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Guinée: des révélations accablantes sur les anciens Premiers ministres opposants et la Ceni !

Date de publication:2014-12-24 16:51:06

2014-12-24 16:48:37

La Guinée ne finira jamais d’étonner le reste du monde. C’est le pays des révolutions interrompues et des contradictions quotidiennes. La Guinée, c’est le pays de la tromperie et des trahisons. C’est le pays au perpétuel recommencement à cause de l’irresponsabilité de son élite et de ses dirigeants qui pillent le pays et trahissent sans gène leur peuple.

Les leaders actuels de l’opposition ne sont rien d'autres que les anciens ministres de Conté qui furent désavoués et chassés des affaires en 2007 par le peuple révolté dans son ensemble, toutes ethnies, toutes couches sociales confondues. Un accord politique a été signé sous les auspices du mouvement social (syndicats et organisations de la société civile), selon lequel plus aucun de ces anciens ministres de Conté ne doit être associé à la gestion du pays qu’ils ont abusés et mis à genoux. Les sacrifices et l’espoir du peuple furent trahis par le Premier ministre de consensus Lansana Kouyaté et les forces vives (les syndicalistes, la société civile, les leaders politiques et le gouvernement de la transition de 2010).

Aujourd’hui, c’est le principal opposant d’alors, le leader du RPG, Alpha Condé, qui est le dictateur sanguinaire et chef d’orchestre des fraudes électorales en Guinée. Les anciens Premiers ministres décriés sont quant à eux, les leaders de l’opposition pour lesquels continue de mourir le peuple aujourd’hui, sans perspective de changement positif.

Malgré les alertes massives des institutions internationales sur les risques de violences ethniques et des multiples signes de mécontentements populaires, du manque de confiance et de respect envers l’Etat qu’incarne le régime RPG d’Alpha Condé, des responsables de l’administration et la Ceni guinéenne se vendent au dictateur en se livrant à des manœuvres pouvant conduire le pays à des troubles postélectoraux à durée et aux conséquences incalculables.

Un acteur du système électoral guinéen brise le silence et dénonce les magouilles du pouvoir et la complicité des leaders de l’opposition qu’il dit être en train de tromper et trahir le peuple de Guinée. Soucieux des conséquences de la fraude qu’Alpha Condé se prépare à organiser avec l’aval des leaders de l’opposition, il nous file des informations que le peuple de Guinée doit connaître.

A- Les anciens Premiers ministres opposants !

L’opposition dirigée par les anciens Premiers ministres de Conté, surprennent les Guinéens et les partenaires étrangers qui aident notre pays dans le processus électoral. Tenez ! Lorsque la Ceni a annoncé le choix de l'entreprise française Gemalto comme opérateur technique électoral, en remplacement de la société sud-africaine Waymark, l’opposition a catégoriquement rejeté cette décision en promettant de ne jamais accepter le travail accompli de la Ceni et du pouvoir en violation des accords politiques du 3 juillet 2013. Nos opposants iront plus loin en lançant un ultimatum au pouvoir, d’annuler les travaux effectués sans l’opposition pour revenir aux termes des accords politiques du 3 juillet 2013 réactualisés par le protocole d’accord inter-guinéen de juillet 2014, avant le 15 décembre 2014.

En réponse à cet ultimatum de l’opposition, le pouvoir signe définitivement le contrat avec Gemalto le jeudi 18 décembre 2014, sans l’opposition.

Les Signataires du Contrat: Bakary Fofana pour la Ceni, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Diaré, et l’administrateur général des grands projets pour le compte de l’Etat et M. Charles Mevaa pour le compte du groupe Gemalto.

Paradoxalement, l’opposition dirigée par les anciens Premiers ministres est restée sans réaction, pour dénoncer et rejeter vigoureusement cette nouvelle et grave violation des accords politiques ! Pourtant, ils avaient été largement informés sur l’irrégularité et les magouilles qui entourent le choix de Gemalto.

D’après nos informations, Cellou et Sidiya s’apprêtent à accepter le choix de Gemalto afin qu’on aille vite aux élections, malgré les risques que cela comporte comme ce fut le cas pour les législatives qu’Alpha Condé a pu frauduleusement gagner en 2013.

Après le choix de Gemalto en violation des accords politiques, l’opposition dirigée par les anciens Premiers ministres de Conté a exigé un nouveau recensement, une nouvelle Ceni et un operateur électoral neutre qui serait recruté dans le respect des accords politiques. Cependant, l’expérience prouve qu’on ne peut pas se fier à eux. Ils ont toujours fait le contraire de ce qu’ils ont publiquement promis, applaudit et même défendu ce qu’ils avaient catégoriquement rejeté ! Avant les législatives, ils avaient juré qu’ils ne vont pas laisser Waymark/Sabari gérer les élections à plus forte raison accepter le fichier illégal de ce couple. Pour le retrait de Waymark/Sabari et son fichier, ils laisseront mourir 56 militants de l’opposition et occasionneront plusieurs centaines de blessés par balles et 46 milliards de FG de pertes matérielles avant de céder sur ce point au moment où le pouvoir était prêt à reculer. Ils jureront ensuite qu’ils n’accepteront pas des résultats frauduleux. Sidiya Touré après le vote des législatives de 2013 : « Nous n’accepterons pas les résultats fantaisistes » (Lire). 

Entre temps, l’Union européenne dénonce la fraude et le non-respect du code électoral lors du scrutin. Alpha Condé avait fait venir 12600 PV au lieu des 12000 correspondant au nombre des bureaux de vote officiels. Ils installeront ainsi 600 bureaux de vote fictifs en faveur du parti présidentiel. Les informations sur ces 600 bureaux de votes fictifs (avec numéros et emplacements) firent transmises aux principaux leaders de l’opposition dont Sidiya Touré et Cellou Dalein Diallo afin qu’ils puissent s’en servir pour obtenir le retrait des bulletins frauduleux correspondants. Ainsi, l’opposition aurait gagné les législatives de façon écrasante. Cependant, bien que la Cour suprême ait refusé de trancher, comme il en avait l’habitude, en faveur du pouvoir, les anciens PM opposants reconnaitront ces résultats frauduleux avec l’argument que jamais une opposition n’avait fait pareil score en Guinée et que s’ils vont au Parlement, ils empêcheront le pouvoir de faire ce qu’il veut et qu’ils obtiendront la reforme de la Ceni et des conditions d’organisation des élections transparentes et équitables pour les communales de 2014 et présidentielles de 2015.

Au Parlement, ils seront plutôt complices de la loi qui a servi au recrutement de Gemalto dans des conditions de gré à gré (Lire point B) !

D’autres faits troublants qui nous font poser des questions sur l’attitude des leaders de l’opposition :

- Le 31-01-2014, la presse étrangère révèle que selon un rapport publié en 2013 par le département d'Etat américain, le narcotrafic en Guinée a augmenté depuis l'arrivée au pouvoir d'Alpha Condé en 2010. Des Guinéens et Latino-Américains que le CNDD avait mis hors d’état de nuire, opèrent de nouveau librement dans le pays, certains bénéficiant de protections à haut niveau du régime d’Alpha Condé. On révèle même qu'un ou deux avions atterrissaient tous les mois en 2012/2013 en Guinée avec à bord, de la cocaïne en provenance d'Amérique latine (Lire).

Déjà, le recyclage des narcotrafiquants dans l’administration guinéenne par Alpha Condé qui annula les procédures judicaires contre eux dont des hauts responsables de la présidence, de la police, de la gendarmerie et de la justice comme le commissaire Termite Mara, l'ancien ministre Bo Keita et le procureur Williams Fernandez imposait la réflexion suivante: Alpha Condé serait-il le baron de la drogue dont le nom n’a jamais été révélé au public ?

Malgré tous ces faits, l’opposition ne saisit pas l’occasion pour dénoncer Alpha Condé et son pouvoir de façon à alerter le monde entier sur celui qu’on appelle « Premier Président démocratiquement élu en Guinée » en lui apportant un soutien inconditionnel. Cela aurait poussé les médias occidentaux à s’intéresser de près à ce qui se passe en Guinée, au passé d’Alpha Condé plus compatible avec le parcours d’un criminel terroriste qu’avec celui d’un homme politique démocrate.

- Les seuls recrutements que le pouvoir d’Alpha Condé a prévus dans la fonction publique dans le budget de 2014 concernaient la police, la force de répression qu’Alpha Condé a décidé de renforcer avant les élections. L’opposition qui compte sur des manifestations de rue pour atteindre ses revendications n’en a pas fait une préoccupation.

- Dans ses revendications actuelles, l’opposition met l’accent sur les conditions permettant la tenue des élections.

Incompétence juridique et politique ou bien complicité de ses leaders avec Alpha Condé ?

C’est en effet d’abord la mise en place de la Cour constitutionnelle qui est prioritaire, car c’est elle qui arbitre en cas de problème lors des élections.

Article 62 de la Constitution : « La Cour Constitutionnelle veille à la régularité du scrutin et de la campagne électorale qui le précède. Elle reçoit et juge les éventuelles contestations ».

Les textes relatifs à la Cour constitutionnelle et à l’Institution nationale des droits humains (INIDH) ont été adoptés en 2011 par le CNT, mais le chef de l’Etat Alpha Condé a refusé de les promulguer parce que leurs Présidents ne seraient pas nommés par lui selon la loi actuelle. Il souhaiterait d’abord les faire modifier lors de la session ordinaire du Parlement en avril 2015, comme ce fut le cas pour l’article 8 du code des grands marchés, avant de mettre ces institutions républicaines importantes en place. Ce serait une violation gravissime de la Constitution et une faute lourde de la part d’Alpha Condé, de la Cour suprême et des leaders de l’opposition s’ils se rendent complices de cela.

En effet, ces lois n’ont plus besoin de la promulgation par Alpha Condé pour être en vigueur. Elles le sont de fait et en vertu de la Constitution depuis 2011.

Selon l’Article 78, quand l'Assemblée Nationale adopte une loi, elle doit la transmettre sans délai au Président de la République. Ce dernier a 10 jours pour la promulguer.

L’Article 81 stipule qu’en cas de non promulgation d'une loi par le Président de la République dans les délais fixés (10 jours selon l’article 78), la loi entre automatiquement en vigueur. La Cour suprême doit alors ordonner son enregistrement et sa publication au Journal Officiel.

Pourquoi l’opposition ne fait pas valoir cela au lieu de demander une intervention non nécessaire et même illégale du Président dans ce sens ?

Il est évident que nos anciens Premiers ministres qui trainent tous des casseroles (par exemple, ils se sont tous attribués des domaines de l’Etat qu’ils veulent garder) évitent d’aller trop loin contre Alpha Condé. Certains d’entre eux ont même des intérêts avec le régime condé. Ce serait par exemple le cas du leader de l’opposition Cellou Dalein Diallo qui serait le propriétaire du scanner des conteneurs au Port de Conakry. Un marché hyper lucratif qu’il avait obtenu quand il était ministre de Lansana Conté et qui est protégé actuellement par Alpha Condé qui a pourtant fait annuler une centaine de contrats passés sous Conté : plus de 100 US par unité scannée, nous dit-on.

En validant les conditions du maintien d’Alpha Condé au pouvoir, on peut se demander quel est donc le but du combat des leaders actuels de l’opposition qui ont la majorité du peuple derrière eux ? Sont-ils en phase avec leurs militants qui se battent pour la victoire aux prochaines élections ?

Commentaire d’un haut cadre guinéen :

« Si vous savez ce qui se passe réellement, vous comprendrez que c’est le peuple qui continue d’être trompé en Guinée. Les services spéciaux d’Alpha Condé eux-mêmes l’ont instruit que le poids réel de son parti n’est qu’environ 12% de l’électorat guinéen aujourd’hui. Donc le chef de l’Etat ne peut gagner un second mandat qu’en fraudant. Les conditions de cette fraude sont déjà réunies et le travail est presque fini. Les leaders de l’opposition savent tout mais Alpha Condé les tient par quelque chose, des intérêts qu’ils cherchent à protéger par exemple. Les luttes actuels de Sidiya et Cellou Dalein ne concernent en réalité que le fauteuil de futur Premier ministre qu’ils convoitent chacun. Leur calcul, ils le disent en cercle restreint, est qu’en fraudant pour avoir un second mandat, la communauté internationale va obliger Alpha Condé à partager le pouvoir en nommant le leader de l’opposition comme Premier ministre et chef de gouvernement. Vu que Sidiya se présente en leader consensuel de l’opposition, Cellou a marqué le point décisif ce samedi 20 décembre en faisant comprendre qu’il serait un fidèle et respectueux de la volonté du chef de l’Etat, même s’ils sont adversaires politiques, à travers ses déclarations suite à l’incident au siège du PUP ».

Nous avions largement parlé des magouilles de la Ceni et du choix illégal de Gemalto dans notre article du 20 novembre 2014 (Lire). Nous revenons là-dessus avec des détails que nous n’avions pas ce jour !

B- La Ceni

Les manœuvres qui ont conduit au choix de Gemalto : un appel d’offre qui cache un marché de gré à gré.

Nos informations du 20 novembre 2014 selon lesquels l’assistant de la Ceni guinéenne pour le recrutement du nouvel opérateur électoral, la société Business Card Associates (BCA) de France qui a préparé le dossier d’appel d’offre travaille pour Gemalto sont confirmées.

Le dossier a été monté de façon à garantir l’octroi du marché à Gemalto. En effet, connaissant les possibles postulants, le pouvoir et la direction de la Ceni assistée de BCA de France se sont entendus de faire en sorte que le marché ne puisse être gagné que par une société ayant un chiffre d’affaires de plus de 500 millions de dollars. Ainsi, le chiffre d’affaires sera noté 35 points et l’expérience (la compétence prouvée) de l’entreprise, seulement 15 points !

Un appel d’offre international fut donc lancé dans une apparence tout à fait normale. Des 9 sociétés soumissionnaires, 4 seront retenues comme concurrentes pour décrocher le marché, sachant bien que seule Gemalto remplissait la condition déterminante qui n’a rien à avoir avec la compétence et la fiabilité du système que l’on cherche pour des élections sérieuses :

- La belge Zetes qui aurait moins de 100 millions de chiffre d’affaires
- La française Safran Morpho (Sagem) qui aurait environ 270 millions de chiffre d’affaires
- La néerlandaise Smartmatic qui aurait environ 300 millions de chiffre d’affaires
- La française Gemalto qui aurait 600 millions de chiffre d’affaires

Ces 4 sociétés seront appelées à présenter leurs dossiers techniques et à faire une démonstration de leurs systèmes. On choisit 10 personnes au hasard pour le test. On fait la simulation électorale en les faisant voter sous toutes les formes possibles pour tester la fiabilité du système (voter sans inscription, voter dans les conditions normales, voter plusieurs fois etc.).

Trois des quatre participent au dernier duel, mais l’autre française, Safran Morpho (Sagem), ayant su qu’il s’agit d’une farce et que le choix était fait d’avance, s’est retirée.

Parmi les trois concurrentes, seule la société néerlandaise Smartmatic qui devrait coûter 14 millions de dollars seulement réussira à 100% le test en détectant tous les cas de fraude. Dans ce duel technique, Gemalto sortira la plus mauvaise : non seulement elle ne réussit pas à trouver les doublons, mais pire, le système s’est planté (se bloquer, crash en anglais).

Du coup, on raccourcit la procédure de choix en décidant de ne pas étudier les offres financières des autres. On considère la seule offre de Gemalto qui a plus de 500 millions US de chiffres d’affaires. Le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Diaré, ordonne de notifier à Gemalto qu’il a gagné, sans même que les examens ne finissent. Le même jour, Gemalto a été reçue à la Présidence.

Cette manœuvre du pouvoir, bien que cynique et n’étant pas dans l’intérêt du pays, est pourtant tout à fait légale. En effet, ils se sont référés à l’article 8 du code des grands marchés qui n’existe qu’en Guinée et qui stipule que le gouvernement peut choisir une société sans ouvrir les offres financières des autres. Ce qui rend possible et légal les octrois de marchés de gré à gré. A noter que cette modification a été introduite dans la loi le 01.09.2014 à dessein, malheureusement adoptée avec l’aval de l’opposition parlementaire dirigée par les anciens Premiers ministres Cellou Dalein Diallo et Sidiya Touré. Elle permettra le choix de Gemalto comme opérateur électoral en novembre 2014. L’opposition ne peut donc contester ce choix qu’en se basant sur la violation des accords politiques qui exigent sa participation à tous le processus électoral.

Ainsi, Gemalto qui ne remplit pas les conditions techniques et la fiabilité requise pour des élections incontestables, a décroché le contrat au coût de 38 millions de dollars devant la néerlandaise Smartmatic, première en compétence et en fiabilité, qui coûterait 14 millions de dollars seulement à la Guinée. Pourquoi 24 millions de surplus pour la même prestation de travail ? Ce, malgré l’incompétence et le manque de sérieux dont cette société Gemalto a fait preuve au Gabon et les troubles politico-juridiques qui ont suivi  (Lire 1, 2 & 3).

Tout le processus d’appel d’offre international et les démarches qui ont suivi n’étaient qu’une simple formalité au fait. Gemalto avait été déjà choisi. Non seulement BCA de France lui est affiliée, mais aussi le ministre délégué à la Présidence Kiridi Bangoura, un spécialistes des élections frauduleuses du régime PUP, était venu négocier avec Gemalto à Paris au mois de juin, avant le programme officiel de recrutement.

Gemalto à son tour aurait signé un accord avec Waymark/Sabari pour partager la tâche et la cagnotte : l’ancien couple guinéo-sud-africain met à disposition de Gemalto, son fichier truqué, ses 1000 kits et son personnel. D’ailleurs, le communiqué de la Ceni est assez clair sur le rôle que Gemalto est censé jouer :

« Le jeudi 18 décembre, au ministère de l’Economie et des Finances, la Commission électorale nationale indépendante a officiellement signé le contrat de révision du fichier électoral avec le Groupe Gemalto » (Lire).

Il est donc question de révision du fichier, alors que la loi prévoit le recensement électoral et l’établissement d’un nouveau fichier électoral pour les élections présidentielles. Cela est d’autant plus logique que dans les 5 ans de mandat, le changement de la population électorale est considérable (tous ceux qui avaient au moins 13 ans seraient désormais majeurs et électeurs).

La Ceni avait précisé dans son communiqué du 21 août 2014 que le nouvel opérateur technique se servira des données qu'il a trouvées (celles de Waymark) et non reprendre le travail :

« Les corrections qui ont été faites, ce sont ces fiches qui seront implémentées au site central par l'opérateur, ce n'est pas lui qui ira sur le terrain pour chercher les informations » (Lire).

Ce qui conduirait aux résultats qu’on a eus aux législatives 2013.

C- Les méfaits et la vraie nature de l’homme politique Alpha Condé
 
Bien avant d’arriver au pouvoir, le leader du RPG a commis beaucoup de crimes contre la Guinée et ses enfants. Entre autres, on peut citer:

1- son alliance avec Charles Taylor et le soutien aux rebelles libériens contre des ressortissants guinéens au Libéria et en Sierra Léone à la fin des années 80,

2- des agressions rebelles contre la Guinée avec incendies et destruction des villages entiers en Forêt et en Basse Côte entre 2000 et 2002,

3- l'attentat contre le convoi du Président Lansana Conté à Enco 5, un quartier de la capitale Conakry, le mercredi 20 janvier 2005, avec comme conséquence, une dizaine de morts,

4- des agressions contre les domiciles des partisans du Président Conté, des destructions de biens et d’édifices publics à Siguiri etc.

Ainsi, Alpha Condé a été l’opposant radical au régime de Lansana Conté qu’il combattra même par les armes. De 1985 à la mort de Lansana Conté le 22 décembre 2008, Alpha Condé a constamment promis de tuer ou de traduire Conté et tous les collaborateurs de son pouvoir en justice. C’est dans ce cadre qu’il ordonna, par coup de fil, à exécuter le 11 septembre 2000, le Lieutenant-Colonel Sama Panival Bangoura que les rebelles (branche armée du RPG) avaient capturé à Madina Oulah (Lire 1, 2 & 3).

Alpha Condé au sujet de Panival: « Il faut le tuer. Il est parmi les barrons et dignitaires du régime de Lansana Conté. Il est un des plus grands piliers de Conté et par ailleurs il est un cousin de Henriette Conté, l’épouse de Lansana Conté. Il faut l’éliminer car cela peut servir de leçons pour les autres militaires qui seront dépêchés au front ».

Ce fut le sort d’une centaine de militaires guinéens que les rebelles du RPG avaient fait prisonniers, selon les témoignages de l’ex-Chef Rebelle et porte-parole du Rassemblement des Forces démocratiques de Guinée (RFDG) qui fut publié par le site guinéen guinea-forum en 2010.

Ci-dessous, la carte d’identité militaire que les rebelles avaient trouvée sur Sama Panival Bangoura avant son exécution.

Ce samedi 20 décembre 2014, on a vu ce même Alpha Condé disputer aux anciens ministres du régime militaire/PUP, l’héritage de l’ancien Président, le général Lansana Conté, et le droit d’être en avant pour une cérémonie à l'honneur de l'ancien Président, sans y être invité (Lire).

D- Appel aux leaders de l’opposition et aux Guinéens de tous les bords qui se battent pour un véritable changement démocratique en Guinée:

Les anciens Premiers ministres nous ont menés à maintes reprises à des situations qui n’arrangent que leurs intérêts personnels et ceux de leurs proches. Sous leur direction, la Constitution qui régit le fonctionnement de notre pays a constamment été contournée en faveur des consensus qui arrangent Alpha Condé et le pouvoir en place. Les revendications actuelles de l’opposition sont claires. Pour obtenir des garanties de leur satisfaction, nous devons être conséquents et nous regrouper dans une alliance alternative crédible pour refuser désormais toutes manœuvres qui viseraient à nous mener à nouveau à un consensus dont eux seuls tirent leur compte au détriment du peuple et des autres acteurs politiques !

Cet appel s’adresse particulièrement aux partis UFD, NGR, GeCi et BL dont les leaders ne trainent aucune casserole et dont la dynamique est exploitée par les anciens Premiers ministres qui sont responsables de tous les échecs de l’opposition guinéenne. Ces 4 partis sont priés de saisir officiellement la Cour suprême pour lui rappeler qu’elle doit ordonner l’enregistrement et la publication au Journal Officiel des lois portant sur les Institutions républicaines comme la Cour constitutionnelle et l’Institution nationale des droits humains (INIDH), déjà valides en vertu de la Constitution depuis 2011.

Très bientôt, vous ne serez pas seuls dans ce combat décisif et important pour notre pays. En attendant, nous portons à votre attention que renouveler la Ceni en laissant les 4 personnes gérant le serveur central et prenant directement des instructions à la Présidence, constituant ainsi les vrais pivots de la fraude, ne mènera pas à grand-chose. Il s’agit de :

- Ali Badra Kakoro,
- Yaya Khan
- M. Keita de la villa 33
- Bakary Fofana (et toute son équipe actuelle dont les éléments ont prouvé leur manque de moralité et leur incompétence lors des législatives de 2013).

 

GUINEEPRESSE.INFO 

Emission recommandée : 
Hafianews : l’audio de l’émission du dimanche 23.11.2014 avec Sadio Barry

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