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EBOLA : à la Défense du Sacrifice Ultime

Date de publication:2014-10-25 08:20:17

2014-10-25 08:17:37 

Contexte Global
           
Avant tout, pour mieux comprendre cet article, il est important d’analyser la peur comme phénomène biologique. La peur est une émotion que nous éprouvons suite à la libération de certains produits chimiques dans certaines parties du cerveau. La peur, comme toutes les autres émotions et comportements qui émanent des activités chimiques du cerveau, est soumise aux règles de la variation des animaux et plantes. C’est à dire, la peur n’est pas éprouvée de la même façon ou au même degré entre différent individus, qu’ils soient de la même espèce ou pas. Et cette variation naturelle explique pourquoi face au même problème, différent individus choisissent différentes solutions, selon la perception de l’individu du bénéfice et coût associés avec chaque solution.

Tandis que le bénéfice d’une solution nous encourage à la poursuivre (courage), le risque nous décourage (peur). La solution choisie devant tout problème dépend de la valeur que nous portons sur le bénéfice et risque potentiels d’une action. C’est pourquoi par exemple, certains individus prennent le risque de vendre la drogue malgré le risque d’emprisonnement de plusieurs décennies pendant que beaucoup d’autres personnes, pourtant soumis aux mêmes conditions de précarité (pauvreté), évitent cette solution potentielle par peur de finir en prison. Parmi ces individus qui prennent le risque, certains échappent et ne payent aucun coût pour leurs actes (pas de prison) tout en récoltant le bénéfice (amasse des fortunes).

Donc on peut attribuer la réussite de chaque individu à la perception que se forme cet individu du bénéfice et risque potentiels que l’on court en performant un acte qui fait partir de la solution potentielle  à un problème existant.

Contexte Guinéen

Et alors ? Je mentionne tout ceci pour expliquer pourquoi, à mon avis, les Guinéens n’ont toujours pas fait la guerre à leurs dirigeants. L’autre explication serait de dire que la majorité des Guinéens sont ignorants des actes néfastes posés par leurs dirigeants. Cependant, celui qui va en Guinée aujourd’hui, comme je l’ai fait ces vacances passés, se rend compte que les médias privés, tels que les radios, donnent souvent des informations fiables sur les détournements et autres pratiques néfastes qui empêchent le pays de se développer. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi des émissions de radio tel que « Les Grandes Gueules » ou « La Ronde des Journalistes » sont très populaires au sein de la population et sont écoutés partout: à la maison, au marché, dans les taxis et magbanas.

D’ailleurs même, j’ai plusieurs fois observé en Guinée des policiers et gendarmes, déployés en haute banlieue, en train d’écouter des émissions de radio tels « Les Grandes Gueules » ou des sujets d’intérêt national sont débattus ouvertement. Souvent, cette question me venait dans la tête : est- ce que ce policier qui reçoit la même information que moi, interprète-t-il cette information de la même façon que moi ? Probablement pas sinon, il aurait déjà pris son AK47 pour se rendre à la source du problème: chez la classe dirigeante !

Néanmoins, si on peut douter que ces policiers et gendarmes aient la même perception que moi sur les évènements politiques du pays, on ne peut douter quand même qu’une frange importante de la population partage mon interprétation. C’est-à-dire beaucoup de Guinéens ne sont plus à convaincre que l’Elite dirigeante empêche le pays de se développer. Ceci explique d’ailleurs pourquoi la politique est devenue le sport favori du commun Guinéen qui se rend compte de son importance et pourquoi également l’opposition, avec peu d’efforts, est capable de mobiliser autant de monde durant ces différentes marches politiques.

Par conséquence, on peut donc dire, sans se tromper, qu’assez de Guinéens connaissent assez sur le lien qui existe entre leurs conditions de vie déplorables et les comportements autant déplorables de leurs dirigeants politiques.

Devant cette réalité, quelles solutions les Guinéens ont-t-ils préféré de 1958 jusqu’à nos jours ? Sur cette question, je dirais que les Guinéens ont préféré la soumission. C’est-à-dire, bien qu’il y’ai eu dans le passé des manifestations politiques ou un grand nombre de Guinéens ont marché pour demander un changement de comportement de ces dirigeants politiques, cela n’a pas abouti à un changement positif, mais plutôt négatif (ex : 28 Sept 2009 et arrivé d’Alpha Condé au pouvoir).

Enfin, les marches politiques sont certes des solutions potentielles au problème que nous pose la classe dirigeante, mais elles ne sont pas à la hauteur du problème dont elles essaient de résoudre dans le contexte Guinéen. Par contre, une révolution est beaucoup plus appropriée dans le contexte Guinéen. La différence entre une marche (politique) et une révolution est comme la différence qui existe entre demander quelque chose et exiger quelque chose, c’est-à-dire les deux actions diffèrent sur le degré du risque et bénéfice associé avec chacune des deux, selon la perception des décideurs (Guinéens). Ainsi, on peut dire que les Guinéens n’ont pas encore combattu leurs dirigeants car ils ne sont pas encore convaincus que le bénéfice d’une telle action à long terme (bonne gouvernance) est plus important que le risque immédiat posé sur soi (meurtre, blessures, emprisonnement).

Conclusion

 Généralement, tout problème particulier demande une solution particulière. Malheureusement, la solution que choisit un individu face à un problème dépend souvent de la perception individuelle du bénéfice (gain) et cout (risque) associé avec chacune des solutions potentielles. C’est pourquoi, face à des problèmes similaires, d’autres peuples ont choisis des solutions différentes que celles adoptées par les Guinéens (voir sur Google la liste des révolutions passés et présentes).

Nul doute qu’il y’ai plusieurs facteurs environnementaux et biologiques qui expliquent ce choix Guinéen et je ne pourrais pas changer cela à travers mes articles. Cependant, mon objectif c’est de montrer qu’il existe bel et bien d’autres solutions et que d’autres peuples s’en sont servis de ces solutions pour obtenir des résultats souhaitables à des problèmes similaires (abus du gouvernement). En plus, en expliquant le bénéfice et cout de chaque solution potentielle, j’espère influencer cette perception que se forme le Guinéen sur le risque et avantage associés avec chacune des solutions potentielles. Vu le rôle de cette perception dans nos prises de décision, j’espère influencer la solution finale adoptée pour résoudre ce problème récurrent que nous pose notre classe dirigeante.

Pour conclure, je vais finir cet article en citant ce grand philosophe et économiste Allemand, Karl Marx, qui disait : « Laissez les classes dirigeantes trembler devant une révolution communiste. Les prolétaires n'ont rien à perdre sauf leurs chaînes. Ils ont tout un monde à gagner. Travailleurs de tous les pays, unissez-vous!»

Pour mieux adapter ce brillant message au contexte Guinéen, je vais reformuler ce passage en disant ceci aux Guinéens :

« Laissez les classes dirigeantes trembler devant une révolution Guinéenne. Les Guinéens n'ont rien à perdre sauf leurs chaînes. Ils ont tout un monde à gagner. Guinéens de tous les pays, unissez-vous! »

Si les Guinéens pensent qu’ils ont quelque choses à perdre en se révoltant contre leurs dirigeants, ils n’ont qu’a pensé a EBOLA !

 

Souleymane Etienne
Connu sous le pseudo SE


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