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Question de la pétition pour la libération des prisonniers politiques : l’UFDG a répondu

Date de publication:2014-12-08 19:04:56

2014-12-08 19:01:47

Suite à notre article "Guinée: Cellou Dalein et ses proches sont-ils hostiles à la libération des prisonniers politiques ?" du 4 décembre 2014, le Coordonnateur de la Cellule de Communication de l’UFDG, Souleymane Thiaanguel Bah, a signé la réaction du parti dans un texte publié le dimanche 7 décembre sur le site officiel de l’UFDG, sous le titre "Droit de réponse : le cas de la pétition" (Lire ci-dessous le texte complet !).

Nous remercions l’UFDG et Thiaanguel Bah pour sa réponse, mais nous ne comprenons pas l’introduction de son texte nous accusant de distiller des accusations sans fondement sur la toile à l'encontre de l'UFDG et son Président Cellou Dalein Diallo. Ce, d’autant plus que Thiaanguel n’a apporté aucun démenti au contenu de notre article. Tout au contraire, il confirme les faits dans leur ensemble.

Nous avions écrit, parlant de la pétition visant à obtenir la libération des prisonniers qui sont presqu’exclusivement sympathisants et membres de l’UFDG, que tous les députés de l’opposition, dont ceux de l’UFR au complet, ont signé, mais que de l’UFDG, seuls 19 personnes ont signé, c'est-à-dire la moitié des députés UFDG. En notant que Cellou Dalein Diallo et tous ceux qui appartiennent à son clan ont refusé de signer. L’article et ce que nous reprochons à l’UFDG, c’est cela. Le reste, ce sont les noms des signataires et des non-signataires qui sont des proches de Cellou (Lire).  

Dans les commentaires, la précision a été donnée que Cellou avait reçu les initiateurs chez lui et avait demandé des modifications de leur texte, faute de quoi il a refusé de signer. Thiaanguel n’a fait que relater ces faits. Il nous reproche donc quoi si ce n’est le fait de rendre public ces informations ?

Ironie : Thiaanguel (mot pular qui signifie "petit fleuve"), vient plutôt noyer son employeur Cellou Dalein en ajoutant une information que nous n’avions pas :

« Cellou Dalein Diallo, après avoir biffé la feuille qui portait déjà sa signature, a pris l'engagement qu'une fois les corrections faites, on pouvait lui ramener le document afin qu'il puisse définitivement le signer ».

Ainsi, le député guinéen et leader de l’opposition qui voudrait qu’on lui confie la destinée de toute une nation, a d’abord signé un document avant de prendre connaissance de son contenu ! Puis, il se permet de salir le papier original des autres en le biffant !

Cette réaction de l’UFDG a aussi le mérite de démentir les responsables du parti qui, non contents que les députés UFR aient signé, nient avoir été informés de l’action ou insinuent qu’elle est une manipulation de l’UFR.

Il ressort de cette réaction que les initiateurs de la pétition sont plutôt des proches de l’UFDG qui, faute d’une action du parti, ont décidé de se constituer, avec d’autres, en association pour prendre des initiatives pouvant sortir leurs amis et parents de la prison. Si Cellou Dalein avait un minimum de sens politique, il aurait compris que  saboter cette action, conduirait à des frustrations et à la division dans le parti.

Après 5 ans d’exercice politique à la tête d’un parti, Cellou Dalein ne sait toujours pas prendre la bonne décision politique ! C’est la raison des victoires d’Alpha Condé à la présidentielle de 2010, à la CENI en 2012 et aux législatives de 2013.

Non seulement l’UFDG a affiché au grand public son incohérence et le manque d’harmonie en son sein, mais à cause de l’attitude de Cellou Dalein et ses proches, l’opposition parlementaire n’a pas pu adopter une même position pour un problème concernant ses militants et sympathisants.

Thiaanguel justifie cette attitude du clan Cellou par le fait que « la demande de grâce ne citait que les personnes qui sont actuellement détenues à la Maison Centrale et ignorait les cas de Bah Oury et Diallo Lamine en exil ». Ce qui est absolument faux. La lettre des initiateurs ne mentionnait aucun nom. C’est une demande explicite de grâce et d’amnistie pour tous les condamnés et détenus sous le régime d’Alpha Condé. Le passage en question dans le texte original que nous détenons:

« Excellence Monsieur le Président, cette demande de grâce et d’amnistie concerne aussi bien les affaires du 19 juillet que celles relatives aux manifestations de rues et aux propos malveillants dans les médias. »

Ce n’est pas la situation de Bah Oury ou de Lamine Diallo, tous deux exilés, qui nous préoccupe dans cette affaire. Ces deux personnes ne risquent pas de moisir dans une prison d’Alpha Condé. Mais, admettons que Cellou Dalein soit sincère dans cette affirmation et que, comme le rapporte Thiaanguel, lui il reste convaincu de l'innocence de toutes les personnes qui ont été arrêtées et/ou jugées arbitrairement par le régime guinéen.

Pourquoi alors a-t-il laissé le pouvoir confisquer leurs biens et exiler son vice-président en lui privant ses droits politiques sans réaction du parti pour empêcher cette injustice ou marquer au moins sa solidarité avec les concernés ? N’est-ce pas que le parti a été mobilisé pour empêcher Cellou Dalein d’être jugé, quand Malick Sankhon a porté plainte contre lui ?

Il y a eu plusieurs négociations de sortie de crise politique en Guinée entre début 2012 et juillet 2014. Pourquoi ni Cellou Dalein ni ses porte-paroles n’ont jamais accepté d’inscrire la question des condamnés et prisonniers ou au moins celle de son vice-président dans l’ordre du jour, comme une exigence préalable à toute participation de l'UFDG à un dialogue politique ?

Pourquoi ni Cellou Dalein, ni aucun autre député de l’UFDG n'a soulevé la question de leur innocent vice-président et ancien ministre de la réconciliation nationale Bah Oury au Parlement, même lors du passage du ministre des droits de l'homme, les jours passés, mais il a fallu que ce soit Baidy Aribot qui le fasse ?

Si les initiateurs acceptaient de changer leur travail contre ce que Cellou a dicté, cette pétition serait-elle finalement de qui, de l’UFDG ou de l’association « Comité de Soutien aux Condamnés et Détenus politiques en Guinée » ?

Pourquoi l’UFDG ne présente-t-elle pas son propre projet au lieu de chercher à travestir ou à saboter celui des autres, sans penser à l’intérêt des victimes ?

Cellou et ses proches sont libres de croire qu’ils sont plus malins que Dieu. Mais, ils se trompent en prenant les autres pour des cons.

Les personnes qui ont pris cette initiative ne sont pas les premiers à alerter Cellou Dalein Diallo sur la situation dramatique des jeunes qui croupissent en prison, en vain. Lire par exemple le témoignage de A.O.T. Diallo posté à guineeactu sous le droit de réponse de l’UFDG, le 07-12-2014 21:05 :

« " Lorsque les jeunes en question ont donné le document au président pour signature, après en avoir expliqué le contenu, Cellou Dalein s'est bien évidemment empressé de le signer. "
" Cellou Dalein Diallo a pris l'engagement qu'une fois ces corrections faites, on pouvait lui ramener le document afin qu'il y appose sa signature."
Mr Bah je trouve une incohérence entre ces 2 phrases de votre compte-rendu : il a signé au départ et refusé ensuite de le faire avant les corrections ??
- Par ailleurs j'ai assisté du premier au dernier jour du procès des innocents du 19 juillet 2009. J'ai écouté les dépositions courageuses de 3-4 jeunes de l'UFDG qui ont défendu leur parti malgré toutes leurs souffrances journalières.
J'ai été tellement touché que j'ai fait passer un message a votre chef pour qu'il soit présent tous les jours à ce procès - je ne l'ai jamais vu, ni aucun de ses adjoints y compris - surtout - vous ses communicateurs... »

Guineepresse.info ne s’attaque pas gratuitement à Cellou Dalein ou au parti UFDG. Il ne fait que révéler des faits et comportements précis du parti et de son leader, comme il le fait pour tous les autres. Ce sont toujours des faits qui ont été confirmés par plusieurs personnes, y compris des militants de l’UFDG et qui nuisent à l’opposition dans son ensemble, faisant le jeu du régime tribal, pilleur et destructeur d'Alpha Condé.

Il n’est plus à prouver que Cellou Dalein Diallo n’a pas les qualités minimales d’un homme politique qui peut faire face au sanguinaire machiavélique et sans scrupule Alpha Condé. Vouloir faire de la politique une affaire de parents, de village ou de région face à ce type, c’est faire son jeu et lui donner la chance de se maintenir en 2015 et de mener à terme la destruction du Fouta, de la Forêt et de toute la Guinée en conséquence. C’est l’enjeu qu’il ne faut pas perdre de vue.

 

GUINEEPRESSE.INFO

 

La réaction de l’UFDG qui ne nous a pas été envoyée:

 

Droit de réponse : le cas de la pétition

Une certaine presse en ligne s'évertue, depuis quelques temps, à distiller des accusations sans fondement sur la toile à l'encontre de l'UFDG en général et de son Président en particulier. Les auteurs de ces articles soutiennent, ces derniers jours, que Cellou Dalein Diallo et les députés de l'UFDG ont refusé de signer une pétition en faveur des personnes incriminées dans la fameuse affaire du 19 juillet.

Présent au domicile de Dixinn lorsque les initiateurs de cette pétition sont venus rencontrer le Président de l'UFDG (en compagnie d'autres cadres du parti), il me paraît important de témoigner des faits tels qu'ils se sont déroulés, non tels qu'on voudrait qu'ils se soient passés.

Lorsque les jeunes en question ont donné le document au Président pour signature, après en avoir expliqué le contenu, Cellou Dalein s'est bien évidemment empressé de le signer. Entre temps, ayant lu la pétition et constatant un certain nombre d'incohérences, il a fait les remarques suivantes :
Il se trouve que les initiateurs de la pétition parlent dans leur document d'une demande de grâce ;
la demande de grâce ne citait que les personnes qui sont actuellement détenues à la Maison Centrale et ignorait les cas de Bah Oury et Diallo Lamine en exil.

Au regard de ces éléments, Cellou Dalein Diallo a fait les observations ci-après: d'abord, il a demandé aux jeunes de remplacer le mot "détenus" par le mot "condamnés" afin d'y inclure les noms des deux personnalités que j'évoquais plus-haut; ensuite, il a suggéré qu'ils remplacent également le verbe "gracier" par "libérer" ou "acquitter"; puisque lui reste convaincu de l'innocence de toutes ces personnes qui ont été arrêtées et/ou jugées arbitrairement par le régime guinéen. Demander la grâce présidentielle, selon le Président de l’UFDG, signifierait que les condamnés sont coupables des faits qui leur sont reprochés. Enfin, troisièmement, il a demandé à ce que l'on rajoute sur la liste les noms de M. BAH Oury et Diallo Lamine. Il a expliqué à ce sujet qu'il ne peut pas signer le document en l'état, alors que le nom de son Vice-Président en exil et condamné dans la même affaire ne figure pas dans la liste. Cellou Dalein Diallo, après avoir biffé la feuille qui portait déjà sa signature, a pris l'engagement qu'une fois les corrections faites, on pouvait lui ramener le document afin qu'il puisse définitivement le signer.

Ces remarques ont été jugées pertinentes par ses visiteurs, qui se sont engagés à procéder aux corrections et à lui soumettre de nouveau le document corrigé pour signature. Depuis lors, Cellou Dalein n'a pas revu les jeunes.

Par rapport au passage de la pétition à l'Assemblée Nationale, le Président et certains députés de l'UFDG en ont été informés en lisant l'incriminant article. Voilà le témoignage que je voulais apporter pour éclairer la lanterne des lecteurs et que nous aurions pu donner aux auteurs de cette "information" s'ils avaient pris la peine de nous contacter.

En tout état de cause, je voudrais terminer en rappelant tous les confrères des médias que les portes de la Cellule de Communication de l'UFDG leur sont grandement ouvertes, pour toute demande d'information et de précisions qui leur permettraient de faire correctement leur travail concernant le parti, dans le strict respect de l'éthique et de la déontologie de notre noble métier.

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Souleymane Thiâ'nguel Bah,

Coordonnateur de la Cellule de Communication de l’UFDG.

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