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Guinée: l’opposition veut manifester, Alpha Condé menace !

Date de publication:2014-11-26 22:40:50

2014-11-26 22:39:10

Suite à l’ultimatum  de l’opposition, de faire appel au peuple (des manifestations pacifiques), pour  obliger le pouvoir à respecter les accords politiques et la Constitution du  pays pour la mise en place des institutions républicaines telles que la Cour  Constitutionnelle, la Cour des Comptes, l’Institution Nationale des Droits  Humains etc., s’il ne le fait pas jusqu’au 15 décembre 2014, Alpha Condé réagit ce mercredi 26 novembre 2014 :

« En cette période d’Ebola je n’accepterais pas de manifestation. Qu’elle soit de la mouvance ou de l’opposition … Je n’accepterais plus la pagaille. Si quelqu’un sort pour manifester j’appliquerais la loi anti-casse. Que personne ne compte également sur moi pour gracier qui que ça soit. Si tu es condamné, tu purgeras ta peine en prison… J’ai toujours été contre une CENI politique, ce sont eux qui l’ont voulu. S’ils ne sont pas capables de maîtriser leurs militants qu’ils ont envoyés là-bas ce n’est pas mon problème. Les mouvements de rue, ça ne m’impressionne pas. J’ai fait 50 ans de combat politique, ce sont ces rigolos qui vont m’impressionner ? » (Lire).

Nous rappelons qu’au moment fort de l’épidémie, Alpha Condé et son parti n’ont jamais respecté  l’état d’urgence national en Guinée interdisant des regroupements et déplacements de masse pour éviter des risques de propagation du virus Ebola. Ils ont fait organiser des manifestations de soutien à Télémilé et des mobilisations de foules à fin de campagne politique à travers le Fouta (Lire 1, 2 & 3).

Ces menaces d’Alpha Condé ne reposent que sur la force, pas sur le droit. En effet, en vertu de la Constitution, l’opposition n’a pas besoin d’une autorisation pour organiser des manifestations et meetings. Elle doit simplement en informer les communes concernées.

L’article 3 stipule que les partis politiques de l’opposition ont le droit de s’opposer par les voies légales à l’action du Gouvernement et de proposer des solutions alternatives. Les articles 7 et 10 garantissent le droit de manifester individuellement ou collectivement et de diffuser ses idées et opinions par la parole, l’écrit et l’image.

L’article 6, quant à lui, s’adresse  aux forces de l’ordre et aux cadres de l’administration :

« Nul n'est tenu d'exécuter un ordre manifestement illégal … Nul ne peut être l'objet de tortures, de peines ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants. Nul ne peut se prévaloir d’un ordre reçu ou d’une instruction pour justifier des actes de tortures, de sévices ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants commis dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions. Aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier les violations des droits humains ».

Si l’opposition prend peur devant ces menaces d’Alpha Condé, alors elle peut faire le deuil de toutes les prochaines élections attendues en Guinée.

Les leaders de l’opposition doivent rester ferme cette fois-ci et ne pas accepter qu’Alpha Condé leur renie leur droit constitutionnel.

On n’en arriverait pas à ces manifestations si le pouvoir respecte les accords politiques et les lois du pays.

Si Alpha Condé persiste à violer la Constitution et les lois du pays en s’opposant par la force aux manifestations pacifiques de l’opposition, alors il se serait mis dans l’illégalité et il faudra donc faire appel au peuple pour le chasser du pouvoir.

 

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