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Alpha Condé : l’erreur historique des Guinéens

Date de publication:2014-08-07 17:58:32

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info


Commentaires


2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 LK
2014-08-07 18:16:46 LK

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Kaba kabine
2014-08-07 18:16:46 Kaba kabine

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Barry
2014-08-07 18:16:46 Barry

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 M. Bangoura
2014-08-07 18:16:46 M. Bangoura

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 M. Bangoura
2014-08-07 18:16:46 M. Bangoura

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Almamy Sylla
2014-08-07 18:16:46 Almamy Sylla

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 S. Keita
2014-08-07 18:16:46 S. Keita

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 CAMARA
2014-08-07 18:16:46 CAMARA

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 GilBlack
2014-08-07 18:16:46 GilBlack

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 ama
2014-08-07 18:16:46 ama

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 kadiatou barry
2014-08-07 18:16:46 kadiatou barry

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Barry
2014-08-07 18:16:46 Barry

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Hawa Bah
2014-08-07 18:16:46 Hawa Bah

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 M. Tamba
2014-08-07 18:16:46 M. Tamba

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 thierno
2014-08-07 18:16:46 thierno

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Djiwoun Daka
2014-08-07 18:16:46 Djiwoun Daka

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
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2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 E. Kourouma
2014-08-07 18:16:46 E. Kourouma

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 M.A.Dialli
2014-08-07 18:16:46 M.A.Dialli

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Diaby
2014-08-07 18:16:46 Diaby

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Camara D
2014-08-07 18:16:46 Camara D

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Madou-J
2014-08-07 18:16:46 Madou-J

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Saran
2014-08-07 18:16:46 Saran

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Diogo
2014-08-07 18:16:46 Diogo

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Observateur
2014-08-07 18:16:46 Observateur

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Elhadj Bah
2014-08-07 18:16:46 Elhadj Bah

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Almamy Sylla
2014-08-07 18:16:46 Almamy Sylla

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 bob
2014-08-07 18:16:46 bob

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 sow alpha boubacar
2014-08-07 18:16:46 sow alpha boubacar

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Mohamed Camara
2014-08-07 18:16:46 Mohamed Camara

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 BAH
2014-08-07 18:16:46 BAH

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 La contribution de MADINA
2014-08-07 18:16:46 La contribution de MADINA

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Elizabeth Kagbadounou
2014-08-07 18:16:46 Elizabeth Kagbadounou

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Président du Conseil d'Intégration de Aachen (Allemagne)
Administrateur de guineepresse.info

2014-08-07 17:58:32 Gassimou
2014-08-07 18:16:46 Gassimou

2014-08-07 17:57:29

En prêtant serment lors de sa prise de fonctions, le président Alpha Condé a promis de faire la promotion de l’Etat de droit, de la démocratie et d’œuvrer pour la paix et la concorde nationale en Guinée.

- Cependant, sa priorité en tant que Président de la République fut d’investir plus de 3 milliards de FG pour l’implantation du mouvement anti-peul Manden Djalon, la fondation et l’agrément officiel de l’Union des Rundès qui dit avoir pour but, le retrait des terres du Fouta Djalon aux Peuls (Lire 1, 2 & 3).

Témoignages du courageux et patriote journaliste Amadou Diouldé Diallo, relatifs à la question de Manden Djalon et des Rundès : Audio. Le Ministre de l’information (du gouvernement de mission d’Alpha Condé), Alhassane Makanéra Kaké, a ordonné sa radiation de la fonction publique, après plusieurs mois de blocage de son salaire !

Des journalistes et historiens allemands ont aussi apporté des explications sur le fait que beaucoup d’esclaves à travers le monde, pas seulement en Guinée, sont d’origine malinké (Lire).

- En Basse Côte, il incite les Bagas à se démarquer et à parler « leur langue » au lieu du soussou !

- En Forêt, il introduit plus d’un millier de Donzos armés pour contrer les partisans de Dadis et permettre aux siens de s’imposer dans la région. Ces Donzos profitent de chaque occasion pour massacrer les populations autochtones (les Forestiers) et les faire fuir des centres villes au profit des Malinkés.

Par ailleurs, Alpha Condé rompit l’équilibre structurel et fonctionnel de la Ceni et refusa la tenue des élections législatives à la période indiquée comme le prévoit la Constitution parce qu’il tenait à obtenir une modification du fichier électoral en faveur de son parti (ajoutant un demi million de nouveaux électeurs malinkés tout en diminuant le nombre d’électeurs dans les fiefs de l’opposition).

L’opposition fit recours à son droit constitutionnel d'organiser des meetings et des manifestations politiques pour protester et faire entendre sa voix. Alpha Condé fait tuer plus de 150 Guinéens et blesser plus de 400 personnes par balles, occasionnant plus de 46 milliards FG de dégâts matériels avec les déchirures du tissu social qui en découlent. Il a fallu l’intervention des Nations Unies pour obtenir du régime d’Alpha Condé l’acceptation du dialogue politique et la signature d’un accord de sortie de crise le 3 juillet 2013.

Le pouvoir ne respectera pas ses engagements pour les corrections à apporter au fichier électoral et à la répartition discriminatoire des bureaux de votes. C’est l’opposition qui renoncera au bras de fer pour accepter d’aller aux législatives sans l’application des accords du 3 juillet 2013 en donnant ainsi le Parlement au parti minoritaire d’Alpha Condé (moins de 20% de l’électorat guinéen).

L’opposition a tellement ménagé le pouvoir, elle a tellement fait de concessions pour éviter la confrontation qui conduirait au bain de sang et à des divisions et tensions ethniques qu’elle a perdu toute crédibilité, beaucoup de militants et de sympathisants.

Le président Alpha Condé, quant à lui, n’a jamais manifesté de souci pour la paix et la vie des Guinéens ! Il ne voit et ne considère que ses intérêts personnels, le pouvoir sans partage. Ainsi, après les législatives, le chef de l’Etat refuse encore l’organisation des communales prévues entre janvier et mars 2014. Au lieu de cela, il organise un recensement discriminatoire à caractère politico-ethnique qui exacerbe la frustration et la division ethnique dans le pays (Lire).

Cela ne nous étonne pas : ces élections locales conduiraient au remplacement démocratique des délégués que le président Alpha Condé a nommés dans tout le pays à la place des élus locaux, en violation flagrante de la Constitution.

De nouvelles tensions et menaces de manifestations dans le pays !

Même les extrémistes du RPG et l’ethno-fasciste ministre de l’Administration Alhassane Condé s’en inquiétèrent (réflexe de Guinéen ?).

Entre fin juin et début juillet 2014, le dialogue fut relancé de nouveau sous la modération du ministre de la justice Cheick Sakho.

Autour de la table de négociation : cinq délégués de l'opposition républicaine, cinq de la mouvance, cinq de l'administration, les représentants de la commission électorale et les deux facilitateurs locaux.

Ainsi, à cette rencontre, il y avait 3 fois plus de partisans du pouvoir que de l’opposition. Ce qui excluait de facto une issue défavorable au parti d’Alpha Condé.

Ce dialogue aboutira à un accord consensuel de cinq points à la satisfaction de toutes les parties qui ont fait preuve, cette fois-ci, de souci pour leur pays commun la Guinée (Lire).

Sur tous les médias guinéens, simples citoyens, partisans du pouvoir, partisans de l’opposition, tout le monde s’en félicite.

Une joie nationale qui fut de courte durée : le burkinabé Alpha Condé, le seul en Guinée, se révolte contre cet accord d’intérêt national et refuse de le valider.

Des jours après, la colère du chef de l’Etat n’est pas retombée de voir les Guinéens résoudre un différent politique sans bagarre, sans morts. Le mardi 29 juillet 2014, Alpha Condé dit à des représentants de l’opposition extraparlementaire, que concernant le dialogue politique, il est catégorique sur le point relatif au départ de Waymark/Sabari et que le premier de ses ministres qui lui parlera de cela s'en ira le même jour (Lire).

Ce qui montre non seulement le peu de respect qu’Alpha Condé a pour ses ministres, mais aussi que c’est lui le problème, la source des désaccords, des tensions et des violences dans notre pays.

Cela veut dire aussi qu’à l’avenir l’opposition ne devrait traiter qu’avec Alpha Condé lui-même directement. A défaut, saisir la Cour Constitutionnelle pour sa destitution ou mobiliser le peuple pour chasser le dictateur et ses complices.

Pour l’option judiciaire et la mise en accusation du Président, il suffit un dixième des députés (Article 120 de la Constitution), soit 12 de nos parlementaires (l’opposition en a plus de 40).

Lors de la cérémonie d'investiture d’un chef d’Etat, il est de coutume que ce dernier jure respecter et faire appliquer la Constitution et servir exclusivement les intérêts du pays qui lui a fait honneur d’occuper la magistrature suprême.
 
A son investiture, l’homme qui venait d’être « élu président » par des Guinéens, Alpha Condé, prête publiquement serment en jurant plutôt de servir les intérêts étrangers, au détriment de la Guinée qu’il est censé servir. Il promit de partager les richesses de la Guinée entre notre pays et le Burkina Faso (Suivre). Sans contre partie. Il s’est simplement basé sur une relation « fraternelle de solidarité » dans laquelle la Guinée donne (donc perd en tant qu’Etat) et le Burkina Faso reçoit (donc gagne au détriment de la Guinée).

Une première dans l’histoire qui ne suscitera aucune émotion nationale ni aucune réaction de la classe politique, même pas de son adversaire qui devenait de facto le leader de l’opposition !

Pourquoi le lointain Burkina Faso et non un de nos voisins qui partagent tout avec nous ?

Nos voisins Maliens et Sénégalais qui sont pauvres en ressources naturelles et qui sont en partie des pays désertiques ont directement soutenu le peuple de Guinée dans toutes les situations de détresse. Plus de deux millions de Guinéens vivent dans les deux pays comme chez eux. Nos compatriotes se soignent et se forment dans ces pays, avec parfois, le soutien des Etats concernés.

Le Burkina Faso représente quoi pour la Guinée pour que nous lui cédions une partie de notre patrimoine national ? Que dit la Constitution en la matière ?

1)- Les Burkinabés sont des frères et sœurs au même titre que les autres Africains. Mais le Burkina Faso ne représente aucun intérêt pour la Guinée. Ce pays qui n’est pas frontalier au nôtre n’échange rien avec le peuple de Guinée, ni politiquement ni commercialement ni académiquement ni socialement. L’Etat burkinabé a d’ailleurs entretenu des hostilités contre la Guinée en participant financièrement, logistiquement et humainement aux massacres des Guinéens au Libéria dans les années 90 et à la rébellion de 2000/2001 contre notre pays.

Pour quelles raisons la Guinée devrait-elle donc partager ses ressources avec ce pays exceptionnellement et qu’est-ce qui donne à Alpha Condé le droit d’en décider seul, fut-il chef de l’Etat ?

2)- Du point de vue de la Constitution, c’est une haute trahison de l’Etat guinéen qui vaut, en vertu des articles 118 et 119, une procédure de destitution et de traduction en justice d’Alpha Condé. L’opposition qui était représentée dans le CNT aurait pu tenter l’action. Qu’elle aboutisse ou pas, cela aurait tempéré les ardeurs d’Alpha Condé et le pousser à un minimum de respect des Lois de notre pays.

Après son investiture, Alpha Condé partit au moins quatre fois remercier les Burkinabés, deux fois les Français, une fois les Angolais, sans se tromper pour se rendre une seule fois en Haute Guinée chez Djènè Kaba (première dame), la région guinéenne qui le soutient et qui a massivement voté et même violenté d’autres Guinéens pour lui.

C’est à l’occasion des élections législatives, 3 ans après la présidentielle, qu’il s’est rendu en Haute Guinée où il se mit à échanger des propos désobligeants avec la jeunesse, faire saccager des radios et pourchasser des journalistes (Lire sur guineepresse et sur allAfrica) !

Joignant l’acte à la parole, Alpha Condé fait entrer massivement des affairistes Burkinabés en Guinée en leur donnant des marchés de gré à gré avec des surfacturations. Il leur donne également des passeports guinéens au détriment de l’Etat : pour leur éviter des démarches et des taxes imposés aux étrangers comme cela se fait dans tous les pays du monde.

L’exemple de l’entreprise EBOMAF.

Il s’agit de l’entreprise burkinabé « Entreprise Bonkoungou Mahamadou et Fils ».

Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe EBOMAF est très arrogant et injurieux envers les Guinéens. Il avait eu une fois un accrochage avec l’ancien Directeur Nationale des Infrastructures de nom de Souleymane Doumbouya. Ce dernier avait refusé de signer un dossier d’EBOMAF avant de le lire d’abord. Mahamadou Bonkoungou voulait une signature immédiate.

M. Souleymane Doumbouya sera insulté par le Burkinabé qui ira ensuite se plaindre directement chez le Président. Alpha Condé intima à M. Doumbouya non seulement de signer immédiatement le dossier, mais aussi de présenter ses excuses au Burkinabé. Il sera limogé malgré tout et remplacé par un certain Kaba Sangaré. Ce dernier est souvent invité à passer des Week-ends avec les responsables d’EBOMAF à Ouaga. Corruption à outrance !

Pour la réfection de la route Kankan - Kissidougou, il n’y a pas eu d’appel d’offre. Le contrat avec EBOMAF ne répond à aucune condition de passation des marchés publics. Il a été attribué sur instruction directe du chef de l’Etat Alpha Condé à l’entreprise burkinabé.

Pour les projets de développement 2014/2015, le budget voté par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement est 472 milliards FG pour les TP (travaux publics).

Pour un trajet de 194 km à retaper, la Guinée paye plus de 305 millions d’euros à EBOMAF soit plus de 2880 milliards FG (Lire) ! C'est-à-dire que tout le budget guinéen pour l’ensemble des travaux publics de 2014 ne couvre pas la facture pour la réparation de la seule route Kankan - Kissidougou avec cette entreprise burkinabé !  

A ce coût, combien la Guinée devra payer au burkinabé EBOMAF si cette entreprise doit rénover le reste du trajet jusqu’à Conkary ?

305 millions d’euros divisés par 194 = au coût par km soit 1.572.165 euros. Pour le trajet Kankan – Conkary, la Guinée payerait donc 690 multipliés par 1.572.165 = 1.084.792.850 euros.

Plus d’un milliard d’EUROS !

Bientôt, la Guinée ne sera pas endettée seulement envers des puissances économiques comme des pays occidentaux, mais aussi envers le Burkina Faso.

On se rend compte, par ailleurs, que la totalité du Fond Européen de Développement accordé à la Guinée pour 2014-2020, le 11ème FED, qui se chiffre à 200 millions d’euros, ne suffit pas non plus pour payer l’entreprise burkinabé pour la seule route de Kankan - Kissidougou.

Ce n’est pas tout ! Le contrat prévoit une main d'oeuvre composée de 60% de Guinéens et 40% d'étrangers (noter bien "main d'œuvre" et non du personnel qualifié qui relève de la compétence des Burkinabés) !

Dans aucun pays cela n’est possible. C’est la création d’emplois pour des Burkinabés en Guinée sur le dos des contribuables guinéens et au détriment des jeunes et des familles guinéennes !

D’ailleurs, le lundi 30 juin 2014, nos jeunes compatriotes et travailleurs, originaires de la région, manifestaient devant la mairie de Kankan pour dénoncer la ségrégation dont ils sont victimes, dans leur propre pays, de la part du burkinabé EBOMAF (Lire) !

Du point de vue des spécialistes de TP, les routes ne peuvent pas être en principe plus chères en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Parce qu’il y a de l’eau, du sable et du gravier partout sur les trajets. Mais avec Alpha Condé, la réparation d’une route en Guinée est plus chère que la construction entière d’une nouvelle route au Burkina qui est désertique et où les éléments composants doivent être transportés sur des longues distances !

Sous tous les régimes passés, qualifiés de corrompus par Alpha Condé, les routes ont coûté moins cher en Guinée qu’ailleurs en Afrique. Pour des routes construites, c’est juste le revêtement qu’il faut renouveler. Ce qui fait d’habitude 300 à 500 milles dollars par km. Ce qu’Alpha Condé facture à plus d’un million et demi d’euros (1.572.165 euros exactement) au km pour le burkinabé EBOMAF sur le dos de la Guinée !

Par ailleurs, tous les contrats qu’Alpha Condé est en train de signer dans la précipitation cèdent des patrimoines guinéens pour 30, 50 à 100 ans. 

La victoire de RUSSAL contre la Guinée dans le procès Friguia montre que nous ne pourrions pas facilement corriger les méfaits d’Alpha Condé contre notre Nation s’il reste longtemps à la tête de notre pays.

Les travailleurs de Fria et des milliers de familles vivent aujourd’hui de dons humanitaires (Lire). Alpha Condé nouera l’amitié avec le groupe russe qui en est responsable au point de lui céder, par décret, l’un des plus grands et importants marchés miniers guinéens : la bauxite de Dian-Dian (Lire).

En fin juillet 2014, l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest est déclarée "hors de contrôle". La Sierra Leone décrète l'état d'urgence sanitaire, le Libéria ferme ses frontières. La France, les USA, l'Allemagne demandent à leurs citoyens de ne plus voyager vers la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.

A ces nouvelles très dramatiques, plus de 30 enfants Guinéens périssent dans une bousculade prévisible lors d’un concert mal organisé à Conakry. Le gouvernement guinéen décrète un deuil d’une semaine pour tous les Guinéens. Là aussi, Alpha Condé fut le seul à ne pas se sentir concerné. Il préféra s’envoler pour les USA à l’invitation de Barak Obama que les Présidents de nos deux pays voisins (Libéria et Sierra Leone) déclineront à cause des ravages d’Ebola dont la Guinée est la source et a le plus grand nombre de victimes (Lire), par amour et par respect pour leurs peuples.

Le jour où l’épidémie fut déclarée "hors de contrôle" le bilan officiel était 339 morts en Guinée, 233 décès en Sierra Leone et 156 morts au Libéria (Lire 1 & 2).

Comment expliquer l’attitude peu patriotique d’Alpha Condé en Guinée ?

Pendant toute la transition de 2009-2010, le doyen Mohamed Sampil, à l’époque fonctionnaire français, écrivait presque chaque semaine pour prévenir les Guinéens du danger que court notre pays si Alpha Condé arrivait à mettre main dessus. Pour mieux comprendre et savoir plus sur les raisons de sa peur bleue de cette éventualité, je partis chez lui en France en compagnie de deux autres compatriotes guinéens.

L’homme était un parfait connaisseur d’Alpha Condé : ancien grand ami d’Alpha qui lui confiera même son fils pour un temps, il a grandement contribué à la création et à l’implantation du RPG en Guinée et au sein de la diaspora. C’est également lui M. Sampil qui ira faire constituer des papiers guinéens pour Alpha Condé à Boké dans leur ville natale commune pour qu’il puisse enregistrer son parti en Guinée et avoir le droit de participer à des élections. Il nous expliqua qu’il considérait Alpha Koné (transformé en Condé), fils d’un Balafré, le cuisinier burkinabé du commandant français de cercle de Boké, comme un Guinéen parce qu’Alpha s’était toujours engagé comme tel depuis son jeune âge.

M. Sampil nous apprit qu’en dépit des comportements sociaux déplacés d’Alpha Condé, c’est à cause de la haine anti-peule et anti-soussou du leader du RPG qu’il y a eu rupture entre eux, notamment après que le leader du RPG ait qualifié de bâtard, tout Malinké qui votera pour Lansana Conté en organisant des agressions contre les cadres de Siguiri membres du parti « soussou » (PUP).

M. Sampil nous expliquera qu’avant de rompre avec Alpha Condé et quitter le RPG, il lui posera la question suivante : « Et moi qui te soutiens contre Lansana Conté, mon parent de la Basse Côte, je dois être qualifié comment ? »

Après la Présidentielle et l’investiture d’Alpha Condé à la présidence guinéenne, M. Sampil qui était vice-président de la NGR décida de rentrer au pays pour combler le vide que laissera le leader Abé Sylla, homme d’affaires établi aux USA. Et cela contre nos conseils. Il mourra peu de temps après son installation définitive en Guinée de subites et mystérieux maux de vendre.

Le dimanche 28 avril 2013, un dissident du RPG qui accuse Alpha Condé de trahison, fait des révélations fracassantes sur les antennes de la radio privée Djigui FM, dans l’émission « le club de la presse ». Ce jour, El Hadj Aboubacar Diaby révèle aux Guinéens que le parti d’Alpha Condé RPDG (rassemblement du peuple démocratique de Guinée) était une création burkinabé de 1987 à Ouagadougou. Il révéla que le RPG (rassemblement du peuple de Guinée) dont il fut le concepteur de l’emblème est le résultat de la fusion entre le RPDG d’Alpha Condé et son parti à lui la COMUNA qui a décidé de se retirer parce qu’Alpha Condé a trahi l’idéal pour lequel ils se battaient.

Dans un dossier spécial d’Africa Mining Intellegence paru le 15 novembre 2012, "Alpha Condé, l’empereur des mines" (Lire), on présente tout le clan familial du nouveau chef de l’Etat guinéen :

  1. Mohamed Alpha Condé dit MAC, le rejeton du dictateur que le document présente comme le dauphin du Président. C’est, dit-on, le fils d’Alpha et Alima Koné.
  2. Djènè Kaba Condé, dite épouse d’Alpha Condé et première dame de la République.
  3. Guillaume Curtis, dit neveu du Président. C’est en effet le fils de Charlotte Curtis, une amie d’enfance de N’Sira Condé, la grande sœur de même père d’Alpha Condé.
  4. Namory Condé, frère par adoption d’Alpha Condé, parce que sa famille fut la première à recevoir Alpha Condé à Siguiri.
  5. Mamadi Kaba Guiter, son vrai nom est Ansoumane Kaba, le frère de Djènè Kaba
  6. Aboubacar Sampil, ami et bras droit guinéen du fils d’Alpha Condé.

De tous, c’est son seul fils MAC qui a donc un lien de parenté réel avec Alpha Condé. Ce dernier n’a découvert notre pays et n’y a mis pieds que parce que son père y a été investi Président de la République.

En Guinée, c’est évident, Alpha Condé n’a pas de famille ! C’est pourquoi son seul souci dans notre pays, c’est sa petite personne et le pouvoir qu’il veut garder sans partage (Ecouter Takana Zion).

Alpha Condé est là pour piller la Guinée avec ses amis étrangers. Il est prêt à plutôt voir toute la Guinée brûler que d’organiser des élections transparentes avec un opérateur électoral neutre, dans le respect de la Constitution.

Vu tout ce qui précède, tous les patriotes guinéens, à commencer par ceux de la Haute Guinée qu’il cherche à instrumentaliser contre les autres Guinéens, doivent se donner la main pour chasser, sans tarder, ce Monsieur et ses associés étrangers de notre pays. Il y va de l’intérêt supérieur de notre peuple et des générations futures.

 

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