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Guinée : La Ceni dévoile son budget global qui révèle une volonté du pouvoir, de coupler les communales et la présidentielle !

Date de publication:2014-12-16 10:43:15

2014-12-16 10:36:59

Quand la Ceni avait demandé 300 milliards de francs guinéens pour l’organisation des élections communales et communautaires qui devraient officiellement avoir lieu avant fin mars 2014, le pouvoir avait prévu 250 milliards de FG à cet effet dans le budget 2015 (Lire).

Dans sa récente conférence de presse, la Ceni a fait savoir que 531 milliards de FG sont nécessaires à l'organisation des communales/communautaires et la présidentielle de 2015.

Cette nouvelle formulation pourrait sous-entendre que le pouvoir voudrait coupler les deux élections ensemble, en violation de la Constitution qui les prévoit séparément. D’ailleurs, le ministre Damantan Camara, en répondant à un journaliste de la radio GPP de Labé, déclara hier lundi 15 décembre 2014 qu’on devrait pouvoir coupler les communales et la présidentielle en 2015.

Pour le moment, le pouvoir utilise des formules de prudence (le conditionnel) pour tester l’opposition qui, on le sait, exige les communales avant la présidentielle. Ce qui est tout à fait possible et même absolument nécessaire si l’on ne veut pas revivre les mêmes manœuvres et fraudes que lors des législatives de 2013. L’opposition devrait donc réagir vigoureusement à ces propos qui font fi de ses exigences soumises au pouvoir il y a deux semaines.

Les acteurs politiques actuels, essentiellement dominés par des anciens ministres des défunts régimes corrompus et dictatoriaux, ont habitué Alpha Condé à dicter son propre calendrier électoral à la Guinée en lieu et place de la Constitution et des lois du pays. Ce qui lui a permis d’accéder au pouvoir en fin 2010 contre toute attente et toute logique démocratique. Ont-ils appris ou bien vont-ils continuer dans le même amateurisme suicidaire face à un homme hors-la-loi et sans scrupule ?

De nos jours, Alpha Condé a placé ses hommes à la tête de toutes les communes et de tous les quartiers importants du pays, par nomination et en violation insolente de la Constitution, pour pouvoir organiser des fraudes en sa faveur. Seules les élections communales et communautaires pourraient changer cette donne, permettant aux populations d’élire démocratiquement leurs représentants à tous les niveaux, sur toute l’étendue du territoire national. Sans ce préalable, aucune présidentielle démocratique et transparente n’est possible en Guinée.

Par ailleurs, il faut rappeler que l’opposition exige le départ de la Ceni actuelle qui a fait preuve de corruption et d’incompétence lors des législatives de 2013 au profit d’une nouvelle équipe et le recrutement d’un opérateur électoral consensuel avant l’organisation des prochaines élections. Si les décideurs actuels de cette opposition cèdent sur ces points, alors ils auraient fait le jeu du RPG pour le maintien à vie d’Alpha Condé au pouvoir.

C’est l’occasion et maintenant qu’il faut faire comprendre à Alpha Condé qu’il ne peut plus faire en Guinée ce qu’il veut, en violant les lois du pays. Il doit organiser les communales avant fin mai ou déguerpir comme son tuteur Blaise Compaoré du Burkina. En effet, si l'on ne peut pas obliger Alpha Condé à organiser les élections dans des conditions normales et constitutionnelles, ce n'est pas la peine de vouloir contester des résultats d'une fraude dont on a permis l'organisation.

Pour éviter un vide constitutionnel et les conséquences dramatiques qui pourraient en résulter, nous ne devons pas laisser les choses au hasard. L’opposition guinéenne doit inviter les syndicats et ceux qui se disent société civile (quand il s’agit de recevoir des fonds) pour se concerter et élaborer une feuille de route dès maintenant afin de prévoir ce qui doit se passer si le mandat d’Alpha Condé arrive à terme sans qu’il n’y ait eu d’élection présidentielle comme prévu par la Constitution. Dans ce cas de figure, on devrait faire démissionner Alpha Condé et les institutions qui lui sont subordonnées comme le Parlement et mettre en place un gouvernement d’union nationale de transition de 6 mois pour organiser des élections générales (communales, législatives et présidentielles) sous l’égide des Nations Unies.

 

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