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Ebola hors contrôle, l’Afrique de l’ouest en plein désarroi

Date de publication:2014-08-27 09:26:27

2014-08-27 09:25:23

En 1989, peu après l’apparition du virus du sida, le grand virologiste Josuah Lederberg, prix Nobel de médecine, affirmait :

« Les seuls vrais compétiteurs de l’homme pour la domination de la planète seront les virus ».

Cette prophétie semble bien avoir un début de réalisation. Depuis un demi-siècle, un nombre inquiétant de « virus émergents » se manifestent dans le monde : Marbourg, Ebola, légionnaire, West Nile, Lassa, SRAS , sans oublier la vache folle et le sida. Ces noms font aujourd’hui la « une » des journaux. Ils sont la psalmodie des stupeurs et des tremblements du XXIème siècle.

La succession de ses infections inquiètent le monde médical. Lorsqu’on est confronté à une maladie nouvelle, ou à une forme inédite et aggravée d’une maladie déjà répertoriée, les problèmes sont multiples.

Il faut parer à l’urgence, c'est-à-dire appliquer le protocole médicale pour sauver les malades, et se hâter d’isoler les victimes, afin d’empêcher (le plus tôt possible, comme lors des incendies de forêts) la diffusion de l’agent  infectieux dans la population. 

Or, depuis  l’apparition de l’épidémie Ebola en Guinée en décembre 2013 les autorités guinéennes ont redoublé d’ardeur dans le mensonge sur cette épidémie terrifiante au point qu’aujourd’hui c’est toute la sous région ouest africaine qui est menacée. Cette épidémie est, sans conteste, la plus mortelle depuis la découverte du virus.

En un temps record l’épidémie s’est étendue au Libéria, en Sierra Léone et maintenant au Nigeria, à tel point que l’OMS en appelle à la Communauté Internationale pour aider les pays touchés par l’épidémie.

 Pourtant Alpha Condé et ses amis refusent de voir tous les facteurs endogènes et exogènes qui se liguent et qui pourraient, dans le contexte international  que nous connaissons, provoquer une situation dramatique pour notre pays. Comme disait le philosophe Ecossais David Hume : « Plutôt la destruction du monde qu’une écorchure à mon doigt » citation qui irait comme un gant à Alpha Condé, qui préfère provoquer l’implosion de la Guinée pour ne pas contrarier son ambition personnelle.

Qu’on se le dise franchement, Alpha Condé n’est pas un homme d’Etat. C’est un vulgaire assoiffé de pouvoir. Notre pays vit à nouveau un populisme de bas étage sur fond de propagande et de mensonge éhonté devenu revolving.

Or selon Margaret Chan : « Il faut une réponse internationale coordonnée pour arrêter et faire reculer la propagation internationale de l’Ebola ».
 
Ebola nous a ramené à la dure réalité des faits, à savoir un manque criard de structures et de personnels de santé qualifiés pour faire  face à toutes  épidémies. Il faudra bien un jour ou l’autre penser à leur mise en place, car de telles structures sont indispensables pour préserver la santé de nos populations.

 Mais ces investissements ne sont envisageables qu’avec l’accord des gouvernements en place et exigent une forte volonté politique. C’est une condition indispensable pour parvenir à des résultats satisfaisants.

La banque mondiale, consciente du danger, a promis deux cents millions de dollars pour stopper la propagation du virus. Il faut saluer cette décision généreuse.

Cependant, il est important de rappeler ici, que la mobilisation internationale très médiatisée pour l’accès à la trithérapie des patients atteints de sida dans les pays pauvres n’a pas donné les résultats escomptés.  En effet, ces initiatives généreuses  exigent une volonté politique et une transparence dans la gestion des fonds alloués.

Or, que font prioritairement certains gouvernements en quête d’argent  (comme celui de notre pays)? Ils préfèrent acheter des armes pour réprimer leurs propres populations.

 Dans le cas typique de la Guinée, il n’ya jamais eu une culture du mérite dans notre pays où l’échelle des valeurs est inversée. Il n’existe pas de mot pour désigner ses sangsues qui pompent avec une gloutonnerie de cochon la rente minière et l’argent de l’aide au développement.

Faut-il se rappeler de la déclaration de l’O.U.A. à Abuja au printemps 2001, selon laquelle les Etats membres s’étaient engagés personnellement à consacrer 15% de leur budget en dépense de santé ?

 Naturellement, elle ne fut jamais appliquée. Seuls deux pays, le Sénégal et l’Ouganda respectèrent cet engagement solennel. C’est dire le poids de cette volonté politique.

On peut affirmer sans risque de se tromper qu’en Guinée un mensonge chasse toujours l’autre sans que la vérité ne soit jamais établie. L’inconscience notoire, l’incompétence et la désinvolture  avec laquelle les autorités guinéennes ont géré cette épidémie en sont une parfaite illustration.

Ne nous voilons pas la face. Notre pays est devenu la risée du monde. Les investisseurs le craignent à juste raison. Ils  le classent parmi les pays à hauts risques qu’il faut éviter à tout prix.

En Guinée, la chienlit est installée au sommet de l’Etat. Le danger politico mafieux a atteint son paroxysme. L’avenir de la Guinée  n’intéresse nullement M. Alpha Condé. Sa nature est ainsi faite, rien ne l’affecte, ni les épreuves, ni tout ce qui, chez les autres, est sujet d’affliction.

Ceux qui l’ont coopté et imposé à notre pays en espérant perpétuer leurs rapines savent maintenant  que ce bonimenteur historique appartient à cette race de politicien qu’il est dangereux de fréquenter.

Le mensonge et l’hypocrisie historique dont fait preuve M. Alpha Condé nourrit toujours sa haine et son ambition démesurées. Il  joue au président. Il est devenu par sa légèreté   un personnage dangereux pour toute la sous région ouest Africaine et très probablement de l’humanité entière.

Le Président sénégalais, conscient du  danger  de la propagation de l’épidémie déclarait à juste : « Ebola est devenu une menace pour l’humanité ». Et, pendant ce temps,  Alpha Condé, en vadrouille permanente, continue d’amuser la galerie par ses déclarations irresponsables et décalées, plongeant ainsi toute l’Afrique de l’Ouest dans un profond désarroi.

Incontestablement, lorsqu’on détruit toute impunité l’économie d’un pays et que l’on favorise la propagation d’un virus aussi mortel qui menace aujourd’hui toute l’humanité,  on devient plus criminel que n’importe quel chef-terroriste. M. Alpha Condé doit être jugé pour crime contre l’humanité.

Dr Abdoul Baldé, Rouen

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