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La Guinée, laboratoire de tragédies et de faux complots

Date de publication:2014-10-10 15:47:11

2014-10-10 15:45:38

L’arrivée, pour autant par effraction, d’un opposant qui revendique plus de 40 ans de combat pour la démocratie n’aura vraiment pas été salutaire pour ce beau pays de l’ouest-africain : la Guinée.

Ce pays est devenu depuis l’arrivée d’Alpha Condé, le laboratoire des tragédies, des faux complots ourdis mais intentionnellement pensés, initiés avec mesure et exécutés avec maladresse par le président guinéen lui-même. Il fait sans cesse à cette pratique à chaque fois qu’il se sent menacé par son propre camp, son propre électorat bâti, on peut le dire, sur le mensonge et la démagogie d’une autre époque. Propre, pour dire tout net, à tous autres présidents mal élus, cherchant à tout-va des boucs émissaires dans les rangs d’une opposition qui ne demande qu’à être consultée, à ce que le jeu démocratique soit civilisé. Si donc ses planifications machiavéliques ne fonctionnent pas comme il le souhaite, il passe à la vitesse supérieure : la provocation ouverte.

C’est ainsi que, depuis son "élection" en 2010, Alpha Condé en chef d’orchestre d’un gouvernement de délinquants économiques, de mendiants, de démagogues invétérés et d’affamés inaltérables a enregistré le record de victimes en seulement trois ans de mandat que les présidents Touré, Conté, Dadis et Konate réunis.

L’on garde encore en mémoire les affrontements inter ethniques en Haute Guinée pendant l’entre-deux-tour de la présidentielle de 2010 suite à une fameuse et lugubre affaire dite d’eau empoisonnée. Le tout s’est vite joué avec la complicité des mentors de Condé que sont Jean-Marie Doré, Bernard Kouchner un ami d’école d’Alpha Condé encore dans les bonnes grâces du locataire de Sékhoutouréya.

Comme si cela ne suffisait pas et le président guinéen étant hostile à la paix, il planifiera juste après son élection rocambolesque un autre faux complot : le raid perpétré contre sa résidence privé dans la banlieue de Conakry. Une belle façon pour lui de se débarrasser d’opposants gênants qui lui tiennent tête et d’autres financiers de l’adversaire d’en face qu’est l’UFDG. C’est le cas de Bah Oury, vice-président de ce grand parti finaliste à l’élection  présidentielle de 2010, aujourd’hui contraint à l’exile.

Il n’aura fallut que quelques mois à la machine du RPG pour concocter un tissu de mensonges aboutissant successivement à des drames et affrontements intercommunautaires partout dans le pays: Mamou, Lélouma (à cause du mandédjallon, initié par des ministres de Condé pour opposer Rundé et Fulaso), la tragédie des plages de Taouyah et Lambanyi, les massacres de Zogota et Galapaye pour ne citer que ceux-là.

L’autre acte malheureux s’appelle assassinat politique dont la première victime – Amadou Oury Diallo – est tombée lundi. Cette semaine, c’est la poudrière négligée de N’zérékoré qui tranche la gorge de près d’une dizaine de personnes et d’élus locaux, alors que ceux-ci étaient dans la zone pour officiellement parler d’Ebola. Seulement, cette partie de la Guinée s’est révélée hostile à la démarche depuis que le président Alpha Condé lui-même a déclaré qu’il n’a pas peur d’Ebola. Une banalisation que le pays continue encore de payer.

En mille ou en deux milles mots depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, les Guinéens sont en deuil : 765 Guinéens ont perdu leurs vies dont 61 assassinés pendant et à l’occasion des manifestations de l’opposition auxquelles il faut ajouter les massacres intercommunautaires à N’Zérékoré et manifestations récentes contre Ebola qui ont fait 540 morts dont des journalistes de la Radio Liberté FM, lapidés et tués.

Comme si tout cela ne suffisait pas, le pouvoir – ignorant la Police, la Gendarmerie et l’Armée - entretient et entraîne des chasseurs traditionnels communément appelé Donzo reconnus pour leur rôle funeste dans la répression d’opposants.

La Guinée est aujourd’hui considérée par ses voisins comme le village d’Halloween (fête déguisée célébrer aux USA …ndlr) où règne la terreur en permanence, où les habitants vivent avec la peur au ventre obligés d’affronter l’anxiété au quotidien. C’est cela, le changement que prône tant Alpha Condé ! Pauvre de nous !

Par Kadiatou Diallo

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