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La sante doit être au cœur de la politique internationale des Etats

Date de publication:2014-09-02 16:35:26

2014-09-02 16:33:08 

La situation sanitaire internationale est de plus en plus inquiétante. Malgré tous les progrès de la médecine, les risques d'épidémies, sont bien réels car l'environnement que nous avons façonné n'est que trop favorable à l'émergence de nouveaux agents viraux ou bactériens.

Parmi les nouvelles épidémies en augmentation depuis la fin du vingtième siècle, les zoonoses, autrement dits les maladies transmises de l'animal à l'homme occupent une place prépondérante.

Si Ebola fait  figure d'ultime référence, il n'est pas le seul dans la famille des virus causant des fièvres hémorragiques. D'autres problèmes Épidémiologiques surgiront en plus des menaces telles que le réchauffement climatique, l'inégalité des développements, et les idéologies totalitaires.

Il est important de souligner que la médecine et la science médicale ne pourront répondre à tout . L'une des valeurs cardinales communes à tout homme, quelles que soient ses croyances est bien la santé. En effet, de la maladie généralisée au chaos social et économique, il n'y a qu'un pas.

Selon un rapport prospectif  de l'Union Européenne publié en 2006 et établi à partir de centaines de sources internationales, l'émergence de maladies ou leur réémergence constituera l'un des défis auxquels le monde aura à faire face en 2025 : fièvres hémorragiques, SRAS, grippe aviaire, West Nile, chikungunya...

Nous ne sommes donc pas à l'abri de virus surgis de l'ombre, et cela de moins en moins. Les maladies infectieuses sont toujours là, tuant bien plus que les guerres ou les catastrophes naturelles : 15 millions de personnes par an dans le monde, un décès sur quatre. A l'exception du Sida, et de Ebola, ce chiffre est surtout le fait de maladies connues depuis longtemps.

Saurons nous écarter ces dangers ?

 Selon le professeur Luc Montagnier: « Cela va autant dépendre de la mise au point future de vaccins et de traitements préventifs que du développement économique et social des zones concernées »

 En clair , nous ne l’emporterons pas sans une réelle conscience du danger et sans une forte solidarité internationale et une lutte très efficace contre la corruption.

C'est connu : Les pays du tiers monde manquent très souvent d'une administration fiable,  d'investissements et de moyens de toute sorte.

Certes, une bonne gouvernance est à encourager par tous les moyens diplomatiques disponibles.
Mais avant tout , les pays du tiers monde ont besoin pour se développer d'une population en bonne santé. Une population en bonne santé est une population active constituée d'hommes et de femmes partageant le sentiment qu'ils ont un avenir commun. C' est aussi une population productive, consommatrice, qui  croit profondément en son avenir .

Nos dirigeants doivent comprendre que leur intérêt est d'investir dans le maintien du bien le plus précieux : la vie et la bonne santé de leur population.
Les maladies constituent un frein au développement et dans les régions les plus touchées une cause de régression économique.

Les grandes firmes internationales, leaders mondiaux dans tous les domaines de la vie, ont intérêt à assurer le développement des pays du tiers monde et la croissance de leur pouvoir d'achat.

Pourquoi n'investiraient-elles pas dans des structures de soins et de prévention préalables à tout progrès économique et social ?

Le rapport sur l'état de la pauvreté de l'Afrique, rédigée par la commission mise en place par TONY BLAIR alors Premier Ministre Britannique révélait que les avoirs des responsables africains corrompus entreposés dans les banques occidentales représentaient à l'époque plus de la moitié de la dette publique du continent.

Pour mettre fin à la corruption ce rapport préconisait :

1- Interdire les pots-de-vin versé par des étrangers aux dirigeants corrompus
2- Obliger les banques étrangères de fermer les comptes louches des dirigeants africains.
3- Punir sévèrement les étrangers qui versent des pots-de-vin.
4- Exiger plus de transparence des entreprises étrangères qui extraient les richesses du sous sol africain dans leur relation avec les gouvernements locaux.
5- Attaquer le mal par la racine, la kleptocratie des pouvoirs africains qui dépouillent, sans vergogne et impunément leur population de leur bien.

Quoi qu'il en soit, nous devons admettre que nous sommes entrés dans une ère de nouveaux risques sanitaires. Ces risques progressent parallèlement à la mondialisation. Tous les pays du monde doivent donc être capables de coordonner leurs actions pour prévenir tout danger pandémique.

A chaque épidémie , nous voyons se développer des interventions humanitaires de plus en plus importantes. Il est certes nécessaire de recourir aux interventions humanitaires. Mais force est de reconnaître que cette aide,  sous forme de dons bien que généreuse et indispensable dans l'état actuel des choses, n'est pas adaptée à la prise en charge des populations pour leur besoin de santé permanents. Elles ne constituent qu'un assistanat, avec les aléas liés au bénévolat et contrarie les investissements primaires indispensables dans les pays en développement.

En ce qui concerne la Guinée, depuis 2010 notre pays est confronté à des situations inquiétantes et dangereuses  sur tous les plans. La tragédie guinéenne se poursuit inexorablement car les enjeux de pouvoir se sont agglutinés avec la cupidité. L'argent est  goulûment moissonné pour être déposé ailleurs. Le pays a été volontairement ramené à un État de sous-développement avancé. Il n'a pas eu les investissements ni les libertés qui lui permettraient de profiter de ses immenses richesses du sol et du sous sol. Des vigiles lâchés contre la société guinéenne achèvent d'en faire un désert culturel et sanitaire.

Les guinéens savent maintenant à quoi s'en tenir quant à la moralité affichée du leader historique et de ses amis.L'irresponsabilité et le mensonge sont devenues les règles communes de gouvernement.

Le sieur Condé n'est qu'un truand de haut vol dont la forte machine politique anachronique est alimenté par la corruption et le pillage des fonds publics.

La misère sans fond et les chemins sans issus où se débat la Guinée en cette ultime décennie, se sont aggravés encore avec la désagrégation des pans entiers de l'économie commise délibérément par ce pouvoir corrompu et notoirement incompétent, selon des programmes « volontairement » calculés avec minutie.

Le pouvoir du sieur Condé n'est pas seulement un pouvoir personnel. C'est un pouvoir fumigène et exalté qui a élève la corruption au rang d'idéologie. Il s'est taillé une Guinée à sa mesure et a permis à la kleptocratie de s'installer et de prospérer.

 Jugez-en vous-mêmes :

Les prédateurs s'engraissent par la corruption minière et le blanchiment d'argent,
L'argent siphonné est empilé dans les paradis fiscaux. Leur forfaiture dépasse l'entendement.  Ce que l'on a appelé l'affaire des 20 milliards révélés par la presse sénégalaise n'est en réalité qu'une énorme opération de blanchiment d'argent et de fuite de capitaux qui a mis a nu à la fois la déliquescence qui frappe les institutions de contrôle et les complicités qui existent au sein de l’État.

Ce n'est pas une première :

Depuis quatre ans les scandales financiers se succèdent les uns après les autres. Où sont passés :

  • les 22 millions de dollars US de la SAG
  • les 700 millions de dollars de Rio Tinto
  • les 15  millions d'euros d'AREEBA
  • les 150 millions de dollars US de l'Afrique du Sud
  • les 13 milliards de francs guinéens sortis frauduleusement de la BCRG
  • Cerise sur le gâteau : que dire de l'auto-octroi de 100 000 euros par jour pour les frasques personnelles de cet aigrefin historique ?

L'exaspération des guinéens est à son comble, face à la corruption et à l'impunité qui n'en finissent pas de s'abattre sur le pays comme les 7 plaies d' Égypte.

Les Guinéens savent désormais qui est le citoyen Alpha Condé et quels sont ses ressorts : fuyez tout est découvert.

 

Cécé Roger HABA
Reims France

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