chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

Conférence de presse d’Alpha Condé : analyse et commentaire (partie 4 et fin)

Date de publication:2014-10-16 12:49:42

2014-10-16 12:48:13

Alpha Condé : un anarchiste qui a une capacité maladive de mentir, qui sème la confusion et qui continue de banaliser Ebola !

Ni Africain ni Européen, Alpha Condé n’arrive toujours pas à savoir comment parler en public. On a du mal à distinguer l’homme privée Alifa Koné du chef de l’Etat Alpha Condé. Dans cette conférence de presse du vendredi 3 octobre 2014, il déclare un moment, faisant allusion au Ministère de la communication et aux anciens cadres de l’administration:

« Nous allons recruter désormais des jeunes qui savent aller sur Internet. Vous n’allez plus nous imposer vos vieux compagnons qui sont dépassés ! »
 
« Je suis fâché contre ma maman, parce que tout ce qui doit passer à la TV doit passer en langue nationale ».

Est-ce la mère (défunte) d’Alpha Condé qui décide des programmes de la RTG ou bien fait-il allusion à une proche qui porte le même nom que sa maman ?

En faisant semblant d’interdire les manifestations officielles et mamayas qu’il continue de financer malgré l’état d’urgence sanitaire, le président amateur et anarchiste Alpha Condé qui choisit la voie de presse pour fustiger ses ministres et les hauts cadres de l’administration qui le représentent dans les services et devant le peuple, ordonne aux fonctionnaires de désobéir à leurs supérieurs hiérarchiques :

« En allant poser la première pierre par ici, faire ceci par-là, tout ministre ou Premier ministre qui vous demande de couvrir leurs déplacements, dites que vous refusez ; que c’est le Président qui vous l’a dit »,

déclare le chômeur et opposant historique investi président en Guinée, Alpha Condé, qui n’arrive pas à se défaire de sa mentalité et de son manteau du badaud contestateur.

Encore et toujours, Alpha Condé continue de dire qu’il ne faut pas avoir peur d’Ebola. Faisant allusion aux mesures de sécurité prises par des autorités libériennes, il parle de campagne de peur conduisant à une psychose irrationnelle inutile. Lui il serait parti à Gueckedougou où il a serré la main à tout le monde, parce que les risques de contagion ne sont pas aussi élevés qu’on le prétend (Ecouter).

Il est connu de tous que les premiers cas de malades d’Ebola ont été officiellement enregistrés en Guinée, en décembre 2013, plus de 2 mois avant que des cas d’infections ne soient déclarées dans les pays voisins. Alpha Condé se permettra quand même de déclarer, au cours de cette conférence de presse, qu’on ne sait pas pour le moment d’où vient Ebola et qu’on est en train de chercher le patient Zéro pour connaître le foyer de départ de l’épidémie.

Six mois après l’identification officielle d’Ebola et 4 ans de règne d’Alpha Condé qui s’octroie lui-même un traitement de plus d’un milliards de FG par jour (Lire 1 & 2), une équipe de reporteurs français s’est rendue sur les lieux. Le premier constat fut qu’il n’y a toujours pas d’ambulance dans la région (Lire et suivre le documentaire de TF1).

Dans son intervention, Alpha Condé insinuera à plusieurs reprises que l’épidémie persiste en Guinée parce qu’on ne peut pas empêcher nos frères et sœurs des pays voisins de traverser la frontière pour venir chez nous où le système de santé serait meilleur.

Alpha Condé : « On verra qu’en 3 ans nous avons plus fait que les autres en 25 ans. »

Nous sommes à la fin de sa quatrième année de règne. Les Guinéens sont plus malades, plus misérables aujourd’hui, il y a plus d’insécurité et d’obscurité aujourd’hui, que sous le règne chaotique de Lansana Conté entre 2006 et fin 2008.

Comment vaincre une épidémie pour laquelle il n’y a pas de traitement et dont la prévention exige des mesures d’hygiène exceptionnelles, dans un pays sans eau potable ni courant électrique ni infrastructures sanitaires de base ?

Alpha Condé :
« Les Américains viennent aider au Libéria. Les Anglais en Sierra Leone et les Français en Guinée. J’ai dit à Obama NON, il faut avoir une vision globale. Que c’est extrêmement important d’installer des hôpitaux au Libéria, mais il faut que les Américains mettent aussi des hôpitaux à Kérouané, à Guéké et à Koyama. »

Soit Alpha Condé manque de bonnes manières élémentaires et ne sait pas comment s’exprimer adéquatement, soit il laisse croire à la majorité analphabète des Guinéens que lui il donne même des ordres au Président américain. Ce complexé et délinquant-chômeur devenu Président en Guinée par la faute des Sékouba Konaté et son cerveau Tibou Kamara, Jean Marie Doré, Cellou Dalein Diallo et du manque de patriotisme de l’élite guinéenne en général, cherche à se donner de l’importance. D’autres exemples :

  1. Qu’il a envoyé un SMS au Président français, le matin, à son arrivée à Paris. Le même jour ce dernier l’aurait reçu le soir. « C’est du jamais vu avant », dit-il.
  2. Le Président de la banque mondiale qu’il a rencontré est allé présenter le programme d’aide devant les Nations Unies et a demande de mettre 25 millions de dollars à la disposition de la Guinée dans la même semaine. « Cela est exceptionnel, c’est la première fois », commente-il.

Nous disons à Alpha Condé qu’en ce moment, il ne jouit pas seulement de respect à cause de son statut de chef de l’Etat guinéen, mais aussi il bénéficie de l’attention et du grand souci que le monde se fait sur la menace mortelle qui pèse sur notre peuple et le reste du monde. Une menace qu’il a laissé se développer par irresponsabilité et à dessein. Quiconque serait aujourd’hui à sa place (chef de l’Etat guinéen), aurait bénéficié des mêmes attentions dès lors que le Conseil de sécurité a déclaré Ebola comme une menace pour la sécurité mondiale.

Comme le dit Sidiya Touré, le leader de l’UFR, Alpha Condé et le RPG doivent savoir que la Présidence de la République n’est pas un poste où l’on vient pour apprendre, mais plutôt où l’on vient avec un projet politique à appliquer ou pour gérer les affaires d’une Nation.

Enfin, cette conférence de presse du 3 octobre semblait bien être libre. Il y avait une liste élaborée de journalistes qui doivent poser des questions. Le pouvoir a si bien joué que ce sont les journalistes de la RTG qui se plaindront que seuls leurs collègues de la presse privée obtiennent la parole pour poser des questions. Cependant, personne ne posera les bonnes questions. Par exemple :

  1. Est-ce qu’il donnerait aujourd’hui raison aux Médecins Sans Frontières (MSF) auxquels il s’attaquait un moment parce que ces derniers donnaient des chiffres alarmants et demandaient des mesures d’isolement pour circonscrire la maladie dans la zone de départ ? Alpha Condé était allé jusqu’à accuser cette équipe qui aide nos compatriotes malades au risque de leur propre vie, de chercher à se faire de l’argent en menaçant de les faire auditer.
  2. Pourquoi les autorités guinéennes ont refusé au vol spécial affrété par la présidence sénégalaise pour accompagner le jeune guinéen soigné à Dakar chez lui en Guinée ? Pourtant, deux semaines avant, les autorités sénégalaises avaient fait savoir qu’elles vont d’abord parler avec les autorités guinéennes et se comprendre sur les modalités du retour du jeune étudiant chez lui en Guinée.
  3. Pourquoi le Président n’a pas fait cas des millions en devises que l’on a sorti illégalement de la Guinée pour des comptes inconnues à Dubaï au moment où notre pays tend la main au monde pour combattre le virus Ebola qui est en train de décimer des familles entières en Guinée ? Quelle a été la destination réelle de ces fonds, depuis quand ces convois de devises s’organisent avec la compagnie Emiratie et quel est le montant exact de nos jours des fonds guinéens placés à l’étranger par Alpha Condé ?

L’autocensure des journalistes guinéens, comme le silence de la société civile, montre à quel point la peur règne aujourd’hui en Guinée avec le régime RPG qui pratique des radiations arbitraires, des retentions de salaires, des enlèvements et des assassinats ciblés.

L'opposition devrait exiger la création d'une commission parlementaire élargie aux partis non représentés au Parlement pour le contrôle de la gestion des fonds utilisés pour la lutte contre Ebola. Sinon, l'occasion est donné au RPG de piller les caisses de l'Etat et détourner les aides internationales.

Lire la troisième partie !

 

GUINEEPRESSE.INFO

Commentaires

Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.