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Une honte et un défi

Date de publication:2014-10-21 17:03:13

2014-10-21 16:59:54

Le pays qui m’a vu naître et grandir va mal. Très mal. Par où commencer pour rédiger cet article ? La question mérite d’être posée tellement les problèmes, les distorsions, les gaucheries sont énormes.

Ici, j’essaierai de me limiter à deux cas :

La propagande que fait le président guinéen du virus ébola et la continuité des calculs et combines politiques.

Notre Guinée est frappée depuis fin 2013 par une épidémie mais qui n’a été révélée au grand public qu’en début d’année 2014  (février ou quel mois ? Peu importe !)

Mais à l’apparition de cette maladie, nous avions un président qui disait ne pas avoir peur d’Ebola (cf. sa visite sur le terrain à Gueckedou), visite que je salue, mais parole que je ne partage pas.

Il est bien responsable que le président d’un pays (fut-il mal élu comme le nôtre), se rende à un endroit où se passe quelque chose qui revêt  une préoccupation nationale surtout dans le sens du malheur.

Cependant, je ne saurais comprendre comment le premier responsable du pays qui devrait conscientiser la population sur le danger du virus,  puisse-t-il dire à des gens: « Nous n’avons pas peur d’ébola ». Un président responsable aurait tenu un discours semblable à celui qui suit ici : méfions-nous tous de cette maladie car elle comporte des risques énormes surtout quand on sait que nous sommes dépourvus de tout : personnel soignant insuffisant, infrastructures zéro ou totalement délabrés, moyens techniques et technologiques dérisoires et ou même inexistants.

Mais comme l’amateurisme est la clef de voute qui sied à nos oreilles et yeux dans ce pays où, même par hasard, le président n’arrive toujours pas à montrer, d’un point A à un point B, un exemple digne d’être cité sans qu’il ne soit entaché de distorsions énormes et pitoyables, le constat est vraiment alarmant. Ce qui justifie déjà la contradiction entre l’arrogance au début du virus et la suite qui a tout d’une mendicité à dimension internationale dont on fait preuve dans ce pays tandis que le vol d’argent par cargaisons de dollars, le déni de justice, le népotisme, les crimes organisés ou non organisés et la dictature font office de prestation gouvernementale à la place des promesses du ‘’professeur’’ détenteur de la panacée.

Aujourd’hui si le virus se propage encore en Guinée  et au vu de l’empressement dont Alpha Condé a fait preuve ces derniers jours par des voyages à l’étranger pour aller parler du virus ébola qui ne lui faisait pourtant pas peur, une question mérite d’être posée : (Avait-il prémédité les conséquences de son laxisme ayant conduit à une aggravation du virus ?)

Si la réponse est NON, alors dommage pour mon pays d’avoir un tel responsable qui n’a pas su prévenir les dégâts.

Si la réponse est OUI dans le but d’aller mendier par après de l’argent qu’il va détourner et/ou aussi repousser une échéance électorale à la Laurent Gbagbo afin de tout mélanger pour que tout soit trouble au point que le citoyen guinéen soit obligé de choisir entre la peste et le cholera (le maintenir ou bien se faire tuer par des miliciens armés au cours des soulèvements populaires), c’est aussi dommage.

Pour clore le point sur ébola, je voudrais dire que je ne vois rien qui mérite d’être chanté à la fin pour quiconque dans la lutte contre ébola dans ce gouvernement : président et ministres. Le seul mérite revient à nos médecins guinéens d’abord qui ont beaucoup subi et aussi aux organismes étrangers que je ne citerai pas ici car déjà connus.

En ce qui concerne les calculs ou combines politiques, je viens d’apprendre la nomination d’un Kassory Fofana comme ministre d’état. Président, avez-vous vu son score aux législatives ? Pas assez à mes yeux (Un seul député : lui), à moins que vous nous avouez ici que vous l’aviez triché.

Président, je pense que le fait d’avoir appris que la Basse Côte a pactisé avec le Fouta Djallon vous avait rendu très soucieux à savoir comment reconquérir un coin perdu. Mais sachez que vos erreurs sont là : votre seul souci est d’avoir les gens qui ont la bouche pour vous lancer des éloges et non la tête pour servir ce pays qui mérite un traitement tout autre que celui que vous nous faites subir.

Je viens également de regarder les images bien sélectionnées que votre TV vient de montrer portant sur votre périple au Fouta comme pour dire que vous avez été bien accueilli à Mamou. Ceci pourrait être possible dans la seule limite du militantisme rpgiste ( car vous avez certainement des militants à Mamou car nous ne les avions pas chassés en 2010 comme ce fut le cas en Haute Guinée, votre bastion où des guinéens ont chassé d’autres guinéens parce qu’ils n’étaient pas du même bord politique ou ethnique, peu importe . Mais le reste de la baraka, vous le devez au maire de la ville qui est une personne écoutée à Mamou. C’est bien lui-même qui a plaidé pour le peu de monde que vous avez vu. Mais une question : avez-vous regardé les images des autres guinéens de l’opposition quand ils s’y rendent ? Si ce n’est pas le cas, je vous apprends alors que chez nous au Fouta, d’habitude on court derrière le chef à pied, on chante et danse énormément et les personnes sont diverses et variées, ivres de joie. Mais je pense que vous comprenez déjà ce que je veux dire là, président. Et s’ils sont sortis pour vous accueillir pendant que vous êtes hués dans votre propre bastion à Kankan, souvenez-vous en, ce n’est pas parce que le Fouta vous est acquis au prix de rafistolage qui vient d’être opéré à Mamou ou Pita, Dalaba. C’est juste qu’au Fouta, on respecte l’étranger pour peu soit-il. Le Fouta ne vous a pas voté et ne vous votera jamais au prix d’une couche de peinture ‘’Fome’’ (cette peinture qui vous colle sur les habits ou les mains lorsque vous la touchez).

Pour avoir le Fouta, ne donnez rien de matériel si vous voulez, par contre, soyez respectueux des valeurs et des principes qui régissent la vie d’une nation : (un pays où tous les citoyens ont la même chance, mais des compétences diverses, les mêmes lois pour tous, la même souffrance pour tous et au possible, le même bien être pour tous à travers des écoles bien garnies d’enseignants, des hôpitaux pour soigner au possible tous les malades, de l’eau potable pour tous, un discours rassembleur où on ne parle pas d’ethnies mais de nation…).

Mais comme l’être et le non être peuvent parfois se retrouver dans le même individu, je pense vous avoir reconnu encore à Mamou où vous dites, je cite : « Ce qui m’intéresse c’est la Guinée …Si on oppose les ethnies les unes contre les autres, on finira par une guerre civile comme en Sierra Léone … »

Président, vous êtres vraiment intéressé par la Guinée pour sa richesse en sous-sol que vous êtes en train de monnayer  par le biais de vos cartels de drogue et votre mafia bien tapis à la présidence. Regardez, vous-même, comme pour prouver au monde entier que vous narguez les guinéens une fois de plus encore, après les civils, c’est à notre groupe d’hommes armés que vous venez de lancer un défi indéniable. Que fait cet homme à la peau blanche que j’ai vu avec des lunettes noires assurant votre protection ? Dites-nous s’il n’y a plus suffisamment de guinéens et autres africains comme vos angolais pour vous protéger. Comme pour nous dire qu’après la vice-présidence du pays réservée à Kouchner, la sécurité aussi bascule vers d’autres. Dites lui que le jour où le peuple se réveillera, même cela tarde à se produire encore, il n’aura aucune issue. Aucune chance ne lui sera offerte. Président, le peuple va se lever et vous partirez définitivement sans dire au revoir.

Pour ce qui est des ethnies, vous partirez tout en les laissant là, même si elles se regardent encore en chiens de faïence par ce que vous ne travaillez qu’à ça. Mais après vous, on se débrouillera à recoller les morceaux qui nous viendront de la Forêt où vous tuez souvent mes frères  et amis Forestiers( parmi lesquels, il y a des Guilavogui, Théa, Barry, Diallo Kpamou car les forestiers, c’est bien tous les fils de la nation guinéenne), de la Haute Guinée où votre manipulation a pu marcher en 2010 mais ne pourra plus marcher en aucun cas ; du Fouta Djallon où vous essayez de tout mélanger par votre manding-djallon et qui se solde tous les jours par des échecs via des actes civilisés et aussi de la Basse Côte que vous ne cessez de caresser dans votre seul souci de récupération électoraliste( cf. la nomination de votre kassory) mais une Basse Côte qui vous a déjà compris : vous lancer à ses fils des fleurs le jour pour mieux les lapider la nuit à vos propres fins.

Vu tous ces éléments détaillés autour de ces deux points, j’en viens à une seule conclusion qui se résume en une question : à quand un sursaut national efficace du peuple martyrisé de Guinée ou de l’armée tant défiée à son tour contre un président qui ne nous mérite pas ?



Boubacar 1 Barry

Citoyen guinéen pour une Guinée Nation.


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