chers lecteurs de guineepresse.info, votre site est en pleine mue pour mieux vous servir en alliant confort de lecture, sécurité et intégration des dernières technologies en la matière. Il est de nouveau en ligne, mais ceci n'est encore qu'un désigne provisoire. Vous le verrez très bientôt dans son nouveau costume définitif. Merci encore de votre patience.

Vous êtes aux archives de guineepresse.info

Guinée: drame meurtrier dans la zone minière de Forécariah contre des agents de l’Etat

Date de publication:2015-01-12 13:28:12

2015-01-12 13:18:53

Par son manque de sérieux, sa vulgarité, ses mensonges, son injustice, ses manœuvres ethniques qui divisent les Guinéens et créent des inégalités entre les filles et fils du pays sur fond de communautarisme, son manque de respect de la Loi et des principes de la République, Alpha Condé a désacralisé la fonction de Président, décrédibilisé l’Etat et toutes ses institutions.

Il s’est produit, hier dimanche 11 janvier 2015, un drame meurtrier dans la sous-préfecture de Benna-Moussaya, préfecture de Forécariah, contre un groupe d’officiels guinéens de sécurité.

Bilan : deux morts et une voiture brûlée. Les habitants du village se sont attaqués à un Commandant de police et à son équipe, tuant un policier de nom d’Alseny Camara et le chauffeur du véhicule à la machette et en les décapitant. Le Commandant de police a eu la vie sauve parce qu’il a fait des tires de sommation pour se frayer le chemin et prendre la fuite.

Ce drame macabre, qui rappelle celui récent de Womey, le 16 octobre 2014 (Lire), s’est déroulé dans la zone minière de Forécariah. Est-cela qui explique le blackout total sur cet événement ? Ni la RTG ni aucune presse de la capitale n’en a fait cas alors que les corps des victimes ont déjà été transférés depuis hier à Conakry à Donka par les autorités.

De plus en plus d’incidents de ce genre se produisent partout dans le pays contre des personnels de santé et des officiels (tout ce qui est accompagné par ou qui symbolise l’Etat et le régime incarné par Alpha Condé et son parti tribal RPG). Vendredi et samedi passés, les 9 et 10 janvier 2015, la population locale a coupé la route Sanoyah - Coyah pour empêcher un ministre et sa suite de passer. Cette population, ayant été témoin, grâce à la RTG, de la réalisation des routes à plus d’un million et demi d’euros le km en Haute Guinée et au transfère des ¾ du budget de développement du pays à cette seule région fief du RPG, expriment ainsi son ras-le-bol à cause de la poussière qui s’y dégage après l’arrêt des travaux de reconstruction de cette route, il y a des mois.

Lors du symposium de Lansana Conté, le 20 décembre 2014, on a vu des femmes et enfants huer le chef de l’Etat Alpha Condé en lui disant : « Tu n’as pas été invité, tu n’es pas la bien venue ici, va-t-en ! ».

Il est à craindre que la Guinée ne puisse plus redevenir un Etat normal avec Alpha Condé.

Article 5 et 6 de la Constitution en vigueur:

« La personne humaine et sa dignité sont sacrées. L'Etat a le devoir de les respecter et de les protéger. Les droits et les libertés énumérés ci-après sont inviolables, inaliénables et imprescriptibles. Ils fondent toute société humaine et garantissent la paix et la justice dans le monde. »

« L'être humain a droit au libre développement de sa personnalité. Il a droit à la vie et à l'intégrité physique et morale. Nul ne peut être l'objet de tortures, de peines ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants. Nul n'est tenu d'exécuter un ordre manifestement illégal. .. Nul ne peut se prévaloir d’un ordre reçu ou d’une instruction pour justifier des actes de tortures, de sévices ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants commis dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions. Aucune situation d’exception ou d’urgence ne doit justifier les violations des droits humains. »

Avec Alpha Condé, le crime organisé par des réseaux établis à la Présidence et la culture de l’impunité prennent une dimension inquiétante. Dans les vidéos suivantes, on voit des éléments des forces de sécurité identifiables tirer pour tuer des manifestants, infliger des tortures et traitements inhumains et dégradants à des enfants Guinéens pêchés dans les quartiers et dans leurs domiciles après les manifestations pacifiques de l’opposition (Lire et regarder 1 et 2).

Pourquoi les principaux leaders de l’opposition qui font appel à des manifestations et menacent de demander le départ d’Alpha Condé s’il ne satisfait pas leurs revendication liées aux conditions d’organisation des futures élections ne sont-ils pas prêts à agir de la même manière face à l’impunité et aux crimes organisés du pouvoir contre leurs militants et des citoyens innocents ?

 

GUINEEPRESSE.INFO

Commentaires

Retour: http://guineepresse.info/index.php/archives

Imprimer   E-mail

Publish modules to the "offcanvs" position.