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Riposte à l’article de Laye Bamba

Date de publication:2014-09-08 11:39:49

2014-09-08 11:38:22 

Pour une fois, Laye Bamba je vais me donner le temps de riposter à un des tes  articles et ce sera celui intitulé : « Les mots de Chicago n’ont pas leur place dans le débat républicain ».

C’est bien toi qui nous apprends  que les mots de Chicago avancés par Dalein n’ont pas lieu d’être prononcés par un leader que tu qualifies toi-même de sérieux. Comme pour dire que le ridicule ne tue toujours pas.

J’ai été interpelé par une évidence : Tu rêves de trouver un sujet de discussion après le vol de nos devises dans l’affaire communément appelée le Dakar-Gate de Condé et l’envol obscurci de Condé vers Tunis ; la négligence criminelle dans la gestion de l'épidémie Ebola et l’incapacité du pouvoir de Conakry de respecter ses engagements pré et post-électoraux entre autres points.

Tu nous dis que tu as pourtant attendu de la part d’un membre de l’UFDG et/ou de l’opposition une condamnation de ce discours, mais en vain. Tu resteras sur ta faim, car je ne suis de l’UFDG, ni de l’opposition mais je suis un opposé non seulement à la manière dont Alpha Condé est arrivé au pouvoir mais aussi à son  mode de gouvernance que tu pourrais soutenir sans équivoque. Ceci dit, ton article ne sera, tout de même, pas sans riposte.

Tu te qualifies de guinéo-optimiste qui raisonne pour arriver à une conclusion tripartite.

Ceci étant, je voudrais tout d’abord te dire que je ne riposte pas à ton article parce que je soutiens Dalein ou bien ses propos que je souhaiterais plus pointus que ça, même si par là, les responsables de Conakry s’en sont montré préoccupés. Panique dans les rangs.

J’y interviens parce que je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis à une certaine mesure dans ces trois points.

Mais avant d’en arriver à nos points de discordance, je me ferai le plaisir de te poser et en même temps aux autres lecteurs quelques questions car je me dis qu’elles méritent d’être posées.

-Est-il responsable pour un président de la république de prendre son vol en direction d’un pays étranger pendant que son peuple se trouve en deuil dont le décret a été signé du même président ?

-Est-il noble pour un président qui clame partout qu’il a toujours eu les mains propres de voler ou de dévaliser le pays déjà à l’agonie en sortant nos peu de devises pour les placer dans des comptes personnels à lui (Qatar, New York, peu importe)?

-Est-il normal et digne d’un diplômé de droit dans une université de France de détenir arbitrairement des présumés coupables d’infraction à quelque chose qui a été fabriqué de toutes pièces à dessein ?

-Est-il digne d’un soi-disant démocratiquement élu de refuser toute sorte d’élection transparente à un peuple qui le réclame tant ?

-Est- il acceptable qu’un soi-disant président, qui n’est qu’un opportuniste, proclame haut et fort que les commerçants du pays se trouvant sous sa coupe sont des tortues ? (pour mémoire, lire le discours de Alpha Condé à Kindia le vendredi 11 mars 2011, où il déclare en soussou : « Ces gens qui sabotent et rendent le pays cher sont des tortues. Il faut mettre du feu dans leurs derrières pour qu’ils marchent »).

Voilà des questions qui se posent à tout Guinéen afin de mieux regarder en face la réalité du pays et le comportement des responsables au pouvoir. Car, je me demande à quoi sert une attaque contre un discours d’une personne qui n’est nullement aux commandes du pays pendant que ceux qui sont chargés de nous administrer, de nous protéger, de nous faire prospérer comme une seule nation sont les premiers à nous montrer la voie de la discrimination, de la répression, du vol en plein midi de nos dolars et non pas même du franc guinéen ( comme pour dire que ce sont des voleurs internationaux) de la tricherie électorale et j’en passe. 

Aujourd’hui les masques du régime ne font que tomber au jour le jour pendant que le trébuchement des tabous s’avère inquiétant.

Mais pour revenir à ton article, je voudrais aborder tes trois conclusions auxquelles tu es arrivé.

Dans ton premier point, tu cris au triomphe des extrémistes contre les esprits rationnels et à la menace contre ‘’notre nation multiethnique’’ en écrivant :  « 1- Le discours du leader de l’UFDG est la dernière preuve éloquente du triomphe des extrémistes sur les esprits rationnels et le raisonnement qui y est tenu, dans la bouche d’un candidat sérieux à la présidence de la République, constitue une grave menace contre notre nation multiethnique »

Je ne vois aucunement dans les propos de Dalein une défaite des esprits rationnels. C’est à mes yeux plutôt le contraire qui est sur le point de se produire. Pour rappel, depuis très longtemps, la raison a été entorsée dans ce pays au détriment des combines extrémistes dont le summum a été le complot d’empoisonnement qui a abouti au hold-up électoral de 2010 qui consacra l’avènement de Condé au pouvoir contre toute raison et tout raisonnement.

Je me dis que Dalein a mis trop  de temps pour comprendre la nécessité rationnelle d’en découdre avec le pouvoir en place. Les raisons :

 quand un président de la république ne se soucie qu’à faire des déplacements à l’étranger, déplacements au cours desquels il essaie d’apporter une couche de vernis médiatique à sa gouvernance face à des journalistes peu imprégnés de la réalité du terrain ( de l’histoire du pays à l’actualité du jour) ;

Quand un président de la république ne respecte aucunement les engagements pris par lui-même ou les membres de son gouvernement (accord pré-second tour électoral 2010 à Ouaga entre lui et Dalein et/ou accord du 3 juillet 2013) ;

Quand un président n’excelle que dans la médiocrité à travers des postures minables en se disant assureur d’investisseurs étrangers pour son pays alors que son peuple est en danger permanent (il faut être malhonnête pour le nier) ;

Quant un président vole l’argent du peuple, forme dans son pays le nid des plus grandes mafias modernes, des plus gros vautours autour de la présidence, des plus grands narcos dans nos marchés ;

Quand un président ne se sent point concerné par le sort de ses protégés car la seule chose qui l’intéresse est bien le matériel mal acquis ;

Quand un président ne parle que pour extérioriser sa haine à lui tout seul, son désir insatiable de livrer bataille contre des gens qu’il déclare lui-même ennemis dans le mensonge et la médiocrité des plus intolérables ;

Je me dis que raison y est de le combattre à tout prix et par tous les moyens. Car pour diriger un pays, je me dis souvent qu’il faut être capable de partager les peines des citoyens ; et ici Alpha Condé nous montre le contraire (Ebola en train de ravager la Guinée et Alpha dans des palaces à Tunis). Raison pour laquelle je réitère ici qu’il faut le combattre et le faire regrimper le mur afin qu’il se trouve hors d’état de nuire car il est vraiment nuisible par son incapacité.

 Et si cela fait de Dalein ou de moi-même un penchant extrémiste, je le revendiquerai jusqu’à mon dernier souffle.

Pour ce qui est du deuxième point  tu dis : « Dans la conquête du pouvoir, l’unité de la nation guinéenne est désormais la dernière des préoccupations de bon nombre de politiciens ».

Pendant longtemps, cela a été une réalité qui nous vient pratiquement de la mouvance actuelle surtout pour celui qui se souvient encore du discours de Alpha Condé qualifiant de bâtard tout malinké qui voterait Conté d’alors.

Ce n’est pas une chose nouvelle en Guinée en ce qui concerne la conquête du pouvoir ; c’est plutôt la sauce privilégiée du pouvoir en place ( cf les combines de 2010 ayant abouti à la chasse de Guinéens par des Guinéens dans plusieurs localités du même pays : La Guinée) pour arriver au pouvoir. Et pour y rester on réchauffe la même recette discriminatoire (voir les nominations comme si les compétents ne nous viennent que d’un seul coin du pays. Sacrée gouvernance en place. Mais si c’est maintenant que tu t’aperçois de cette réalité laye Bamba, je voudrais tout simplement alors te dire que tu  faisais semblant d’observer la vie politique guinéenne sans rien en comprendre.

Dans ton troisième élément tu écris : « 3- Le Guinéen est vraiment artisan de son propre malheur. Lorsqu’il soutient un homme politique, il l’idolâtre, il opine du chef et applaudit même quand ce dernier est dans l’erreur. Il le place sur un piédestal au-dessus de tout soupçon. Il adhère à ses thèses sans aucun esprit critique et sur la base d’arguments très souvent irrationnels.

 A ce niveau je ne partage pas tout à fait ce point de vue qui relève de l’amalgame entre le guinéen et les supporters fanatiques d’une ribambelle. Cependant, je peux comprendre que tu nous dises que nous sommes artisans de notre propre malheur et que je te l’accepte dans mon seul souci de voir les guinéens travailler, progresser et/ou souffrir en frères d’une même nation. Mais si tu dis que le guinéen idolâtre, opine du chef…, je ne suis pas d’accord quand on sait que le seul chef que nous avons en Guinée c’est bien Alpha Condé que la majorité de nos concitoyens répugne d’ailleurs de nos jours. Raison pour laquelle d’ailleurs il refusera toujours des élections libres et transparentes car n’ayant aucune forme de légitimité après tous ces coups ratés dans ce pays en larmes et en sang depuis 2010. Rares sont les fanatiques qui continuent encore à adhérer à ses idées tribalistes, bidons qui n’aboutissent qu’à l’exclusion des uns pour mieux asseoir sa mafia.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait de terminer ton texte par Nelson Mandela dont Alpha Condé se revendique. Cependant, j’éprouve également du plaisir à te dire que ce n’est pas en clamant haut et fort les textes ou citations de Rousseau jean jacques ou ceux de Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu qu’on fera de la Guinée un Etat de droit. Il faut toute une bonne volonté politique qui sache réformer les choses en profondeur de la part du principal responsable du pays. Responsable qui va oser quitter le pouvoir requis pour entamer cette longue et âpre entreprise. Et ce n’est pas le ministre Gassama de Conakry qui te dira le contraire. Car des présumés coupables continuent toujours croupir en prison à Conakry depuis des années sans aucune forme de procès, parce que le pouvoir en place en a décidé ainsi.

De nos jours, je pense que nous avons mieux à discuter de ce que nous offre comme service le pouvoir en place que de nous attaquer à un discours. Il est de nos jours des actes qui sont posés en Guinée qui parlent plus haut que tout autre discours. Des actes d’une bassesse inouïe chez les Guinéens que l’on n’arrête de diviser, de déchirer en lambeaux.

Pire même, de tribalistes incompétents, l’on se présente au peuple par le biais de la grande baraka qui nous vient de Dakar comme les plus gros voleurs jamais appréhendés  dans un aussi flagrant crime économique en Guinée ces derniers temps.

De cavaliers d’un changement qui est en panne d’amorce, l’on se présente au peuple comme son pire nargueur. Même les enfants subissent la loi du plus fort qui nous bastonne et embastille à son gré pourvu qu’on soit de ceux qui sont opposés. Nos morts ne sont plus respectés même le temps d’un deuil.

Et je ne pense pas qu’il puisse y avoir des restrictions comportementalistes ou discursives à l’endroit d’un citoyen et qui ne s’appliquent pas, en terme de bonne moralité, en premier lieu au président de la république qui se doit, lui-même, d’être un modèle, un exemple. Mais là aussi tu passes à coté comme pour nous dire que l’injustice doit être une règle partout chez les Guinéens en disant que : « Quelles que soient les injustices que dénonce Mr Cellou Dalein Diallo, quelles que soient les motivations de son combat, son statut exige de lui une certaine exemplarité ».

Ah Laye Bamba, je pense que quand on est Guinéen optimiste on doit apprendre à a voir la réalité en face et dire e qui ne va pas pour ces compatriotes pris comme une seule nation. On doit chercher à bien réfléchir,  à être cohérent, lucide, cartésien. On doit apprendre à être conséquent et constructif et surtout progressiste. Mais ici, tu nous apprends qu’il est bien beau et facile de discourir sur autrui pour se faire une image de thuriféraire, de troubadour, de flagorneur à la Makanera de Conakry. Parler pour parler.

Pour finir, je t’invite à bien ouvrir la page Guinée pour bien lire les écritures afin de mieux les interpréter. Cela nous aidera tous à construire une même nation dont je pense entrevoir le rêve dans ton texte.

Boubacar 1 Barry

Citoyen Guinéen pour une Guinée-Nation


Commentaires


2014-09-08 11:38:22 

Pour une fois, Laye Bamba je vais me donner le temps de riposter à un des tes  articles et ce sera celui intitulé : « Les mots de Chicago n’ont pas leur place dans le débat républicain ».

C’est bien toi qui nous apprends  que les mots de Chicago avancés par Dalein n’ont pas lieu d’être prononcés par un leader que tu qualifies toi-même de sérieux. Comme pour dire que le ridicule ne tue toujours pas.

J’ai été interpelé par une évidence : Tu rêves de trouver un sujet de discussion après le vol de nos devises dans l’affaire communément appelée le Dakar-Gate de Condé et l’envol obscurci de Condé vers Tunis ; la négligence criminelle dans la gestion de l'épidémie Ebola et l’incapacité du pouvoir de Conakry de respecter ses engagements pré et post-électoraux entre autres points.

Tu nous dis que tu as pourtant attendu de la part d’un membre de l’UFDG et/ou de l’opposition une condamnation de ce discours, mais en vain. Tu resteras sur ta faim, car je ne suis de l’UFDG, ni de l’opposition mais je suis un opposé non seulement à la manière dont Alpha Condé est arrivé au pouvoir mais aussi à son  mode de gouvernance que tu pourrais soutenir sans équivoque. Ceci dit, ton article ne sera, tout de même, pas sans riposte.

Tu te qualifies de guinéo-optimiste qui raisonne pour arriver à une conclusion tripartite.

Ceci étant, je voudrais tout d’abord te dire que je ne riposte pas à ton article parce que je soutiens Dalein ou bien ses propos que je souhaiterais plus pointus que ça, même si par là, les responsables de Conakry s’en sont montré préoccupés. Panique dans les rangs.

J’y interviens parce que je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis à une certaine mesure dans ces trois points.

Mais avant d’en arriver à nos points de discordance, je me ferai le plaisir de te poser et en même temps aux autres lecteurs quelques questions car je me dis qu’elles méritent d’être posées.

-Est-il responsable pour un président de la république de prendre son vol en direction d’un pays étranger pendant que son peuple se trouve en deuil dont le décret a été signé du même président ?

-Est-il noble pour un président qui clame partout qu’il a toujours eu les mains propres de voler ou de dévaliser le pays déjà à l’agonie en sortant nos peu de devises pour les placer dans des comptes personnels à lui (Qatar, New York, peu importe)?

-Est-il normal et digne d’un diplômé de droit dans une université de France de détenir arbitrairement des présumés coupables d’infraction à quelque chose qui a été fabriqué de toutes pièces à dessein ?

-Est-il digne d’un soi-disant démocratiquement élu de refuser toute sorte d’élection transparente à un peuple qui le réclame tant ?

-Est- il acceptable qu’un soi-disant président, qui n’est qu’un opportuniste, proclame haut et fort que les commerçants du pays se trouvant sous sa coupe sont des tortues ? (pour mémoire, lire le discours de Alpha Condé à Kindia le vendredi 11 mars 2011, où il déclare en soussou : « Ces gens qui sabotent et rendent le pays cher sont des tortues. Il faut mettre du feu dans leurs derrières pour qu’ils marchent »).

Voilà des questions qui se posent à tout Guinéen afin de mieux regarder en face la réalité du pays et le comportement des responsables au pouvoir. Car, je me demande à quoi sert une attaque contre un discours d’une personne qui n’est nullement aux commandes du pays pendant que ceux qui sont chargés de nous administrer, de nous protéger, de nous faire prospérer comme une seule nation sont les premiers à nous montrer la voie de la discrimination, de la répression, du vol en plein midi de nos dolars et non pas même du franc guinéen ( comme pour dire que ce sont des voleurs internationaux) de la tricherie électorale et j’en passe. 

Aujourd’hui les masques du régime ne font que tomber au jour le jour pendant que le trébuchement des tabous s’avère inquiétant.

Mais pour revenir à ton article, je voudrais aborder tes trois conclusions auxquelles tu es arrivé.

Dans ton premier point, tu cris au triomphe des extrémistes contre les esprits rationnels et à la menace contre ‘’notre nation multiethnique’’ en écrivant :  « 1- Le discours du leader de l’UFDG est la dernière preuve éloquente du triomphe des extrémistes sur les esprits rationnels et le raisonnement qui y est tenu, dans la bouche d’un candidat sérieux à la présidence de la République, constitue une grave menace contre notre nation multiethnique »

Je ne vois aucunement dans les propos de Dalein une défaite des esprits rationnels. C’est à mes yeux plutôt le contraire qui est sur le point de se produire. Pour rappel, depuis très longtemps, la raison a été entorsée dans ce pays au détriment des combines extrémistes dont le summum a été le complot d’empoisonnement qui a abouti au hold-up électoral de 2010 qui consacra l’avènement de Condé au pouvoir contre toute raison et tout raisonnement.

Je me dis que Dalein a mis trop  de temps pour comprendre la nécessité rationnelle d’en découdre avec le pouvoir en place. Les raisons :

 quand un président de la république ne se soucie qu’à faire des déplacements à l’étranger, déplacements au cours desquels il essaie d’apporter une couche de vernis médiatique à sa gouvernance face à des journalistes peu imprégnés de la réalité du terrain ( de l’histoire du pays à l’actualité du jour) ;

Quand un président de la république ne respecte aucunement les engagements pris par lui-même ou les membres de son gouvernement (accord pré-second tour électoral 2010 à Ouaga entre lui et Dalein et/ou accord du 3 juillet 2013) ;

Quand un président n’excelle que dans la médiocrité à travers des postures minables en se disant assureur d’investisseurs étrangers pour son pays alors que son peuple est en danger permanent (il faut être malhonnête pour le nier) ;

Quant un président vole l’argent du peuple, forme dans son pays le nid des plus grandes mafias modernes, des plus gros vautours autour de la présidence, des plus grands narcos dans nos marchés ;

Quand un président ne se sent point concerné par le sort de ses protégés car la seule chose qui l’intéresse est bien le matériel mal acquis ;

Quand un président ne parle que pour extérioriser sa haine à lui tout seul, son désir insatiable de livrer bataille contre des gens qu’il déclare lui-même ennemis dans le mensonge et la médiocrité des plus intolérables ;

Je me dis que raison y est de le combattre à tout prix et par tous les moyens. Car pour diriger un pays, je me dis souvent qu’il faut être capable de partager les peines des citoyens ; et ici Alpha Condé nous montre le contraire (Ebola en train de ravager la Guinée et Alpha dans des palaces à Tunis). Raison pour laquelle je réitère ici qu’il faut le combattre et le faire regrimper le mur afin qu’il se trouve hors d’état de nuire car il est vraiment nuisible par son incapacité.

 Et si cela fait de Dalein ou de moi-même un penchant extrémiste, je le revendiquerai jusqu’à mon dernier souffle.

Pour ce qui est du deuxième point  tu dis : « Dans la conquête du pouvoir, l’unité de la nation guinéenne est désormais la dernière des préoccupations de bon nombre de politiciens ».

Pendant longtemps, cela a été une réalité qui nous vient pratiquement de la mouvance actuelle surtout pour celui qui se souvient encore du discours de Alpha Condé qualifiant de bâtard tout malinké qui voterait Conté d’alors.

Ce n’est pas une chose nouvelle en Guinée en ce qui concerne la conquête du pouvoir ; c’est plutôt la sauce privilégiée du pouvoir en place ( cf les combines de 2010 ayant abouti à la chasse de Guinéens par des Guinéens dans plusieurs localités du même pays : La Guinée) pour arriver au pouvoir. Et pour y rester on réchauffe la même recette discriminatoire (voir les nominations comme si les compétents ne nous viennent que d’un seul coin du pays. Sacrée gouvernance en place. Mais si c’est maintenant que tu t’aperçois de cette réalité laye Bamba, je voudrais tout simplement alors te dire que tu  faisais semblant d’observer la vie politique guinéenne sans rien en comprendre.

Dans ton troisième élément tu écris : « 3- Le Guinéen est vraiment artisan de son propre malheur. Lorsqu’il soutient un homme politique, il l’idolâtre, il opine du chef et applaudit même quand ce dernier est dans l’erreur. Il le place sur un piédestal au-dessus de tout soupçon. Il adhère à ses thèses sans aucun esprit critique et sur la base d’arguments très souvent irrationnels.

 A ce niveau je ne partage pas tout à fait ce point de vue qui relève de l’amalgame entre le guinéen et les supporters fanatiques d’une ribambelle. Cependant, je peux comprendre que tu nous dises que nous sommes artisans de notre propre malheur et que je te l’accepte dans mon seul souci de voir les guinéens travailler, progresser et/ou souffrir en frères d’une même nation. Mais si tu dis que le guinéen idolâtre, opine du chef…, je ne suis pas d’accord quand on sait que le seul chef que nous avons en Guinée c’est bien Alpha Condé que la majorité de nos concitoyens répugne d’ailleurs de nos jours. Raison pour laquelle d’ailleurs il refusera toujours des élections libres et transparentes car n’ayant aucune forme de légitimité après tous ces coups ratés dans ce pays en larmes et en sang depuis 2010. Rares sont les fanatiques qui continuent encore à adhérer à ses idées tribalistes, bidons qui n’aboutissent qu’à l’exclusion des uns pour mieux asseoir sa mafia.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait de terminer ton texte par Nelson Mandela dont Alpha Condé se revendique. Cependant, j’éprouve également du plaisir à te dire que ce n’est pas en clamant haut et fort les textes ou citations de Rousseau jean jacques ou ceux de Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu qu’on fera de la Guinée un Etat de droit. Il faut toute une bonne volonté politique qui sache réformer les choses en profondeur de la part du principal responsable du pays. Responsable qui va oser quitter le pouvoir requis pour entamer cette longue et âpre entreprise. Et ce n’est pas le ministre Gassama de Conakry qui te dira le contraire. Car des présumés coupables continuent toujours croupir en prison à Conakry depuis des années sans aucune forme de procès, parce que le pouvoir en place en a décidé ainsi.

De nos jours, je pense que nous avons mieux à discuter de ce que nous offre comme service le pouvoir en place que de nous attaquer à un discours. Il est de nos jours des actes qui sont posés en Guinée qui parlent plus haut que tout autre discours. Des actes d’une bassesse inouïe chez les Guinéens que l’on n’arrête de diviser, de déchirer en lambeaux.

Pire même, de tribalistes incompétents, l’on se présente au peuple par le biais de la grande baraka qui nous vient de Dakar comme les plus gros voleurs jamais appréhendés  dans un aussi flagrant crime économique en Guinée ces derniers temps.

De cavaliers d’un changement qui est en panne d’amorce, l’on se présente au peuple comme son pire nargueur. Même les enfants subissent la loi du plus fort qui nous bastonne et embastille à son gré pourvu qu’on soit de ceux qui sont opposés. Nos morts ne sont plus respectés même le temps d’un deuil.

Et je ne pense pas qu’il puisse y avoir des restrictions comportementalistes ou discursives à l’endroit d’un citoyen et qui ne s’appliquent pas, en terme de bonne moralité, en premier lieu au président de la république qui se doit, lui-même, d’être un modèle, un exemple. Mais là aussi tu passes à coté comme pour nous dire que l’injustice doit être une règle partout chez les Guinéens en disant que : « Quelles que soient les injustices que dénonce Mr Cellou Dalein Diallo, quelles que soient les motivations de son combat, son statut exige de lui une certaine exemplarité ».

Ah Laye Bamba, je pense que quand on est Guinéen optimiste on doit apprendre à a voir la réalité en face et dire e qui ne va pas pour ces compatriotes pris comme une seule nation. On doit chercher à bien réfléchir,  à être cohérent, lucide, cartésien. On doit apprendre à être conséquent et constructif et surtout progressiste. Mais ici, tu nous apprends qu’il est bien beau et facile de discourir sur autrui pour se faire une image de thuriféraire, de troubadour, de flagorneur à la Makanera de Conakry. Parler pour parler.

Pour finir, je t’invite à bien ouvrir la page Guinée pour bien lire les écritures afin de mieux les interpréter. Cela nous aidera tous à construire une même nation dont je pense entrevoir le rêve dans ton texte.

Boubacar 1 Barry

Citoyen Guinéen pour une Guinée-Nation

2014-09-08 11:39:49 Barry

2014-09-08 11:38:22 

Pour une fois, Laye Bamba je vais me donner le temps de riposter à un des tes  articles et ce sera celui intitulé : « Les mots de Chicago n’ont pas leur place dans le débat républicain ».

C’est bien toi qui nous apprends  que les mots de Chicago avancés par Dalein n’ont pas lieu d’être prononcés par un leader que tu qualifies toi-même de sérieux. Comme pour dire que le ridicule ne tue toujours pas.

J’ai été interpelé par une évidence : Tu rêves de trouver un sujet de discussion après le vol de nos devises dans l’affaire communément appelée le Dakar-Gate de Condé et l’envol obscurci de Condé vers Tunis ; la négligence criminelle dans la gestion de l'épidémie Ebola et l’incapacité du pouvoir de Conakry de respecter ses engagements pré et post-électoraux entre autres points.

Tu nous dis que tu as pourtant attendu de la part d’un membre de l’UFDG et/ou de l’opposition une condamnation de ce discours, mais en vain. Tu resteras sur ta faim, car je ne suis de l’UFDG, ni de l’opposition mais je suis un opposé non seulement à la manière dont Alpha Condé est arrivé au pouvoir mais aussi à son  mode de gouvernance que tu pourrais soutenir sans équivoque. Ceci dit, ton article ne sera, tout de même, pas sans riposte.

Tu te qualifies de guinéo-optimiste qui raisonne pour arriver à une conclusion tripartite.

Ceci étant, je voudrais tout d’abord te dire que je ne riposte pas à ton article parce que je soutiens Dalein ou bien ses propos que je souhaiterais plus pointus que ça, même si par là, les responsables de Conakry s’en sont montré préoccupés. Panique dans les rangs.

J’y interviens parce que je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis à une certaine mesure dans ces trois points.

Mais avant d’en arriver à nos points de discordance, je me ferai le plaisir de te poser et en même temps aux autres lecteurs quelques questions car je me dis qu’elles méritent d’être posées.

-Est-il responsable pour un président de la république de prendre son vol en direction d’un pays étranger pendant que son peuple se trouve en deuil dont le décret a été signé du même président ?

-Est-il noble pour un président qui clame partout qu’il a toujours eu les mains propres de voler ou de dévaliser le pays déjà à l’agonie en sortant nos peu de devises pour les placer dans des comptes personnels à lui (Qatar, New York, peu importe)?

-Est-il normal et digne d’un diplômé de droit dans une université de France de détenir arbitrairement des présumés coupables d’infraction à quelque chose qui a été fabriqué de toutes pièces à dessein ?

-Est-il digne d’un soi-disant démocratiquement élu de refuser toute sorte d’élection transparente à un peuple qui le réclame tant ?

-Est- il acceptable qu’un soi-disant président, qui n’est qu’un opportuniste, proclame haut et fort que les commerçants du pays se trouvant sous sa coupe sont des tortues ? (pour mémoire, lire le discours de Alpha Condé à Kindia le vendredi 11 mars 2011, où il déclare en soussou : « Ces gens qui sabotent et rendent le pays cher sont des tortues. Il faut mettre du feu dans leurs derrières pour qu’ils marchent »).

Voilà des questions qui se posent à tout Guinéen afin de mieux regarder en face la réalité du pays et le comportement des responsables au pouvoir. Car, je me demande à quoi sert une attaque contre un discours d’une personne qui n’est nullement aux commandes du pays pendant que ceux qui sont chargés de nous administrer, de nous protéger, de nous faire prospérer comme une seule nation sont les premiers à nous montrer la voie de la discrimination, de la répression, du vol en plein midi de nos dolars et non pas même du franc guinéen ( comme pour dire que ce sont des voleurs internationaux) de la tricherie électorale et j’en passe. 

Aujourd’hui les masques du régime ne font que tomber au jour le jour pendant que le trébuchement des tabous s’avère inquiétant.

Mais pour revenir à ton article, je voudrais aborder tes trois conclusions auxquelles tu es arrivé.

Dans ton premier point, tu cris au triomphe des extrémistes contre les esprits rationnels et à la menace contre ‘’notre nation multiethnique’’ en écrivant :  « 1- Le discours du leader de l’UFDG est la dernière preuve éloquente du triomphe des extrémistes sur les esprits rationnels et le raisonnement qui y est tenu, dans la bouche d’un candidat sérieux à la présidence de la République, constitue une grave menace contre notre nation multiethnique »

Je ne vois aucunement dans les propos de Dalein une défaite des esprits rationnels. C’est à mes yeux plutôt le contraire qui est sur le point de se produire. Pour rappel, depuis très longtemps, la raison a été entorsée dans ce pays au détriment des combines extrémistes dont le summum a été le complot d’empoisonnement qui a abouti au hold-up électoral de 2010 qui consacra l’avènement de Condé au pouvoir contre toute raison et tout raisonnement.

Je me dis que Dalein a mis trop  de temps pour comprendre la nécessité rationnelle d’en découdre avec le pouvoir en place. Les raisons :

 quand un président de la république ne se soucie qu’à faire des déplacements à l’étranger, déplacements au cours desquels il essaie d’apporter une couche de vernis médiatique à sa gouvernance face à des journalistes peu imprégnés de la réalité du terrain ( de l’histoire du pays à l’actualité du jour) ;

Quand un président de la république ne respecte aucunement les engagements pris par lui-même ou les membres de son gouvernement (accord pré-second tour électoral 2010 à Ouaga entre lui et Dalein et/ou accord du 3 juillet 2013) ;

Quand un président n’excelle que dans la médiocrité à travers des postures minables en se disant assureur d’investisseurs étrangers pour son pays alors que son peuple est en danger permanent (il faut être malhonnête pour le nier) ;

Quant un président vole l’argent du peuple, forme dans son pays le nid des plus grandes mafias modernes, des plus gros vautours autour de la présidence, des plus grands narcos dans nos marchés ;

Quand un président ne se sent point concerné par le sort de ses protégés car la seule chose qui l’intéresse est bien le matériel mal acquis ;

Quand un président ne parle que pour extérioriser sa haine à lui tout seul, son désir insatiable de livrer bataille contre des gens qu’il déclare lui-même ennemis dans le mensonge et la médiocrité des plus intolérables ;

Je me dis que raison y est de le combattre à tout prix et par tous les moyens. Car pour diriger un pays, je me dis souvent qu’il faut être capable de partager les peines des citoyens ; et ici Alpha Condé nous montre le contraire (Ebola en train de ravager la Guinée et Alpha dans des palaces à Tunis). Raison pour laquelle je réitère ici qu’il faut le combattre et le faire regrimper le mur afin qu’il se trouve hors d’état de nuire car il est vraiment nuisible par son incapacité.

 Et si cela fait de Dalein ou de moi-même un penchant extrémiste, je le revendiquerai jusqu’à mon dernier souffle.

Pour ce qui est du deuxième point  tu dis : « Dans la conquête du pouvoir, l’unité de la nation guinéenne est désormais la dernière des préoccupations de bon nombre de politiciens ».

Pendant longtemps, cela a été une réalité qui nous vient pratiquement de la mouvance actuelle surtout pour celui qui se souvient encore du discours de Alpha Condé qualifiant de bâtard tout malinké qui voterait Conté d’alors.

Ce n’est pas une chose nouvelle en Guinée en ce qui concerne la conquête du pouvoir ; c’est plutôt la sauce privilégiée du pouvoir en place ( cf les combines de 2010 ayant abouti à la chasse de Guinéens par des Guinéens dans plusieurs localités du même pays : La Guinée) pour arriver au pouvoir. Et pour y rester on réchauffe la même recette discriminatoire (voir les nominations comme si les compétents ne nous viennent que d’un seul coin du pays. Sacrée gouvernance en place. Mais si c’est maintenant que tu t’aperçois de cette réalité laye Bamba, je voudrais tout simplement alors te dire que tu  faisais semblant d’observer la vie politique guinéenne sans rien en comprendre.

Dans ton troisième élément tu écris : « 3- Le Guinéen est vraiment artisan de son propre malheur. Lorsqu’il soutient un homme politique, il l’idolâtre, il opine du chef et applaudit même quand ce dernier est dans l’erreur. Il le place sur un piédestal au-dessus de tout soupçon. Il adhère à ses thèses sans aucun esprit critique et sur la base d’arguments très souvent irrationnels.

 A ce niveau je ne partage pas tout à fait ce point de vue qui relève de l’amalgame entre le guinéen et les supporters fanatiques d’une ribambelle. Cependant, je peux comprendre que tu nous dises que nous sommes artisans de notre propre malheur et que je te l’accepte dans mon seul souci de voir les guinéens travailler, progresser et/ou souffrir en frères d’une même nation. Mais si tu dis que le guinéen idolâtre, opine du chef…, je ne suis pas d’accord quand on sait que le seul chef que nous avons en Guinée c’est bien Alpha Condé que la majorité de nos concitoyens répugne d’ailleurs de nos jours. Raison pour laquelle d’ailleurs il refusera toujours des élections libres et transparentes car n’ayant aucune forme de légitimité après tous ces coups ratés dans ce pays en larmes et en sang depuis 2010. Rares sont les fanatiques qui continuent encore à adhérer à ses idées tribalistes, bidons qui n’aboutissent qu’à l’exclusion des uns pour mieux asseoir sa mafia.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait de terminer ton texte par Nelson Mandela dont Alpha Condé se revendique. Cependant, j’éprouve également du plaisir à te dire que ce n’est pas en clamant haut et fort les textes ou citations de Rousseau jean jacques ou ceux de Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu qu’on fera de la Guinée un Etat de droit. Il faut toute une bonne volonté politique qui sache réformer les choses en profondeur de la part du principal responsable du pays. Responsable qui va oser quitter le pouvoir requis pour entamer cette longue et âpre entreprise. Et ce n’est pas le ministre Gassama de Conakry qui te dira le contraire. Car des présumés coupables continuent toujours croupir en prison à Conakry depuis des années sans aucune forme de procès, parce que le pouvoir en place en a décidé ainsi.

De nos jours, je pense que nous avons mieux à discuter de ce que nous offre comme service le pouvoir en place que de nous attaquer à un discours. Il est de nos jours des actes qui sont posés en Guinée qui parlent plus haut que tout autre discours. Des actes d’une bassesse inouïe chez les Guinéens que l’on n’arrête de diviser, de déchirer en lambeaux.

Pire même, de tribalistes incompétents, l’on se présente au peuple par le biais de la grande baraka qui nous vient de Dakar comme les plus gros voleurs jamais appréhendés  dans un aussi flagrant crime économique en Guinée ces derniers temps.

De cavaliers d’un changement qui est en panne d’amorce, l’on se présente au peuple comme son pire nargueur. Même les enfants subissent la loi du plus fort qui nous bastonne et embastille à son gré pourvu qu’on soit de ceux qui sont opposés. Nos morts ne sont plus respectés même le temps d’un deuil.

Et je ne pense pas qu’il puisse y avoir des restrictions comportementalistes ou discursives à l’endroit d’un citoyen et qui ne s’appliquent pas, en terme de bonne moralité, en premier lieu au président de la république qui se doit, lui-même, d’être un modèle, un exemple. Mais là aussi tu passes à coté comme pour nous dire que l’injustice doit être une règle partout chez les Guinéens en disant que : « Quelles que soient les injustices que dénonce Mr Cellou Dalein Diallo, quelles que soient les motivations de son combat, son statut exige de lui une certaine exemplarité ».

Ah Laye Bamba, je pense que quand on est Guinéen optimiste on doit apprendre à a voir la réalité en face et dire e qui ne va pas pour ces compatriotes pris comme une seule nation. On doit chercher à bien réfléchir,  à être cohérent, lucide, cartésien. On doit apprendre à être conséquent et constructif et surtout progressiste. Mais ici, tu nous apprends qu’il est bien beau et facile de discourir sur autrui pour se faire une image de thuriféraire, de troubadour, de flagorneur à la Makanera de Conakry. Parler pour parler.

Pour finir, je t’invite à bien ouvrir la page Guinée pour bien lire les écritures afin de mieux les interpréter. Cela nous aidera tous à construire une même nation dont je pense entrevoir le rêve dans ton texte.

Boubacar 1 Barry

Citoyen Guinéen pour une Guinée-Nation

2014-09-08 11:39:49 bambeto

2014-09-08 11:38:22 

Pour une fois, Laye Bamba je vais me donner le temps de riposter à un des tes  articles et ce sera celui intitulé : « Les mots de Chicago n’ont pas leur place dans le débat républicain ».

C’est bien toi qui nous apprends  que les mots de Chicago avancés par Dalein n’ont pas lieu d’être prononcés par un leader que tu qualifies toi-même de sérieux. Comme pour dire que le ridicule ne tue toujours pas.

J’ai été interpelé par une évidence : Tu rêves de trouver un sujet de discussion après le vol de nos devises dans l’affaire communément appelée le Dakar-Gate de Condé et l’envol obscurci de Condé vers Tunis ; la négligence criminelle dans la gestion de l'épidémie Ebola et l’incapacité du pouvoir de Conakry de respecter ses engagements pré et post-électoraux entre autres points.

Tu nous dis que tu as pourtant attendu de la part d’un membre de l’UFDG et/ou de l’opposition une condamnation de ce discours, mais en vain. Tu resteras sur ta faim, car je ne suis de l’UFDG, ni de l’opposition mais je suis un opposé non seulement à la manière dont Alpha Condé est arrivé au pouvoir mais aussi à son  mode de gouvernance que tu pourrais soutenir sans équivoque. Ceci dit, ton article ne sera, tout de même, pas sans riposte.

Tu te qualifies de guinéo-optimiste qui raisonne pour arriver à une conclusion tripartite.

Ceci étant, je voudrais tout d’abord te dire que je ne riposte pas à ton article parce que je soutiens Dalein ou bien ses propos que je souhaiterais plus pointus que ça, même si par là, les responsables de Conakry s’en sont montré préoccupés. Panique dans les rangs.

J’y interviens parce que je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis à une certaine mesure dans ces trois points.

Mais avant d’en arriver à nos points de discordance, je me ferai le plaisir de te poser et en même temps aux autres lecteurs quelques questions car je me dis qu’elles méritent d’être posées.

-Est-il responsable pour un président de la république de prendre son vol en direction d’un pays étranger pendant que son peuple se trouve en deuil dont le décret a été signé du même président ?

-Est-il noble pour un président qui clame partout qu’il a toujours eu les mains propres de voler ou de dévaliser le pays déjà à l’agonie en sortant nos peu de devises pour les placer dans des comptes personnels à lui (Qatar, New York, peu importe)?

-Est-il normal et digne d’un diplômé de droit dans une université de France de détenir arbitrairement des présumés coupables d’infraction à quelque chose qui a été fabriqué de toutes pièces à dessein ?

-Est-il digne d’un soi-disant démocratiquement élu de refuser toute sorte d’élection transparente à un peuple qui le réclame tant ?

-Est- il acceptable qu’un soi-disant président, qui n’est qu’un opportuniste, proclame haut et fort que les commerçants du pays se trouvant sous sa coupe sont des tortues ? (pour mémoire, lire le discours de Alpha Condé à Kindia le vendredi 11 mars 2011, où il déclare en soussou : « Ces gens qui sabotent et rendent le pays cher sont des tortues. Il faut mettre du feu dans leurs derrières pour qu’ils marchent »).

Voilà des questions qui se posent à tout Guinéen afin de mieux regarder en face la réalité du pays et le comportement des responsables au pouvoir. Car, je me demande à quoi sert une attaque contre un discours d’une personne qui n’est nullement aux commandes du pays pendant que ceux qui sont chargés de nous administrer, de nous protéger, de nous faire prospérer comme une seule nation sont les premiers à nous montrer la voie de la discrimination, de la répression, du vol en plein midi de nos dolars et non pas même du franc guinéen ( comme pour dire que ce sont des voleurs internationaux) de la tricherie électorale et j’en passe. 

Aujourd’hui les masques du régime ne font que tomber au jour le jour pendant que le trébuchement des tabous s’avère inquiétant.

Mais pour revenir à ton article, je voudrais aborder tes trois conclusions auxquelles tu es arrivé.

Dans ton premier point, tu cris au triomphe des extrémistes contre les esprits rationnels et à la menace contre ‘’notre nation multiethnique’’ en écrivant :  « 1- Le discours du leader de l’UFDG est la dernière preuve éloquente du triomphe des extrémistes sur les esprits rationnels et le raisonnement qui y est tenu, dans la bouche d’un candidat sérieux à la présidence de la République, constitue une grave menace contre notre nation multiethnique »

Je ne vois aucunement dans les propos de Dalein une défaite des esprits rationnels. C’est à mes yeux plutôt le contraire qui est sur le point de se produire. Pour rappel, depuis très longtemps, la raison a été entorsée dans ce pays au détriment des combines extrémistes dont le summum a été le complot d’empoisonnement qui a abouti au hold-up électoral de 2010 qui consacra l’avènement de Condé au pouvoir contre toute raison et tout raisonnement.

Je me dis que Dalein a mis trop  de temps pour comprendre la nécessité rationnelle d’en découdre avec le pouvoir en place. Les raisons :

 quand un président de la république ne se soucie qu’à faire des déplacements à l’étranger, déplacements au cours desquels il essaie d’apporter une couche de vernis médiatique à sa gouvernance face à des journalistes peu imprégnés de la réalité du terrain ( de l’histoire du pays à l’actualité du jour) ;

Quand un président de la république ne respecte aucunement les engagements pris par lui-même ou les membres de son gouvernement (accord pré-second tour électoral 2010 à Ouaga entre lui et Dalein et/ou accord du 3 juillet 2013) ;

Quand un président n’excelle que dans la médiocrité à travers des postures minables en se disant assureur d’investisseurs étrangers pour son pays alors que son peuple est en danger permanent (il faut être malhonnête pour le nier) ;

Quant un président vole l’argent du peuple, forme dans son pays le nid des plus grandes mafias modernes, des plus gros vautours autour de la présidence, des plus grands narcos dans nos marchés ;

Quand un président ne se sent point concerné par le sort de ses protégés car la seule chose qui l’intéresse est bien le matériel mal acquis ;

Quand un président ne parle que pour extérioriser sa haine à lui tout seul, son désir insatiable de livrer bataille contre des gens qu’il déclare lui-même ennemis dans le mensonge et la médiocrité des plus intolérables ;

Je me dis que raison y est de le combattre à tout prix et par tous les moyens. Car pour diriger un pays, je me dis souvent qu’il faut être capable de partager les peines des citoyens ; et ici Alpha Condé nous montre le contraire (Ebola en train de ravager la Guinée et Alpha dans des palaces à Tunis). Raison pour laquelle je réitère ici qu’il faut le combattre et le faire regrimper le mur afin qu’il se trouve hors d’état de nuire car il est vraiment nuisible par son incapacité.

 Et si cela fait de Dalein ou de moi-même un penchant extrémiste, je le revendiquerai jusqu’à mon dernier souffle.

Pour ce qui est du deuxième point  tu dis : « Dans la conquête du pouvoir, l’unité de la nation guinéenne est désormais la dernière des préoccupations de bon nombre de politiciens ».

Pendant longtemps, cela a été une réalité qui nous vient pratiquement de la mouvance actuelle surtout pour celui qui se souvient encore du discours de Alpha Condé qualifiant de bâtard tout malinké qui voterait Conté d’alors.

Ce n’est pas une chose nouvelle en Guinée en ce qui concerne la conquête du pouvoir ; c’est plutôt la sauce privilégiée du pouvoir en place ( cf les combines de 2010 ayant abouti à la chasse de Guinéens par des Guinéens dans plusieurs localités du même pays : La Guinée) pour arriver au pouvoir. Et pour y rester on réchauffe la même recette discriminatoire (voir les nominations comme si les compétents ne nous viennent que d’un seul coin du pays. Sacrée gouvernance en place. Mais si c’est maintenant que tu t’aperçois de cette réalité laye Bamba, je voudrais tout simplement alors te dire que tu  faisais semblant d’observer la vie politique guinéenne sans rien en comprendre.

Dans ton troisième élément tu écris : « 3- Le Guinéen est vraiment artisan de son propre malheur. Lorsqu’il soutient un homme politique, il l’idolâtre, il opine du chef et applaudit même quand ce dernier est dans l’erreur. Il le place sur un piédestal au-dessus de tout soupçon. Il adhère à ses thèses sans aucun esprit critique et sur la base d’arguments très souvent irrationnels.

 A ce niveau je ne partage pas tout à fait ce point de vue qui relève de l’amalgame entre le guinéen et les supporters fanatiques d’une ribambelle. Cependant, je peux comprendre que tu nous dises que nous sommes artisans de notre propre malheur et que je te l’accepte dans mon seul souci de voir les guinéens travailler, progresser et/ou souffrir en frères d’une même nation. Mais si tu dis que le guinéen idolâtre, opine du chef…, je ne suis pas d’accord quand on sait que le seul chef que nous avons en Guinée c’est bien Alpha Condé que la majorité de nos concitoyens répugne d’ailleurs de nos jours. Raison pour laquelle d’ailleurs il refusera toujours des élections libres et transparentes car n’ayant aucune forme de légitimité après tous ces coups ratés dans ce pays en larmes et en sang depuis 2010. Rares sont les fanatiques qui continuent encore à adhérer à ses idées tribalistes, bidons qui n’aboutissent qu’à l’exclusion des uns pour mieux asseoir sa mafia.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait de terminer ton texte par Nelson Mandela dont Alpha Condé se revendique. Cependant, j’éprouve également du plaisir à te dire que ce n’est pas en clamant haut et fort les textes ou citations de Rousseau jean jacques ou ceux de Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu qu’on fera de la Guinée un Etat de droit. Il faut toute une bonne volonté politique qui sache réformer les choses en profondeur de la part du principal responsable du pays. Responsable qui va oser quitter le pouvoir requis pour entamer cette longue et âpre entreprise. Et ce n’est pas le ministre Gassama de Conakry qui te dira le contraire. Car des présumés coupables continuent toujours croupir en prison à Conakry depuis des années sans aucune forme de procès, parce que le pouvoir en place en a décidé ainsi.

De nos jours, je pense que nous avons mieux à discuter de ce que nous offre comme service le pouvoir en place que de nous attaquer à un discours. Il est de nos jours des actes qui sont posés en Guinée qui parlent plus haut que tout autre discours. Des actes d’une bassesse inouïe chez les Guinéens que l’on n’arrête de diviser, de déchirer en lambeaux.

Pire même, de tribalistes incompétents, l’on se présente au peuple par le biais de la grande baraka qui nous vient de Dakar comme les plus gros voleurs jamais appréhendés  dans un aussi flagrant crime économique en Guinée ces derniers temps.

De cavaliers d’un changement qui est en panne d’amorce, l’on se présente au peuple comme son pire nargueur. Même les enfants subissent la loi du plus fort qui nous bastonne et embastille à son gré pourvu qu’on soit de ceux qui sont opposés. Nos morts ne sont plus respectés même le temps d’un deuil.

Et je ne pense pas qu’il puisse y avoir des restrictions comportementalistes ou discursives à l’endroit d’un citoyen et qui ne s’appliquent pas, en terme de bonne moralité, en premier lieu au président de la république qui se doit, lui-même, d’être un modèle, un exemple. Mais là aussi tu passes à coté comme pour nous dire que l’injustice doit être une règle partout chez les Guinéens en disant que : « Quelles que soient les injustices que dénonce Mr Cellou Dalein Diallo, quelles que soient les motivations de son combat, son statut exige de lui une certaine exemplarité ».

Ah Laye Bamba, je pense que quand on est Guinéen optimiste on doit apprendre à a voir la réalité en face et dire e qui ne va pas pour ces compatriotes pris comme une seule nation. On doit chercher à bien réfléchir,  à être cohérent, lucide, cartésien. On doit apprendre à être conséquent et constructif et surtout progressiste. Mais ici, tu nous apprends qu’il est bien beau et facile de discourir sur autrui pour se faire une image de thuriféraire, de troubadour, de flagorneur à la Makanera de Conakry. Parler pour parler.

Pour finir, je t’invite à bien ouvrir la page Guinée pour bien lire les écritures afin de mieux les interpréter. Cela nous aidera tous à construire une même nation dont je pense entrevoir le rêve dans ton texte.

Boubacar 1 Barry

Citoyen Guinéen pour une Guinée-Nation

2014-09-08 11:39:49 sylla mohamed

2014-09-08 11:38:22 

Pour une fois, Laye Bamba je vais me donner le temps de riposter à un des tes  articles et ce sera celui intitulé : « Les mots de Chicago n’ont pas leur place dans le débat républicain ».

C’est bien toi qui nous apprends  que les mots de Chicago avancés par Dalein n’ont pas lieu d’être prononcés par un leader que tu qualifies toi-même de sérieux. Comme pour dire que le ridicule ne tue toujours pas.

J’ai été interpelé par une évidence : Tu rêves de trouver un sujet de discussion après le vol de nos devises dans l’affaire communément appelée le Dakar-Gate de Condé et l’envol obscurci de Condé vers Tunis ; la négligence criminelle dans la gestion de l'épidémie Ebola et l’incapacité du pouvoir de Conakry de respecter ses engagements pré et post-électoraux entre autres points.

Tu nous dis que tu as pourtant attendu de la part d’un membre de l’UFDG et/ou de l’opposition une condamnation de ce discours, mais en vain. Tu resteras sur ta faim, car je ne suis de l’UFDG, ni de l’opposition mais je suis un opposé non seulement à la manière dont Alpha Condé est arrivé au pouvoir mais aussi à son  mode de gouvernance que tu pourrais soutenir sans équivoque. Ceci dit, ton article ne sera, tout de même, pas sans riposte.

Tu te qualifies de guinéo-optimiste qui raisonne pour arriver à une conclusion tripartite.

Ceci étant, je voudrais tout d’abord te dire que je ne riposte pas à ton article parce que je soutiens Dalein ou bien ses propos que je souhaiterais plus pointus que ça, même si par là, les responsables de Conakry s’en sont montré préoccupés. Panique dans les rangs.

J’y interviens parce que je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis à une certaine mesure dans ces trois points.

Mais avant d’en arriver à nos points de discordance, je me ferai le plaisir de te poser et en même temps aux autres lecteurs quelques questions car je me dis qu’elles méritent d’être posées.

-Est-il responsable pour un président de la république de prendre son vol en direction d’un pays étranger pendant que son peuple se trouve en deuil dont le décret a été signé du même président ?

-Est-il noble pour un président qui clame partout qu’il a toujours eu les mains propres de voler ou de dévaliser le pays déjà à l’agonie en sortant nos peu de devises pour les placer dans des comptes personnels à lui (Qatar, New York, peu importe)?

-Est-il normal et digne d’un diplômé de droit dans une université de France de détenir arbitrairement des présumés coupables d’infraction à quelque chose qui a été fabriqué de toutes pièces à dessein ?

-Est-il digne d’un soi-disant démocratiquement élu de refuser toute sorte d’élection transparente à un peuple qui le réclame tant ?

-Est- il acceptable qu’un soi-disant président, qui n’est qu’un opportuniste, proclame haut et fort que les commerçants du pays se trouvant sous sa coupe sont des tortues ? (pour mémoire, lire le discours de Alpha Condé à Kindia le vendredi 11 mars 2011, où il déclare en soussou : « Ces gens qui sabotent et rendent le pays cher sont des tortues. Il faut mettre du feu dans leurs derrières pour qu’ils marchent »).

Voilà des questions qui se posent à tout Guinéen afin de mieux regarder en face la réalité du pays et le comportement des responsables au pouvoir. Car, je me demande à quoi sert une attaque contre un discours d’une personne qui n’est nullement aux commandes du pays pendant que ceux qui sont chargés de nous administrer, de nous protéger, de nous faire prospérer comme une seule nation sont les premiers à nous montrer la voie de la discrimination, de la répression, du vol en plein midi de nos dolars et non pas même du franc guinéen ( comme pour dire que ce sont des voleurs internationaux) de la tricherie électorale et j’en passe. 

Aujourd’hui les masques du régime ne font que tomber au jour le jour pendant que le trébuchement des tabous s’avère inquiétant.

Mais pour revenir à ton article, je voudrais aborder tes trois conclusions auxquelles tu es arrivé.

Dans ton premier point, tu cris au triomphe des extrémistes contre les esprits rationnels et à la menace contre ‘’notre nation multiethnique’’ en écrivant :  « 1- Le discours du leader de l’UFDG est la dernière preuve éloquente du triomphe des extrémistes sur les esprits rationnels et le raisonnement qui y est tenu, dans la bouche d’un candidat sérieux à la présidence de la République, constitue une grave menace contre notre nation multiethnique »

Je ne vois aucunement dans les propos de Dalein une défaite des esprits rationnels. C’est à mes yeux plutôt le contraire qui est sur le point de se produire. Pour rappel, depuis très longtemps, la raison a été entorsée dans ce pays au détriment des combines extrémistes dont le summum a été le complot d’empoisonnement qui a abouti au hold-up électoral de 2010 qui consacra l’avènement de Condé au pouvoir contre toute raison et tout raisonnement.

Je me dis que Dalein a mis trop  de temps pour comprendre la nécessité rationnelle d’en découdre avec le pouvoir en place. Les raisons :

 quand un président de la république ne se soucie qu’à faire des déplacements à l’étranger, déplacements au cours desquels il essaie d’apporter une couche de vernis médiatique à sa gouvernance face à des journalistes peu imprégnés de la réalité du terrain ( de l’histoire du pays à l’actualité du jour) ;

Quand un président de la république ne respecte aucunement les engagements pris par lui-même ou les membres de son gouvernement (accord pré-second tour électoral 2010 à Ouaga entre lui et Dalein et/ou accord du 3 juillet 2013) ;

Quand un président n’excelle que dans la médiocrité à travers des postures minables en se disant assureur d’investisseurs étrangers pour son pays alors que son peuple est en danger permanent (il faut être malhonnête pour le nier) ;

Quant un président vole l’argent du peuple, forme dans son pays le nid des plus grandes mafias modernes, des plus gros vautours autour de la présidence, des plus grands narcos dans nos marchés ;

Quand un président ne se sent point concerné par le sort de ses protégés car la seule chose qui l’intéresse est bien le matériel mal acquis ;

Quand un président ne parle que pour extérioriser sa haine à lui tout seul, son désir insatiable de livrer bataille contre des gens qu’il déclare lui-même ennemis dans le mensonge et la médiocrité des plus intolérables ;

Je me dis que raison y est de le combattre à tout prix et par tous les moyens. Car pour diriger un pays, je me dis souvent qu’il faut être capable de partager les peines des citoyens ; et ici Alpha Condé nous montre le contraire (Ebola en train de ravager la Guinée et Alpha dans des palaces à Tunis). Raison pour laquelle je réitère ici qu’il faut le combattre et le faire regrimper le mur afin qu’il se trouve hors d’état de nuire car il est vraiment nuisible par son incapacité.

 Et si cela fait de Dalein ou de moi-même un penchant extrémiste, je le revendiquerai jusqu’à mon dernier souffle.

Pour ce qui est du deuxième point  tu dis : « Dans la conquête du pouvoir, l’unité de la nation guinéenne est désormais la dernière des préoccupations de bon nombre de politiciens ».

Pendant longtemps, cela a été une réalité qui nous vient pratiquement de la mouvance actuelle surtout pour celui qui se souvient encore du discours de Alpha Condé qualifiant de bâtard tout malinké qui voterait Conté d’alors.

Ce n’est pas une chose nouvelle en Guinée en ce qui concerne la conquête du pouvoir ; c’est plutôt la sauce privilégiée du pouvoir en place ( cf les combines de 2010 ayant abouti à la chasse de Guinéens par des Guinéens dans plusieurs localités du même pays : La Guinée) pour arriver au pouvoir. Et pour y rester on réchauffe la même recette discriminatoire (voir les nominations comme si les compétents ne nous viennent que d’un seul coin du pays. Sacrée gouvernance en place. Mais si c’est maintenant que tu t’aperçois de cette réalité laye Bamba, je voudrais tout simplement alors te dire que tu  faisais semblant d’observer la vie politique guinéenne sans rien en comprendre.

Dans ton troisième élément tu écris : « 3- Le Guinéen est vraiment artisan de son propre malheur. Lorsqu’il soutient un homme politique, il l’idolâtre, il opine du chef et applaudit même quand ce dernier est dans l’erreur. Il le place sur un piédestal au-dessus de tout soupçon. Il adhère à ses thèses sans aucun esprit critique et sur la base d’arguments très souvent irrationnels.

 A ce niveau je ne partage pas tout à fait ce point de vue qui relève de l’amalgame entre le guinéen et les supporters fanatiques d’une ribambelle. Cependant, je peux comprendre que tu nous dises que nous sommes artisans de notre propre malheur et que je te l’accepte dans mon seul souci de voir les guinéens travailler, progresser et/ou souffrir en frères d’une même nation. Mais si tu dis que le guinéen idolâtre, opine du chef…, je ne suis pas d’accord quand on sait que le seul chef que nous avons en Guinée c’est bien Alpha Condé que la majorité de nos concitoyens répugne d’ailleurs de nos jours. Raison pour laquelle d’ailleurs il refusera toujours des élections libres et transparentes car n’ayant aucune forme de légitimité après tous ces coups ratés dans ce pays en larmes et en sang depuis 2010. Rares sont les fanatiques qui continuent encore à adhérer à ses idées tribalistes, bidons qui n’aboutissent qu’à l’exclusion des uns pour mieux asseoir sa mafia.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait de terminer ton texte par Nelson Mandela dont Alpha Condé se revendique. Cependant, j’éprouve également du plaisir à te dire que ce n’est pas en clamant haut et fort les textes ou citations de Rousseau jean jacques ou ceux de Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu qu’on fera de la Guinée un Etat de droit. Il faut toute une bonne volonté politique qui sache réformer les choses en profondeur de la part du principal responsable du pays. Responsable qui va oser quitter le pouvoir requis pour entamer cette longue et âpre entreprise. Et ce n’est pas le ministre Gassama de Conakry qui te dira le contraire. Car des présumés coupables continuent toujours croupir en prison à Conakry depuis des années sans aucune forme de procès, parce que le pouvoir en place en a décidé ainsi.

De nos jours, je pense que nous avons mieux à discuter de ce que nous offre comme service le pouvoir en place que de nous attaquer à un discours. Il est de nos jours des actes qui sont posés en Guinée qui parlent plus haut que tout autre discours. Des actes d’une bassesse inouïe chez les Guinéens que l’on n’arrête de diviser, de déchirer en lambeaux.

Pire même, de tribalistes incompétents, l’on se présente au peuple par le biais de la grande baraka qui nous vient de Dakar comme les plus gros voleurs jamais appréhendés  dans un aussi flagrant crime économique en Guinée ces derniers temps.

De cavaliers d’un changement qui est en panne d’amorce, l’on se présente au peuple comme son pire nargueur. Même les enfants subissent la loi du plus fort qui nous bastonne et embastille à son gré pourvu qu’on soit de ceux qui sont opposés. Nos morts ne sont plus respectés même le temps d’un deuil.

Et je ne pense pas qu’il puisse y avoir des restrictions comportementalistes ou discursives à l’endroit d’un citoyen et qui ne s’appliquent pas, en terme de bonne moralité, en premier lieu au président de la république qui se doit, lui-même, d’être un modèle, un exemple. Mais là aussi tu passes à coté comme pour nous dire que l’injustice doit être une règle partout chez les Guinéens en disant que : « Quelles que soient les injustices que dénonce Mr Cellou Dalein Diallo, quelles que soient les motivations de son combat, son statut exige de lui une certaine exemplarité ».

Ah Laye Bamba, je pense que quand on est Guinéen optimiste on doit apprendre à a voir la réalité en face et dire e qui ne va pas pour ces compatriotes pris comme une seule nation. On doit chercher à bien réfléchir,  à être cohérent, lucide, cartésien. On doit apprendre à être conséquent et constructif et surtout progressiste. Mais ici, tu nous apprends qu’il est bien beau et facile de discourir sur autrui pour se faire une image de thuriféraire, de troubadour, de flagorneur à la Makanera de Conakry. Parler pour parler.

Pour finir, je t’invite à bien ouvrir la page Guinée pour bien lire les écritures afin de mieux les interpréter. Cela nous aidera tous à construire une même nation dont je pense entrevoir le rêve dans ton texte.

Boubacar 1 Barry

Citoyen Guinéen pour une Guinée-Nation

2014-09-08 11:39:49 Miglese

2014-09-08 11:38:22 

Pour une fois, Laye Bamba je vais me donner le temps de riposter à un des tes  articles et ce sera celui intitulé : « Les mots de Chicago n’ont pas leur place dans le débat républicain ».

C’est bien toi qui nous apprends  que les mots de Chicago avancés par Dalein n’ont pas lieu d’être prononcés par un leader que tu qualifies toi-même de sérieux. Comme pour dire que le ridicule ne tue toujours pas.

J’ai été interpelé par une évidence : Tu rêves de trouver un sujet de discussion après le vol de nos devises dans l’affaire communément appelée le Dakar-Gate de Condé et l’envol obscurci de Condé vers Tunis ; la négligence criminelle dans la gestion de l'épidémie Ebola et l’incapacité du pouvoir de Conakry de respecter ses engagements pré et post-électoraux entre autres points.

Tu nous dis que tu as pourtant attendu de la part d’un membre de l’UFDG et/ou de l’opposition une condamnation de ce discours, mais en vain. Tu resteras sur ta faim, car je ne suis de l’UFDG, ni de l’opposition mais je suis un opposé non seulement à la manière dont Alpha Condé est arrivé au pouvoir mais aussi à son  mode de gouvernance que tu pourrais soutenir sans équivoque. Ceci dit, ton article ne sera, tout de même, pas sans riposte.

Tu te qualifies de guinéo-optimiste qui raisonne pour arriver à une conclusion tripartite.

Ceci étant, je voudrais tout d’abord te dire que je ne riposte pas à ton article parce que je soutiens Dalein ou bien ses propos que je souhaiterais plus pointus que ça, même si par là, les responsables de Conakry s’en sont montré préoccupés. Panique dans les rangs.

J’y interviens parce que je ne suis pas d’accord avec ce que tu dis à une certaine mesure dans ces trois points.

Mais avant d’en arriver à nos points de discordance, je me ferai le plaisir de te poser et en même temps aux autres lecteurs quelques questions car je me dis qu’elles méritent d’être posées.

-Est-il responsable pour un président de la république de prendre son vol en direction d’un pays étranger pendant que son peuple se trouve en deuil dont le décret a été signé du même président ?

-Est-il noble pour un président qui clame partout qu’il a toujours eu les mains propres de voler ou de dévaliser le pays déjà à l’agonie en sortant nos peu de devises pour les placer dans des comptes personnels à lui (Qatar, New York, peu importe)?

-Est-il normal et digne d’un diplômé de droit dans une université de France de détenir arbitrairement des présumés coupables d’infraction à quelque chose qui a été fabriqué de toutes pièces à dessein ?

-Est-il digne d’un soi-disant démocratiquement élu de refuser toute sorte d’élection transparente à un peuple qui le réclame tant ?

-Est- il acceptable qu’un soi-disant président, qui n’est qu’un opportuniste, proclame haut et fort que les commerçants du pays se trouvant sous sa coupe sont des tortues ? (pour mémoire, lire le discours de Alpha Condé à Kindia le vendredi 11 mars 2011, où il déclare en soussou : « Ces gens qui sabotent et rendent le pays cher sont des tortues. Il faut mettre du feu dans leurs derrières pour qu’ils marchent »).

Voilà des questions qui se posent à tout Guinéen afin de mieux regarder en face la réalité du pays et le comportement des responsables au pouvoir. Car, je me demande à quoi sert une attaque contre un discours d’une personne qui n’est nullement aux commandes du pays pendant que ceux qui sont chargés de nous administrer, de nous protéger, de nous faire prospérer comme une seule nation sont les premiers à nous montrer la voie de la discrimination, de la répression, du vol en plein midi de nos dolars et non pas même du franc guinéen ( comme pour dire que ce sont des voleurs internationaux) de la tricherie électorale et j’en passe. 

Aujourd’hui les masques du régime ne font que tomber au jour le jour pendant que le trébuchement des tabous s’avère inquiétant.

Mais pour revenir à ton article, je voudrais aborder tes trois conclusions auxquelles tu es arrivé.

Dans ton premier point, tu cris au triomphe des extrémistes contre les esprits rationnels et à la menace contre ‘’notre nation multiethnique’’ en écrivant :  « 1- Le discours du leader de l’UFDG est la dernière preuve éloquente du triomphe des extrémistes sur les esprits rationnels et le raisonnement qui y est tenu, dans la bouche d’un candidat sérieux à la présidence de la République, constitue une grave menace contre notre nation multiethnique »

Je ne vois aucunement dans les propos de Dalein une défaite des esprits rationnels. C’est à mes yeux plutôt le contraire qui est sur le point de se produire. Pour rappel, depuis très longtemps, la raison a été entorsée dans ce pays au détriment des combines extrémistes dont le summum a été le complot d’empoisonnement qui a abouti au hold-up électoral de 2010 qui consacra l’avènement de Condé au pouvoir contre toute raison et tout raisonnement.

Je me dis que Dalein a mis trop  de temps pour comprendre la nécessité rationnelle d’en découdre avec le pouvoir en place. Les raisons :

 quand un président de la république ne se soucie qu’à faire des déplacements à l’étranger, déplacements au cours desquels il essaie d’apporter une couche de vernis médiatique à sa gouvernance face à des journalistes peu imprégnés de la réalité du terrain ( de l’histoire du pays à l’actualité du jour) ;

Quand un président de la république ne respecte aucunement les engagements pris par lui-même ou les membres de son gouvernement (accord pré-second tour électoral 2010 à Ouaga entre lui et Dalein et/ou accord du 3 juillet 2013) ;

Quand un président n’excelle que dans la médiocrité à travers des postures minables en se disant assureur d’investisseurs étrangers pour son pays alors que son peuple est en danger permanent (il faut être malhonnête pour le nier) ;

Quant un président vole l’argent du peuple, forme dans son pays le nid des plus grandes mafias modernes, des plus gros vautours autour de la présidence, des plus grands narcos dans nos marchés ;

Quand un président ne se sent point concerné par le sort de ses protégés car la seule chose qui l’intéresse est bien le matériel mal acquis ;

Quand un président ne parle que pour extérioriser sa haine à lui tout seul, son désir insatiable de livrer bataille contre des gens qu’il déclare lui-même ennemis dans le mensonge et la médiocrité des plus intolérables ;

Je me dis que raison y est de le combattre à tout prix et par tous les moyens. Car pour diriger un pays, je me dis souvent qu’il faut être capable de partager les peines des citoyens ; et ici Alpha Condé nous montre le contraire (Ebola en train de ravager la Guinée et Alpha dans des palaces à Tunis). Raison pour laquelle je réitère ici qu’il faut le combattre et le faire regrimper le mur afin qu’il se trouve hors d’état de nuire car il est vraiment nuisible par son incapacité.

 Et si cela fait de Dalein ou de moi-même un penchant extrémiste, je le revendiquerai jusqu’à mon dernier souffle.

Pour ce qui est du deuxième point  tu dis : « Dans la conquête du pouvoir, l’unité de la nation guinéenne est désormais la dernière des préoccupations de bon nombre de politiciens ».

Pendant longtemps, cela a été une réalité qui nous vient pratiquement de la mouvance actuelle surtout pour celui qui se souvient encore du discours de Alpha Condé qualifiant de bâtard tout malinké qui voterait Conté d’alors.

Ce n’est pas une chose nouvelle en Guinée en ce qui concerne la conquête du pouvoir ; c’est plutôt la sauce privilégiée du pouvoir en place ( cf les combines de 2010 ayant abouti à la chasse de Guinéens par des Guinéens dans plusieurs localités du même pays : La Guinée) pour arriver au pouvoir. Et pour y rester on réchauffe la même recette discriminatoire (voir les nominations comme si les compétents ne nous viennent que d’un seul coin du pays. Sacrée gouvernance en place. Mais si c’est maintenant que tu t’aperçois de cette réalité laye Bamba, je voudrais tout simplement alors te dire que tu  faisais semblant d’observer la vie politique guinéenne sans rien en comprendre.

Dans ton troisième élément tu écris : « 3- Le Guinéen est vraiment artisan de son propre malheur. Lorsqu’il soutient un homme politique, il l’idolâtre, il opine du chef et applaudit même quand ce dernier est dans l’erreur. Il le place sur un piédestal au-dessus de tout soupçon. Il adhère à ses thèses sans aucun esprit critique et sur la base d’arguments très souvent irrationnels.

 A ce niveau je ne partage pas tout à fait ce point de vue qui relève de l’amalgame entre le guinéen et les supporters fanatiques d’une ribambelle. Cependant, je peux comprendre que tu nous dises que nous sommes artisans de notre propre malheur et que je te l’accepte dans mon seul souci de voir les guinéens travailler, progresser et/ou souffrir en frères d’une même nation. Mais si tu dis que le guinéen idolâtre, opine du chef…, je ne suis pas d’accord quand on sait que le seul chef que nous avons en Guinée c’est bien Alpha Condé que la majorité de nos concitoyens répugne d’ailleurs de nos jours. Raison pour laquelle d’ailleurs il refusera toujours des élections libres et transparentes car n’ayant aucune forme de légitimité après tous ces coups ratés dans ce pays en larmes et en sang depuis 2010. Rares sont les fanatiques qui continuent encore à adhérer à ses idées tribalistes, bidons qui n’aboutissent qu’à l’exclusion des uns pour mieux asseoir sa mafia.

Par contre, j’ai beaucoup aimé le fait de terminer ton texte par Nelson Mandela dont Alpha Condé se revendique. Cependant, j’éprouve également du plaisir à te dire que ce n’est pas en clamant haut et fort les textes ou citations de Rousseau jean jacques ou ceux de Charles Louis de Secondat, baron de Montesquieu qu’on fera de la Guinée un Etat de droit. Il faut toute une bonne volonté politique qui sache réformer les choses en profondeur de la part du principal responsable du pays. Responsable qui va oser quitter le pouvoir requis pour entamer cette longue et âpre entreprise. Et ce n’est pas le ministre Gassama de Conakry qui te dira le contraire. Car des présumés coupables continuent toujours croupir en prison à Conakry depuis des années sans aucune forme de procès, parce que le pouvoir en place en a décidé ainsi.

De nos jours, je pense que nous avons mieux à discuter de ce que nous offre comme service le pouvoir en place que de nous attaquer à un discours. Il est de nos jours des actes qui sont posés en Guinée qui parlent plus haut que tout autre discours. Des actes d’une bassesse inouïe chez les Guinéens que l’on n’arrête de diviser, de déchirer en lambeaux.

Pire même, de tribalistes incompétents, l’on se présente au peuple par le biais de la grande baraka qui nous vient de Dakar comme les plus gros voleurs jamais appréhendés  dans un aussi flagrant crime économique en Guinée ces derniers temps.

De cavaliers d’un changement qui est en panne d’amorce, l’on se présente au peuple comme son pire nargueur. Même les enfants subissent la loi du plus fort qui nous bastonne et embastille à son gré pourvu qu’on soit de ceux qui sont opposés. Nos morts ne sont plus respectés même le temps d’un deuil.

Et je ne pense pas qu’il puisse y avoir des restrictions comportementalistes ou discursives à l’endroit d’un citoyen et qui ne s’appliquent pas, en terme de bonne moralité, en premier lieu au président de la république qui se doit, lui-même, d’être un modèle, un exemple. Mais là aussi tu passes à coté comme pour nous dire que l’injustice doit être une règle partout chez les Guinéens en disant que : « Quelles que soient les injustices que dénonce Mr Cellou Dalein Diallo, quelles que soient les motivations de son combat, son statut exige de lui une certaine exemplarité ».

Ah Laye Bamba, je pense que quand on est Guinéen optimiste on doit apprendre à a voir la réalité en face et dire e qui ne va pas pour ces compatriotes pris comme une seule nation. On doit chercher à bien réfléchir,  à être cohérent, lucide, cartésien. On doit apprendre à être conséquent et constructif et surtout progressiste. Mais ici, tu nous apprends qu’il est bien beau et facile de discourir sur autrui pour se faire une image de thuriféraire, de troubadour, de flagorneur à la Makanera de Conakry. Parler pour parler.

Pour finir, je t’invite à bien ouvrir la page Guinée pour bien lire les écritures afin de mieux les interpréter. Cela nous aidera tous à construire une même nation dont je pense entrevoir le rêve dans ton texte.

Boubacar 1 Barry

Citoyen Guinéen pour une Guinée-Nation

2014-09-08 11:39:49 ibrahima-kankalabé
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