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Que vaut notre constitution aux yeux d'alpha condé

Date de publication:2015-11-13 14:02:23

2015-11-13 13:57:50

Nos gouverneurs sont-ils illégaux et la Guinée aura-t-elle bientôt "deux” présidents pendant une semaine?

Au cours de son premier mandat qui est sur le point de se terminer, le président a nommé des gouverneurs dans les différentes régions du pays et à Conakry, cependant la constitution l'autorise-t-il? En effet, l'article 134 de notre constitution définit les circonscriptions territoriales comme étant les Préfectures et les Sous-préfectures. Les Régions quant à elles font partir des Collectivités Locales au même titre que les Communes Rurales et Urbaines. Alors en vertu de quoi le président se permet-il de nommer les gouverneurs? N'est-ce pas là une violation de l'article 136 de la constitution qui stipule que les collectivités locales "s'administrent librement par des Conseils élus..." ? Donc les gouverneurs seraient-ils des cadres illégaux qui ne devraient en effet jouir d'aucune autorité.

Le bal des violations a d'ailleurs été lancé dès l'arrivée d'alpha condé au pouvoir en 2010. Suite à son investiture, il avait refusé de respecter la constitution qui en son article 36 demande au président de faire une déclaration écrite de ses biens les 48 heures qui suivent son investiture. Certainement il s'est refusé parce qu'il n'avait pas grand-chose à déclarer pour justifier sa future fortune.  J'espère qu'il va maintenant faire une déclaration de fin de mandat comme l'exige la constitution après avoir amassé suffisamment de biens.

Comme si tout ceci ne suffisait pas, c'est l'institution gardienne de nos lois et qui doit veiller au respect de la Constitution qui vient de publier un communiqué qui viole l'article 35 en permettant au nouveau président d'être investi  mais sans pourtant prendre fonction qu'une semaine plus tard. Ceci veut dire que la Cour Constitutionnelle pourrait donner à la Guinée "deux" présidents pour une semaine. Imaginez un peu s'il ne s'agissait pas de la même personne et que ce soit Cellou qui avait été déclaré vainqueur aux élections et que ce dernier soit investi président une semaine avant l'expiration du mandat du président sortant. De facto, le pays aurait deux présidents car c'est la prestation de serment qui investit une personne du pouvoir de président de la république. La loi c'est la loi, pourquoi la tordre pour faire plaisir au président qui voudrait certainement accommoder certains invités?

La société civile devrait protester contre la violation notre constitution et surtout de ses articles 35, 36, 134 et 136. En accordant une passe au pouvoir pour ces violations, nous l'encourageons d'avantage car il va se sentir fort et permis de faire ce qu'il veut et finalement ce que nous redoutons tous pourrait se produire: la suppression de la limitation du nombre de mandats à deux. Ne me dites pas que les dispositions relatives aux mandats sont verrouillées car ce que certains qualifient de verrou de la constitution à savoir l'article 154 pourrait bien sauter. D'ailleurs à quoi sert un coffre-fort, si la clé du coffre-fort n'est pas aussi protégée? À mon avis, l'article 154 ne sert vraiment pas de verrou car il n'y a pas un autre article dans notre constitution qui le verrouille pour le protéger contre toute tentative de modification. Mieux vaut prévenir que guérir dit-on.

L’Assemblée Nationale devrait aussi jouer son rôle de contre-pouvoir. Seulement un dixième des députés est requis pour la mise en accusation du président si ce dernier viole son serment. À ce que je sache, l’opposition a au moins 12 députés à l’Assemblée pour engager une telle procédure même si celle-ci n’a pas de chance d’aboutir, elle pourra ralentir les ardeurs du pouvoir.  Si le président viole un seul article de la Constitution, il viole ainsi son serment de respecter les dispositions de la Constitution tel que défini par l’article 35 de la Constitution.  

Abdoulaye Barry,
Portland, OR - USA
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2015-11-13 13:57:50

Nos gouverneurs sont-ils illégaux et la Guinée aura-t-elle bientôt "deux” présidents pendant une semaine?

Au cours de son premier mandat qui est sur le point de se terminer, le président a nommé des gouverneurs dans les différentes régions du pays et à Conakry, cependant la constitution l'autorise-t-il? En effet, l'article 134 de notre constitution définit les circonscriptions territoriales comme étant les Préfectures et les Sous-préfectures. Les Régions quant à elles font partir des Collectivités Locales au même titre que les Communes Rurales et Urbaines. Alors en vertu de quoi le président se permet-il de nommer les gouverneurs? N'est-ce pas là une violation de l'article 136 de la constitution qui stipule que les collectivités locales "s'administrent librement par des Conseils élus..." ? Donc les gouverneurs seraient-ils des cadres illégaux qui ne devraient en effet jouir d'aucune autorité.

Le bal des violations a d'ailleurs été lancé dès l'arrivée d'alpha condé au pouvoir en 2010. Suite à son investiture, il avait refusé de respecter la constitution qui en son article 36 demande au président de faire une déclaration écrite de ses biens les 48 heures qui suivent son investiture. Certainement il s'est refusé parce qu'il n'avait pas grand-chose à déclarer pour justifier sa future fortune.  J'espère qu'il va maintenant faire une déclaration de fin de mandat comme l'exige la constitution après avoir amassé suffisamment de biens.

Comme si tout ceci ne suffisait pas, c'est l'institution gardienne de nos lois et qui doit veiller au respect de la Constitution qui vient de publier un communiqué qui viole l'article 35 en permettant au nouveau président d'être investi  mais sans pourtant prendre fonction qu'une semaine plus tard. Ceci veut dire que la Cour Constitutionnelle pourrait donner à la Guinée "deux" présidents pour une semaine. Imaginez un peu s'il ne s'agissait pas de la même personne et que ce soit Cellou qui avait été déclaré vainqueur aux élections et que ce dernier soit investi président une semaine avant l'expiration du mandat du président sortant. De facto, le pays aurait deux présidents car c'est la prestation de serment qui investit une personne du pouvoir de président de la république. La loi c'est la loi, pourquoi la tordre pour faire plaisir au président qui voudrait certainement accommoder certains invités?

La société civile devrait protester contre la violation notre constitution et surtout de ses articles 35, 36, 134 et 136. En accordant une passe au pouvoir pour ces violations, nous l'encourageons d'avantage car il va se sentir fort et permis de faire ce qu'il veut et finalement ce que nous redoutons tous pourrait se produire: la suppression de la limitation du nombre de mandats à deux. Ne me dites pas que les dispositions relatives aux mandats sont verrouillées car ce que certains qualifient de verrou de la constitution à savoir l'article 154 pourrait bien sauter. D'ailleurs à quoi sert un coffre-fort, si la clé du coffre-fort n'est pas aussi protégée? À mon avis, l'article 154 ne sert vraiment pas de verrou car il n'y a pas un autre article dans notre constitution qui le verrouille pour le protéger contre toute tentative de modification. Mieux vaut prévenir que guérir dit-on.

L’Assemblée Nationale devrait aussi jouer son rôle de contre-pouvoir. Seulement un dixième des députés est requis pour la mise en accusation du président si ce dernier viole son serment. À ce que je sache, l’opposition a au moins 12 députés à l’Assemblée pour engager une telle procédure même si celle-ci n’a pas de chance d’aboutir, elle pourra ralentir les ardeurs du pouvoir.  Si le président viole un seul article de la Constitution, il viole ainsi son serment de respecter les dispositions de la Constitution tel que défini par l’article 35 de la Constitution.  

Abdoulaye Barry,
Portland, OR - USA
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2015-11-13 14:02:23 Alpha Paris

2015-11-13 13:57:50

Nos gouverneurs sont-ils illégaux et la Guinée aura-t-elle bientôt "deux” présidents pendant une semaine?

Au cours de son premier mandat qui est sur le point de se terminer, le président a nommé des gouverneurs dans les différentes régions du pays et à Conakry, cependant la constitution l'autorise-t-il? En effet, l'article 134 de notre constitution définit les circonscriptions territoriales comme étant les Préfectures et les Sous-préfectures. Les Régions quant à elles font partir des Collectivités Locales au même titre que les Communes Rurales et Urbaines. Alors en vertu de quoi le président se permet-il de nommer les gouverneurs? N'est-ce pas là une violation de l'article 136 de la constitution qui stipule que les collectivités locales "s'administrent librement par des Conseils élus..." ? Donc les gouverneurs seraient-ils des cadres illégaux qui ne devraient en effet jouir d'aucune autorité.

Le bal des violations a d'ailleurs été lancé dès l'arrivée d'alpha condé au pouvoir en 2010. Suite à son investiture, il avait refusé de respecter la constitution qui en son article 36 demande au président de faire une déclaration écrite de ses biens les 48 heures qui suivent son investiture. Certainement il s'est refusé parce qu'il n'avait pas grand-chose à déclarer pour justifier sa future fortune.  J'espère qu'il va maintenant faire une déclaration de fin de mandat comme l'exige la constitution après avoir amassé suffisamment de biens.

Comme si tout ceci ne suffisait pas, c'est l'institution gardienne de nos lois et qui doit veiller au respect de la Constitution qui vient de publier un communiqué qui viole l'article 35 en permettant au nouveau président d'être investi  mais sans pourtant prendre fonction qu'une semaine plus tard. Ceci veut dire que la Cour Constitutionnelle pourrait donner à la Guinée "deux" présidents pour une semaine. Imaginez un peu s'il ne s'agissait pas de la même personne et que ce soit Cellou qui avait été déclaré vainqueur aux élections et que ce dernier soit investi président une semaine avant l'expiration du mandat du président sortant. De facto, le pays aurait deux présidents car c'est la prestation de serment qui investit une personne du pouvoir de président de la république. La loi c'est la loi, pourquoi la tordre pour faire plaisir au président qui voudrait certainement accommoder certains invités?

La société civile devrait protester contre la violation notre constitution et surtout de ses articles 35, 36, 134 et 136. En accordant une passe au pouvoir pour ces violations, nous l'encourageons d'avantage car il va se sentir fort et permis de faire ce qu'il veut et finalement ce que nous redoutons tous pourrait se produire: la suppression de la limitation du nombre de mandats à deux. Ne me dites pas que les dispositions relatives aux mandats sont verrouillées car ce que certains qualifient de verrou de la constitution à savoir l'article 154 pourrait bien sauter. D'ailleurs à quoi sert un coffre-fort, si la clé du coffre-fort n'est pas aussi protégée? À mon avis, l'article 154 ne sert vraiment pas de verrou car il n'y a pas un autre article dans notre constitution qui le verrouille pour le protéger contre toute tentative de modification. Mieux vaut prévenir que guérir dit-on.

L’Assemblée Nationale devrait aussi jouer son rôle de contre-pouvoir. Seulement un dixième des députés est requis pour la mise en accusation du président si ce dernier viole son serment. À ce que je sache, l’opposition a au moins 12 députés à l’Assemblée pour engager une telle procédure même si celle-ci n’a pas de chance d’aboutir, elle pourra ralentir les ardeurs du pouvoir.  Si le président viole un seul article de la Constitution, il viole ainsi son serment de respecter les dispositions de la Constitution tel que défini par l’article 35 de la Constitution.  

Abdoulaye Barry,
Portland, OR - USA
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2015-11-13 14:02:23 Gbetegbata

2015-11-13 13:57:50

Nos gouverneurs sont-ils illégaux et la Guinée aura-t-elle bientôt "deux” présidents pendant une semaine?

Au cours de son premier mandat qui est sur le point de se terminer, le président a nommé des gouverneurs dans les différentes régions du pays et à Conakry, cependant la constitution l'autorise-t-il? En effet, l'article 134 de notre constitution définit les circonscriptions territoriales comme étant les Préfectures et les Sous-préfectures. Les Régions quant à elles font partir des Collectivités Locales au même titre que les Communes Rurales et Urbaines. Alors en vertu de quoi le président se permet-il de nommer les gouverneurs? N'est-ce pas là une violation de l'article 136 de la constitution qui stipule que les collectivités locales "s'administrent librement par des Conseils élus..." ? Donc les gouverneurs seraient-ils des cadres illégaux qui ne devraient en effet jouir d'aucune autorité.

Le bal des violations a d'ailleurs été lancé dès l'arrivée d'alpha condé au pouvoir en 2010. Suite à son investiture, il avait refusé de respecter la constitution qui en son article 36 demande au président de faire une déclaration écrite de ses biens les 48 heures qui suivent son investiture. Certainement il s'est refusé parce qu'il n'avait pas grand-chose à déclarer pour justifier sa future fortune.  J'espère qu'il va maintenant faire une déclaration de fin de mandat comme l'exige la constitution après avoir amassé suffisamment de biens.

Comme si tout ceci ne suffisait pas, c'est l'institution gardienne de nos lois et qui doit veiller au respect de la Constitution qui vient de publier un communiqué qui viole l'article 35 en permettant au nouveau président d'être investi  mais sans pourtant prendre fonction qu'une semaine plus tard. Ceci veut dire que la Cour Constitutionnelle pourrait donner à la Guinée "deux" présidents pour une semaine. Imaginez un peu s'il ne s'agissait pas de la même personne et que ce soit Cellou qui avait été déclaré vainqueur aux élections et que ce dernier soit investi président une semaine avant l'expiration du mandat du président sortant. De facto, le pays aurait deux présidents car c'est la prestation de serment qui investit une personne du pouvoir de président de la république. La loi c'est la loi, pourquoi la tordre pour faire plaisir au président qui voudrait certainement accommoder certains invités?

La société civile devrait protester contre la violation notre constitution et surtout de ses articles 35, 36, 134 et 136. En accordant une passe au pouvoir pour ces violations, nous l'encourageons d'avantage car il va se sentir fort et permis de faire ce qu'il veut et finalement ce que nous redoutons tous pourrait se produire: la suppression de la limitation du nombre de mandats à deux. Ne me dites pas que les dispositions relatives aux mandats sont verrouillées car ce que certains qualifient de verrou de la constitution à savoir l'article 154 pourrait bien sauter. D'ailleurs à quoi sert un coffre-fort, si la clé du coffre-fort n'est pas aussi protégée? À mon avis, l'article 154 ne sert vraiment pas de verrou car il n'y a pas un autre article dans notre constitution qui le verrouille pour le protéger contre toute tentative de modification. Mieux vaut prévenir que guérir dit-on.

L’Assemblée Nationale devrait aussi jouer son rôle de contre-pouvoir. Seulement un dixième des députés est requis pour la mise en accusation du président si ce dernier viole son serment. À ce que je sache, l’opposition a au moins 12 députés à l’Assemblée pour engager une telle procédure même si celle-ci n’a pas de chance d’aboutir, elle pourra ralentir les ardeurs du pouvoir.  Si le président viole un seul article de la Constitution, il viole ainsi son serment de respecter les dispositions de la Constitution tel que défini par l’article 35 de la Constitution.  

Abdoulaye Barry,
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2015-11-13 14:02:23 Bah Alpha Ibrahim
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