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Guinée : Alpha Condé demande à la CPI d’abandonner le dossier sur les massacres du 28 septembre 2009

Date de publication:2014-10-29 12:20:32

2014-10-29 12:18:22

Le président Alpha Condé ne cache pas sa volonté de laisser tomber la procédure judiciaire sur les massacres du 28 septembre 2009. Il l’a fait savoir lors de sa visite le samedi, 25 octobre, à l’ile de Kassa.

« Qu’est ce qui fatigue la Guinée ? », s’interroge Alpha Condé. A l’en croire, c’est parce que « nous sommes incultes et nous ne connaissons pas l’histoire », a-t-il laissé entendre.

« J’ai pris en compte la Guinée d’avant-hier, d’hier et celle d’aujourd’hui. C’est nous la Guinée. Ce qui a été positif hier, c’est nous, et ce qui a été négatif, c’est nous aussi. Il ne faut pas qu’on se dise que ce n’est pas nous », indique-t-il.

Parlant du camp Boiro et des événements douloureux de 2007, il estime que c’est la haine qui habite aujourd’hui les victimes. « Toi tu perds par exemple ton parent au Camp Boiro, soit en 1985 ou en 2007 et tu es haineux », dira-t-il. Avant de marteler que les guinéens doivent « accepter de dire la vérité pour pouvoir pardonner ». Car, « si les gens meurent, c’est nous et s’ils souffrent aussi, c’est nous », estime le numéro un guinéen.

Evoquant le dossier très épineux des massacres du 28 septembre 2009, Alpha Condé pense que les blancs (ou du moins la CPI) devraient laisser tomber. D’autant que la Guinée a connu beaucoup d’autres massacres similaires par le passé.

« J’ai demandé aux blancs de laisser l’affaire du 28 septembre parce qu’il y a eu celles de 1985, de 2006 et de 2007 et ils n’ont pas fait l’objet de poursuite », soufflera-t-il entre deux respirations, en langue locale soussou.

Il reste à savoir si la Cour pénale internationale dont-il caresse le sens du poil, entendra cela de bonnes oreilles. 

Abdoul Malick Diallo
Pour kibanyiguinee.info

(+224) 666 19 56 20

Source :
http://www.kibanyiguinee.info/news_fiche.php?id=2628

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Cela veut dire qu'Alpha Condé est bien derrière cette affaire, comme Sékouba Konaté le sous-entend.

Si le chef de l'Etat guinéen Alpha Condé se permet de tenir des propos pareils à la veille des élections présidentielles de 2015, c'est la faute aux leader des forces vives (Cellou Dalein, Sidiya, Jean Marie Doré, Rabiatou Diallo, Mouctar Diallo etc.), et en particulier du parti UFDG dont les militants et sympathisants ont été les grandes victimes du génocide du 28 septembre 2009 et à la Coordination Haali Pular. Car, dès lors que les crimes ont été reconnus génocide (crimes contre l'humanité) par la communauté internationale et les Nations Unies, les responsables du parti et de la communauté contre laquelle ces crimes ont été dirigés devraient monter au créneau et exiger la justice avant toute évolution politique dans ce pays. Ils peuvent le faire encore aujourd'hui, mais hélas ! Tous ont failli à leur responsabilité ! C'est amer à dire, mais c'est la vérité: les Peuls de Guinée sont des orphelins exposés à tous les dangers aujourd'hui. Politiciens et notables, chacun cherche ses intérêts personnels sur le dos de la communauté. Les notables de Mamou ont reçu combien pour la visite "surprise" bien réussie d'Alpha Condé dans cette région martyre de Manden Djalon et où se trouvait l'UFDG quand Alpha se rendait dans son fief ?

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