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Guinée : nouvelles revendications de l’opposition

Date de publication:2014-12-18 23:32:58

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info


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2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 Mathieu

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 A. Diallo

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 Aminata

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 Abdoul Baldé

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 Doumbouya

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 ama

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 tandetat

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 tidiane sadigou balde

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 fof

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 ibrahima-kankalabé

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
Administrateur de guineepresse.info

2014-12-18 23:32:58 SADIO BARRY

2014-12-18 23:31:31

L’opposition semble s’écarter de sa position avant même de rencontrer le pouvoir !

Après un an d’attente et du temps perdu dans le calendrier électoral officiel et conforme aux accords du 3 juillet 2013, l’opposition s’est brusquement réveillée quand la Ceni, en connivence avec le pouvoir, a fait signe de préparatifs unilatéraux avancés pour les prochaines élections (recrutement de Gemalto comme opérateur électoral).

Refusant les faits accomplis, l’opposition dénonce la Ceni et rejette ce choix unilatéral de l’opérateur électoral en violation des accords politiques.

Le mardi 25 novembre 2014, elle lance un ultimatum au pouvoir, le mettant en demeure de satisfaire ses exigences qui ne sont autres que le respect des accords politiques du 3 juillet 2013, réduits en 5 points dans le dialogue inter-guinéen de juin/juillet 2014. Le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla :

« On a décidé de donner un délai jusqu’au 15 décembre pour qu’il y ait une satisfaction totale et complète de nos revendications. Sans quoi nous rentrerons dans un cycle de manifestations continuelles jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications ».

Il énumère ces revendications : la signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014, l’adoption d’un calendrier pour la tenue des élections communales, la recomposition de la CENI, la reprise du recensement général de la population, la mise en place des institutions républicaines et l’arrêt des persécutions des leaders politiques.

Le premier point (l’application des accords) implique l’annulation de tous les travaux de la Ceni à l’insu de l’opposition en violation des accords politiques et la reprise du processus avec l'implication de tous les acteurs concernés, conformément aux accords signés le 3 juillet 2013.

Sidiya Touré se montrera plus ferme : « Pendant que nous sommes en train de parler d’Ebola et que tout le monde est concentré sur cette maladie, il y en a d’autres qui travaillent dans les magouilles électorales. Nous n’avons pas participé à cette opération. ..Nous allons nous retrouver et décider de ce qu’on va faire. Mais il est certain que nous n’accepterons pas que les choses se passent dans ce sens-là » (Lire).

Déclaration conjointe de l'opposition républicaine (Lire).

Au lieu de satisfaire la demande légitime de l’opposition en respectant ses propres engagements, le pouvoir, à travers son ministre de la justice, écrit à l’opposition pour la reprise du dialogue politique, sans satisfaire un seul point de la revendication, même pas la simple signature du protocole d’accord sans laquelle l’opposition disait ne plus participer à rien !

Cette simple lettre d’invitation visant à faire reprendre des pourparlers qui ont déjà été menés avec succès a suffit pour faire dévier à nouveau notre opposition. Tenez ! A l’ordre du jour du dialogue politique en perspective, l’opposition entend inscrire cinq points de revendications, d’après le porte-parole Aboubacar Sylla :

« Premièrement, il s’agit d’évaluer les activités de la commission électorale nationale indépendante et de reformer celle-ci sans ‘’aucune ambigüité’’ » (Lire).

Pourquoi évaluer des activités que l’on dit rejeter en bloc ?

Jusqu’au jour de l’ultimatum, l’opposition exigeait la reprise du processus complet en revenant à la signature et à l’application des accords qui stipulent que tout doit se faire dans la transparence et avec la participation effective de l’opposition et du comité de veille.

Témoignage de Guineenews, vendredi 7 novembre 2014 :

« L'opposition guinéenne, réunie vendredi chez Sidya Touré, exige la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (Ceni) et la signature du relevé de conclusion du dernier dialogue politique guinéen, a-t-on appris auprès de son porte-parole, Aboubacar Sylla. Sur le plan politique, l'opposition a unanimement exigé la signature du relevé de conclusions du dialogue politique inter-guinéen, qui permettrait d'accélérer l'organisation des futures élections » (Lire).

A moins qu’Aboubacar Sylla ne comprenne pas bien le français, il y a un fléchissement remarquable de l’opposition et à conséquences lourdes pour l’avenir de la Guinée. En acceptant les faits accomplis de la Ceni et du pouvoir, l’opposition rééditerait le scénario qui a conduit au débâcle des législatives de novembre 2013.

Par ailleurs, la mise en place immédiate des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre et qui serait la seule à pouvoir s'imposer sur le Président n'est plus dans l'ordre du jour, alors que ce point était le plus important de toute la plate-forme revendicative de l'opposition (Lire).

Que se passe-t-il au sein de cette opposition actuelle ? Je commence à avoir de sérieux doutes sur l’issue à laquelle les leaders actuels de l’opposition nous mèneraient :

  1. Des sources différentes affirment que Cellou Dalein a un deal avec Alpha Condé pour que ce dernier gouverne jusqu’en 2017. Ce qui revient à accorder un second mandat à Alpha Condé et permettre au RPG de garder durablement le pouvoir.
  2. Sidiya Touré qui veut être Président à tout prix, croit pouvoir séduire l’électorat du RPG. Ce qui conduit à l’infiltration de son parti qui finira par freiner les actions de l’opposition ou l’amener à se discréditer voire se disloquer. 

Dans la crise actuelle, l’opposition risque d’être une proie facile à cause des deux principaux leaders Cellou Dalein et Sidiya qui deviennent ouvertement des rivaux. Les faiblesses et échecs accumulés du premier augmentent les ambitions du second en le rendant irréaliste et imprudent.

Jouant sa carte de la candidature unique avec son leader Sidiya, l’UFR tente d’obtenir un accord global de l’opposition incluant les élections avant le démarrage des manifestations prévues. Ce à quoi l’UFDG de Cellou Dalein s’oppose en prônant la séparation des revendications légitimes de l’opposition des questions d’alliances politiques électorales.

Au moment où je rédige cet article, Cellou semble être totalement isolé avec son option de ne pas parler d'alliances et de désistements maintenant, celle de Sidiya arrangeant les petits partis qui voudraient gagner quelque chose aux communales.

Cellou Dalein récolte son arrogance et son refus d’écouter des conseils. La pétition relative à la libération des prisonniers a montré qu’il ne contrôle pas entièrement son parti (19/37 des députés UFDG ont signé contre sa volonté). Il est désormais absolument certain que si c’est lui qui va au second tour contre le candidat du RPG, il pourrait se retrouver seul. L’UFR qui restait son seul allié sûr jusqu’aux législatives 2013 est devenu son rival. Des hauts responsables de ce parti affirment désormais clairement qu’ils ne vont pas aller derrière Cellou à un nouveau second tour présidentiel. C’est pourquoi ils insistent sur l’option de la candidature unique avec Sidiya en avant.

Personnellement, je ne peux pas condamner un leader politique de ne pas aller derrière Cellou Dalein qui ne fait qu'accumuler des échecs et qui n'a pas été reconnaissant envers ses anciens alliés de 2010. Cependant que Sidiya Touré sache qu’il est autant comptable des échecs de l’opposition actuelle que Cellou Dalein Diallo. Après le vote des législatives de 2013, c’est lui qui avait affirmé : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). Cependant, il a toujours pris toutes les mauvaises décisions avec Cellou (exemple : celle d’accepter les résultats frauduleux des législatives pour pouvoir siéger à l’assemblée).

Aux autres leaders de l’opposition qui s’inquiètent pour leur sort aux communales, j’affirme ceci : une alliance pourrait se mettre en place, indépendamment de l’UFDG et de l’UFR.

Si Sidiya croit qu’il est le leader consensuel de nos jours en Guinée, il n’a pas besoin d’être candidat unique de l’opposition pour être le futur Président guinéen. L’exemple récent du Sénégal est là, où tous les candidats ont concouru au premier tour. C’est le peuple qui choisira. Le devoir de l’opposition est de faire en sorte que des conditions d’élections libres et transparentes soient réunies. Fort de cette conviction et de la nécessité de donner un nouveau souffle à la dynamique politique pour le véritable changement en Guinée, je lance un appel à tous ceux qui avaient décidé de s'engager dans la nouvelle voie alternative prônée par le MJD (Lire 1, 2 & 3), de ne pas désespérer et hypothéquer cette option en se croyant obligé d'aller dans n'importe quelle formation politique ou alliance d'ici fin janvier 2015.

Malgré la volonté du pouvoir, d'empêcher l'émergence d'une véritable opposition en Guinée, nous travaillons, avec d'autres partis, à l'option alternative à offrir aux Guinéens. A très bientôt ! 

 

SADIO BARRY,
Ingénieur Informaticien, Développeur de logiciels
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