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Guinée, Sierra Leone, Libéria: occupation ou aide médicale

Date de publication:2014-09-27 11:41:39
  2014-09-27 11:37:55 

Les premiers cas d'épidémie à  virus Ebola sont apparus en Guinée en début d'année 2014 et tue depuis lors les  populations africaines en particulier Guinéennes, Libériennes et Sierra léonaises  comme des mouches.

Le 16 septembre 2014 le président Barack Obama des États Unis a annoncé l'envoi de quelques 3000 soldats en Afrique de l'Ouest dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola. Ce contingent de militaires américains aura sa base dans la capitale libérienne en l’occurrence Monrovia.

Un jour après, c'est à son homologue François Hollande d'annoncer la construction d'un hôpital militaire en Guinée Forestière, foyer de l'épidémie à virus Ebola.

Ces annonces sont elles le fruit des critiques des ONGs qui œuvrent sur le terrain qui estimaient que la communauté internationale ne faisait pas beaucoup d'efforts?

S'agit il d'une stratégie militaire visant à plus avoir la main mise sur ces pays?

Pourquoi envoyer des militaires dans des pays qui ont plus besoin de médecins et d'aide humanitaire? Quel est le but réel?

Il est d'abord à noter que ces deux annonces interviennent à un jour de décalage pour un même objectif officiellement dévoilé: lutter contre l'épidémie à virus Ebola.

A rappeler qu'un vaccin en phase expérimentale nous dit-on a déjà fait ses preuves sur deux patients américains atteints d'Ebola et d'autres patients sur lesquels le vaccin a eu des effets positifs pour la plupart.Coup de théâtre, l’Afrique en fait la demande du nectar, la réponse fut soutenue :il y a des problèmes liés à la logistique et tous les effets secondaires ne sont pas connus ou encore en phase expérimentale.

Premièrement des problèmes liés à la logistique, s'il s'agit d'acheminer des armes pour des fins de guerre aucun problème de logistique ne se pose, car là les industries d'armement tournent à flot mais des vies africaines ne sont pas si importantes que ça.

Deuxièmement combien de produits pharmaceutiques ont été testés en Afrique et ailleurs sans que tous les effets secondaires ne soient totalement appréhendés, le scandale du groupe pfizer au Nigeria où un essai avait tué en 11 enfants en 1996 en est une illustration, alors qu'on nous raconte pas de sottises. Le marché pharmaceutique est l'un des marchés les plus mafieux de ce monde, comme l'a dis un célèbre auteur "elles fabriquent des maladies comme on fabriquent des jeans".

Le vaccin qui a eu ses effets positifs sur des patients américains -ah oui ils sont américains- peut aussi avoir ses effets positifs sur des africains. Les droits ne sont pas tous les mêmes quoi qu'on le chante dans toutes les rues.

A la façon de la conférence de Berlin à la fin du XIXème siècle, voici ces puissances impérialistes qui se partagent le gâteau entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone, ce scénario est plus vraisemblable que ne l'est l'aide médicale à laquelle elles prétendent œuvrer. Nous ne nions pas qu'elles vont apporter leur pierre à la lutte contre l'épidémie mais à quel prix? De toute évidence l'agenda caché derrière ce déploiement est plus intéressant et consistant financièrement car nul ignore les richesses de ces 3 pays.

Tout cela est couronné par l'irresponsabilité de nos dirigeants qui ne sont que des marionnettes à la tête de nos états si fragiles.

Alpha Oumar Diallo 
3ème année Médecine 
Université de Mons

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