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Sidya Touré en visite privée à Paris, le Président Alpha Condé peut enfin dormir !

Date de publication:2014-12-02 14:14:44
  2014-12-02 14:06:15

Le leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR) est arrivé dans la capitale française par le Vol Air France du lundi 30 novembre 2014  en provenance de Conakry.  M. Touré est venu pour une courte visite privée, il compte se retourner en Guinée dans les plus brefs délais.

Il est quand même important de souligner que le principal bénéficiaire de ce voyage reste le professeur Alpha Condé qui peut purger son stock de sommeil car, il est indéniable que la  popularité de plus en plus croissante de Sidya Touré perturbe le sommeil du Président guinéen. 

La panique provoquée par ce grand retour du leader de l’UFR se ressent par des sorties hasardeuses parfois insolentes du président Condé et  de certains de ses partisans dont est victime M. Sidya Touré. Il est légitime de se poser la question à savoir jusqu’où cette panique peut conduire le RPG  ARC- EN -CIEL et le Président  Alpha Condé avec espoir qu’ils  évitent de verser dans le ridicule encore plus dommageable pour l’image de la Guinée !   

Nos inquiétudes se fondent sur certains faits récents. Il en est ainsi de la volonté manifeste du président  Alpha Condé  d’opposer monsieur Cellou Dalein Diallo à M. Sidya Touré en prévoyant la nomination du leader de l’UFDG  au poste imprévu et inexistant de chef de l’opposition. Le président se trompe lourdement. Cette éventuelle nomination ne concerne en rien l’UFR et son président qui  se refusent  de s’immiscer dans le fonctionnement d’autres partis politiques. M. Cellou Dalein Diallo qui était qualifié par le Président de voleur, empoisonneur, tortue qui a besoin de lance-flamme pour avancer se trouve soudainement  fréquentable et responsable au point  de le nommer à un poste inexistant de chef de l’opposition ! La pratique est connue des musulmans qui consiste à bien laver son mouton de tabaski avec l’apparence d’amour avant de l’égorger quelques heures plus tard.

Monsieur le président, le baiser de Juda que vous offrez au leader de l’UFDG ne trompe personne. 

Nous renvoyons Elhadj professeur président  Alpha Condé à la lecture de la définition du mot  « CHEF » qu’il croit être utilisable de façon discrétionnaire.

Selon LE PETIT LAROUSSE, le mot (CHEF) désigne « une personne qui commande, qui exerce une autorité, une direction, une  influence déterminante ».  La lecture de cette définition permettra au président Alpha Condé de comprendre qu’il n’y a pas de chef  d’opposition dans un pays qui compte des dizaines de partis d’opposition, mais des  chefs  de l’opposition, du fait qu’aucun leader de parti n’est soumis au  pouvoir hiérarchique ou de direction d’un autre leader de parti politique. Ce qui exclut toute possibilité de relation de chef et subordonné  dans l’opposition guinéenne. Chaque leader est chef de son parti, mais uniquement de son parti. Notre professeur de Droit est censé connaître la différence entre le bipartisme à l’anglo-saxon et le multipartisme à la française. Le bipartisme permet le qualificatif de chef de l’opposition. Étant donné qu’il n’y a que deux partis politiques, si l’un est au pouvoir, l’autre se retrouve seul dans l’opposition. De ce fait, son chef devient chef de l’opposition. Par contre, le multipartisme dans lequel plusieurs partis politiques se retrouvent dans l’opposition, il ne peut y avoir de chef de l’opposition, mais des chefs de l’opposition. C’est le cas actuellement en Guinée.

Mes arguments sont étayés par des faits que le président Alpha Condé n’a pas manqué de constater. Il en est ainsi quand des questions d’importance nationale font surface en France et en Angleterre. En France, le président reçoit tous les partis politiques du plus grand au plus petit car aucun parti ne représente un autre, tandis qu’Angleterre, c’est le chef du seul parti politique de l’opposition qui est reçu. Attention: le bipartisme anglais commence à montrer ses limites. Donc, mon exemple concerne le bipartisme classique qui y avait cours.            

Plus grave encore est le fait par le président de croire qu’il  lui appartient  de dire qui est qui dans  l’opposition comme si les partis politiques étaient soumis à son pouvoir discrétionnaire. Il se trouve que l’article 3 alinéa 5 de la constitution guinéenne  qui consacre les droits  et obligations des partis politiques dispose ce qui suit : « Une loi organique détermine les conditions dans lesquelles les partis politiques se constituent et exercent leurs activités. Elle précise les conditions dans lesquelles un parti qui méconnaît les dispositions des alinéas précédents n’est plus considéré comme légalement constitué ».

La lecture de cet  article démontre entre autres que, l’intervention législative relative aux  partis politiques se limite aux conditions de leur constitution et de l’exercice de leurs activités. L’organisation interne des partis et les relations entre partis politiques ne concernent en rien la constitution, encore moins le président de la République. Un professeur de Droit n’est pas censé ignorer une  notion aussi basique !

Une relecture de la constitution guinéenne s’impose au président de la République de nature à éviter que la Guinée ne serve de bête de cirque pour les autres pays du fait des propos de plus en plus insignifiants et déshonorants qu’il tient avec son lourd qualificatif de professeur de Droit.

En conclusion, il faut dire au président Condé que ses manœuvres qui consistent à se choisir un adversaire qu’il croit être à sa portée sont connues de tous. Il doit également comprendre que la campagne de dénigrement concertée et déclenchée contre M. Sidya Touré ne fait que lui attirer la sympathie de la population guinéenne qui sait qu’il est injustement attaqué. Enfin, le président Condé doit comprendre que contrairement  à 2010, il ne fera pas sa campagne sur des promesses, mais sur des faits concrets car, il aura 5 ans de gestion personnelle du pays derrière lui. Entre lui et M. Sidya Touré, la population jugera bilan contre bilan.

Cellule de réaction rapide de l’UFR France.

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