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Résultats provisoires : Alpha Condé en tête, deux fois plus que les voix de Cellou et Sidya réunis !

Date de publication:2015-10-16 12:19:34
  2015-10-16 12:18:40 

A l’état actuel  des dépouillements,

Alpha Condé (RPG) recueille 61,1% des voix,
Cellou Dalain Diallo (UFDG) a 27,8%,
Sidya Touré (UFR) a 6,23%,
Papa Koly Kourouma (GRUP) 1,38%,
Faya Millimouno (BL) 1,42%,
Lansana Kouyaté (PEDN) 1,26%,
Georges Tounkara (UGDD) 0,51%,
Marie Madeleine Dioubaté (PEG) 0,33%.

Il ne reste plus que 3 circonscriptions, à savoir Ratoma (412.652) Pita (123.298) et Kindia (218.051). Ces données sont de février 2015. Donc ces 3 circonscriptions font un poids d’environ 750.000. Ces résultats vont donc sensiblement variés avec la prise en compte de ces 3 circonscriptions.

Sachant que sur le fichier électoral utilisé, Alpha Condé avait gagné Kindia en 2013 et vu qu’il a décidé de donner le sentiment qu’il a gagné la capitale Conakry, son coup KO que l’opposition a rendu possible va donc être plus fort qu’on ne s’y attendait. Lui qui n’a pas osé demander à la population de Conakry de l’accueillir après Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo.

Au final, Cellou Dalein aura quelque chose de 3X%, Sidya risque de ne pas avoir les 5% et Alpha Condé serait entre 56 à 66% s’il se montre un peu humble.

Par la faute des deux principaux leaders de l’opposition, Alpha Condé est de nouveau légitimé "élu démocratiquement" Président de la République de Guinée pour les 5 prochaines années avec la réduction de l’opposition à un seul parti assimilé à une ethnie. Sauf si l’opposition tient parole cette fois-ci et mobilise le peuple pour refuser la mascarade électorale du 11 octobre 2015.

La paradoxe est qu’après avoir légitimé l’élection frauduleuse d’Alpha Condé pour 5 nouvelles années, les principaux leaders de l’opposition, Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo, se retirent au moment où ils pouvaient faire pression pour obtenir un second tour qui redonnerait au peuple, la chance d’espérer un changement cette année. En effet, dès lors que les anomalies et violations du code électoral sont prouvées et même dénoncées par des observateurs amis d’Alpha Condé, l’opposition aurait obtenu l’annulation du scrutin ou d’une partie des résultats pour obtenir un meilleur score et la tenue d’un second tour. Dans tous les cas, une telle pression de rue et un recours judiciaire avec plainte contre la Ceni permettrait de mettre la Cour Constitutionnelle à l’épreuve devant le monde entier avant les futures élections tout aussi cruciales que cette présidentielle. Si ces deux opposants s’étaient retirés après le refus du pouvoir d’accorder une semaine de report malgré la confession de 4 commissaires de la Ceni, que l’institution n’est pas prête et que tout le monde savait d’ailleurs, cette élection aurait été plutôt une défaite pour Alpha Condé qui manquerait l’occasion de prendre sa revanche de se faire élire avec un score honorable. Il allait garder le pouvoir par la force mais sans légitimité démocratique.

Si l'UFR laisse le RPG réussir ce coup, il n'aurait pas le score 5% minimal pour les législatives prochaines. Ce sera la mise à mort de ce parti.

Si l'UFDG laisse le RPG réussir ce coup, Cellou Dalein perdra son autorité et le parti pourrait éclater avant les législatives prochaines.

Une erreur encore plus grave que la classe politique commettrait maintenant, c’est d’accepter l’idée que recourir à un droit constitutionnel, c’est à dire à des manifestations pacifiques, pour protester contre la fraude ou la mauvaise organisation de l’élection ou pour revendiquer un droit, serait négatif et contre la paix en Guinée. Ce serait une suppression de faite des précieux articles 7 et 10 de la Constitution guinéenne, une jurisprudence qui serait utilisée contre eux très prochainement.

Après les diplomates occidentaux, les leaders politiques doivent remettre les Imams et Coordinations régionales à leur place en Guinée. Si ces notables ne peuvent pas dénoncer les manœuvres illégales d'exclusions et de tricheries qui poussent à des divisions et risques de conflits, qu'ils se contentent d'appeler au respect de la Constitution et laisser les politiciens s'adresser seuls à leurs militants !

Petite remarque :

La Ceni a prétendu mettre de gros moyens pour l’édition de nouvelles cartes d’électeurs depuis l’étranger. En réalité, on n’a pas produit de nouvelles cartes pour cette élection. Ce sont d’anciennes cartes qu’on a recyclé en effaçant des données anciennes pour imprimer de nouvelles données d’électeurs sur des vielles cartes. En tout cas, c’est le cas des cartes d’électeurs que nous avons reçues en Allemagne et en Belgique :

Avec examen, on peut lire :

1- sur la carte de ma femme Barry: un ancien code d’électeur écrasé qui termine par 11, un ancien nom de famille Diallo

2- sur la carte de ma belle-sœur Bah né à Conakry: un ancien code d’électeur écrasé qui termine par 58, un ancien nom de famille Conté, ancienne ville de naissance Forecariah

3- sur la carte de mon petit-frère né à Kankan: un ancien code d’électeur écrasé qui termine par 24, un ancien nom de famille Barry, ancienne ville de naissance Conakry

La Guinée a perdu combien de milliards dans ce processus ? L’opposition est au moins priée de demander un audit de la Ceni et de l’organisation de cette élection avec toutes les dépenses exécutées dans ce cadre ! Si on ne commence pas à demander des comptes et à contrôler les choses, comme cela se doit et se fait partout ailleurs, notre pays ne ferait que reculer.

Nous adressons nos félicitations et un grand hommage aux leaders et à nos compatriotes de la région forestière. En effet, malgré les efforts d'Alpha Condé pour les intimider et les acheter, les leaders guinéens originaires de cette région ont fait preuve de courage, d'indépendance et de patriotisme pour s'inscrire dans la logique du changement parce que, comme ils l'ont tous dit, Alpha Condé et son parti RPG ne sont pas bons pour la Guinée. Et les populations de cette région se sont majoritairement mobilisés contre Alpha Condé et pour le changement politique. Seul le leader corrompu de l'UPG, l'ex-Premier ministre Jean Marie Doré, qui fit responsable de l'échec de la transition démocratique en 2010 et dont nous vivons les conséquences aujourd'hui, a fait exception en se vendant à nouveau à Alpha Condé qu'il avait accusé en 2013 de l'avoir trahi après qu'il l'ait aidé à avoir le pouvoir.

 

GUINEEPRESSE.INFO


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  2015-10-16 12:18:40 

A l’état actuel  des dépouillements,

Alpha Condé (RPG) recueille 61,1% des voix,
Cellou Dalain Diallo (UFDG) a 27,8%,
Sidya Touré (UFR) a 6,23%,
Papa Koly Kourouma (GRUP) 1,38%,
Faya Millimouno (BL) 1,42%,
Lansana Kouyaté (PEDN) 1,26%,
Georges Tounkara (UGDD) 0,51%,
Marie Madeleine Dioubaté (PEG) 0,33%.

Il ne reste plus que 3 circonscriptions, à savoir Ratoma (412.652) Pita (123.298) et Kindia (218.051). Ces données sont de février 2015. Donc ces 3 circonscriptions font un poids d’environ 750.000. Ces résultats vont donc sensiblement variés avec la prise en compte de ces 3 circonscriptions.

Sachant que sur le fichier électoral utilisé, Alpha Condé avait gagné Kindia en 2013 et vu qu’il a décidé de donner le sentiment qu’il a gagné la capitale Conakry, son coup KO que l’opposition a rendu possible va donc être plus fort qu’on ne s’y attendait. Lui qui n’a pas osé demander à la population de Conakry de l’accueillir après Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo.

Au final, Cellou Dalein aura quelque chose de 3X%, Sidya risque de ne pas avoir les 5% et Alpha Condé serait entre 56 à 66% s’il se montre un peu humble.

Par la faute des deux principaux leaders de l’opposition, Alpha Condé est de nouveau légitimé "élu démocratiquement" Président de la République de Guinée pour les 5 prochaines années avec la réduction de l’opposition à un seul parti assimilé à une ethnie. Sauf si l’opposition tient parole cette fois-ci et mobilise le peuple pour refuser la mascarade électorale du 11 octobre 2015.

La paradoxe est qu’après avoir légitimé l’élection frauduleuse d’Alpha Condé pour 5 nouvelles années, les principaux leaders de l’opposition, Sidya Touré et Cellou Dalein Diallo, se retirent au moment où ils pouvaient faire pression pour obtenir un second tour qui redonnerait au peuple, la chance d’espérer un changement cette année. En effet, dès lors que les anomalies et violations du code électoral sont prouvées et même dénoncées par des observateurs amis d’Alpha Condé, l’opposition aurait obtenu l’annulation du scrutin ou d’une partie des résultats pour obtenir un meilleur score et la tenue d’un second tour. Dans tous les cas, une telle pression de rue et un recours judiciaire avec plainte contre la Ceni permettrait de mettre la Cour Constitutionnelle à l’épreuve devant le monde entier avant les futures élections tout aussi cruciales que cette présidentielle. Si ces deux opposants s’étaient retirés après le refus du pouvoir d’accorder une semaine de report malgré la confession de 4 commissaires de la Ceni, que l’institution n’est pas prête et que tout le monde savait d’ailleurs, cette élection aurait été plutôt une défaite pour Alpha Condé qui manquerait l’occasion de prendre sa revanche de se faire élire avec un score honorable. Il allait garder le pouvoir par la force mais sans légitimité démocratique.

Si l'UFR laisse le RPG réussir ce coup, il n'aurait pas le score 5% minimal pour les législatives prochaines. Ce sera la mise à mort de ce parti.

Si l'UFDG laisse le RPG réussir ce coup, Cellou Dalein perdra son autorité et le parti pourrait éclater avant les législatives prochaines.

Une erreur encore plus grave que la classe politique commettrait maintenant, c’est d’accepter l’idée que recourir à un droit constitutionnel, c’est à dire à des manifestations pacifiques, pour protester contre la fraude ou la mauvaise organisation de l’élection ou pour revendiquer un droit, serait négatif et contre la paix en Guinée. Ce serait une suppression de faite des précieux articles 7 et 10 de la Constitution guinéenne, une jurisprudence qui serait utilisée contre eux très prochainement.

Après les diplomates occidentaux, les leaders politiques doivent remettre les Imams et Coordinations régionales à leur place en Guinée. Si ces notables ne peuvent pas dénoncer les manœuvres illégales d'exclusions et de tricheries qui poussent à des divisions et risques de conflits, qu'ils se contentent d'appeler au respect de la Constitution et laisser les politiciens s'adresser seuls à leurs militants !

Petite remarque :

La Ceni a prétendu mettre de gros moyens pour l’édition de nouvelles cartes d’électeurs depuis l’étranger. En réalité, on n’a pas produit de nouvelles cartes pour cette élection. Ce sont d’anciennes cartes qu’on a recyclé en effaçant des données anciennes pour imprimer de nouvelles données d’électeurs sur des vielles cartes. En tout cas, c’est le cas des cartes d’électeurs que nous avons reçues en Allemagne et en Belgique :

Avec examen, on peut lire :

1- sur la carte de ma femme Barry: un ancien code d’électeur écrasé qui termine par 11, un ancien nom de famille Diallo

2- sur la carte de ma belle-sœur Bah né à Conakry: un ancien code d’électeur écrasé qui termine par 58, un ancien nom de famille Conté, ancienne ville de naissance Forecariah

3- sur la carte de mon petit-frère né à Kankan: un ancien code d’électeur écrasé qui termine par 24, un ancien nom de famille Barry, ancienne ville de naissance Conakry

La Guinée a perdu combien de milliards dans ce processus ? L’opposition est au moins priée de demander un audit de la Ceni et de l’organisation de cette élection avec toutes les dépenses exécutées dans ce cadre ! Si on ne commence pas à demander des comptes et à contrôler les choses, comme cela se doit et se fait partout ailleurs, notre pays ne ferait que reculer.

Nous adressons nos félicitations et un grand hommage aux leaders et à nos compatriotes de la région forestière. En effet, malgré les efforts d'Alpha Condé pour les intimider et les acheter, les leaders guinéens originaires de cette région ont fait preuve de courage, d'indépendance et de patriotisme pour s'inscrire dans la logique du changement parce que, comme ils l'ont tous dit, Alpha Condé et son parti RPG ne sont pas bons pour la Guinée. Et les populations de cette région se sont majoritairement mobilisés contre Alpha Condé et pour le changement politique. Seul le leader corrompu de l'UPG, l'ex-Premier ministre Jean Marie Doré, qui fit responsable de l'échec de la transition démocratique en 2010 et dont nous vivons les conséquences aujourd'hui, a fait exception en se vendant à nouveau à Alpha Condé qu'il avait accusé en 2013 de l'avoir trahi après qu'il l'ait aidé à avoir le pouvoir.

 

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2015-10-16 12:19:34 Atika
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