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Pourquoi la Guinée ne s’en sortira jamais avec le régime RPG

Date de publication:2014-09-23 23:17:14

2014-09-23 23:11:34

Pour que Sékou Touré et son PDG arrivent au pouvoir en Guinée, le mensonge, la peur, des assassinats ciblés, des incendies et des destructions se sont abattus sur le pays, de Beyla, dont Sékou était député, à Conakry. Les assaillants étaient des Donsos de la Guinée et des pays voisins (Sierra Leone et Libéria) rassemblés à dessein et un gang soussous dirigé par le grand criminel Momo Joe qui a été recruté pour la circonstance. Les victimes furent les Peuls et les Soussous adversaires du PDG qui devaient se défendre contre les donsos à visages cachés et le gang soussou connu de Momo Joe et d’un bandit surnommé "Peau de panthère". C’est pourquoi, avec des propagandes et intoxications du régime révolutionnaire, beaucoup pensent qu’entre 1955 et 1958, il y a eu des affrontements ethniques entre Peuls et Soussous à Conakry. La réalité est que c’est le PDG qui a fait la guerre aux autres adversaires, y compris beaucoup de familles soussous qui furent massacrées, détruites ou contraintes à l’exile. La plus célèbre de ces familles soussous fut celle du grand démocrate et homme respectable Amara Soumah, le père des Nabbie et Fodé Mohamed Soumah.

Quand Sékou Touré est venu au pouvoir, tout était à mettre en place en Guinée. Il donna naissance à l’idéologie angbansannée qui repose sur le népotisme, l’extrémisme et le racisme malinké, la folie et l’utopie hégémonique d’un clan ethnique mafieux qui réussira à s’installer par la terreur et à cause de la sagesse des autres, toujours soucieux de préserver l’unité nationale. Tous les secteurs de l’administration et les forces de sécurité seront dominés par leur ethnie. Résultat : l’enterrement de la démocratie hérité de l’administration coloniale, la destruction économique, sociale et intellectuelle du pays, un régime policier, des prisons politiques et pendaisons publiques.

Plus de 50 ans après, le fils du PDG, le RPG d’Alpha Condé, a réussi à reconquérir le pouvoir en utilisant les mêmes stratégies et méthodes du PDG (mensonge, violence et fraude) grâce aux faiblesses du leader en face Cellou Dalein Diallo de l’UFDG.

La sagaie et la sentence « angbansannée » (le mensonge, le vol des biens publics, la tricherie, le népotisme, le clanisme, le tribalisme, la torture, le terrorisme, les assassinats politico-ethniques) sont la devise du régime condé. Comme ils l’ont été pour le régime sékou touré.

On exclut et met à la porte des jeunes cadres peuls, forestiers et basse-côtiers au profit des non-guinéens et vieux malinkés partis deux fois à la retraite. Le ministre de la sécurité actuel Madifin Dianè et Mohamed Salou Dianè, le grand-frère de Mohamed Dianè (actuel directeur de cabinet à la présidence de la République), en sont des exemples. Le vieux fatigué et gros dormeur Salou Dianè est propulsé à la tête de la Direction nationale de la recherche scientifique, par pur népotisme angbansanné. Dans ce Département, les détournements de fonds, le complexe intellectuel, la gestion autarcique des dossiers qui demandent de la compétence et de la maîtrise des outils modernes de travail, la ségrégation des cadres compétents et le tribalisme malinké cruel son érigés en mode de gestion administrative comme ce fut le cas avec Mansour Kaba à l’habitat et Abdoulaye Keita à l’EDG (Lire).

Pour se maintenir au pouvoir après 2015, les donsos et des mercenaires léonais et libériens sont d’or et déjà mobilisés, à nouveau, pour semer la peur et assassiner des adversaires politiques. On fait assassiner un leader peul par des commandos qui s’expriment exprès en langue soussou, comme ce fut le cas en 1955, dans le but de provoquer des affrontements entre les Peuls et les Soussous. Les démocrates soussous sont menacés et leurs domiciles sont attaqués par des groupes armés du RPG.

Pour 2015, Malick Sankhon est recruté par le RPG d’Alpha Condé pour jouer le rôle de Momo Joe. M. Sankhon a déjà obtenu le financement et la logistique qu’il faut pour mettre en place la milice armée sous sa commande et que l’on assimilera à des bandes soussous. Il les a baptisés « Les Chevaliers de  la République ».

Les cas d’Amadou Oury Diallo, président de la section motards de l’UFDG, et du député Aboubacar Soumah ne sont pas isolés. Une liste de personnes à assassiner à l’intérieur et à l’extérieur du pays avant la présidentielle serait élaborée et confiée à une équipe spéciale.

Le paradoxe est qu’avec le régime condé, les fanatiques malinkés au pouvoir ne prennent plus de gants, ils agissent à visages découverts, tellement sûrs qu’ils ne quitteront plus le pouvoir en Guinée (Lire 1, 2 & 3).

Comment s’attendre donc que cette bande criminelle, qui n’a jamais respecté la Constitution, organise des élections démocratiques et transparentes, sans y être obligée ?

Que les ethno-fascistes du RPG sachent que 2015 ne sera pas 1955 ! Ils ne font peur à personne et s’ils en viennent à la violence, ils auront la réponse adéquate cette fois-ci.

Ce dimanche 21 septembre, les Coordinations Haali Pular et celles de la Basse Côte se sont réunies dans une grande assemblée nationale qui aurait mobilisé, selon la police, 5000 participants. Même des régions de Koundara et Télémilé ont envoyé des délégations alors que la décision a été prise entre jeudi et vendredi 19 septembre ! C’est dire à quel point les populations sont prêtes pour marcher sur le Palais présidentiel et libérer le pays de ces criminels du RPG. De toute évidence, la Guinée ne souffre que d’un manque de leadership pour mettre fin à ce régime de division, de pillages et de terreur !

Ayant les preuves indéniables en main sur les auteurs des menaces et crimes récents contre le député Aboubacar Soumah, la Coordination de la Basse Côte porte plainte en citant nommément M. Damaro de la Présidence, Lansana Komara, le secrétaire administratif du RPG-Arc-en-ciel et le chef de la milice donso à Conakry appelé Amadou dont ils détiennent des photos.

Si les autorités ne donnent pas suite à cette plainte pendant plus de 2 semaines, la Coordination de la Basse Côte, appuyée par celle de la Moyenne Guinée n’entendent pas rester les bras croisés cette fois-ci. Espérons qu’elles n’hésiteront pas à joindre l’acte à la parole ! Car, c’est seulement ainsi que l’on peut stopper la folie hégémonique utopique des extrémistes malinkés qui veulent faire de la Guinée, un biberon tribal, une mine à piller.

Les fascistes du RPG manipulent leur communauté et criminalisent leur ethnie qui représente 25% de la population guinéenne. Ils font croire que ce sont les Malinkés qui doivent gouverner seuls la Guinée et que les Peuls n’appartiennent pas à ce pays.

J’enseigne au faux professeur Alpha Condé et aux extrémistes ignorants comme l’ex leader politique Mansour Kaba, le ministre Mohamed Traoré, le directeur de cabinet à la présidence de la République Mohamed Dianè et le ministre de l’Administration territorial Alassane Condé que le Fouta et les Peuls sont plus guinéens qu’eux et leurs parents.

Avant l’arrivée des Blancs, le Fouta était un Etat structuré et bien organisé. En Basse Côte, il y avait plusieurs micro-Etats selon les ethnies vivant dans la région. Chacun de ces micro-Etats avait un accord de partenariat et d’échanges avec le royaume voisin du Fouta. Il y régnait l’harmonie et la sécurité, alors qu’au Manden (Haute Guinée), les plus forts tombaient sur des voisins faibles en les dépouillant de leurs biens et de leurs enfants (filles et garçons) qu’on enrôlait de force dans des groupes armées tribales ou qu’on vendait comme esclavages.

Les Malinkés qui fuyaient les guerres tribales et la folie meurtrière du guerrier et grand commerçant d’esclaves Samory Touré pour se refugier au Fouta ou dans la région Basse Côte demandaient l’autorisation écrite de l’Almamy du Fouta (dans le jargon diplomatique actuel, on appelle cela visa).

Quand les Français débarquèrent sur la côte, les autorités nalous de Boké leur demandèrent de chercher une autorisation de séjour chez l’Almamy du Fouta avant d’être libre de leur mouvement dans la région. Ce passage de l’histoire montre que si les Blancs n’avaient pas interrompu notre évolution normale, le Fouta et la Basse Côte aurait évolué en un grand Etat Fédéral prospère et démocratique aujourd’hui. L’union fédérale entre les deux régions était établie de fait avant la pénétration coloniale. C’est pourquoi il y avait des familles mixtes peuls-nalous et peuls-soussous avant l’ère coloniale alors que mêmes les rois malinkés amis du Fouta n’ont jamais pu épouser une femme peule.

Après la pénétration coloniale, la Guinée était constituée du Fouta et de la Basse Côte uniquement depuis 1879 et cela pendant 21 ans. C’est à partir de 1900 que la Haute Guinée (de Faranah à Siguiri) a été rattachée à notre Guinée.

Je conclurai en disant aux militaires, intellectuels, hommes de culture et démocrates originaires de la Haute Guinée que s’ils continuent de laisser les extrémistes du PDG/RPG semer la haine, la terreur et la mort dans notre pays par refus de la démocratie, parce qu’ils veulent confisquer pour eux seuls le pouvoir, nous finirons par nous séparer de cette région pour revenir à la Guinée originale. Si malgré tout ils nous imposent une guerre civile, nous y ferons face parce que nous tenons à avoir un Etat de droit et nous n’accepterons plus une dictature ethnique en Guinée. Et donc, au final, on aboutira à une séparation définitive avec cette région.

 

SADIO BARRY,
Administrateur de GuineePresse.Info

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