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Guinée : reprise du dialogue politique ou la réédition des erreurs et échecs du passé par des éternels redoublants politiques

Date de publication:2016-09-24 15:30:53

2016-09-24 15:27:26

Ce jeudi 22 septembre 2016, la classe politique guinéenne s’est de nouveau réunie pour, dit-elle, trouver une solution à la crise politico-constitutionnelle créée et entretenue en Guinée par le Président de la République en personne et des malhonnêtes du RPG et anciens du PUP qui l’entourent. En effet, il est connu de tous aujourd’hui qu’à part Cellou Dalein Diallo et son ami Aliou Condé, le président Alpha Condé s’est entouré de tous les bandits et grands criminels des anciens régimes, en particulier les commanditaires de massacres et de répression contre les mouvements d’opposition sous le régime PUP, les expérimentés de la magouille et des détournements de fonds publics, les experts du mensonge et de la fraude électorale !

Cette nouvelle rencontre a plutôt l’air d’une répétition de théâtre déjà vu et revu en Guinée. En effet, la mouvance et l’opposition, dominées toutes les deux par des anciens du PUP, reprennent exactement les mêmes démarches et les mêmes comportements qu’en juin/juillet 2013, juillet 2014 et aout 2015 tandis qu’au même moment, la Ceni qui a passé toute l’année à somnoler intensifie ses activités sur ordre du pouvoir. A la fin des pourparlers, on aura négocié des points que la Ceni a déjà terminés de mettre en exécution. L’opposition criera au scandale en exigeant le respect des accords, la mouvance fera valoir l’argument de l’indépendance de la Ceni. Le tour est encore joué !

Ainsi, comme pour les précédents cas, c’est un membre du gouvernement qui préside ledit dialogue qui devrait se dérouler entre le pouvoir et l’opposition.

Des failles que nous relevons :

1- Critères de choix des participants : une manœuvre indigne qui met en évidence la complicité du régime d’Alpha Condé et de ses opposants partenaires.

Le caractère partial, arbitraire et antidémocratique des règles imposées par quelques partis dits d’opposition, dirigés par des anciens du PUP et de la transition qui veulent s'arroger le droit exclusif de participation au dialogue politique en cours, saute aux yeux. Comme pour Faya du BL et Mouctar des NFD en 2013, Ibrahima Sory Diallo du BOC et Bogola Haba de l’UGDD aurait été priés de quitter la salle. Selon nos informations, les critères qui ont prévalu à la désignation des représentants de l’opposition pour ce dialogue sont la participation des partis à au moins une des élections présidentielles avec Alpha Condé (2010 ou 2015).

Avec ces conditions, Aboubacar Sylla de l'UFC devrait être écarté lui aussi: en 2010, il était ministre de l'information dans le gouvernement de la transition. Son parti n'a pas participé à l'élection présidentielle de 2010. En 2015, l'UFC n'a pas non plus présenté de candidat.

Et pourquoi aller jusqu’à 2010 et ignorer les législatives (2013) qui ont conduit à la répartition du poids électoral avec la désignation du chef de file de l’opposition ? Nul besoin de mentionner ici que, tout parti dûment enregistré et ayant des militants a, non seulement le droit, mais aussi le devoir de participer à l’animation de la vie politique et de faire valoir les intérêts de ses militants au sein de toutes les instances démocratiques dédiées à cet effet.

Les négociations ne portent pas sur des élections du passé mais sur celles à venir. Donc, les partis nouveaux qui ont le droit de présenter des candidats aux futures élections ont aussi droit que des partis anciens à prendre part à des discussions qui définiront les conditions de la tenue de ces élections.

Pour des raisons pratiques, d’efficacité et dans l’intérêt de tous, il est normal de sélectionner quelques personnes pour représenter toute l’opposition. Dans ce cas, les critères doivent être la capacité de discuter, la fermeté, la fiabilité, la maitrise des lois et les compétences techniques et intellectuelles des personnes relatives aux thèmes du dialogue.

Vu les velléités de certains partis de l'opposition d'exclure des compétiteurs potentiels de l'échiquier politique, la vigilance est de mise pour le "Bloc pour l’alternance en Guinée" (BAG) et les autres nouveaux venants dans l’arène politique. Il revient aux électeurs guinéens de changer la donne et ces pratiques antidémocratiques qui font pérenniser la dictature en Guinée en votant massivement, surtout aux prochaines législatives, pour des nouveaux partis dirigés par des jeunes démocrates, crédibles et avertis.
 
2- Le choix des points d’ordre du jour : les premiers signes de capitulation de l’opposition

Les parties prenantes à ce dialogue se sont accordées de discuter sur quatre points apprend-t-on :

Point 1 : réexaminer l’accord politique du 20 août 2015 ;
Point 2 : l’installation de la Haute Cour de Justice ;
Point 3 : la libération des militants des deux camps arrêtés lors des manifestations politiques.
Point 4 : la mise en place d’un organe de suivi de l’application de l’accord qui va découler de l’actuel dialogue.

Pas question de justice et des victimes, pas question de nouveau recensement pour corriger la cartographie et le fichier électoral, pas question de la refonte de la Ceni, pas question du respect de l’article 38 de la Constitution qui interdit au Président de continuer ses activités à la tête du parti RPG ! Pire, l'opposition est allée à ce nouveau dialogue sans garantie de respect et de l'application de ses conclusions par le pouvoir (Alpha Condé).

C’est pour éviter de prononcer des mots que le pouvoir ne voudrait pas entendre, tels que le départ de l’incompétent et corrompu avéré Bakary Fofana de la Ceni et la reforme de son institution qui s’impose si l’on veut avoir même un semblant d’élection normale en Guinée, que l’on a choisi un terme aussi vague que flou au point 1.

Les accords du 20 aout 2015 devraient permettre la tenue de la présidentielle de 2015 qui a déjà eu lieu avec la complicité des anciens ministres leaders de partis, malgré que l’opposition avait juré de ne plus reconnaître Bakary Fofana et les preuves de corruption que nous avons fournies sur ce dernier (Lire).

Le chaos, l’incompétence et l’immoralité dont la Ceni actuelle a fait preuve dans l’organisation des recensements et différentes élections passés et le fait qu’elle accélère à nouveau ses manœuvres au moment du dialogue, prouvent à suffisance que l’accord de principe du départ de Bakary Fofana et son équipe devrait être la condition d’une participation de l’opposition à un dialogue politique quelconque en Guinée. Autrement, ce dialogue, comme les précédents, n’a d’autre but que de cautionner les manquements à la loi et les fraudes en préparation.

La Haute Cour de Justice est une prescription de la Constitution en vigueur qui en définit même la composition (Titre VIII, articles 117-122). Pour quelle raison son installation doit faire objet d’un dialogue politique ?

Nous espérons que ce n’est pas pour en modifier la composition ou les prérogatives ! Car, si cette Institution Républicaine qui devrait être mise en place 6 mois seulement après l’investiture du Président élu en 2010 ne l’est pas encore, c’est parce qu’elle est la seule Cour qui peut juger le Président de la République, le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement pour crimes et délits.

Pour le point 2, l’opposition doit simplement exiger le respect de la Constitution et l’application de la loi, pas moins, pas plus que cela ! Aucune discussion relative à la loi portant sur la composition ou les attributions de cette Institution (Haute Cour de Justice) ne doit être permise au cours de ce dialogue.

Comment l’opposition a-t-elle accepté l’affirmation farfelue du point 3 (la libération des militants des deux camps arrêtés lors des manifestations politiques) ?

En acceptant cette inscription à l’ordre du jour, l’opposition dément ses propres allégations du passé et reconnaît que les forces de l’ordre n’ont fait qu’impartialement leur travail dans leurs actions de répression que nous connaissons cependant ciblées en Guinée. Même les partisans du pouvoir qui ont brûlé des personnes et leurs biens à Banankoro ou qui ont incendié les boutiques des commerçants peuls au marché Madina à Conakry n’ont pas été arrêtées. Lors des manifestations politiques, les partisans du pouvoir viennent le plus souvent couverts par les forces de l’ordre qui les appuient et protègent.

Le plus décevant dans ce nouveau dialogue est qu’en lieu et place de la demande de libération pure et simple des prisonniers politiques, l’opposition ou plutôt l’UFDG trahit ses responsables et militants détenus avec l’accord de demande d’une simple grâce pour eux, en réclamant qu’ils soient jugés et condamnés légalement le plus vite possible, comme Cellou Dalein l’avait fait en avril 2012 à propos de Bah Oury, réclamant un procès rapide de son vice-président avant les législatives (Lire) :

Aboubacar Sylla, député de l’UFDG (Lire) et porte-parole de l’opposition :

« Nous avons décidé de faire une recommandation très forte adressée aux autorités compétentes pour demander à ce que la procédure judiciaire de ceux qui sont arrêtés et non jugés soit accélérée de manière à ce qu’ils sortent de cette situation totalement anormale où ils sont des détenus sans pour autant avoir été retenus coupables des faits qui leur sont reprochés. Et puis, deuxième lieu, certainement, des mesures d’apaisement qui vont aller jusqu’à la grâce présidentielle que nous avons sollicitée vis-à-vis des autorités compétentes pour que cette grâce là, comme par le passé, puisse être accordée et qu’on sorte donc de ce climat tendu » (Lire).

Qui est-ce que l’UFDG de Cellou Dalein Diallo veut sacrifier par cette nouvelle manœuvre avant les prochaines élections communales, communautaires et législatives ?

Nous rappelons par ailleurs qu’en 2014, Cellou Dalein et ses proches avaient justifié leur refus de soutenir la demande de libération des détenus politiques au sein du Parlement par l’argument qu’une demande de grâce serait de reconnaître de facto la culpabilité des personnes arrêtées (Lire).

Au point 4, on parle de la mise en place d’un organe de suivi de l’application de l’accord qui va découler de l’actuel dialogue. Qu’en est-il de ceux qui ont été mis en place après les accords précédents ?

Nous ne comprenons pas non plus la nouvelle position de l'UFR de Sidya Touré qui se rallie à la demande de la mouvance de découpler les élections communales et communautaires, c'est à dire d'élire des maires et laisser les chefs de quartiers nommés en place. Comment comprendre que le régime RPG ne soit pas capable, en 10 ans, d'organiser des éléctions communautaires qui sont la véritable expression de la démocratie à la base ? Est-ce le fait que toute la fraude s'organise au niveau des quartiers ?

Si donc les prochaines élections communales et communautaires doivent être découplées en violation des textes de loi, alors les Faya Millimouno doivent veuillez au moins à ce que les élections communautaires de base soient organisées en prémière position et que ce soit les communales (élection des maires) que l'on repousse à plus tard.

 

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2016-09-24 15:27:26

Ce jeudi 22 septembre 2016, la classe politique guinéenne s’est de nouveau réunie pour, dit-elle, trouver une solution à la crise politico-constitutionnelle créée et entretenue en Guinée par le Président de la République en personne et des malhonnêtes du RPG et anciens du PUP qui l’entourent. En effet, il est connu de tous aujourd’hui qu’à part Cellou Dalein Diallo et son ami Aliou Condé, le président Alpha Condé s’est entouré de tous les bandits et grands criminels des anciens régimes, en particulier les commanditaires de massacres et de répression contre les mouvements d’opposition sous le régime PUP, les expérimentés de la magouille et des détournements de fonds publics, les experts du mensonge et de la fraude électorale !

Cette nouvelle rencontre a plutôt l’air d’une répétition de théâtre déjà vu et revu en Guinée. En effet, la mouvance et l’opposition, dominées toutes les deux par des anciens du PUP, reprennent exactement les mêmes démarches et les mêmes comportements qu’en juin/juillet 2013, juillet 2014 et aout 2015 tandis qu’au même moment, la Ceni qui a passé toute l’année à somnoler intensifie ses activités sur ordre du pouvoir. A la fin des pourparlers, on aura négocié des points que la Ceni a déjà terminés de mettre en exécution. L’opposition criera au scandale en exigeant le respect des accords, la mouvance fera valoir l’argument de l’indépendance de la Ceni. Le tour est encore joué !

Ainsi, comme pour les précédents cas, c’est un membre du gouvernement qui préside ledit dialogue qui devrait se dérouler entre le pouvoir et l’opposition.

Des failles que nous relevons :

1- Critères de choix des participants : une manœuvre indigne qui met en évidence la complicité du régime d’Alpha Condé et de ses opposants partenaires.

Le caractère partial, arbitraire et antidémocratique des règles imposées par quelques partis dits d’opposition, dirigés par des anciens du PUP et de la transition qui veulent s'arroger le droit exclusif de participation au dialogue politique en cours, saute aux yeux. Comme pour Faya du BL et Mouctar des NFD en 2013, Ibrahima Sory Diallo du BOC et Bogola Haba de l’UGDD aurait été priés de quitter la salle. Selon nos informations, les critères qui ont prévalu à la désignation des représentants de l’opposition pour ce dialogue sont la participation des partis à au moins une des élections présidentielles avec Alpha Condé (2010 ou 2015).

Avec ces conditions, Aboubacar Sylla de l'UFC devrait être écarté lui aussi: en 2010, il était ministre de l'information dans le gouvernement de la transition. Son parti n'a pas participé à l'élection présidentielle de 2010. En 2015, l'UFC n'a pas non plus présenté de candidat.

Et pourquoi aller jusqu’à 2010 et ignorer les législatives (2013) qui ont conduit à la répartition du poids électoral avec la désignation du chef de file de l’opposition ? Nul besoin de mentionner ici que, tout parti dûment enregistré et ayant des militants a, non seulement le droit, mais aussi le devoir de participer à l’animation de la vie politique et de faire valoir les intérêts de ses militants au sein de toutes les instances démocratiques dédiées à cet effet.

Les négociations ne portent pas sur des élections du passé mais sur celles à venir. Donc, les partis nouveaux qui ont le droit de présenter des candidats aux futures élections ont aussi droit que des partis anciens à prendre part à des discussions qui définiront les conditions de la tenue de ces élections.

Pour des raisons pratiques, d’efficacité et dans l’intérêt de tous, il est normal de sélectionner quelques personnes pour représenter toute l’opposition. Dans ce cas, les critères doivent être la capacité de discuter, la fermeté, la fiabilité, la maitrise des lois et les compétences techniques et intellectuelles des personnes relatives aux thèmes du dialogue.

Vu les velléités de certains partis de l'opposition d'exclure des compétiteurs potentiels de l'échiquier politique, la vigilance est de mise pour le "Bloc pour l’alternance en Guinée" (BAG) et les autres nouveaux venants dans l’arène politique. Il revient aux électeurs guinéens de changer la donne et ces pratiques antidémocratiques qui font pérenniser la dictature en Guinée en votant massivement, surtout aux prochaines législatives, pour des nouveaux partis dirigés par des jeunes démocrates, crédibles et avertis.
 
2- Le choix des points d’ordre du jour : les premiers signes de capitulation de l’opposition

Les parties prenantes à ce dialogue se sont accordées de discuter sur quatre points apprend-t-on :

Point 1 : réexaminer l’accord politique du 20 août 2015 ;
Point 2 : l’installation de la Haute Cour de Justice ;
Point 3 : la libération des militants des deux camps arrêtés lors des manifestations politiques.
Point 4 : la mise en place d’un organe de suivi de l’application de l’accord qui va découler de l’actuel dialogue.

Pas question de justice et des victimes, pas question de nouveau recensement pour corriger la cartographie et le fichier électoral, pas question de la refonte de la Ceni, pas question du respect de l’article 38 de la Constitution qui interdit au Président de continuer ses activités à la tête du parti RPG ! Pire, l'opposition est allée à ce nouveau dialogue sans garantie de respect et de l'application de ses conclusions par le pouvoir (Alpha Condé).

C’est pour éviter de prononcer des mots que le pouvoir ne voudrait pas entendre, tels que le départ de l’incompétent et corrompu avéré Bakary Fofana de la Ceni et la reforme de son institution qui s’impose si l’on veut avoir même un semblant d’élection normale en Guinée, que l’on a choisi un terme aussi vague que flou au point 1.

Les accords du 20 aout 2015 devraient permettre la tenue de la présidentielle de 2015 qui a déjà eu lieu avec la complicité des anciens ministres leaders de partis, malgré que l’opposition avait juré de ne plus reconnaître Bakary Fofana et les preuves de corruption que nous avons fournies sur ce dernier (Lire).

Le chaos, l’incompétence et l’immoralité dont la Ceni actuelle a fait preuve dans l’organisation des recensements et différentes élections passés et le fait qu’elle accélère à nouveau ses manœuvres au moment du dialogue, prouvent à suffisance que l’accord de principe du départ de Bakary Fofana et son équipe devrait être la condition d’une participation de l’opposition à un dialogue politique quelconque en Guinée. Autrement, ce dialogue, comme les précédents, n’a d’autre but que de cautionner les manquements à la loi et les fraudes en préparation.

La Haute Cour de Justice est une prescription de la Constitution en vigueur qui en définit même la composition (Titre VIII, articles 117-122). Pour quelle raison son installation doit faire objet d’un dialogue politique ?

Nous espérons que ce n’est pas pour en modifier la composition ou les prérogatives ! Car, si cette Institution Républicaine qui devrait être mise en place 6 mois seulement après l’investiture du Président élu en 2010 ne l’est pas encore, c’est parce qu’elle est la seule Cour qui peut juger le Président de la République, le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement pour crimes et délits.

Pour le point 2, l’opposition doit simplement exiger le respect de la Constitution et l’application de la loi, pas moins, pas plus que cela ! Aucune discussion relative à la loi portant sur la composition ou les attributions de cette Institution (Haute Cour de Justice) ne doit être permise au cours de ce dialogue.

Comment l’opposition a-t-elle accepté l’affirmation farfelue du point 3 (la libération des militants des deux camps arrêtés lors des manifestations politiques) ?

En acceptant cette inscription à l’ordre du jour, l’opposition dément ses propres allégations du passé et reconnaît que les forces de l’ordre n’ont fait qu’impartialement leur travail dans leurs actions de répression que nous connaissons cependant ciblées en Guinée. Même les partisans du pouvoir qui ont brûlé des personnes et leurs biens à Banankoro ou qui ont incendié les boutiques des commerçants peuls au marché Madina à Conakry n’ont pas été arrêtées. Lors des manifestations politiques, les partisans du pouvoir viennent le plus souvent couverts par les forces de l’ordre qui les appuient et protègent.

Le plus décevant dans ce nouveau dialogue est qu’en lieu et place de la demande de libération pure et simple des prisonniers politiques, l’opposition ou plutôt l’UFDG trahit ses responsables et militants détenus avec l’accord de demande d’une simple grâce pour eux, en réclamant qu’ils soient jugés et condamnés légalement le plus vite possible, comme Cellou Dalein l’avait fait en avril 2012 à propos de Bah Oury, réclamant un procès rapide de son vice-président avant les législatives (Lire) :

Aboubacar Sylla, député de l’UFDG (Lire) et porte-parole de l’opposition :

« Nous avons décidé de faire une recommandation très forte adressée aux autorités compétentes pour demander à ce que la procédure judiciaire de ceux qui sont arrêtés et non jugés soit accélérée de manière à ce qu’ils sortent de cette situation totalement anormale où ils sont des détenus sans pour autant avoir été retenus coupables des faits qui leur sont reprochés. Et puis, deuxième lieu, certainement, des mesures d’apaisement qui vont aller jusqu’à la grâce présidentielle que nous avons sollicitée vis-à-vis des autorités compétentes pour que cette grâce là, comme par le passé, puisse être accordée et qu’on sorte donc de ce climat tendu » (Lire).

Qui est-ce que l’UFDG de Cellou Dalein Diallo veut sacrifier par cette nouvelle manœuvre avant les prochaines élections communales, communautaires et législatives ?

Nous rappelons par ailleurs qu’en 2014, Cellou Dalein et ses proches avaient justifié leur refus de soutenir la demande de libération des détenus politiques au sein du Parlement par l’argument qu’une demande de grâce serait de reconnaître de facto la culpabilité des personnes arrêtées (Lire).

Au point 4, on parle de la mise en place d’un organe de suivi de l’application de l’accord qui va découler de l’actuel dialogue. Qu’en est-il de ceux qui ont été mis en place après les accords précédents ?

Nous ne comprenons pas non plus la nouvelle position de l'UFR de Sidya Touré qui se rallie à la demande de la mouvance de découpler les élections communales et communautaires, c'est à dire d'élire des maires et laisser les chefs de quartiers nommés en place. Comment comprendre que le régime RPG ne soit pas capable, en 10 ans, d'organiser des éléctions communautaires qui sont la véritable expression de la démocratie à la base ? Est-ce le fait que toute la fraude s'organise au niveau des quartiers ?

Si donc les prochaines élections communales et communautaires doivent être découplées en violation des textes de loi, alors les Faya Millimouno doivent veuillez au moins à ce que les élections communautaires de base soient organisées en prémière position et que ce soit les communales (élection des maires) que l'on repousse à plus tard.

 

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2016-09-24 15:30:53 Volontaire
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