chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

Appel à l’opposition guinéenne : déclenchez la procédure de mise en accusation du Président Alpha Condé en vertu de l’Article 120 de la Constitution !

Date de publication:2014-08-15 22:42:35

2014-08-15 22:35:58

Afrique de l’Ouest: l’irresponsabilité d’Alpha Condé et du régime RPG est un danger mortel pour toute la sous-région ! Médecins sans frontière (MSF) et OMS ont révélé hier et aujourd’hui, vendredi 15 août, que l’Epidémie Ebola se propage plus gravement qu'officiellement admis.

Selon MSF, Ebola se répand plus vite que leur capacité à y faire face.

De son côté, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime quant à elle que l'ampleur de la propagation de l'épidémie est « largement sous-évaluée », en raison du fait que les statistiques officielles communiquées aux institutions internationales qui aident à combattre le virus ne sont pas correctes.

Il est connu cependant que depuis le premier cas de suspect chez eux, le Libéria et la Sierra Leone ont tous deux géré la situation avec transparence et responsabilité.

Ce sont les autorités guinéennes qui ont d’abord nié l’existence de la maladie en laissant le virus se propager dans le pays et au-delà des frontières guinéennes. Ensuite ils n’ont cessé de mentir sur l’état réel de la situation en Guinée.

Ces deux institutions (MSF et OMS) affirment qu’il va falloir au moins 6 mois pour pouvoir stopper la propagation de l'épidémie. Donc, les Guinéens qui sont exclus du pèlerinage pourraient rester en quarantaine internationale jusqu’en mi 2015.

Le régime guinéen désinforme, perturbe la population et l’expose à un danger mortel durable.

Tenez ! Dans le N°419 du journal Le Populaire, du 11 août 2014, le ministre de la Santé du régime RPG, le Colonel médecin Remy Lamah déclare : « L’état d’urgence n’est pas nécessaire en Guinée » en banalisant la situation. Deux jours après, le mercredi 13 août, son président (Alpha Condé) décrète l'Etat d'urgence sanitaire nationale sous la pression internationale. C’est le même chef de l’Etat qui disait que tout va mieux en Guinée le 20 juin. Trois jours après, le 23 juin, la maladie fut déclarée « Hors contrôle ».

Malgré les efforts des institutions internationales, la situation s’aggrave au lieu qu'elle soit sous contrôle. En Afrique de l'Ouest, on est à 1 .975 cas et 1 .069 morts officiels (Lire).

Alpha Condé et son gouvernement RPG continuent d’intoxiquer la Guinée et toute l’humanité avec des fausses données.

Exemple frappant: le 8 août 2014, le gouvernement guinéen annonçait pour Conakry 5 cas confirmés et 2 cas suspects. Chiffres démentis par le personnel de l’OMS et de MSF sur le terrain qui ont parlé eux, de 464 suspects à Conakry.

Comment peut-on arrêter la propagation du virus avec ces mensonges délibérés ?

Le pire dans tout ça, c’est que près d’une année après l’irruption de cette grave épidémie qui décime des familles entières, le chef guinéen de la lutte contre Ebola et toutes les autres maladies infectieuses, le Dr Sakoba Keita, se plaint encore du manque de moyens de déplacement et de matériels de travail pour le personnel guinéen de la santé (Lire). Ce, dans un pays où le Président s’arroge plus de 100.000 euros par jour.

Le traitement d'Alpha Condé pour une semaine suffirait donc pour satisfaire ces besoins sanitaires d'intérêt national (Lire 1 & 2).

Le pays est en deuil et isolé. L’opposition suspend ses activités, mais Alpha Condé quant à lui, continue de consolider son pouvoir dictatorial. La nomination des gouverneurs et des préfets s’inscrit dans ce cadre.

Pourtant, l’opposition guinéenne n’est pas obligée de croiser les bras et attendre la fin de la quarantaine qui signifiera la non-tenue des communales et le report de la Présidentielle 2015 avec la prolongation probable et illégale du mandat d’Alpha Condé qui a été suffisamment nuisible à la Guinée et à toute la sous-région.

En effet, le président Alpha Condé refuse déjà de réunir les conditions de l’organisation de la présidentielle de 2015 comme prescrit par la Constitution.

Alpha Condé est responsable de la propagation de l’épidémie et de la mort de 1.069 personnes dans la sous-région (chiffre officiel et sûrement sous-évalué). 

Alpha Condé entretient une milice privée dans le pays en violation de l'article 143 de la Constitution (Lire).

Alpha Condé est responsable de la mort par balles de plusieurs centaines de Guinéens (158 à Conakry et plus de 700 en région forestière).

Alpha Condé a interdit à la justice guinéenne de recevoir les plaintes des victimes.

Alpha Condé a failli à son devoir constitutionnel d’organiser les élections communales et communautaires.

Alpha Condé est en train de piller la Guinée en complicité et au profit d’intérêts étrangers, se rendant coupable de haute trahison de l’Etat guinéen (Lire).

L’opposition a des moyens de lutte plus efficaces que des meetings ou des manifestations de rue. Des moyens qui n’exposent à aucun risque d’Ebola ni de mort ou de blessé par balle et qui ne violent pas l'état d'urgence sanitaire : la mise en accusation d’Alpha Condé pour irresponsabilité et haute trahison, en demandant sa destitution et sa traduction en justice. La Constitution lui donne cette possibilité et il lui faut simplement 12 députés (le dixième des députés qui sont 114 au total) pour déclencher la procédure en demandant une session extraordinaire du Parlement à cet effet (Article 120).

Par cette action légitime, légale et nécessaire, l'opposition guinéenne réussira à faire d'Alpha Condé, le premier Président africain accusé de haute trahison et contre lequel fut déclenché une procédure de destitution. Elle aura rempli son devoir d'opposition républicaine. Elle aura donné un sens à sa présence dans le Parlement actuel.

Prière à tous les militants guinéens de demander à leurs partis respectifs présents à l'Assemblée Nationale, de faire appliquer l'article 120 de la Constitution !


GUINEEPRESSE.INFO

Articles recommandés :
Guinée : l’épidémie Ebola ferait-elle partie des stratégies d’Alpha Condé pour son maintien au pouvoir en 2015 ?

Question d’abattoir : Sadio Barry répond à Alpha Condé.

Commentaires

Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.