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Alpha Condé: après la division ethnique, l’instrumentalisation des Mosquées contre l’Occident

Date de publication:2014-07-25 03:42:09

2014-07-25 09:34:48

En Afrique, on reconnait un dictateur par son hostilité à l’association des Occidentaux au processus électoral dans son pays.

Dans les pays musulmans, le mois de Ramadan offre l’opportunité aux dirigeants de rencontrer les religieux, leur donner des cadeaux (Sunnakati) et les rallier à leur cause. Le chef de l’Etat guinéen Alpha Condé en profite pour utiliser les Mosquées contre les Occidentaux dont il veut obtenir le retrait du processus électoral en Guinée. Visiblement, le régime condé ne voudrait des Blancs que les financements !

Le mercredi 16 avril 2014, Alpha Condé a donné des instructions à la Ceni de ne plus accepter d’être assistée par des experts européens dans la gestion électorale. Il a donné les mêmes instructions aux députés de la mouvance et au Président du Parlement, Kory Koundiano.

Il y a quelques jours, Alpha Condé a rencontré le grand Imam de la capitale Conakry, El hadj Mamadou Saliou Camara (co-président de la commission chargée de la réconciliation nationale). A la suite de cette rencontre, l’Imam s’est adressé aux fidèles en accusant les occidentaux de vouloir déstabiliser la Guinée comme ce fut les cas de l’Irak et de la Libye:

« Les blancs qui sont partis d’ici veulent toujours déstabiliser nos pays. Ils  veulent qu’on se batte  pour qu’ils récupèrent nos richesses. Les exemples ne manquent pas ; on a vu en Libye,  ils tuent le président, prennent le pétrole de ce pays. Et  ce pays est loin d’être pacifié.  En Irak aussi c’est la même chose depuis la mort de Saddam le pétrole est transféré dans les pays occidentaux, mais la guerre continue. Ayons une crainte pour notre pays aussi, ils (les Occidentaux) veulent coûte que coûte instaurer une bataille politique en Guinée pour nous déstabiliser. » (Lire).

Pourquoi en est-on arrivé là ? Qu’est-ce que M. Alpha Condé reproche aux Occidentaux au point de vouloir utiliser les Mosquées contre eux ?

L’on se rappelle que le 24 juin 2014, des attaques à motivations religieuses furent organisées pendant 24 h contre les symboles de l’Occident dans la capitale de la Haute Guinée, Kankan, fief du parti d’Alpha Condé au pouvoir.

Nous invitons le chef de l’Etat guinéen, Alpha Condé, à bien réfléchir à ce qu’il fait. La politisation des Mosquées est un jeu très dangereux pour l’avenir de notre pays.

Quant à l’Imam de la grande Mosquée de Conakry, nous louons son courage et ses soucis pour notre pays la Guinée. Nous le prions de faire attention et de ne pas tomber dans les manœuvres politiques d’Alpha Condé qui fait partie des Français qui sont partis de la Guinée après l’indépendance et qui ne sont revenus en Guinée que pour piller nos richesses (Lire).

Alpha Condé ne s’est installé en Guinée que parce qu’il est devenu Président de notre pays. Quant à son fils Mohamed Condé, il n’a découvert la Guinée qu’après l’installation de son père à la Présidence guinéenne avec l’aide des blancs Bernard Kouchner, Tony Blair et Georges Soros qui ont des bureaux à la présidence de la République.

Nous rappelons certains faits récents au grand Imam de Conakry.
 
Quand Alpha Condé était opposant, c’est lui qui sollicitait le plus l’intervention des Occidentaux dans les affaires politiques guinéennes. Il ira jusqu’à solliciter de l’argent et des aides militaires pour la prise du pouvoir par la force en Guinée.

Ce sont des manœuvres conjuguées de pays étrangers (France, USA, Maroc et Burkina Faso) qui ont rendu possible la mise à l’écart de Dadis, la transition avec Sékouba Konaté et le transfert du pouvoir à Alpha Condé.

Pour y arriver, l’ami de l’opposant Alpha Condé, Bernard Kouchner, à l’époque Ministre des affaires étrangères de la France, poussa à la création d’un organe spécial chargé d’accompagner la Guinée dans tout le processus démocratique du pays: le Groupe de Contact International sur la Guinée (GIC-G), regroupant les Etats et Institutions qui financent les projets de développement et les projets électoraux de notre pays.

Après la présidentielle 2010, ce GIC-G fit des propositions qui permettent d’organiser des législatives équitables dans un climat apaisé, afin d’éviter des crises sociopolitiques à la Guinée.

Alpha Condé qui voulait « gagner » ces législatives ne pouvait apprécier un tel projet. Il décida de dissoudre le GIC-G et se donner le temps qu’il lui fallait pour organiser sa fraude électorale en 2013, après un bilan de plus de 157 morts et 417 blessés par balles. On n’a pu obtenir l’arrêt des massacres et l’organisation des législatives qu’avec l’intervention de la Communauté internationale dont principalement les Occidentaux qui ont parrainé les accords du 3 juillet 2013.

Malgré le retard considérable de 3 ans et ces sacrifices énormes du peuple de Guinée, les législatives (du 28 septembre 2013) furent bâclées avec des risques sérieux de violences intercommunautaires.

Comme après la présidentielle 2010, l’Union Européenne, soucieuse de la paix et de la stabilité en Guinée, a fait des propositions qui permettent d’organiser les futures élections dans le respect des accords du 3 juillet 2013 avec un chronogramme précis respectant les échéances. Les propositions de l’Union Européenne sont conformes à la Constitution guinéenne, obtiennent l’adhésion de l’opposition et évitent à la Guinée toute forme de trouble sociopolitique, parce qu’elles garantissent des élections transparentes et équitables. C’est ce qui ne semble pas convenir au chef de l’Etat et futur candidat Alpha Condé.

N.B.: Suite à la reprise du dialogue politique du mois passé (juin), toutes les parties (Mouvance, gouvernement, Ceni et Opposition) avaient trouvé un accord et s'en étaient félicités. C'est quand Alpha Condé a rejeté ces accords de 5 points que tout est à nouveau remis en cause.

 

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