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La Voix du Citoyen-V1

Date de publication:2014-10-24 23:06:26

2014-10-24 22:46:36

     La  fin de la  transition survenue en Guinée  après la mort du Président, le Général Lansana Conté, qui n’avait  que trop durée suivie de l’éllection du président de la republique , de ses quatres  années d’exercice, d’une Assemblée nationale fonctionnelle depuis près d’une  annnée et qui s’est ajoutée à la situations d’instabilité antérieure du pays, les conséquences de l’épidémie de la fievre Ebola,… Une longue période qui a empiré dramatiquement la situation économique et sociale du pays et anéanti complètement les structures déjà fragiles des pouvoirs publics  doivent nous interpeller tous en tant que citoyen.

Après constat, la reconstruction du pays, le mettre sur les rails du développement et l’insérer dans la modernité et la gouvernance démocratiques reste un défi  énorme. Car offrir du service de protection civile à la population, assurer l’aménagement et l’attractivité du térritoire, répartir rationnellement les richesses sur le térritoire afin de limiter le niveau de la pauvrété, réformer et moderniser l’État et rendre éffective la décentralisation exigent des moyens et des compétences à la hauteur des besoins et des enjeux. Actuellement, les ressources internes importantes quelles soient ne sont pas seules suffisantes pour couvrir les dépenses nécessaires à la construction nationale. Pour y arriver, la Guinée doit impliquer la diaspora dans un partenariat stratégique de développement et bénéficier d’une solidarité internationale à la dimension d’une Stratégie solide et étalé dans le temps. Cette solidarité doit se traduire en termes de prêts, de dons, d’argent, de matériels, de biens d’équipement et d’assistance technique venant en appui aux éfforts nationaux qu’il convient de déployer pour la construction d’un tissu économique, social, technologique et institutionnel évoluant dans un contexte global résolument tourné vers le dévéloppement durable.

Dans l’intérêt du pays, l’accompagnement de la communauté internationale doit s’éffectuer à partir d’un cadre référentiel autre.  Les enjeux et les défis de la construction exigent de nous un degré de dépassement et d’engagement sans pareil.  No more politics as usual !

À ce titre, il faudra eviter un accompagnement au coup par coup, couteux et inéfficace car il est nuisible par rapport à  une intervention et des actions coordonnées à tous les niveaux : institutionnel, infrastructurel, écologique, économique et social ce qui pourra faciliter la prospérité et établir les bases durables d’une démocratie républicaine qui protège véritablement les citoyens. 

     Dans les lignes qui suivent, vous trouverez des  propositions  suivies  d’ un petit canevas aux institutions qui nous gouvernent, la Société Civile, les Partis politiques,… qui s’inscrit dans une logique de renforcement des capacités institutionnelles de l’État et dans un projet novateur de développement économique et de transformation sociale regroupées dans une appellation:

“La Voix du Citoyen V1, V2,…”. Il comporte des propositions permettant au pays de mieux négocier ses axes de developpement.

Depuis des années, le pays ne dispose pas de stratégie de développement situé dans un cycle temporal  long.  Ce n’est donc pas par hazard que nous constatons tous  qu’au cours de ces 25 dernières années l’État guinéen se soit éffondré en plusieurs occasions, le PIB per capital divisé par deux, la dégradation de l’environnement accélérée et que les poches de pauvreté se soient multipliées à l’infini dans le pays. La gestion du long terme a été négligée au profit de la gestion de l’urgence, de l’immédiat et de l’aide d’urgences. “La Voix du Citoyen”, par son ampleur, sa consistance et ses innovations, prescrira un nouveau management public afin de divorcer avec l’immédiateté et proposera des solutions susceptibles  de mettre la société sur les voies du progrès démocratique et du développement économique et social, tout en restaurant et en préservant le capital écologique par la promotion du développement durable. EIle  indiquera  les choix à faire et les voies à suivre pour :

a) changer structurellement la société ;

b) refonder l’État, assurer la sécurité, l’attractivité et l’animation économique du territoire, promouvoir la croissance économique, restaurer et préserver l’environnement, maîtriser la pression démographique, combattre la pauvreté et l’exclusion ;

c) assurer le développement humain, garantir l’intégration et l’implication des divers secteurs dynamiques de l’économie, promouvoir et institutionnaliser la démocratie, respecter les droits de l’homme et  prendre en compte l’équité du genre dans les politiques publiques.  

Les proposition qui seront prescrites dans ce caneva sous le nom “VOIX DU CITOYEN” metteront  l'État, la Nation, la République et le développement global de la société guinéenne au-dessus des oppositions binaires traditionnelles: Opposition/Mouvance, riches/pauvres, intéllectuels/analphabètes, paysans/citadins, Fouta/Haute Guinée, Basse Côte/Forêt,…. de même que des querelles politiciennes suicidaires. L’esprit qui sous-tendra reposera exclusivement sur l’intérêt général.

         V1- La Modernisation de l’État et de la Décentralisation

La réforme de l’État en Guinée trouve son fondement juridique dans la Constitution qui, dans ses préambules, réclame l’établissement d’un État stable et fort assurant la participation de toute la population aux grandes décisions engageant la vie nationale par la mise en place d’une décentralisation effective. Durant les 25 dernieres années, des rapports ont été commandés et des textes légaux ont été adoptés par les pouvoirs publics en vue d’amorcer le processus de la réforme de l’État. Faute d’une volonté politique clairement exprimée, les initiatives de ces dernières années n’ont pas été couronnées de succès. Mise à part quelques déclarations ponctuelles et la création de nombreuses commissions, les autorités n’ont rien fait concrètement pour doter le pays d’une administration publique moderne, efficace et décentralisée permettant aux pouvoirs publics de s’acquitter de leurs missions de services publics. 

Les crises multiples qu’a connues le pays au cours de ces 25 dernières années démontrent l’inéfficacité des relais institutionnels pour les gérer ou les éviter. La nécessité de mettre en place une administration publique éfficace et éfficiente n’est plus à justifier. Le besoin de mettre en œuvre des politiques publiques justes, articulées aux besoins des populations, la nécessité d’avoir des mécanismes clairs de gouvernance administrative et les impératifs de prélèvement des impôts et des cotisations sociales ont mis la réforme de l’État au cœur du débat public. Le dysfonctionnement de l’appareil administratif exige des réformes en profondeur dans la conduite des politiques administratives, demande la modification de l’architecture ministérielle et réclame la restructuration des mécanismes de passation des marchés publics et la révision générale des politiques publiques. La réforme de l’État vise à assurer l’adaptation de l’administration publique centrale au contexte économique et social particulier, accroître le travail interministériel, favoriser le maillage térritorial des institutions publiques, donner les moyens et déléguer les pouvoirs de décisions aux services déconcentrés et extérieurs de l’État. Cette réforme de l’État participe  dans une entreprise de modernisation de l’administration publique. Elle doit contribuer à :

a) améliorer l’organisation et le fonctionnement de l’administration ainsi que la qualité de la gestion des affaires publiques ;

b) augmenter l’éfficacité de l’action administrative, accroître les performances de l’administration et chercher à économiser les deniers publics ;

c) améliorer la qualité et l’éfficacité des services publics ainsi que les relations qu’entretient l’administration avec les administrés ;

d) renforcer les contrôles non-juridictionnels des actes posés par l’administration en apportant un appui aux structures de contrôle interne, en soutenant le contrôle hiérarchique, en multipliant les corps d’inspection dans les différents ministères tout en consolidant le contrôle financier et budgétaire ;

e) assurer le contrôle juridictionnel du Parlement sur l’ensemble des actions gouvernementales. Le pouvoir législatif exerce son contrôle juridictionnel par les séances de questionnement du Gouvernement, par les commissions d’enquête parlementaire et par la motion de censure du gouvernement. Le contrôle juridictionnel est exercé également par la Cour des Comptes et du Contentieux administratif et par le Protecteur du Citoyen ;

f) rationnaliser les procédures administratives et les règles de droit ayant un impact sur la qualité des services fournis par l’administration aux usagers ;

g) simplifier les relations qu’entretiennent les usagers avec l’administration par la dématérialisation des procédures administratives afin d’adapter l’État à son temps, rendre les services publics plus accessibles et réduire l’utilisation du papier dans la vie des usagers ;

h) permettre à l’État de concentrer ses structures et ses moyens sur les attentes et les besoins des citoyens ;

i) réviser les politiques publiques afin de clarifier l’organisation de l’État à tous les niveaux ;

j) recentrer les administrations sur le cœur de leurs missions et leur mandat juridictionnel, fusionner celles qui doublonnent et remédier à l’émiettement des structures en cherchant les synergies chaque fois que l’occasion se présente ;

k) rendre effective la politique de la décentralisation et de la déconcentration ;

l) renforcer les administrations territoriales et locales ainsi que les services extérieurs de l’État ;

m) accroître la performance du personnel en instituant un passeport de formation pour tous les agents de la fonction publique tout en leur permettant de suivre des sessions de formation continue ;

n) assurer aux fonctionnaires de meilleures conditions de travail et de salaire ;

 o) recruter des cadres de Haut Niveau de conception en vue d’assurer le pilotage stratégique des structures vitales de l’administration.

  Il est important d’éviter de mettre en place une structure ministérielle incohérente et budgétivore. Car, elle a donné peu de résultats dans le passé. La maintenir dans les mêmes conditions, c’est faire preuve de l’incapacité à saisir les enjeux nationaux et privilégier l’inefficacité et le gaspillage comme mode de gouvernance. Sachant que l’Homme public ne produit pas mais il consomme le superflu du particulier qui devient le nécessaire du publique ; il y a nécessité pour que l’État puisse se doter d’une architecture ministérielle simple et cohérente afin de relever les grands défis du développement économique, social et culturel du pays.

Amadou Saikou Diallo

Washington D.C

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