ce qui intéresse l’opposition UFDG et tous ses dirigeants sans exception, ce sont les prochaines élections.

Abdou B.
(1)Cousinage à plaisanterie, propre à l’Afrique de l’Ouest, souvent basé sur les noms de famille (Bah et Camara par exemple) ou l’appartenance ethnique (comme entre Peulhs et Sérères), un peu comme les piques humoristiques acceptées entre Belges et français.

2014-07-06 10:20:11 M. Tamba

2014-07-06 10:17:46

C’est une réalité indéniable mais un sujet tabou que les prisonniers politiques n’ont jamais été « démocratiquement » aussi nombreux dans notre pays que depuis la prise du pouvoir par le « Pr » alpha Condé. Personne ne peut donner aujourd’hui une statistique exhaustive du nombre de prisonniers politiques. Comme sous le PDG, le RPG cache soigneusement ces chiffres, pour ne pas être redevable un jour de vies qu’il méprise, comme l’étendue de la répression et le nombre approximatif des victimes de Pol Pot ou des Nazis n’ont été connus qu’après la chute de ces régimes.

En Guinée c'est donc une politique ethnique mûrement réfléchie et où les faits ne doivent rien au hasard.

Aujourd’hui au pouvoir se trouvent les mêmes négationnistes des crimes de Sékou Touré, responsable d'au moins 50.000 morts à Boiro et ailleurs, dont le député Damaro Camara, chef du groupe parlementaire du parti RPG. L’homme, comme beaucoup d’autres criminels en fonction sous la « démocratie Angbansanlé » du « Pr »,  déclare sans sourciller, au sujet du « dialogue politique » en cours entre pouvoir et opposition :

« Tout s'est passé dans un climat de convivialité. On s'adressait des boutades. Il n'y a que des Sanankous (1) dedans en fin de compte. Nous sommes des guinéens. Tout le monde est conscient que le tissu est très fragile et que chacun doit donner un peu de soi pour faire avancer ce pays »

Vous aurez compris : tant que ce sont des peulhs qui sont arrêtés et embastillés, violentés, des femmes peulhes violées comme au Stade du 28 septembre, les assassins jamais recherchés, nous restons des « frères ». Les membres de l’opposition donneront des tapes amicales sur les dos de ceux-là même qui font « disparaitre » leurs militants et pleurer leurs familles. Ne sommes-nous-pas entre « Sanakous » ?

Ce qui frappe en Guinée, c’est le grand écart entre le discours perpétuellement lénifiant et « démocratique et respectueux du droit » du pouvoir » et la terrible réalité de déni quotidien, de crimes en tous genres, de non-respect des droits élémentaires du citoyen depuis la venue au pouvoir d’alpha Condé. Pour la « Communauté Internationale », le respect de la forme suffit.

Cherchant une définition de l’expression « prisonnier politique », nous en avons trouvé une, qui s’appliquait à l’origine à une grande puissance, à partir de laquelle nous n’avons eu qu’à changer quelques termes pour retrouver exactement la situation guinéenne.

Sujet tabou par excellence dans le pays qui se profile comme le défenseur de la démocratie et de la liberté, l'existence de prisonniers politiques (en Guinée) est pourtant une réalité. Le traitement statistique de ce phénomène est complexe étant donné que les prisonniers politiques sont généralement condamnés pour faits de droit commun (notamment le trafic d'armes et de drogue) ou pour "terrorisme". Si l'on ajoute à ce problème le fait que, officiellement, il n'existerait pas de prisonniers politiques (en Guinée), il en résulte que leur nombre est probablement considérablement sous-estimé. Source

Chez nous les raisons sont diverses, même une simple marche pour protester contre la politique ethnique en cours dans le pays suffit.

Dans la Guinée « démocratique »  un jeune qui sort pour recevoir un leader politique « d’une certaine communauté », entendez les Peulhs, est proprement égorgé par la milice ethnique du pouvoir sous les yeux de son « leader », sans conséquences. Cas de Zakariaou et de beaucoup d’autres. Depuis deux ans aucun assassin n’est arrêté et ne le sera probablement jamais sous le régime d’Alpha Condé. Les tueurs extrémistes malinkés ont tous les droits.

Les dénoncer est un grave crime politique. Les seuls dirigeants politiques qui ont dénoncé ces faits se comptent sur les doigts d’une seule main. Le leader de l’UFDG n’en fait évidemment pas partie.

Un adolescent de 15 ans, Kindy Barry, est enfermé sans jugement depuis un mois dans la prison pour adultes de Conakry. Son crime est d’avoir eu une caricature du chef de l’état dans son smartphone.

Pour juger de l’extrême dépendance du pouvoir judiciaire vis-à-vis de l’Exécutif, Il suffit de réécouter les « charges » portées par le procureur William Fernandez contre les accusés de tentative de coup d’Etat du premier « complot » d’ Alpha Condé. La bibliothèque YouTube vous est grandement ouverte.

Le même Fernandez, ci-devant narcotrafiquant qui avait reconnu avoir été un pion de ce commerce ignoble, publiquement, devant les caméras de la télévision guinéenne, a depuis été récompensé par Alpha Condé en devenant le chef du Conseil Supérieur de la magistrature guinéenne.

Pas besoin d’être grand clerc pour prédire ce que cela donnera.

Les prisonniers politiques sous  Alpha Condé sont nombreux, et constitués essentiellement de peulhs. Ni l’opposition, ni le pouvoir n’en parlent.

« Au moment où l’on annonce la fin de la session des lois de l’Assemblée nationale, l’opposition guinéenne fait savoir qu’elle retourne au Parlement. L’argument fourni par Aboubacar Sylla, son porte-parole, est que l’opposition et le pouvoir ont pu s’entendre sur l’ordre du jour du dialogue politique qui doit démarrer :

1- Choix de l'opérateur technique pour réviser le fichier.
2-  Organisation des élections communales : la correction des anomalies et le chronogramme électoral.
3- La neutralité de l'administration et le libre accès des médias
4- La poursuite des présumés auteurs des violences politiques et l'indemnisation des victimes
5- La mise en place du comité de veille.
 
Ainsi, le simple fait d’établir un ordre du jour suffit à nos anciens ministres opposants pour lâcher prise. »  Guineepresse

-Remarquez que la libération des prisonniers politiques n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Parcourez  le site officiel de l’UFDG : nulle trace, aucun article sur les prisonniers politiques, essentiellement ses militants arrêtés pour cause  de manifestations, à l’appel de ce parti. Si les nouveaux adhérents, la création de nouveaux bureaux sont en première page, avec les déplacements du « leader » et ses rencontres avec les « personnalités » jusqu’en Chine, ceux qui croupissent en prison ne méritent même pas un entrefilet. Jamais. Le parti, et ce n’est même pas certain, se contenterait de leur apporter une « aide humanitaire » dite « discrète et suffisante ».

Si les appels et menaces de marches pour les élections sont fréquents, au point de ne plus intéresser personne, il n'y a jamais eu d'appel à marcher pour la libération des prisonniers.
On aimerait dire, « avis aux nouveaux militants enthousiastes (c’est très bien), futurs victimes du pouvoir, futurs oubliés dans les geôles du RPG » ou dans les hôpitaux insalubres en manque de tout.

Ce qui intéresse l’opposition UFDG et tous ses dirigeants sans exception, ce sont les prochaines élections.

Abdou B.
(1)Cousinage à plaisanterie, propre à l’Afrique de l’Ouest, souvent basé sur les noms de famille (Bah et Camara par exemple) ou l’appartenance ethnique (comme entre Peulhs et Sérères), un peu comme les piques humoristiques acceptées entre Belges et français.

2014-07-06 10:20:11 Thierno
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