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Le journal français „Libération“: « La Guinée est dans une impasse »

Date de publication:2015-01-29 18:36:37

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067


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2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

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Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Diallo T A

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

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Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Bangaly Traore

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Mounir

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Diogo

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Ibrahima2

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Hawa Bah

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 I.B

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 ibrahima-kankalabé

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 bouba

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Aliou

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 GuineePresse

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Bangaly Traore

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

------------------------ O ------------------------

Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Tibou Barry

2015-01-29 18:35:35

Au micro de Jean-Louis LE TOUZET du journal français Libération, le leader de l’UFDG, chef de file de l’opposition guinéenne a donné les raisons qui conduisent l’opposition guinéenne dans la rue en ce moment.

Nous relevons des incohérences du leader et des points qui nous inquiètent très sérieusement : si le leadership et la décision reste à son niveau, Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, risque de nous faire en 2015, ce qu’il nous a fait en 2010 pour la Présidence, en 2012 pour la nouvelle Ceni et en 2013 pour l’Assemblée Nationale.

Analysons les deux passages importants de son interview dont vous trouverez l’intégralité en bas de l’article. Les questions sont du journaliste et les réponses sont de Cellou Dalein Diallo.

« …….

1) Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

2) Le pouvoir a refusé l’aide européenne pour organiser seul les élections. Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

……. »

Cellou Dalein Diallo exprime ce qu’il veut obtenir pour aller aux élections: le non-couplage des scrutins communal et présidentiel et le calendrier électoral qui lui en donne l’assurance.

Aucun mot sur la mise en place des Institutions républicaines telle que la Cour Constitutionnelle qui doit jouer le rôle d'arbitre électoral, aucun mot sur la falsification de la loi relative à l’INDH (Lire), aucune allusion des innocents qui moisissent en prison à cause de leur appartenance politique, ethnique ou des manifestations des années passées (2012 et 2013).

En réclamant à la Ceni actuelle un calendrier électoral, Cellou légitime de nouveau cette Ceni de Bakary Fofana et cautionne l’édition des listes électorales sur la base du fichier Waymark qui garantit 53% des voix électorales à Alpha Condé ! Pire, Cellou Dalein Diallo affirme clairement qu’il y aura, dans tous les cas, de la fraude en Guinée au moment où les autres leaders mettent le pouvoir en garde qu’ils n’accepteront aucune fraude cette fois-ci !

Encore plus étonnant, est la réponse que Cellou a donné au point 2 : au lieu de mettre le pouvoir en garde pour toutes nouvelles victimes de répression en Guinée et d’exiger la justice pour les violences et tueries du passé, le leader actuel de l’UFDG fait comprendre qu’il va de soi qu’il y ait des morts et des prisonniers politiques !

Comment espérer gagner des élections avec un leader politique qui ne croit pas lui-même à ce pourquoi il se bat (des élections libres, équitables et transparentes) ?

Cellou Dalein croit que, de toutes les manières, il y aura de la fraude. Or, s’il y a de la fraude, c’est pour faire gagner Alpha Condé. Quel est donc le sens de son appel à manifester et à avoir un cortège de victimes comme il le dit ?

En cas de fraude ou de contestation, seule la Cour constitutionnelle peut trancher. Pourquoi Cellou veut-il donc aller aux élections sans cette Institution, si ce n’est pour donner à Alpha Condé la possibilité de se maintenir au pouvoir pour 5 nouvelles années ?

Pourquoi ces revirements chez le leader Cellou Dalein Diallo dont le comportement ne conduirait qu’au statuquo actuel : Alpha Condé Président dit "élu démocratiquement" et Cellou Dalein Diallo nommé chef de file de l’opposition ?

Etre le chef de file de l’opposition. Est-ce vraiment toute l’ambition politique de Cellou Dalein ?

En effet, pour qu’il y ait des élections transparentes, équitables et l’espoir d’un changement politique en Guinée, voici ce que l’opposition exigeait en lançant, le mardi 25 novembre 2014, un ultimatum de 15 jours au pouvoir. Passé ce délai, qu'elle va démarrer ses manifestations si le pouvoir ne commence pas à satisfaire :

1- La signature et l’application du protocole d’accord politique inter-guinéen de juillet 2014 relatif à l’application des accords du 3 juillet 2013
2- L’installation d’une nouvelle Ceni
3- Le choix consensuel d’un nouvel opérateur électoral
4- La reprise des recensements
5- La mise en place des institutions républicaines dans le respect de la Constitution.
6- L’organisation des élections communales et communautaires
7- L’organisation de l’élection Présidentielle dans le délai constitutionnel

Nous sommes d’autant plus inquiets que les revirements de Cellou ne sont pas une erreur de langage. Non seulement c’est ce qu’il a dit dans cette interview qui est la revendication qu’il a portée au niveau des autorités françaises, c’est ce qu’il a dit dans le meeting de l’opposition au stade de Bonfi le 22 janvier passé, mais aussi ses propos et son attitude collent avec les propos et les comportements de ses proches Kalémodou Yansané et Hadja Biya Diallo de la Ceni (Lire 1, 2, 3, 4). Ces derniers ne font donc que suivre les instructions de leur mandateur Cellou Dalein Diallo, président de leur parti.

Nous avons le sentiment que Cellou Dalein veut anticiper pour obtenir des accords qui conduiront à un calendrier électoral avant la recomposition de l’opposition guinéenne qui est en vue. Nous le prions d’éviter de nous conduire dans une situation de division au sein de l’opposition et mettons Alpha Condé en garde: cette fois-ci, il n’y aura pas d’élection en Guinée sans la satisfaction des points énumérés ci-dessus.

Si Alpha Condé traine jusqu’à l’expiration de son mandat officiel sans élection présidentielle, nous, en association avec des vrais combattants pour le changement, ferons appel au peuple pour les dégager, lui et ses complices.

 

GUINEEPRESSE.INFO 

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Du journal Libération

INTERVIEW

Cellou Dalein Diallo, à la tête de l’opposition en Guinée, devrait se présenter à l’élection présidentielle prévue pour fin 2015, face à Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010 et premier chef d’Etat démocratiquement élu dans ce pays indépendant depuis 1958.

Vous avez appelé à manifester avec les centrales syndicales le 7 janvier. Vous lancez un nouveau mot d’ordre pour le 27. Pourquoi revenir dans la rue ?

Parce que le pouvoir n’a toujours pas fixé les dates des élections municipales et présidentielle qui doivent se dérouler cette année ! Nous demandons aussi que ces élections ne soient pas couplées pour éviter des fraudes massives qui, on le sait, interviendront de toute manière. Aujourd’hui, aucune date n’a été donnée, aucune information n’a été communiquée par la commission nationale indépendante. Il n’y a plus de dialogue. Nous sommes dans une impasse alors que le pays meurt de faim, que des foyers Ebola ne sont pas encore sous contrôle et que les prédations économiques continuent.

Que retenez-vous des grandes manifestations du 7 janvier ?

D’abord que la rue a totalement basculé dans l’opposition à ce pouvoir répressif qui n’entend pas la colère d’un pays étranglé par la dette, qui n’entend pas la voix des syndicats ou des gens qui manifestent pour la démocratie et la transparence. Ce pouvoir est dans un enfermement inquiétant.

Comment expliquez-vous que le pouvoir ait refusé l’aide européenne pour organiser les élections ?

L’aide de l’Europe était fixée à 26 millions d’euros. Alpha [Condé] l’a refusée, ainsi que toute assistance technique, au motif qu’il s’agit d’un acte souverain d’organiser des élections alors que, dans le même temps, le patrimoine et les mines, notamment, ont été cédés aux proches du Président et les fonctionnaires sont à peine payés.

Que comptez-vous faire ?

Nous n’avons qu’une voie, celle de la manifestation. Nous savons que nous serons encore réprimés, que des militants vont encore perdre la vie ou que d’autres seront enfermés et jugés sévèrement par une justice à la solde de ce pouvoir.

Comment avez-vous été reçu par la cellule Afrique de l’Elysée ?

Disons assez fraîchement, mais j’ai naturellement alerté un certain nombre de mes interlocuteurs de la dérive autoritaire et prévaricatrice du pouvoir en place. Alpha Condé n’hésite pas, à Conakry, à se prévaloir de son appartenance à l’Internationale socialiste, de ses amitiés haut placés et de ses liens personnels avec des grandes figures du pouvoir.

 

Recueilli par Jean-Louis Le Touzet

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/01/20/la-guinee-est-dans-une-impasse_1185067

2015-01-29 18:36:37 Dalanda
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