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Quelques facettes de la vie nationale guinéenne

Date de publication:2014-08-17 16:29:27

2014-08-17 16:08:03 

Dans cet article et d’autres qui suivront, je ferai une description sommaire de quelques facettes typiques de la vie nationale  guinéenne et je laisserai le soin aux internautes d’en faire leurs propres analyses.

Les faits décrits sont des faits divers réels de la vie guinéenne et sont des indicateurs de la qualité de vie des guinéens ainsi que de la gouvernance de la « condécratie(1)» qui gère le pays depuis trois ans.

Pour une meilleure compréhension de la démarche, je vais décrire une facette et montrer ce qu’il y a derrière cette facette afin que les lecteurs puissent aller au-delà de la simple lecture pour réfléchir  de manière à mieux comprendre les défis du moment voire de l’avenir de la Guinée.

Comme facette d’exemple, disons : voici un enfant qui boite.
Question : Pourquoi boite-il? Réponse : Parce qu’il est blessé au pied.
Pourquoi l’est–il ? Réponse : Parce qu’il n’a pas de chaussures.
Pourquoi n’a-t-il pas de chaussures? Parce que ses parents ne les lui en ont pas données ? Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas d’argent ? Pourquoi ? Parce qu’ils ne travaillent pas ? Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas d’emploi correspondant  à la formation du père et la mère est analphabète sans emploi et leurs revenus combinés sont insuffisants même pour assurer les trois repas quotidiens de leur famille.

Pour cet exemple,les éléments de la face cachée de l’iceberg sont : le manque d’emploi, l’inadéquation de la formation à l’emploi, l’analphabétisme, la faiblesse des revenus des ménages, le coût élevé de la vie -dopé par la forte inflation et le faible pouvoir d’achat - le manque de sécurité sociale et la faiblesse ou l’inadéquation des programmes pour les enfants et les femmes. Ces éléments-là sont donc des caractéristiques de la gouvernance actuelle qui cependant, peuvent avoir comme sources, les précédentes gouvernances du pays.

1- Les calvaires de la retraite :

a- La veuve spoliée de la pension de son mari :

Je ne peux m’empêcher de commencer par la vie de cette dame veuve, mère de trois enfants âgés de, respectivement 10 ans, 7 ans et 4 ans qui vont tous dans une école privée de la place au vivant de leur père, un enseignant du secondaire à la retraite et dont la pension était sur virement dans un compte bancaire de la ville. A la mort de son mari, il y a 7 mois, environ, la pension ne lui parvenait pas mais tombait à la banque pendant les 3 premiers mois. Après avoir fourni un dossier d’une dizaine  de documents au coup de 400.000 FG, le compte est bloqué ce qui a pris 3 mois. L’argent du compte pour trois mois est versé à la famille et la pension devrait revenir au niveau du service préfectoral des pensions en espèce, offrant la possibilité à la femme (illettrée) de percevoir l’argent au près du chargé des pensions. Ce fonctionnaire-en bois- commence alors à faire fortune en percevant la pension et pendant 4 mois ce Mr se sert tranquillement de l’argent laissant la pauvre famille dans la dèche. Pendant ce temps, la scolarité des enfants est impayée. Les dépenses du carême ignorées et même les tenues de fêtes de Ramadan des enfants n’ont pas été retirées chez le tailleur faute d’argent. Le Mr raconte que la pension est coupée et bloquée à Conakry et n’hésite pas à demander la constitution d’un autre dossier pour débloquer la situation à Conakry. Coincé par les amis du défunt qui menacent de le faire trimbaler devant l’autorité préfectorale, le Mr avoue sa forfaiture et demande pardon. Il a commencé à payer le montant dû au compte-gouttes.

b- Le retard de payement des pensions des retraités de 2013.

Les retraités de 2013 ont dû attendre 7 mois avant de percevoir leurs maigres pensions les obligeant à s’endetter pour faire vivre leurs familles. Posez la question à notre administration pour en savoir plus.

c- La faiblesse des pensions de retraite face au coût de la vie

Il y a des pensions de moins de 100 000 FG /mois face au coût actuel de la vie. Ces cent mille francs vous achètent dix litres de carburant ou trois kg de viande ou un demi-sac de riz. Il y en a même qui ont moins de 10 $ par mois. Et pour percevoir cette maigre somme, les ayant droits sont parfois obligés de dépenser la moitié en transport et autres frais de papier et de téléphone. Quelle belle vie mènent ces familles qui ont servi l’Etat pendant au moins 30 ans ! J’en connais qui ont fait 46 ans.

2- La faiblesse des contributions aux cérémonies donc  l’épargne

En Guinée, les gens sont devenus pauvres, plus pauvres qu’il y a trois ans et cela ne fait qu’empirer. Le milieu foutanien et Peul en particulier  est connu pour la générosité dans les contributions lors des cérémonies de mariage, de baptêmes, de fêtes, de décès, etc.  L’autre semaine, tous les ressortissants d’une des plus grandes préfectures de la région se sont retrouvés pour donner de l’appui à deux parents longtemps malades. Montant total des cotisations : 175 000 FG, une somme qu’autrefois un seul pouvait donner dans les mêmes circonstances. C’est peu dit un sage mais devant l’impossible nul n’est tenu. Un aveu d’impuissance qui ne dit pas son nom. L’épargne n’existe presque plus et ce ne sont pas la BICIGUI et la SGBG(2) qui vont me démentir. Les comptes d’épargne des fonctionnaires sont un bon indicateur de la pauvreté actuelle.

3- L’endettement abusif des guinéens ordinaires

Les agriculteurs, certains commerçants et la presque totalité des fonctionnaires sont dans un cycle de dettes qui paraît sans fin. Les fonctionnaires ont des dettes dans les banques au point que certains ne touchent plus rien à la fin du mois. Pire, ils ont en plus des dettes auprès des commerçants et cela chaque mois et le cycle est infini. On paye un peu pour rester crédible et on continue à s’endetter. Aujourd’hui, les gens sont de plus en plus endettés sans espoir d’y mettre un terme. Le processus est le même chez les commerçants qui prennent de la marchandise pour vue qu’il y ait un magasin souvent pour plusieurs opérateurs puis que le coût du loyer est devenu insupportable. Heureux s’ils ne sont pas victimes de cambriolages parfois répétés. On prend. On vend. On rembourse un peu et on continue. Les agriculteurs de Haute Guinée en particulier sont dans le même schéma d’endettement. On s’endette. On cultive et parfois on mange le blé en herbe. On récolte. On paye et on reprend l’endettement.

4- Les cérémonies au secours des plus démunis

Toutes les cérémonies sont devenues des lieux de rencontre pour bien manger et à sa faim. Si autrefois seuls les pauvres prenaient des restes alimentaires pour leurs domiciles, aujourd’hui, tout le monde souhaite avoir un plastic de couscous au lait, de fonio et même de riz gras à emporter -pour dit-on souvent les enfants restés -à la maison. Il n’y a presque plus de gaspillage alimentaire dans les cérémonies. Presque tout est emporté.  On vient. On mange des repas que l’on ne peut s’offrir chez soi et l’on emporte ce que l’on peut. Tel est le mécanisme d’adaptation à la nouvelle donne.

5- Le mécanisme d’adaptation des femmes

En ces moments de galère, les femmes sont les championnes dans l’imagination de mécanismes d’adaptation. Elles ont créé des rencontres hebdomadaires, mensuelles ou bimensuelles -de groupes d’amies ou « sèrè(3) »-chez une copine membre à tour de rôle. Des cota de cotisations sont fixés et la/ou les femmes membres du « sèrè »  devant recevoir le montant collecté est préalablement définie sur un calendrier rigoureusement bien suivi par la secrétaire qui souvent est une femme lettrée. L’heureuse ou les heureuses(4) choisie (s) du jour devra préparer copieusement pour l’ensemble du groupe. Elles se font la concurrence dans cet exercice culinaire et de restauration. Les femmes des « sèrè » ne sont pas sous alimentées. Elles sont ainsi toutes grosses, rondes et luisants, bons grés malgré leurs époux. Chaque femme dispose ainsi d’un montant important qu’elle n’aurait jamais pu se faire toute seule. Ainsi, certaines s’en servent pour faire du commerce. D’autres s’achètent des motos, des téléphones chers et accroissent ainsi leur indépendance.

6- Les trois ennemis actuels des couples

L’indépendance des femmes s’est accrue. Le téléphone, la moto ou le taxi moto et les « sèrè » gèrent la vie des femmes aujourd’hui plus que leurs époux. Si autrefois il était inadmissible que la femme soit au téléphone sans que le mari ne sache à qui elle parle, qu’elle soit sur une moto d’un inconnu  devant lui ou qu’elle sorte sans lui pour aller à une cérémonie, tout ceci est devenu possible au point que peu de maris peuvent prendre le téléphone de leurs épouses si celui-ci sonne même si elle est loin. Quel mari ose demander à un moto- taxi d’où vient sa femme ou simplement où vont-ils ? Il sera taxé de tous les maux. Ce nouveau mode vie a rendus beaucoup de couples froids et les divorces se profilent comme en occident. Beaucoup de couples n’existent que de nom aujourd’hui et les enfants sont les premiers à payer les frais. Même au chômage, papa est à la table de belotte ou au café. L’enfant est abandonné à lui-même à cause de la liberté de maman et les occupations de papa. Dans bien de familles, entre 9 :00 et 17 :00, les enfants sont seuls.

7- Les mosquées,le coran et la religion comme solution palliative

La précarité et la pauvreté ont conduit les guinéens à se replier vers Dieu afin d’implorer sa grâce, solliciter sa clémence et son aide tout court pour changer leurs conditions. Pour ce faire, on se tourne vers les mosquées (ou les Eglises ) qui profitent pour passer leurs messages religieux. Dans les Mosquées on convie les populations à se tourner vers l’apprentissage du coran pour être avec Allah.  Dans ces mosquées,des écoles et des formateurs sont présents  et dispensent des cours à longueur de journée. Même certaines radios de la place ne trouvent pas autres programmes que de faire le relais de ces Mosquées qui deviennent de plus en plus puissantes. Des avantages sont certes lésions entre autres, la connaissance et la morale religieuse, l’occupation des jeunes et la discipline. Mais attention aux conséquences notamment internationales. Ne seront nous pas vus en État islamique avec tous les non-dits et implications de stigmatisation? Mieux, tous nos œufs sont désormais dans un même panier et gare à nous si celui-ci tombe.

8- Les ratées de l’éducation

Les jeunes sont aujourd’hui plus qu’avant tournés vers des travers sociaux qui ne disent pas leurs noms. Ce sont entre autre, la drogue, l’alcool, la cigarette, la toxicomanie, la prostitution, et vous en citez. L’approvisionnement est facilité et les punitions s’adressent aux pauvres consommateurs oubliant que l’on ne consomme que ce que l’on gagne. Certains fournisseurs versent des lourds pots de vins à certains gouvernants qui se taisent. Ils n’hésitent pas à faire des dons et des œuvres de bienfaisance même aux Mosquées pour se faire accepter afin de pouvoir vendre librement leurs marchandises aux conséquences imprévisibles sur la santé et l’éducation de la jeunesse.
A l’école, il y a de plus en plus  de marchandage des notes et d’achats de diplômes. Ainsi, c’est l’argent, le démon agent, qui règle le système. La conséquence immédiate, c’est la baisse du niveau et de facto, de la qualité des futurs cadres du pays devant une compétition internationale sans pitié.

9- Les routes urbaines goudronnées sur papier

Nos routes urbaines du Fouta sont en particulier la honte du pays. Malgré qu’il y ait eu sur papier deux projets distincts de goudronner les villes de Labé, Pita, Dalaba et Mali, elles restent presque impraticables. Les flaques d’eau font nager tout passant et quel que soit son moyen. A Labé, entre le marché de Daka et l’abattoir sur la route de Mali, une distance de trois Km, on peut y passer facilement 30 mn. Les nombres de fois que des motocyclistes et leurs bagages sont tombés dans les flaques d’eau ne sont pas dénombrables. Mamou, Pita et Dalaba  ne font pas exception si ce n’est le goudron sur la nationale Labé Mamou pour ces deux dernières villes. Sur papier, 16km seraient goudronnés à Labé et 11 km à Mali. Ce qui n’est pas vrai. A Mali par exemple, il n’ y a pas encore un mètre de goudron.

10- Les montagnes d’ordures dans nos villes

Des montagnes d’ordures dans nos marchés font partie du modus vivendi des citadins du Fouta et d’ailleurs sans que cela ne fasse l’objet d’attention particulière par les gouvernants. Les caniveaux, là où ils existent sont pleins d’ordures. Les rivières urbaines sont  pleines d’ordures et leur ensablement est de règle. Les riverains de ces cours d’eau urbains sont dans bien de cas sans latrines appropriées. Conséquences, certaines familles riveraines  défèquent dans les buissons qui jonchent ces cours d’eau. D’où la pollution et les maladies hydriques comme le choléra, le paludisme, la fièvre typhoïde et les parasitoses gastro-intestinales font partie des principaux problèmes de santé. Pire, l’environnement étant sans frontières, les cours d’eau charrient ces eaux malsaines à travers le continent et le monde faisant de notre pays un des plus grands contributeurs à la pollution de l’environnement. La situation a empiré depuis trois ans. Et chaque année est un plus vers le drame.

11- Les racolages politiques

Paraphrasant A. G. Barry(5),  les gouvernants  ne sont pas au pouvoir pour gagner des élections mais pour résoudre les problèmes des  populations ou tout  au moins de leurs  électeurs.
Les membres de l’opposition sont plus occupés au combat politique qu’à ceux économique et social. En conséquence, les populations sont politiquement, socialement et économiquement orphelines. Leurs problèmes sont ignorés car l’opposition n’a pas le pouvoir et les gouvernants résument leur travail à s’enrichir à qui mieux mieux et à œuvrer à affaiblir leurs adversaires.
Pour atteindre les objectifs politiques majeurs, on se permet tout. On achète les consciences, on divise pour régner et on fait de l’injustice la règle et non l’exception. C’est souvent la justice des vainqueurs face aux vaincus. La satisfaction du moindre besoin d’une communauté a un visage plus que politique.  On en fait une publicité à crever les yeux et à boucher les oreilles les plus dures.

12- L’insécurité physique et sanitaire

L’insécurité est devenue un problème majeur des guinéens, plus qu’avant. Les riches sont ciblés à cause de leur argent. Les voyageurs surtout nocturnes font l’objet de braquage et de dépouillement systématique de leurs biens. C’est parfois la vie des gens qui est simplement ôtée faute de n’avoir pas eu le butin espéré. La consommation de la drogue, de l’alcool et des autres stupéfiants appuyée par la pauvreté grandissante des jeunes rend la situation plus qu’explosive.
L’insécurité sanitaire est devenue des plus préoccupantes ces derniers temps.  Récemment, ce sont des maladies comme Ebola et le choléra qui rejoignent le paludisme et les accidents de circulation pour assombrir le tableau.

13- La justice à deux vitesses à travers des audits ciblés

Les audits sont injustes  puisque partiels et politiquement orientés. Les grandes cibles ont été les ex-premiers ministres qui sont dans l’opposition. Les gens qui sont dans la mouvance présidentielle ne sont  presque pas concernés.  Les anciens chefs d’Etat et leurs familles ne sont pas touchés bien qu’ils soient les vrais ordonnateurs financiers et les dons qu’ils ont faits sont intouchables.
La gouvernance actuelle n’est pas auditée. Pourtant, elle dure depuis plus trois ans déjà.

14- Les violations de la constitution et des droits de l’Homme

Les droits des citoyens sont souvent violés et certaines libertés muselées. Les affaires judiciaires des membres de l’opposition sont différemment traitées. Pourtant, la constitution est claire dans son préambule. Nul ne devrait être victime de discrimination surtout de la part de l’Etat guinéen. Des jeunes ont été arrêtés et jetés en prison pour avoir participé à des marches pacifiques garanties par la constitution. Pourtant, des marches des membres de la mouvance sont non seulement autorisées mais les gens n’y sont pas traqués jusque dans les concessions. La région de la Moyenne Guinée est laissée pour compte. On y annule même des meetings d’ONG de développement local. C’est le cas de l’ONG « Famen Fotten Gollen » qui a vu son assemblée générale interdite à Labé. Les peuls sont privés d’opportunité d’emploi là où ils sont qualifiés. Les exemples ne manquent pas dans les sociétés minières et d’autres dirigées par certains malinkés. Là où ils sont employés, ils sont de simples figurants.
On a poussé la haine jusqu’à la liquidation du cheptel des éleveurs peuls. Les cas  de Kérouané, de Siguiri et de Beyla en sont illustratifs et font école. Heureusement pour les auteurs et malheureusement pour les animaux et leurs propriétaires que les ONG de défense des droits des animaux ne sont pas encore actives en Guinée.

15- Le déficit de communication

Depuis son entrée en fonction, notre grand timonier n’a donné qu’une seule conférence de presse avec les médias guinéens et ses voyages sont quasiment interdits aux journalistes locaux qualifiés d’incompétents. Les médias étrangers sont privilégiés et le contenu des communications laisse souvent les guinéens sur leur faim.

16- Le nihilisme du savoir et du savoir -faire

En Guinée, le savoir et le savoir-faire sont reniés pour une raison ou une autre. S’il y a en général peu de Ph.D et de MS  qui chôment ou sont sous employés en Afrique, en Guinée, c’est malheureusement la règle. Ceux qui sont employés après leurs formations  académiques le sont souvent par des institutions ou des organisations non gouvernementales et pour la plupart ne sont même pas au service du pays qui les a formés à des coûts considérables. Ce phénomène est plus marquant en Afrique francophone qu’en pays anglo-saxons. Or, il faut le savoir et le savoir-faire, la volonté et les moyens pour réussir n’importe quelle activité humaine.

Le renforcement des faibles (empowering the weak) n’est pas à l’avantage des pays pauvres.  Si cette stratégie est avantageuse pour le système colonial, il ne l’est pas de nos jours. Il faut de la matière grise pour générer le développement. Faute de quoi, on devient simplement consommateur des créations d’autrui. Ceci n’est pas une invention car, en Guinée, il n’est  pas rare de voir de gros moyens mis à la disposition de gens qui sont de moindre formation alors que les grosses légumes du savoir sont abandonnées. Ces derniers auront beau avoir la volonté et le savoir-faire, ce n’est pas suffisant pour réussir. Il faut le troisième pilier de la réussite à savoir les moyens. Volonté, savoir-faire et moyens sont les trois piliers de la réussite d’une œuvre humaine, bonne ou mauvaise.
Pour réussir son développement à l’instar des autres grands du monde, la Guinée doit reconsidérer sa position vis-à-vis de son élite intellectuelle.

C’est en la matière que l’Afrique francophone a des leçons à prendre auprès de sa sœur anglo-saxonne.

Amis internautes,
Voici donc les facettes visibles de l’iceberg. A vous d’identifier les facettes cachées afin de mieux éclairer la lanterne des gouvernants de la « condécratie ».

Allez au fond de la réflexion en vous posant les mêmes questions indiquées plus haut: pourquoi ces situations ainsi décrites ? Vos réponses vous donneront les caractéristiques de la nouvelle gouvernance guinéenne et les défis du moment et de demain.
Labé le 16 août 2014

M. Maladho Diallo
La réussite de l’œuvre humaine = (volonté) x (savoir-faire) x (moyens).

(1)- Un emprunt à A.O.T Diallo dans sa chronique mensuelle : « la nouvelle voie » (Guineeactu.info).

(2)- Les deux banques gèrent plus de  95% des virements bancaires des salaires des fonctionnaires à Labé.

(3)- Groupe de copines de même ambitions où des montants de cotisation sont fixes et à chaque rencontre.

(4)- Parfois deux ou plus se partagent le montant collecté afin de réduire le temps d’attente.

(5)- Dans un de ses textes publiés dans Guineeactu.info

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