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Disparition d’un éminent juriste guinéen

Date de publication:2015-01-31 13:48:11

2015-01-31 13:40:49

Notre frère Diallo Yaya Antoine s’est éteint vendredi, le 23 janvier 2015, au CHU de Bouaké en Côte d’Ivoire, à 8 heures du matin, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 64 ans. Il a été inhumé le même jour à 16 heures au cimetière municipal de cette ville, selon le rite musulman sunnite. Paix à son âme.

Je présente mes condoléances émues à sa compagne Salimata Bamba, à sa fille Fatoumata Binta, à toute sa famille et à l’ensemble de la communauté guinéenne qui perd ainsi l’un de ses plus brillants juristes.

Yaya Antoine a présenté avec succès sa maîtrise en droit à l’Université d’Abidjan en juin 1979. Après le baccalauréat au Lycée de Labé, il a fréquenté, de 1969 à 1972, la Faculté de Philosophie à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan, avant de s’exiler en Côte d’Ivoire.

Je me souviens encore de la mémoire prodigieuse de Yaya Antoine, qui nous récitait des passages entiers des cours du célèbre professeur hongrois Imré Marton, qui émerveillait, par son éloquence légendaire, tous ceux qui ont eu l’honneur de suivre ses cours à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry et à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan.

Après sa maîtrise en droit, ne pouvant rentrer en Guinée sous la dictature sékoutouréenne, Yaya Antoine a entamé une longue carrière de professeur de droit dans divers établissements d’enseignement secondaire à Abidjan et à Bouaké.

A partir de 1989, il a collaboré successivement, à Bouaké, dans les cabinets d’avocat de maître Henry Kouakou, puis de feu maître Edmond et enfin de maître Djigbédou, jusqu’à son décès.

La peine que j’éprouve par la perte de Yaya Antoine est quelque peu apaisée car j’ai pu lui parler au téléphone lors de mon dernier séjour à Abidjan au début de ce mois de Janvier. Lors de cet entretien, nous avons convenu qu’il allait venir à Abidjan pour me rencontrer. Malheureusement, le destin en a décidé autrement.

Yaya avait pris le surnom d’Antoine, en référence à ce chanteur iconoclaste né à Conakry, challenger de Johnny Hallyday, que beaucoup d’entre nous avaient adopté dans les années 1960.

Yaya Antoine, qui laisse le souvenir d’un homme affable, toujours de bonne humeur, plein d’humour, m’avait succédé en 1976, comme président de l’AEEGCI, l’Association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire. A l’époque, c’était le plus important mouvement de jeunes Guinéens à l’étranger. L’AEEGCI comptait 120 étudiants à l’Université d’Abidjan et 5 000 élèves (garçons et filles) dans les lycées et collèges de toute la Côte d’Ivoire.

Le président Félix Houphouët-Boigny octroyait des bourses à tous les étudiants guinéens inscrits, à la condition de réussir les examens de fin d’année. Mais, il ne fallait pas que les Ivoiriens - très xénophobes comme on le sait -, le sachent. C’est pourquoi, Madame Plazanet, l’assistante du président Houphouët-Boigny appelait à la fin de chaque trimestre le président de l’AEEGCI pour demander aux membres du Bureau Exécutif de l’Association d’aller voir le président Auguste Denise, ministre d’Etat, qui nous remettait alors en mains propres et en espèces les bourses des étudiants. Cela coûtait à la cassette personnelle du président Houphouët la somme de 25 millions de F CFA par an. Nous continuons aujourd’hui encore de prier pour le repos de l’âme de cet auguste personnage.

Puisse l’âme de Yaya Antoine aussi reposer en paix. Que le Très-Haut l’accueille en son sein et le récompense des services qu’il a rendus à la communauté guinéenne en Côte d’Ivoire.

Lâ Ilâha Illahou Mouhammadou Rassouloullâhi. Allahou Akbar !

Alpha sidoux Barry
Président de Conseil et Communication International (C&CI)


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2015-01-31 13:40:49

Notre frère Diallo Yaya Antoine s’est éteint vendredi, le 23 janvier 2015, au CHU de Bouaké en Côte d’Ivoire, à 8 heures du matin, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 64 ans. Il a été inhumé le même jour à 16 heures au cimetière municipal de cette ville, selon le rite musulman sunnite. Paix à son âme.

Je présente mes condoléances émues à sa compagne Salimata Bamba, à sa fille Fatoumata Binta, à toute sa famille et à l’ensemble de la communauté guinéenne qui perd ainsi l’un de ses plus brillants juristes.

Yaya Antoine a présenté avec succès sa maîtrise en droit à l’Université d’Abidjan en juin 1979. Après le baccalauréat au Lycée de Labé, il a fréquenté, de 1969 à 1972, la Faculté de Philosophie à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan, avant de s’exiler en Côte d’Ivoire.

Je me souviens encore de la mémoire prodigieuse de Yaya Antoine, qui nous récitait des passages entiers des cours du célèbre professeur hongrois Imré Marton, qui émerveillait, par son éloquence légendaire, tous ceux qui ont eu l’honneur de suivre ses cours à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry et à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan.

Après sa maîtrise en droit, ne pouvant rentrer en Guinée sous la dictature sékoutouréenne, Yaya Antoine a entamé une longue carrière de professeur de droit dans divers établissements d’enseignement secondaire à Abidjan et à Bouaké.

A partir de 1989, il a collaboré successivement, à Bouaké, dans les cabinets d’avocat de maître Henry Kouakou, puis de feu maître Edmond et enfin de maître Djigbédou, jusqu’à son décès.

La peine que j’éprouve par la perte de Yaya Antoine est quelque peu apaisée car j’ai pu lui parler au téléphone lors de mon dernier séjour à Abidjan au début de ce mois de Janvier. Lors de cet entretien, nous avons convenu qu’il allait venir à Abidjan pour me rencontrer. Malheureusement, le destin en a décidé autrement.

Yaya avait pris le surnom d’Antoine, en référence à ce chanteur iconoclaste né à Conakry, challenger de Johnny Hallyday, que beaucoup d’entre nous avaient adopté dans les années 1960.

Yaya Antoine, qui laisse le souvenir d’un homme affable, toujours de bonne humeur, plein d’humour, m’avait succédé en 1976, comme président de l’AEEGCI, l’Association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire. A l’époque, c’était le plus important mouvement de jeunes Guinéens à l’étranger. L’AEEGCI comptait 120 étudiants à l’Université d’Abidjan et 5 000 élèves (garçons et filles) dans les lycées et collèges de toute la Côte d’Ivoire.

Le président Félix Houphouët-Boigny octroyait des bourses à tous les étudiants guinéens inscrits, à la condition de réussir les examens de fin d’année. Mais, il ne fallait pas que les Ivoiriens - très xénophobes comme on le sait -, le sachent. C’est pourquoi, Madame Plazanet, l’assistante du président Houphouët-Boigny appelait à la fin de chaque trimestre le président de l’AEEGCI pour demander aux membres du Bureau Exécutif de l’Association d’aller voir le président Auguste Denise, ministre d’Etat, qui nous remettait alors en mains propres et en espèces les bourses des étudiants. Cela coûtait à la cassette personnelle du président Houphouët la somme de 25 millions de F CFA par an. Nous continuons aujourd’hui encore de prier pour le repos de l’âme de cet auguste personnage.

Puisse l’âme de Yaya Antoine aussi reposer en paix. Que le Très-Haut l’accueille en son sein et le récompense des services qu’il a rendus à la communauté guinéenne en Côte d’Ivoire.

Lâ Ilâha Illahou Mouhammadou Rassouloullâhi. Allahou Akbar !

Alpha sidoux Barry
Président de Conseil et Communication International (C&CI)

2015-01-31 13:48:11 Hadja bobo mo nenan aye bobo

2015-01-31 13:40:49

Notre frère Diallo Yaya Antoine s’est éteint vendredi, le 23 janvier 2015, au CHU de Bouaké en Côte d’Ivoire, à 8 heures du matin, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 64 ans. Il a été inhumé le même jour à 16 heures au cimetière municipal de cette ville, selon le rite musulman sunnite. Paix à son âme.

Je présente mes condoléances émues à sa compagne Salimata Bamba, à sa fille Fatoumata Binta, à toute sa famille et à l’ensemble de la communauté guinéenne qui perd ainsi l’un de ses plus brillants juristes.

Yaya Antoine a présenté avec succès sa maîtrise en droit à l’Université d’Abidjan en juin 1979. Après le baccalauréat au Lycée de Labé, il a fréquenté, de 1969 à 1972, la Faculté de Philosophie à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan, avant de s’exiler en Côte d’Ivoire.

Je me souviens encore de la mémoire prodigieuse de Yaya Antoine, qui nous récitait des passages entiers des cours du célèbre professeur hongrois Imré Marton, qui émerveillait, par son éloquence légendaire, tous ceux qui ont eu l’honneur de suivre ses cours à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry et à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan.

Après sa maîtrise en droit, ne pouvant rentrer en Guinée sous la dictature sékoutouréenne, Yaya Antoine a entamé une longue carrière de professeur de droit dans divers établissements d’enseignement secondaire à Abidjan et à Bouaké.

A partir de 1989, il a collaboré successivement, à Bouaké, dans les cabinets d’avocat de maître Henry Kouakou, puis de feu maître Edmond et enfin de maître Djigbédou, jusqu’à son décès.

La peine que j’éprouve par la perte de Yaya Antoine est quelque peu apaisée car j’ai pu lui parler au téléphone lors de mon dernier séjour à Abidjan au début de ce mois de Janvier. Lors de cet entretien, nous avons convenu qu’il allait venir à Abidjan pour me rencontrer. Malheureusement, le destin en a décidé autrement.

Yaya avait pris le surnom d’Antoine, en référence à ce chanteur iconoclaste né à Conakry, challenger de Johnny Hallyday, que beaucoup d’entre nous avaient adopté dans les années 1960.

Yaya Antoine, qui laisse le souvenir d’un homme affable, toujours de bonne humeur, plein d’humour, m’avait succédé en 1976, comme président de l’AEEGCI, l’Association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire. A l’époque, c’était le plus important mouvement de jeunes Guinéens à l’étranger. L’AEEGCI comptait 120 étudiants à l’Université d’Abidjan et 5 000 élèves (garçons et filles) dans les lycées et collèges de toute la Côte d’Ivoire.

Le président Félix Houphouët-Boigny octroyait des bourses à tous les étudiants guinéens inscrits, à la condition de réussir les examens de fin d’année. Mais, il ne fallait pas que les Ivoiriens - très xénophobes comme on le sait -, le sachent. C’est pourquoi, Madame Plazanet, l’assistante du président Houphouët-Boigny appelait à la fin de chaque trimestre le président de l’AEEGCI pour demander aux membres du Bureau Exécutif de l’Association d’aller voir le président Auguste Denise, ministre d’Etat, qui nous remettait alors en mains propres et en espèces les bourses des étudiants. Cela coûtait à la cassette personnelle du président Houphouët la somme de 25 millions de F CFA par an. Nous continuons aujourd’hui encore de prier pour le repos de l’âme de cet auguste personnage.

Puisse l’âme de Yaya Antoine aussi reposer en paix. Que le Très-Haut l’accueille en son sein et le récompense des services qu’il a rendus à la communauté guinéenne en Côte d’Ivoire.

Lâ Ilâha Illahou Mouhammadou Rassouloullâhi. Allahou Akbar !

Alpha sidoux Barry
Président de Conseil et Communication International (C&CI)

2015-01-31 13:48:11 Alpha Sidoux Barry

2015-01-31 13:40:49

Notre frère Diallo Yaya Antoine s’est éteint vendredi, le 23 janvier 2015, au CHU de Bouaké en Côte d’Ivoire, à 8 heures du matin, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 64 ans. Il a été inhumé le même jour à 16 heures au cimetière municipal de cette ville, selon le rite musulman sunnite. Paix à son âme.

Je présente mes condoléances émues à sa compagne Salimata Bamba, à sa fille Fatoumata Binta, à toute sa famille et à l’ensemble de la communauté guinéenne qui perd ainsi l’un de ses plus brillants juristes.

Yaya Antoine a présenté avec succès sa maîtrise en droit à l’Université d’Abidjan en juin 1979. Après le baccalauréat au Lycée de Labé, il a fréquenté, de 1969 à 1972, la Faculté de Philosophie à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan, avant de s’exiler en Côte d’Ivoire.

Je me souviens encore de la mémoire prodigieuse de Yaya Antoine, qui nous récitait des passages entiers des cours du célèbre professeur hongrois Imré Marton, qui émerveillait, par son éloquence légendaire, tous ceux qui ont eu l’honneur de suivre ses cours à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry et à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan.

Après sa maîtrise en droit, ne pouvant rentrer en Guinée sous la dictature sékoutouréenne, Yaya Antoine a entamé une longue carrière de professeur de droit dans divers établissements d’enseignement secondaire à Abidjan et à Bouaké.

A partir de 1989, il a collaboré successivement, à Bouaké, dans les cabinets d’avocat de maître Henry Kouakou, puis de feu maître Edmond et enfin de maître Djigbédou, jusqu’à son décès.

La peine que j’éprouve par la perte de Yaya Antoine est quelque peu apaisée car j’ai pu lui parler au téléphone lors de mon dernier séjour à Abidjan au début de ce mois de Janvier. Lors de cet entretien, nous avons convenu qu’il allait venir à Abidjan pour me rencontrer. Malheureusement, le destin en a décidé autrement.

Yaya avait pris le surnom d’Antoine, en référence à ce chanteur iconoclaste né à Conakry, challenger de Johnny Hallyday, que beaucoup d’entre nous avaient adopté dans les années 1960.

Yaya Antoine, qui laisse le souvenir d’un homme affable, toujours de bonne humeur, plein d’humour, m’avait succédé en 1976, comme président de l’AEEGCI, l’Association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire. A l’époque, c’était le plus important mouvement de jeunes Guinéens à l’étranger. L’AEEGCI comptait 120 étudiants à l’Université d’Abidjan et 5 000 élèves (garçons et filles) dans les lycées et collèges de toute la Côte d’Ivoire.

Le président Félix Houphouët-Boigny octroyait des bourses à tous les étudiants guinéens inscrits, à la condition de réussir les examens de fin d’année. Mais, il ne fallait pas que les Ivoiriens - très xénophobes comme on le sait -, le sachent. C’est pourquoi, Madame Plazanet, l’assistante du président Houphouët-Boigny appelait à la fin de chaque trimestre le président de l’AEEGCI pour demander aux membres du Bureau Exécutif de l’Association d’aller voir le président Auguste Denise, ministre d’Etat, qui nous remettait alors en mains propres et en espèces les bourses des étudiants. Cela coûtait à la cassette personnelle du président Houphouët la somme de 25 millions de F CFA par an. Nous continuons aujourd’hui encore de prier pour le repos de l’âme de cet auguste personnage.

Puisse l’âme de Yaya Antoine aussi reposer en paix. Que le Très-Haut l’accueille en son sein et le récompense des services qu’il a rendus à la communauté guinéenne en Côte d’Ivoire.

Lâ Ilâha Illahou Mouhammadou Rassouloullâhi. Allahou Akbar !

Alpha sidoux Barry
Président de Conseil et Communication International (C&CI)

2015-01-31 13:48:11 Mohamed Diallo Dingcity

2015-01-31 13:40:49

Notre frère Diallo Yaya Antoine s’est éteint vendredi, le 23 janvier 2015, au CHU de Bouaké en Côte d’Ivoire, à 8 heures du matin, des suites d’une longue maladie, à l’âge de 64 ans. Il a été inhumé le même jour à 16 heures au cimetière municipal de cette ville, selon le rite musulman sunnite. Paix à son âme.

Je présente mes condoléances émues à sa compagne Salimata Bamba, à sa fille Fatoumata Binta, à toute sa famille et à l’ensemble de la communauté guinéenne qui perd ainsi l’un de ses plus brillants juristes.

Yaya Antoine a présenté avec succès sa maîtrise en droit à l’Université d’Abidjan en juin 1979. Après le baccalauréat au Lycée de Labé, il a fréquenté, de 1969 à 1972, la Faculté de Philosophie à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan, avant de s’exiler en Côte d’Ivoire.

Je me souviens encore de la mémoire prodigieuse de Yaya Antoine, qui nous récitait des passages entiers des cours du célèbre professeur hongrois Imré Marton, qui émerveillait, par son éloquence légendaire, tous ceux qui ont eu l’honneur de suivre ses cours à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry et à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan.

Après sa maîtrise en droit, ne pouvant rentrer en Guinée sous la dictature sékoutouréenne, Yaya Antoine a entamé une longue carrière de professeur de droit dans divers établissements d’enseignement secondaire à Abidjan et à Bouaké.

A partir de 1989, il a collaboré successivement, à Bouaké, dans les cabinets d’avocat de maître Henry Kouakou, puis de feu maître Edmond et enfin de maître Djigbédou, jusqu’à son décès.

La peine que j’éprouve par la perte de Yaya Antoine est quelque peu apaisée car j’ai pu lui parler au téléphone lors de mon dernier séjour à Abidjan au début de ce mois de Janvier. Lors de cet entretien, nous avons convenu qu’il allait venir à Abidjan pour me rencontrer. Malheureusement, le destin en a décidé autrement.

Yaya avait pris le surnom d’Antoine, en référence à ce chanteur iconoclaste né à Conakry, challenger de Johnny Hallyday, que beaucoup d’entre nous avaient adopté dans les années 1960.

Yaya Antoine, qui laisse le souvenir d’un homme affable, toujours de bonne humeur, plein d’humour, m’avait succédé en 1976, comme président de l’AEEGCI, l’Association des élèves et étudiants guinéens en Côte d’Ivoire. A l’époque, c’était le plus important mouvement de jeunes Guinéens à l’étranger. L’AEEGCI comptait 120 étudiants à l’Université d’Abidjan et 5 000 élèves (garçons et filles) dans les lycées et collèges de toute la Côte d’Ivoire.

Le président Félix Houphouët-Boigny octroyait des bourses à tous les étudiants guinéens inscrits, à la condition de réussir les examens de fin d’année. Mais, il ne fallait pas que les Ivoiriens - très xénophobes comme on le sait -, le sachent. C’est pourquoi, Madame Plazanet, l’assistante du président Houphouët-Boigny appelait à la fin de chaque trimestre le président de l’AEEGCI pour demander aux membres du Bureau Exécutif de l’Association d’aller voir le président Auguste Denise, ministre d’Etat, qui nous remettait alors en mains propres et en espèces les bourses des étudiants. Cela coûtait à la cassette personnelle du président Houphouët la somme de 25 millions de F CFA par an. Nous continuons aujourd’hui encore de prier pour le repos de l’âme de cet auguste personnage.

Puisse l’âme de Yaya Antoine aussi reposer en paix. Que le Très-Haut l’accueille en son sein et le récompense des services qu’il a rendus à la communauté guinéenne en Côte d’Ivoire.

Lâ Ilâha Illahou Mouhammadou Rassouloullâhi. Allahou Akbar !

Alpha sidoux Barry
Président de Conseil et Communication International (C&CI)

2015-01-31 13:48:11 kadiatou bah Diallo
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