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Destruction des habitats peuls en Guinée : les raisons profondes !

Date de publication:2014-11-24 20:57:11

2014-11-24 20:54:09

En 1998, l’entourage du Président Lansana Conté et les membres du gouvernement dont des Soussous zélés, des Malinkés de mauvaise foi et des Peuls vendus, l’ont conseillé à détruire Kaporo Rail, le fief de l’opposition, pour faire déguerpir les Peuls  afin de diminuer leur nombre dans la capitale avant les élections. Des milliers de familles en seront victimes sans que cela ne serve à l’intérêt public jusqu’à nos jours.

Pendant la transition, Alpha Condé qui était un conseiller nocturne du CNDD poussa la junte militaire à s’en prendre aux Peuls pour les faire fuir massivement le pays avant les élections. Le chef de l’Etat Dadis finira par le dénoncer et arrêter le processus.

Après la proclamation des résultats en sa faveur, Alpha Condé n’attendit même pas son investiture pour donner des instructions de relancer les projets de déguerpissement qu’il voulait avant la tenue des législatives (Lire).

Prudent et averti, l’ancien membre du CNDD et ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de  la construction, le Général de brigade Maturin Bangoura, s’exécute en appliquant l’ordre présidentiel dans l’esprit de la loi, faisant recenser tous les domaines de l’Etat sans distinction, touchant ainsi le domaine de l’Etat le  plus important, la SIG-Madina. Le programme fut freiné net, sans explication.

Après son investiture à la présidence de la République, l’épuration ethnique dans le secteur économique, administratif et le déguerpissement ciblé des Peuls fut la priorité de ses ordonnances. Entre janvier et mi février 2011, plusieurs familles des zones Enta à Sonfonia ont reçu l’intimation de quitter leurs maisons avant le 5 mai 2011 (Lire).

Entre-temps, des langues se délient et on apprend les raisons de la marche arrière de Maturin Bangoura sur le dossier de la récupération du patrimoine bâti de l’Etat : la SIG Madina est occupée par des Malinkés à plus de 80%, qui ont profité de leur appartenance à l’ethnie du premier président Sékou Touré pour confisquer des logements de l’Etat qui leur ont été loués pour un temps limité. Ces Malinkés qui sont considérés comme des électeurs du Président Alpha Condé, auraient fait de fortes pressions pour faire reculer les autorités sur la question concernant la SIG-Madina (Lire).

Les réactions qui suivront ces révélations feront abandonner le projet officiel contre les zones peules dans la commune de Ratoma. Alpha Condé et son ministre de l’Administration du territoire, Alhassane Condé, se tournent d’abord vers le Fouta, avec Manden Djallon et l’organisation armée des Rundès contre les Peuls dans toute la région. Des agressions contre des Peuls ont été ainsi organisées à Mamou, Dalaba, Pita, Koubia, Popodra (Labé) etc.

Après plusieurs avertissements à l’élite peule et aux habitants du Fouta, nous avons présenté, dans un article du 9 septembre 2013, le schéma du scénario préparé par Alpha Condé et son parti au pouvoir RPG au Fouta peu avant les futures élections présidentielles : il s’agit de déclencher des attaques armées venant des Roundès, contre les villages peuls dans toute la région du Fouta, comme des actions qui ont été menées en octobre 2010 en Haute Guinée et en Forêt. Parallèlement, une répression militaro-policière sauvage s’abattra sur les quartiers peuls de Conakry. Au Fouta, les groupes armés des Roundès seront appuyés, au besoin, par les forces dites de l’ordre. C’est pourquoi Alpha Condé a nommé, comme préfets, des hommes spécialement recrutés des Roundès dans toute la région du Fouta et des Malinkés bien instruits du projet comme commissaires de police, commandants des camps ou de divisions militaires de la région.

Le but : faire déplacer massivement les populations peules de leurs zones électorales et les empêcher de voter massivement.

Si nous n’y prenons garde, les recensements apartheid, les agressions ciblées et la destruction de leurs habitations pourraient arriver à bout de l’électorat peul et permettre aux fascistes malinkés de s’imposer électoralement. C’est bien ce qui est en train de se préparer en Guinée au vu et su de tout le monde.

Le dernier test effectués, par Manden Djallon et sa branche armée Union des Roundès à N’Diarè dans la région de Mamou, a été encourageant pour les fascistes et stratèges du RPG au pouvoir : les Peuls qui ont perdu leurs maisons et leurs biens ont massivement fui les lieux, comme le voudraient les acteurs du Manden Djallon dont Alpha Condé et Alhassane Condé en première position. Car, lors que la presse s’est rendue sur les lieux, les forces de sécurité ont été obligées d’arrêter les agresseurs identifiés ou qui continuaient leurs actions. Mais tous ont été relâchés après le départ des journalistes par les autorités qui les couvrent. Ils sont repartis attaquer le village dont les populations ont témoigné contre eux (Lire 1 & 2).

A présent, c’est Sanama à Lélouma et Kaporo Rail à Conakry qui sont au programme.

Lélouma

Dans le village de Sanama, des groupes venant de plusieurs localités ont organisé une attaque contre une famille peule isolée d’éleveurs les jours passés. Les maisons, le bétail et tous les biens ont été détruits, tués ou emportés par des assaillants venus des Roundès aux alentours. L’attaque a été organisée selon le scénario établi dans la stratégie du RPG que nous avions révélé en septembre 2013 (Voir au milieu de cet article).

A l’origine du conflit, une agression planifiée des hommes venus des Roundès contre une famille d’éleveurs peuls qui a un grand bétail. L’histoire sera portée devant la justice qui tranche en condamnant les agresseurs. Ces derniers et d’autres loubards mobilisés des Roundès lanceront après une expédition punitive contre la famille peule en détruisant tout sur leur chemin (Lire 1, 2, 3 & 4). 

Selon les informations que nous avons reçues de Lélouma, les agresseurs sont tous des jeunes et hommes organisés des Roundès parmi lesquels une dizaine de condamnés pour divers crimes, mais dont la décision judiciaire n’a pas été exécutée, parce qu’ils sont protégés par le préfet chez lequel ils font leur réunion. Ce préfet lui-même est un homme des Roundès de nom de Samba Héri Camara.

« La situation est très compliquée parce que le préfet Samba Héri Camara est lui-même le chef de la milice rundè de Lélouma », déclare un agent de sécurité qui requiert l’anonymat.

Le comportement de metteur de feu du préfet, agent de l’Union des Roundès, a tellement fini par agacer la population de Lélouma que les forces vives de cette ville ont décidé d’organiser une marche pacifique ce lundi 24 novembre 2014 pour demander son départ. Ses tuteurs de Conakry sachant tout ce qui se passe dans la région, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, parrain des groupes armés des Roundès, Alhassane Condé, aurait intimé au maire de la commune urbaine de Lélouma d’annuler l’autorisation de la marche pacifique des forces vives (Lire).

Décidées à résister contre la dictature raciste et ses effets pervers sur la région, ces dernières ont maintenu leur programme de marche qui a été réprimée par les  forces de l’ordre. En ce moment même où nous rédigeons cet article (16:36 TU),  des affrontements seraient en cours entre la population et les forces armées du  pouvoir sous commandement du préfet Samba Héri Camara.

Kaporo Rail

A Kaporo Rail, le régime ethnique du RPG qui veut créer des conditions de violences lui permettant de semer la mort et la terreur dans la commune à majorité peule de Ratoma, afin de provoquer un déplacement massif de la population peule de Conakry à la veille des élections, comme ce fut le cas en 2010 dans les fiefs du RPG en Haute Guinée et en Guinée forestière, relance son projet de détruire des habitations ciblées des Peuls (Lire). En effet, ce projet de destruction est politique, ethnique et électoraliste. Les habitants de Kaporo Rail, qui sont majoritairement commerçants, ont légalement acheté leurs terrains et ont eux-mêmes construit leurs maisons (Lire). Contrairement à ceux de la SIG-Madina qui ont illégalement confisqué des logements de l’Etat. Seulement, eux ils sont presque tous des Malinkés, électeurs du RPG. Voilà pourquoi le régime condé laisse ces occupants illégaux des domaines de l’Etat pour s’attaquer à des paisibles et honnêtes citoyens de Kaporo Rail, parce qu’il s’agit des Peuls (Lire).

Depuis qu’Alpha Condé et son parti RPG sont arrivés au pouvoir en Guinée, nous avons enregistré beaucoup de morts et de mutilés (Lire).

Alpha et son parti RPG ont ouvertement mobilisé les Donsos de la sous-région en milice privée contre les populations peules et forestières de Guinée (1, 2, 3, 4 & 5).

Les organisations des droits de l’homme, la Coordination de la communauté peule, un groupe d’intellectuels guinéens et même des experts australiens ont alerté les démocrates guinéens et la communauté internationale sur les risques de génocide dans notre pays, sans effet (Lire 1, 2, 3, 4).

En 2009, l’armée guinéenne que nous connaissons plutôt tribale a perpétré un génocide qui a été essentiellement dirigé contre la communauté peule. 98% des victimes étaient des Peuls (Lire).

Cinq ans après des déclarations démagogiques de la soi-disant communauté internationale et son machin CPI sur ces crimes odieux et les viols publics de plus de 100 femmes, le Président Alpha Condé a publiquement révélé avoir dit aux Blancs d’abandonner ce dossier de 28 septembre parce qu’il s’est produit, au paravent, d’autres crimes en Guinée qui n’ont jamais intéressé personne.

Ces propos et les actes d’Alpha Condé n’ont soulevé aucune indignation des institutions qui nous faisaient espérer une justice par rapport à tous ces crimes que nous continuons de subir (Nations Unies, Union Européenne et la Cour Pénale Internationale).

L’élite malinké et la majorité silencieuse malinké qui ne dénoncent pas ces crimes ethniques se posent-elles la question, des conséquences qui peuvent en résulter ou de leur devenir lorsque le régime rpg d’Alpha Condé ne sera plus là ?

Les Peuls doivent tout de même savoir une chose : la majorité des Malinkés du Fouta ne sont pas avec Alpha Condé et son parti RPG.

 

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