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Union pour la Méditerranée

Date de publication:2008-07-28 19:44:16

2008-07-28 21:38:34

Connu pour la discrétion de ses positions diplomatiques, l’actuel président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping a pour une fois rompu avec sa réputation en affirmant lors de l’entretien qu’il a eu samedi soir avec Mouammar Kdhafi à Tripoli que le projet d’Union pour la Méditerranée du Président français Nicolas Sarkozy allait de pair avec les objectifs colonialistes visant toujours le partage de l’Afrique, selon une source officielle libyenne.

Pour Jean Ping, l’Union pour la Méditerranée vise la partition du continent africain et contredit les décisions des sommets de l’Union africaine à Banjul, en Gambie et à Khartoum, au Soudan, stipulant que le continent africain est une unité intégrée sur les plans géographique, humain et politique et une unité indivisible.

Dans ce contexte, l’homme fort de la Commission de l’Union africaine a annoncé l’opposition de la commission à de tels projets et souligné son appui total aux données évoquées par le guide libyen sur le projet de "l’Union pour la Méditerranée" et sur les dangers que ce projet représente pour le continent africain selon la même source.

Initialement, le projet d’Union méditerranéenne, défendu par Nicolas Sarkozy a pour but de relancer le partenariat entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Il s’agit, en quelque sorte de créer une deuxième union réservée aux Etats riverains de cette mer, basée sur la réalisation de projets concrets (dépollution de la Méditerranée, le co-développement et les pôles de compétitivité).

Mais le projet a susciter très vite l’hostilité des pays non riverains, notamment l’Allemagne qui craingnait d’être exclue du projet tout en ayant à y contribuer financièrement. A Hanovre, le 3 mars 2008, Nicolas Sarkozy négocie avec Angela Merkel son projet d’Union méditerranéenne. Pour obtenir l’assentiment des Allemands, il sera profondément modifié.

Une volonté implicite d’affaiblir l’Union africaine

A la demande de la chancelière allemande, le projet est ouvert à l’ensemble des membres de l’Union européenne. Suite à cet accord franco-allemand, les 13 et 14 mars 2008, le Conseil européen de Bruxelles approuve le principe d’une Union pour la Méditerranée qui englobera les Etats membres de l’UE et les Etats riverains de la Méditerranée qui ne sont pas membre de l’UE.

La démarche est mal appréciée par la plupart des dirigeants africains qui voient dans le projet de l’Union européenne une volonté implicite d’affaiblir l’Union Africaine. S’exprimant en marge d’une rencontre internationale sur les changements climatiques en Afrique organisée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAfD), le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, sera parmi les premiers chefs d’Etat à ouvrir les hostilités contre le projet phare de la "diplomatie sarkozienne" en déclarant que "L’idée d’une Union méditerranéenne, si elle se fait, va permettre à l’Afrique du Nord d’être arrimée à l’Europe…c’est une barrière qui isole l’Afrique au sud du Sahara et il faut que les Africains en soient très conscients".

Pour le plus ardent opposant au projet européen le libyen Mouammar Kadhafi, les pays arabes riverains de la Méditerranée concernés par ce projet appartiennent à un espace arabe sous le parapluie de la Ligue arabe et à l’espace africain sous l’égide de l’Union africaine (UA). Dans ce contexte, il faut plutôt soutenir les formules de coopération entre Bruxelles, capitale de l’Union européenne, Le Caire, capitale de la Ligue arabe, et Addis-Abeba, capitale de l’Union africaine. Or "la capitale qui gère ce projet (d’UpM) est Bruxelles et nous ne dépendons pas de Bruxelles" soutien le Colonel Kadhafi, lors d’un mini-sommet Arabe organisé à Tripoli pour marquer son opposition au projet d’UpM.

En affirmant ainsi son opposition au projet européen d’UpM, Jean Ping ne fait qu’officialiser une position actuellement dominante au sein de l’Union africaine.


Source d’info : Linternationalmagazine.com - Emile Fidieck, publié le 28/07/2008


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2008-07-28 19:44:16 H. Barry

2008-07-28 21:38:34

Connu pour la discrétion de ses positions diplomatiques, l’actuel président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping a pour une fois rompu avec sa réputation en affirmant lors de l’entretien qu’il a eu samedi soir avec Mouammar Kdhafi à Tripoli que le projet d’Union pour la Méditerranée du Président français Nicolas Sarkozy allait de pair avec les objectifs colonialistes visant toujours le partage de l’Afrique, selon une source officielle libyenne.

Pour Jean Ping, l’Union pour la Méditerranée vise la partition du continent africain et contredit les décisions des sommets de l’Union africaine à Banjul, en Gambie et à Khartoum, au Soudan, stipulant que le continent africain est une unité intégrée sur les plans géographique, humain et politique et une unité indivisible.

Dans ce contexte, l’homme fort de la Commission de l’Union africaine a annoncé l’opposition de la commission à de tels projets et souligné son appui total aux données évoquées par le guide libyen sur le projet de "l’Union pour la Méditerranée" et sur les dangers que ce projet représente pour le continent africain selon la même source.

Initialement, le projet d’Union méditerranéenne, défendu par Nicolas Sarkozy a pour but de relancer le partenariat entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Il s’agit, en quelque sorte de créer une deuxième union réservée aux Etats riverains de cette mer, basée sur la réalisation de projets concrets (dépollution de la Méditerranée, le co-développement et les pôles de compétitivité).

Mais le projet a susciter très vite l’hostilité des pays non riverains, notamment l’Allemagne qui craingnait d’être exclue du projet tout en ayant à y contribuer financièrement. A Hanovre, le 3 mars 2008, Nicolas Sarkozy négocie avec Angela Merkel son projet d’Union méditerranéenne. Pour obtenir l’assentiment des Allemands, il sera profondément modifié.

Une volonté implicite d’affaiblir l’Union africaine

A la demande de la chancelière allemande, le projet est ouvert à l’ensemble des membres de l’Union européenne. Suite à cet accord franco-allemand, les 13 et 14 mars 2008, le Conseil européen de Bruxelles approuve le principe d’une Union pour la Méditerranée qui englobera les Etats membres de l’UE et les Etats riverains de la Méditerranée qui ne sont pas membre de l’UE.

La démarche est mal appréciée par la plupart des dirigeants africains qui voient dans le projet de l’Union européenne une volonté implicite d’affaiblir l’Union Africaine. S’exprimant en marge d’une rencontre internationale sur les changements climatiques en Afrique organisée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAfD), le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, sera parmi les premiers chefs d’Etat à ouvrir les hostilités contre le projet phare de la "diplomatie sarkozienne" en déclarant que "L’idée d’une Union méditerranéenne, si elle se fait, va permettre à l’Afrique du Nord d’être arrimée à l’Europe…c’est une barrière qui isole l’Afrique au sud du Sahara et il faut que les Africains en soient très conscients".

Pour le plus ardent opposant au projet européen le libyen Mouammar Kadhafi, les pays arabes riverains de la Méditerranée concernés par ce projet appartiennent à un espace arabe sous le parapluie de la Ligue arabe et à l’espace africain sous l’égide de l’Union africaine (UA). Dans ce contexte, il faut plutôt soutenir les formules de coopération entre Bruxelles, capitale de l’Union européenne, Le Caire, capitale de la Ligue arabe, et Addis-Abeba, capitale de l’Union africaine. Or "la capitale qui gère ce projet (d’UpM) est Bruxelles et nous ne dépendons pas de Bruxelles" soutien le Colonel Kadhafi, lors d’un mini-sommet Arabe organisé à Tripoli pour marquer son opposition au projet d’UpM.

En affirmant ainsi son opposition au projet européen d’UpM, Jean Ping ne fait qu’officialiser une position actuellement dominante au sein de l’Union africaine.


Source d’info : Linternationalmagazine.com - Emile Fidieck, publié le 28/07/2008

2008-07-28 19:46:55 H. Barry
2008-07-28 19:44:16 Solo Keita

2008-07-28 21:38:34

Connu pour la discrétion de ses positions diplomatiques, l’actuel président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping a pour une fois rompu avec sa réputation en affirmant lors de l’entretien qu’il a eu samedi soir avec Mouammar Kdhafi à Tripoli que le projet d’Union pour la Méditerranée du Président français Nicolas Sarkozy allait de pair avec les objectifs colonialistes visant toujours le partage de l’Afrique, selon une source officielle libyenne.

Pour Jean Ping, l’Union pour la Méditerranée vise la partition du continent africain et contredit les décisions des sommets de l’Union africaine à Banjul, en Gambie et à Khartoum, au Soudan, stipulant que le continent africain est une unité intégrée sur les plans géographique, humain et politique et une unité indivisible.

Dans ce contexte, l’homme fort de la Commission de l’Union africaine a annoncé l’opposition de la commission à de tels projets et souligné son appui total aux données évoquées par le guide libyen sur le projet de "l’Union pour la Méditerranée" et sur les dangers que ce projet représente pour le continent africain selon la même source.

Initialement, le projet d’Union méditerranéenne, défendu par Nicolas Sarkozy a pour but de relancer le partenariat entre le Nord et le Sud de la Méditerranée. Il s’agit, en quelque sorte de créer une deuxième union réservée aux Etats riverains de cette mer, basée sur la réalisation de projets concrets (dépollution de la Méditerranée, le co-développement et les pôles de compétitivité).

Mais le projet a susciter très vite l’hostilité des pays non riverains, notamment l’Allemagne qui craingnait d’être exclue du projet tout en ayant à y contribuer financièrement. A Hanovre, le 3 mars 2008, Nicolas Sarkozy négocie avec Angela Merkel son projet d’Union méditerranéenne. Pour obtenir l’assentiment des Allemands, il sera profondément modifié.

Une volonté implicite d’affaiblir l’Union africaine

A la demande de la chancelière allemande, le projet est ouvert à l’ensemble des membres de l’Union européenne. Suite à cet accord franco-allemand, les 13 et 14 mars 2008, le Conseil européen de Bruxelles approuve le principe d’une Union pour la Méditerranée qui englobera les Etats membres de l’UE et les Etats riverains de la Méditerranée qui ne sont pas membre de l’UE.

La démarche est mal appréciée par la plupart des dirigeants africains qui voient dans le projet de l’Union européenne une volonté implicite d’affaiblir l’Union Africaine. S’exprimant en marge d’une rencontre internationale sur les changements climatiques en Afrique organisée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAfD), le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, sera parmi les premiers chefs d’Etat à ouvrir les hostilités contre le projet phare de la "diplomatie sarkozienne" en déclarant que "L’idée d’une Union méditerranéenne, si elle se fait, va permettre à l’Afrique du Nord d’être arrimée à l’Europe…c’est une barrière qui isole l’Afrique au sud du Sahara et il faut que les Africains en soient très conscients".

Pour le plus ardent opposant au projet européen le libyen Mouammar Kadhafi, les pays arabes riverains de la Méditerranée concernés par ce projet appartiennent à un espace arabe sous le parapluie de la Ligue arabe et à l’espace africain sous l’égide de l’Union africaine (UA). Dans ce contexte, il faut plutôt soutenir les formules de coopération entre Bruxelles, capitale de l’Union européenne, Le Caire, capitale de la Ligue arabe, et Addis-Abeba, capitale de l’Union africaine. Or "la capitale qui gère ce projet (d’UpM) est Bruxelles et nous ne dépendons pas de Bruxelles" soutien le Colonel Kadhafi, lors d’un mini-sommet Arabe organisé à Tripoli pour marquer son opposition au projet d’UpM.

En affirmant ainsi son opposition au projet européen d’UpM, Jean Ping ne fait qu’officialiser une position actuellement dominante au sein de l’Union africaine.


Source d’info : Linternationalmagazine.com - Emile Fidieck, publié le 28/07/2008

2008-07-28 19:46:55 Solo Keita
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