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Le Burkina Faso sur la voie de l’émergence

Date de publication:2014-08-17 16:50:19

2014-08-17 16:47:50

« Y a pas de problème ». Le nombre de fois qu’on entend par jour cette expression à Ouagadougou est hallucinant. Vous dites bonjour à quelqu’un, il répond : « y a pas de problème ». C’est en fait une formule de politesse usuelle comme « je vous en prie » chez les Français ou « you are welcome » pour les Anglo-saxons.

Les Ouagalais sont optimistes. Malgré les innombrables difficultés de la vie quotidienne comme partout ailleurs en Afrique, les Burkinabè restent debout. Et marchent d’un pas ferme sur un sol mouvant. Cela ne vous rappelle-t-il pas un mot de Victor Hugo ? On est bel et bien au Pays des hommes intègres, comme l’a baptisé l’inoubliable Thomas Sankara.

Le voyage à Ouaga a été long et harassant. Par Air Algérie. Deux fois moins cher que le tarif le plus bas d’Air France, cette compagnie néocoloniale qui écrase l’Afrique de ses prix prohibitifs et qu’il faudrait interdire. Après le crash du vol AH 5017 d’Air Algérie du jeudi 24 juillet 2014 au nord du Mali sur la route Ouagadougou-Alger, j’éprouve rétrospectivement une émotion irrationnelle. Dire que j’ai envisagé à un moment donné de modifier la date de mon retour à Paris et que j’aurai pu me trouver dans cet avion. Le Très-Haut veille sur moi.

Sept heures à errer dans les longs couloirs de l’Aéroport international Houari Boumedienne d’Alger. Mais l’accueil de nos cousins algériens est empreint de courtoisie. Tout est en ordre et tiré au cordeau. Les bagages ne se perdent pas en cours de route comme avec Royal Air Maroc. « Soyez assuré, votre valise arrivera à Ouagadougou », me dit l’hôtesse avec un sourire gracieux. Mais il est consternant de voir une compagnie aussi prestigieuse qu’Air Algérie s’aventurer dans la politique du lowcost(prix cassés) en faisant appel à des équipages peu expérimentés sur les routes africaines comme ce fut le cas de cet équipage espagnol du vol AH 5017. On comprend que beaucoup d’Algériens disent se méfier de leur compagnie aérienne nationale.

L’aéroport de Ouagadougou se trouve dans le centre-ville. L’an prochain, il sera transféré à Donsin, près de Ziniaré, le village natal du président Blaise Compaoré, à 35 km de la capitale. Ma carte de vaccination contre la fièvre jaune, qui est obligatoire, est périmée depuis 2011. L’agent de police me réprimande, mais gentiment : « Votre carte est périmée depuis trois ans. Vous allez vous rendre dans un centre de santé pour vous mettre en conformité avec la loi ». OK. Le douanier me jauge de la tête aux pieds et n’ouvre pas ma valise. Je n’ai pas l’air d’un trafiquant.

On est cependant dans un pays encore sous-développé. Au bureau de l’Information, trois dames sont de service. Elles sommeillent. C’est normal car il est 2 heures du matin. Je demande des informations sur les hôtels et leurs tarifs. « On ne sait pas », me répond-on. Incroyable ! Réflexion faite, l’une d’elles me dit, après moult hésitations et l’air bête : « Le répertoire des hôtels est collé, je ne peux pas vous le donner ». Je n’en reviens pas.

Fort heureusement, lors de l’escale à Alger, un chef d’entreprise libanais m’avait recommandé l’hôtel Yibi à 38 000 F CFA la nuitée (soit 58 €), sur l’avenue du Dr Kwamé N’Krumah, l’une des principales artères de la capitale burkinabè. Dans les grands palaces, il faut débourser de 100 € à 190 € la nuit.  Le tarif pour aller en ville est de 2 000 FCFA (3 €). Je n’ai pas de francs CFA. Le taximan accepte les 5 € en pièces que je lui tends.

A l’hôtel Yibi, l’accueil est sympathique. On n’exige pas de carte bancaire comme dans les grands établissements. Yibi veut dire « petite concession » en moré, la langue des Mossis, majoritaires numériquement dans le pays. Dans les étages, pas de personnel féminin. Tout le monde est correct. Le restaurant n’est pas cher. Peu m’importe, car je ne mange qu’une fois par jour, même en dehors du Ramadan. Au bout de sept jours, la note est exorbitante (610 €). Il faut sortir de là. Je vais dans une auberge à 12 000 F CFA (18 €) par jour. C’est mieux.

Je suis arrivé le 30 juin pour un mois de vacances dans ce pays que je connais bien mais que je n’ai pas visité depuis quinze ans. Nous sommes en pleine saison des pluies. La température est clémente : 25°C la nuit. Mais elle s’élève quand même à 36°C à midi. Une belle rencontre dès le début de mon séjour, celle de Camara, un citoyen burkinabè, mais dont le père est originaire de Kankan en Guinée. Immigré très jeune en Haute Volta (l’ancien nom du Burkina Faso), le patriarche y a pris racine et femmes, fait souche et engendré une vingtaine d’enfants.

Après m’avoir vendu, en bon dioula, deux chemises brodées et une nappe de table, Camara me fait l’honneur exceptionnel de m’amener chez le Cheikh Aboubacar Kaboré. Un homme hors du commun. Il a reçu des dons de guérisseur par la voie divine, sans avoir fait l’école coranique. Même le Moro Naba, le chef spirituel des Mossis, l’équivalent de l’Almamy du FoutaDjallon, s’incline devant le Cheikh Aboubacar Kaboré, élevé à la dignité de Wali en Arabie saoudite et au Pakistan. Après m’avoir évalué du regard, le Cheikh me fait asseoir sur un banc alors qu’on doit se prosterner devant lui. Je reçois le cérémonial de la bénédiction et j’avale un nectar qu’il ne réserve qu’aux privilégiés. Il a même soigné des Européens qui lui restent très reconnaissants. Mais il refuse les biens de ce monde, n’accepte pas d’argent. Ceux qui ont la chance de le rencontrer ne doivent débourser que la modique somme de 5 000 F CFA (7,5 €) qu’il redistribue au fur et à mesure à ses nombreux visiteurs les plus démunis. Des gens viennent de toute l’Afrique de l’Ouest et même d’ailleurs pour le consulter.

Le lendemain de ma rencontre avec le Cheikh, la secrétaire particulière du premier ministre, Luc Adolphe Tiao, m’appelle pour m’informer  que celui-ci me reçoit. J’ai du mal à reconnaître l’homme que j’ai connu il y a 25 ans quand j’étais rédacteur en chef de Jeune Afrique Economie. Il était alors directeur de Sidwaya, le quotidien national (comme Horoya en Guinée). Le pouvoir confère prestige et autorité. Luc Adolphe en impose par son maintien et sa tenue. Entre anciens confrères, les atomes restent crochus et le courant passe immédiatement.

Le jour, je flane sur l’avenue du Dr Kwamé N’Krumah, la plus belle de Ouaga. On l’appelle la rue des banques, des hôtels et des grands magasins. Elle part de la Place des Nations unies, dans le centre-ville, et s’étend sur plus d’un kilomètre. Je passe presque inaperçu car ici également il y a beaucoup de Barry et de Diallo. Le pular se dit fulfuldé, que je n’ai pas beaucoup de mal à comprendre. Les variantes dialectales du peulh sont plus ou moins marquées d’un pays à l’autre. Les Ouagalais ont réussi le tour de force de féminiser le terme Poullo (Peulh) en Poullote (Peulhe). On parle aussi partout le malinké qu’on appelle ici dioula.

Les Peulhs sont établis dans la région du Sahel, à l’extrême nord du pays, avec pour chef-lieu la ville de Dori. Des conflits les opposent souventaux agriculteurs en raison des dommages causés par leur bétail sur les champs. Prompts à riposter, ils ont la réputation d’être un peuple bagarreur. Ici aussi les préjugés sur eux sont de règle. Il faudra bien que les uns et les autres trouvent un modus vivendi avec cette communauté de près de 100 millions d’âmes que l’on rencontre du Cap Vert au Cap Guardafui et que partout il se trouve des farfelus pour les considérer comme des étrangers alors qu’ils vivent dans ces pays depuis au moins cinq siècles.

Comme la plupart des Sahéliennes, les Ouagalaises sont de véritables gazelles : les jambes fines et interminables, les hanches étroites, les épaules larges. Style à la fois top model et mannequin. Impressionnantes, mais pas farouches. La motocyclette est reine dans les rues. Il y a autant d’hommes que de femmes à moto, signe d’un progrès économique certain car vingt ans auparavant, tout le monde était à vélo.

Impossible de traverser la chaussée, tant les files de motos sont interminables. Les feux rouges n’y peuvent rien. Pour régler la circulation, on a eu recours aux VADS, les Volontaires adjoints de sécurité, des auxiliaires de la police bénéficiant d’emplois aidés (ce n’est pas un monopole des socialistes français). Il n’est pas rare de voir des femmes âgées rouler à moto. On voit aussi souvent le père, la mère et un enfant entre les deux tenir miraculeusement en équilibre sur ces engins. Dieu fasse qu’ils ne rencontrent pas le moindre obstacle.

Ces machines sont de marque chinoise comme la plupart des produits manufacturés qu’on trouve sur le marché burkinabè. Ici ce n’est paradoxalement pas la Chine de Mao qui est à l’honneur, mais la Chine nationaliste Taïwan, avec ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. Signe de la manifestation de la politique de souveraineté et d’indépendance nationale du Burkina qui ne se laisse jamais dicter sa ligne de conduite par la mode ni par les autres. Et le pays tire parti de cette politique, notamment dans le domaine agricole qui bénéficie de l’étroite coopération avec Taïpeh.

Les Burkinabè sont un peuple pacifique, sympathique et courtois. Eux-mêmes vous l’affirment avec conviction. Chaque fois qu’un conflit menace d’éclater, quelqu’un va se lever et dire : « Calmez-vous ». Ici, on n’appelle pas un aîné « Tonton » ou « Grand frère » mais « Papa ». Et une femme, même étant votre cadette, vous appellera « Mon bébé ». Charmant, non ?L’esprit de tolérance des Burkinabè se manifeste jusque dans la pratique religieuse. On voit couramment dans la même famille les trois principales religions musulmane, chrétienne et animiste coexister.

Au Burkina comme partout en Afrique, il se pose le fameux problème des homonymies. Toute une communauté comptant quelquefois plusieurs millions de personnes se partage moins d’une dizaine de patronymes. Allez au marché central de Ouaga et appelez Ouédraogo. La moitié de l’assistance va se lever. Demandez Sawadogo, encore un quart des gens va répondre. Ils ne savent pas qu’ils portent non pas des noms de famille, mais des noms de clan. Avec l’entrée dans l’ère numérique, cela va poser des problèmes insolubles. Des centaines de Jean Ouédraogo sont nés la même année, au même lieu, et ont des parents portant le même état civil. Les ordinateurs ne vont pas s’y reconnaître. La même situation existe pratiquement dans tous les pays africains. A titre d’exemple, des millions de personnes au sein de la communauté guinéennepeulhe partagent seulement cinq patronymes. Idem dans les autres ethnies. Pour s’identifier, on est obligé de se donner un surnom.

Hassan II, le roi du Maroc, avait résolu ce problème de la manière suivante. A une date fixée officiellement, on demande à tous les citoyens majeurs juridiquement de choisir un de leurs prénoms comme nom de famille qu’ils vont transmettre à leurs enfants et à toute leur descendance. Du coup, on accroît considérablement le nombre de noms de famille et on réduit ipso factodans la même proportion les cas d’homonymie.

Autre phénomène qu’on observe à Ouaga, l’apparition çà et là de femmes voilées de noir, de la tête aux pieds. Mauvais présage, annonciateur de l’islam pétrodollar, l’islam wahhabite, l’islam de la Saoudie, cet islam qui pervertit et avilit l’Islam du prophète Mohammad (Paix et bénédiction sur lui). Partout où cet islam pénètre, c’est pour le plus grand malheur des peuples. Regardez ce qui se passe au Moyen Orient ou, plus près de nous, au Nigeria. Que le Très-Haut nous garde du démon Al Quaïda ! Gardons l’Islam sunnite, tolérant et bienfaiteur de nos ancêtres.

Ouaga, diminutif de Ouagadougou, s’est totalement transformée, modernisée et embellie au cours des vingt dernières années. On est dans un plat pays, sans grand relief. Les villes peuvent s’étendre indéfiniment, ne rencontrant aucun obstacle naturel. Tous les quartiers insalubres de la capitale ont été systématiquement rasés et remplacés par des carrés d’immeubles modernes. Fait marquant, tout Ouaga, y compris les sous-quartiers, est approvisionné en électricité et l’eau courante ne manque pas, alors qu’on est dans le Sahel. Il tombe 4 m d’eau de pluie par an à Conakry et il n’y a pas d’eau courante. Cherchez l’erreur.

La présidence de la République - de même que les ambassades et les ministères -, a été transférée à Ouaga 2000, une ville nouvelle créée de toutes pièces à côté de l’ancienne, cédant ses locaux et ses dépendances au PremierMinistère (on ne dit pas Primature). La grande avenue qui y mène est l’équivalent des Champs Elysées.

Mais, qu’en est-il du panier de la ménagère ? Le salaire minimum est de 35 000 F CFA. Entrent  dans le menu quotidien des Burkinabè le mil-sorgho, le maïs, le sésame et le beurre de karité, dans les campagnes, et le riz dans les centre urbains. Le sac de riz de 50 kg coûte 20 000 F CFA, celui de maïs 13 000, le litre d’huile 800, le paquet de sucre 700, le litre d’essence à la pompe 800 … La vie quotidienne reste encore très difficile pour la majorité des Burkinabè.

Les manifestations culturelles et artistiques, ainsi que la tenue de conférences internationales, font de plus en plus de Ouaga une métropole régionale. Et l’aéroport international de Donsin en fera, à partir de 2015, un carrefour de la sous-région.

L’ancienne Haute Volta est devenue le Burkina Faso le 4 Août 1984, lors du premier anniversaire de la Révolution menée par le capitaine Thomas Sankara, un pur héros, que l’on compare volontiers au révolutionnaire romantique mexicain Emiliano Zapata ou au Sud-américain Simon Bolivar qui a donné son nom à la Bolivie ou encore à l’immortel Ernesto Che Guevara.

Le terme Burkina vient de la langue moré et signifie Intégrité. Les habitants du pays sont appelés Burkinabè (avec l’accent grave). Le suffixe « bè » (on devrait prononcer bhè) a été emprunté au peulh. Il indique l’appartenance (au pluriel) au pays Burkina (au singulier, on devrait dire Burkinadio). Et Faso vient de deux mots dioulas (fa et so) pour signifier Pays ou République. Le Burkina Faso est donc le Pays des hommes intègres.On dit le Burkina comme on dit la Guinée. Burkina Faso est par conséquent l’équivalent de République de Guinée. On dit aussi le président du Faso comme on dit ailleurs le président de la République.

Il faut rappeler que Thomas Sankara, inventeur de la dénomination Burkina Faso, appartient à la communauté dite Silmi mossi. Fuyant le régime autoritaire du Moro Naba, des groupes de Mossis avaient trouvé refuge et protectionchez les Peulhs. Ils ont gardé leur langue mais avaient fini par adopter la culture peulhe pour donner le groupe ethnique des Silmi mossis. Un homme issu de cette communauté avait même réussi le tour de force de se hisser à la dignité suprême de Moro Naba.

Vingt-sept ans après Thomas Sankara, il y a encore des réminiscences de la Révolution, dont l’austérité et l’autodiscipline que s’imposent les Burkinabè dans leur vie quotidienne. La plupart des projets qu’il avait lancés ont été menés à leur terme sous l’égide du président Blaise Compaoré, le Président médiateur, qui a usé de son entregent pour contribuer à la résolution des crises politiques dans plusieurs pays ouest-africains, notamment le Togo, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Mali, où la médiation est encore en cours.

Le Burkina Faso est un territoire enclavé au centre de la bande sahélo-saharienne, d’une superficie de 274 000 km2 (comparable à celle de la Guinée) et d’une population estimée à 16 millions d’habitants (bien plus que la Guinée). Son PIB par habitant est de 600 $, supérieur à celui de la Guinée (492 $, chiffres Banque mondiale, 2012), ce qui est une performance pour un pays sahélien aux faibles ressources naturelles.

D’après le modèle de croissance et de développement que j’ai baptisé la Haute-Route - et que j’ai mis bénévolement et gracieusement à la disposition du MSD, le Mouvement pour la Solidarité et le Développement -, un pays doit réaliser un taux de croissance économique supérieur à 10% par an sur une longue période pour amorcer son décollage économique. Le Burkina, qui a réalisé la performance de 9% en 2012, n’en est pas loin. D’autant plus qu’en raison de l’essor agricole et du boom de la production d’or, la croissance annuelle tend vers les 10% au cours des prochaines années, selon les prévisions de la BCEAO, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Dans le cadre de la SCADD, la Stratégie de croissance accélérée  et de développement durable, les producteurs ont bénéficié d’équipements agricoles et de semences améliorées, d’un meilleur encadrement technique, ainsi que de la réhabilitation et la construction d’infrastructures hydrauliques.

Le Pôle de croissance de Bagré, dans le sud-est du pays, inauguré en 2012, vise à attirer les investisseurs privés dans le secteur agricole et l’industrie agroalimentaire pour atteindre l’autosuffisance alimentaire (mil, sorgho, maïs, sésame et karité) et l’accroissement rapide de la production de riz.

La production de coton-graine, qui occupe près de 3 millions de personnes, a augmenté de 24,4% à l’issue de la campagne 2012-2013, à près de 549 000 tonnes, engendrant une production de 200 000 tonnes de coton-fibre, soit la deuxième en Afrique, après l’Egypte.

La production d’or a détrôné le coton comme premier produit d’exportation depuis 2009. Elle a triplé de 2008 à plus de 42 tonnes en 2012, réalisée principalement par de grandes firmes étrangères, notamment canadiennes : Axmin, OrezoneResources, GoldcrestResources ou EtruscanResources.

Le taux d’électrification du pays, qui a atteint 40% en 2011, devrait être porté à 60% en 2015, notamment par l’achèvement de divers barrages hydroélectriques et de centrales thermiques. De quoi faire rêver un Guinéen.

Les finances publiques sont gérées selon une rigueur toute sahélienne. C’est ainsi que le déficit budgétaire est contenu à 3,3% du PIB. Le taux de couverture des importations par les exportations a grimpé de 13,8% en 2008 à 90% en 2012. Tandis que la dette extérieure n’excède pas 2,4 milliards de dollars en 2011, soit 24% seulement du PIB. Tous les chiffres cités ci-dessus sont fournis par la BCEAO (voir www.izf.net). A comparer avec la Guinée où ce ratio de la dette extérieure par rapport au PIB atteint tout de même 37% après les multiples annulations de dette intervenues en 2012, selon le FMI. Cette institution estime, de surcroît, que le risque de surendettement est faible au Burkina, du fait que ses créanciers sont principalement les organismes multilatéraux (type FMI et Banque mondiale) qui octroient des prêts concessionnels à faible taux d’intérêt et à très long terme.

Les pays dits émergents sont regroupés sous l’acronyme BRICS : Brazil, Russia, India, China et South Africa. Ceux qui empruntent la Haute route pour rejoindre ce club très fermé sont sur la voie de l’émergence. Y a pas de problème, le Burkina Faso est de ceux-là.

Alpha Sidoux Barry

Président de Conseil & Communication International (C&CI)

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