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Réponse à M. Barry Ghandi: l’UFR n’est pas un parti supplétif de l’UFDG

Date de publication:2014-12-30 17:10:12

2014-12-30 17:07:23 

Dans son article intitulé « où va l’UFR ? » publié le 22 décembre 2014 sur leguepard.net et sur d’autres sites internet, monsieur Gandhi Barry membre de l’UFDG et l’un des conseillers de M.Cellou Dalein Diallo s’en est violemment attaqué à l’UFR du seul fait que cette dernière n’a pas voté dans le même sens que l’UFDG lors du vote du projet de loi de finances de 2015. Après s’être érigé en conscience nationale et le meilleur des Guinéens, sans tirer les conséquences du fait qu’il n’est que  le conseiller de M. Cellou Dalein Diallo et non  de M. Sidya Touré heureusement, voici ce qu’il a écrit entre autres : « Pourquoi l'UFR s'est-elle abstenue au lieu de refuser le vote de ce projet de loi de finances, comme l'a fait l'UFDG, alors que ce projet sera adopté de toute façon, du fait de la majorité relative du RPG à l'Assemblée nationale ? »  

Monsieur Barry, il vous faut combien de millions de pages pour vous faire comprendre que l’UFR n’est pas un parti supplétif de l’UFDG ? L’UFR est un parti distinct de tout autre parti, avec sa philosophie, son caractère transversal et national débarrassé de toutes considérations d’ordre ethnique et régionaliste, poursuivant la défense de l’intérêt national selon ses propres analyses et expériences  tout en respectant les choix  des autres partis politiques conformément à la légalité  guinéenne et au respect qui leur est dû.  

L’implacable  réquisitoire de M. Gandhi Barry  contre l’UFR s’est échafaudé autour de quelques   points  dont certains ont particulièrement retenu l’attention de la cellule de réaction rapide de l’UFR France. Il en n’est ainsi les points suivants : 

Premier paragraphe : « On a tous critiqué l'UFDG parce qu'elle faisait certaines déclarations non suivies d'effets, ou pire elle ne faisait rien. Par conséquent l'opposition dans son ensemble, a souvent été assimilée à l'UFDG, et l'UFR a toujours agi en « passager clandestin », en profitant indirectement des critiques adressées qu'à l'UFDG. Ne rien faire ou ne rien dire lui octroyait une relative virginité. Pourtant par le passé, l'UFDG recherchant l'unité de l'opposition, a plus d'une fois avalé des couleuvres, en entérinant pour le compte de l'opposition, des décisions prises par d'autres, et notamment l'UFR. »

Monsieur Gandhi, nous vous revoyons à la lecture de la définition du mot clandestin. Utilisé comme adjectif qualifiant une personne physique ou morale, un clandestin est une personne qui  se cache ou cache sa situation. Vous avez omis que l’UFR est un parti régulièrement constitué. Elle a plus de 8 ans d’ancienneté que l’UFDG. Son leader  actuel a aussi  8 ans d’ancienneté  dans l’opposition par rapport  au leader  actuel de l’UFDG. En quoi alors l’UFR serait un passager  clandestin ? Sur quel fondement légal ou matériel ?

 La logique voudrait que vous vous réserviez  ce qualificatif « clandestin » qui correspond parfaitement à votre personne et à vos agissements. Vous vous présentez comme n’appartenant à aucun parti politique, alors qu’on sait que vous êtes militant de l’UFDG, l’un des conseillers de M. Cellou Dalein Diallo. Incapable d’assumer  votre choix, l’un des attributs de  tout homme libre, par manque de courage ou par volonté de confusion, vous n’êtes ni plus ni moins qu’un militant clandestin par excellence, ce qui est loin d’être le cas de l’UFR. Nous vous conseillons désormais de vous réserver ce qualificatif qui vous correspond parfaitement. Vous appartenez à cette catégorie de Guinéens  qu’on qualifie de politiciens déguisés  en acteurs  associatifs ou de la société civile, entretenant  ainsi  une confusion qui a fini par dénigrer  les vrais  acteurs associatifs et de la société civile. M. Gandhi, vous avancez sous un masque trop transparent ! 

Il soutient  également ce qui suit : «  Par conséquent l'opposition dans son ensemble, a souvent été assimilée à l'UFDG… ». Quand ont est imbu de sa personne, on fini par croire être ce qu’on n’est pas, connaître ce qu’on ne connait pas, avoir des droits qu’on n’a pas etc.

Votre propos selon lequel  l’opposition dans son ensemble est assimilée à l’UFDG est  un instrument efficace de mesure de votre capacité d’analyse et le déficit de précaution de langage qui caractérise vos propos, alors que la précaution de langage est l’un des caractères principaux de tout  intellectuel  et de toute personne normalement constituée. Ne soyons pas amnésiques ! Analysons votre affirmation à la lumière des deux dernières élections nationales à savoir, l’élection présidentielle de 2010 et les législatives de 2013.

Les résultats réels du premier tour de la présidentielle plaçaient  l’UFR en deuxième position avant  qu'elle ne soit victime de manœuvres sournoises concertées. Même certains de ceux qui avaient comploté contre l’UFR le reconnaissent aujourd’hui et disent ouvertement qu’elle était arrivée en 2e position. Il est évident qu’elle  ne doit cette 2e place qu’a elle-même et non à l’UFDG.

M. Gandhi, en interrogeant votre souvenir, vous vous rappellerez que plusieurs urnes bourrées de bulletins de vote favorables  à Sidya Touré ont été soustraites  par les partisans d’un  parti politique dont certains  ont même été arrêtés par les forces de l’ordre dans certaines banlieues de Conakry et montrés à la télévision (suivez mon regard). C’est aussi dans les fiefs  d’un parti actuellement  dans l’opposition(suivez  encore mon regard)  que M. Sidya Touré a eu un pourcentage non négligeable de bulletins nuls car il suffisait aux ennemis de l’UFR de mettre un trait  de stylo sur un bulletin de vote favorable à Sidya Touré pour qu’il soit déclaré  nul du fait que  tout bulletin comportant  deux signes  est déclaré nul conformément aux dispositions du code électoral. Nous connaissons les partis politiques qui redoutaient la présence de Sidya Touré au second tour et qui ont tout fait pour l’en empêcher.  

C’est malgré cette conspiration concertée  de certains partis politiques et dirigeants de la transition que l’UFR est arrivée en deuxième position. Avec ce constat, réduire toute l’opposition à l’UFDG est de nature à s’interroger sur tous les tires grinçants et ronflants de politologue, juriste et professeur que M.Gandhi se  laisse qualifié  sans aucun démenti de sa part. Il est évident  que des lectures et explications  superficielles  de la constitution et du code électoral  ne font pas un juriste. Être juriste est beaucoup plus que cela. Toute personne qui le souhaite, peut lire les textes  normatifs et en donner son avis. De là à être juriste, il y a une très  longue distance à parcourir.         

S’agissant des législatives de 2013, on ne peut inscrire sa démarche dans la logique scientifique et accepter  d’évaluer le poids électoral réel  de l’UFR sur le fondement des résultats desdites législatives. Il vous suffit de prendre connaissance du rapport des observateurs européens pour s’en convaincre. Il est de notoriété publique  que l’UFR et le PEDN ont été les principales victimes de fraudes électorales des législatives.

 M. Gandhi, vous ne pouvez pas contester les résultats des deux élections citées quant cela arrange  votre parti et vous appuyez sur les mêmes résultats pour déterminer le poids électoral réel de l’UFR. Un peu de logique et de bonne foi ne seront pas de trop dans vos analyses. Réduire le poids électoral de l’UFR aux résultats des dernières législatives à tel point de la faire disparaitre sous l’ombre de l’UFDG pour ne voir que cette dernière  comme seul  parti d’opposition est non seulement  inconséquent, mais aussi traduit votre approbation du caractère  démocratique et transparent  des dernières législatives que vous avez pourtant toujours  critiqué  le caractère démocratique à chaque fois que l’intérêt de votre parti est en cause. Quelle confusion et contradiction avec vous-même ! Un tel agissement  peut être qualifié  d’intellectuellement  suicidaire,  teinté de légèreté fortement blâmable. L’habituel  deux poids  deux mesures  est encore de retour !

Au 16e paragraphe de son article en question, M. Barry a mentionné ce qui suit : «  Il est donc temps pour l'UFR de se positionner politiquement. Que l'UFR veuille se différencier de l'UFDG ou montrer qu'elle en est indépendante est une chose, tendre la perche au gouvernement en ne sanctionnant pas ses manœuvres, ou pire ses violations, en est une autre. »

Venant d’un juriste, politologue et professeur, de tels propos sont de nature à semer l’émoi au niveau de tout lecteur averti. M. Gandhi, peut-il  être question de savoir si l’UFR est indépendante et différente de l’UFDG ? Rassurez-vous  qu’elle est légalement et matériellement indépendante et différente de l’UFDG de par sa dénomination, son statut, sa date de création, sa philosophie, son caractère transversal et national et de par sa stratégie de conquête du pouvoir  entre autres. Vos  propos peuvent  laisser apparaitre vos difficultés  de différenciation  entre  l’accord  électoral et alliance électorale (qui sont circonstanciels  et laissent les partis politiques indépendants les uns des autres), et  la fusion de deux partis politiques qui se traduit par l’absorption et la disparition de l’un des partis en ne laissant subsister qu’un seul. L’UFR n’a jamais fusionné avec l’UFDG. Elles avaient conclu une alliance électorale lors de la présidentielle de 2010 et un accord électoral de désistements réciproques des candidats  lors des dernières législatives. Que cela soit définitivement compris.

Dans son élan de marginalisation de l’UFR, M. Gandhi  exige (nous ne savons sur quel fondement)  une clarification politique de l’UFR  et l’accuse de tendre une perche au gouvernement par son abstention lors du vote du projet de loi de finances  pour 2015.

 M. Gandhi, le silence de certains de  vos lecteurs  ne traduit pas forcément l’excellence de vos écrits. Il peut traduire  le respect dû à chaque opinion.

Vous n’êtes pas censé ignorer que seule l’adhésion peut donner des droits et devoirs à un citoyen au sein d’un parti politique. Un parti politique n’a de compte à rendre qu’à ses militants. Attention ! Quant un parti politique remporte une élection, c’est son candidat qui est porté au pouvoir et non le parti. C’est l’une des raisons pour lesquelles le président de la République est obligé de quitter à la tête de son parti. Si le fonctionnement d’un gouvernement peut, à juste titre être critiqué  par tout citoyen, il n’en est pas de même du parti dont le candidat est au pouvoir, du fait que le fonctionnement et la stratégie d’un parti politique ne concernent  que ses membres.  

Alors, à quel titre monsieur Gandhi, un militant  de l’UFDG en plus conseillé de M. Cellou Dalein Diallo peut exiger  des explications  d’ordre stratégique à l’UFR ?   

Du fait également  que l’UFR  s’est  abstenue  lors du vote du budget de 2015, il l’avait accusée  d’avoir tendu la perche au pouvoir. Alors  M. Barry, que dites-vous du tête à tête que ton leader monsieur Cellou Dalein Diallo vient d’avoir avec le président  Alpha Condé ? Si l’abstention de l’UFR peut être assimilée à tendre la perche au pouvoir, un tête à tête est au moins  assimilable au déploiement par M. Cellou Dalein Diallo d’un tapis rouge doré pour le président Alpha Condé. Sans surprise, le silence de M. Gandhi est plus qu’assourdissant. C’est ce deux poids deux mesures caractérisant les réactions  de certains militants de l’UFDG  qui est agaçant inadmissible et regrettable. Si c’était  Sidya Touré qui  avait rencontré  le Président Alpha Condé, les critiques auraient fusées de toutes parts. Etant le fait de M.Cellou Dalein Diallo, c’est le silence du cimetière ! 

Pour  l’UFR, le combat politique  de 2015 allait opposer l’opposition au pouvoir  en place. C’est avec regret non une surprise que nous constatons que pour l’UFDG, le premier front  reste l’UFR et la première cible demeure son président. Curieusement,  la grande majorité des attaques  dont est victime l’UFR ne vient ni du pouvoir, ni du RPG. Elle  vient  toujours  de l’UFG. Croyez nous que l’UFR sera  à la hauteur de l’agression qu’elle commence à subir et elle répondra coup sur coup. Chaque attaque contre son leader se paiera sur le leader de l’UFDG  sans gants ni torchons. Le silence de l’UFR ne traduit pas son approbation de  toute la politique de l’UFD. Il traduit son caractère démocratique, son respect pour les autres partis et sa conscience que seuls les membres de l’UFDG ont un droit regard sur son fonctionnement et sur  sa stratégie politique. Si les militants de l’UFDG pouvaient faire autant, l’opposition guinéenne, la démocratie et la liberté d’expression ferrait un progrès significatif.

En conclusion, M. Gandhi peut remarquer que la réponse à sa question « où va l’UFR ? » s’extirpe de façon ostentatoire des arguments qu’il a avancés au soutien de sa question. Une lecture attentive débarrassée de haine et du mépris pour  l’UFR et pour  son président  lui aurait dissuadé de publier cet article qui ne pouvait aboutir qu’à le placer face à ses propres incohérences.   

Il a lui-même repris dans son article, les critiques portées par « l’Alliance Républicaine » dont  l’UFR est membre, contre le projet de loi de finances pour 2015 relatifs à son inconsistance,  son incohérence, son illégalité et sa sollicitation  par voie de résolution, de la mise en place de 2 commissions parlementaires d'information  sur les recettes concernant la téléphonie mobile et le secteur minier  alors que lAlliance Républicaine n’était pas obligée de le faire.

Après avoir fait ce constat lui-même, M.Gandhi n’a-t-il pas pu se rendre compte qu’un parti qui tend la perche au pouvoir  aurait évité ce qu’ont fait l’UFR et « Alliance Républicaine » ? Ne sait-il pas que l’abstention est aussi un  mode d’expression politique et démocratique ? Ignorerait-il que sa qualité de militant de l’UFDG et conseiller de M. Cellou Dalein Diallo ne lui donne aucun droit de regard sur la stratégie de l’UFR ? Sans doute, il était dans l’incapacité totale de contenir la haine et le mépris qu’il nourrit pour l’UFR et pour  son président. Cela s’explique par le fait que  l’abstention lors du vote du budget  était la décision de l’Alliance Républicaine composée de trois partis politiques. De façon totalement discriminatoire et injuste, c’est  sur l’UFR et Sidya Touré que M. Gandhi a déversé sa colère.   

Nous avons l’impression que M. Gandhi fait partie de ces Guinéens qui ont juré de ne se mêler que de ce qui ne les regarde pas. Nous espérons que cet écart de conduite ne portera plus  préjudice à l’UFR. S’il a des conseils à donner, qu’il les réserve pour  l’UFDG.

En espérant que la nouvelle année 2015 lui apportera des pratiques plus démocratiques et respectueuses des droits des autres.     

Paris le lundi 29 décembre 2014 

Cellule de réaction rapide de l’UFR France  prête à rendre coup sur coup.

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