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Guinée : déclaration Commune de Partis Politiques et Organisations de la Société Civile

Date de publication:2016-10-15 18:39:13

2016-10-15 18:37:53

Le peuple de Guinée a suivi le déroulement du dialogue entre les acteurs de la crise politique en Guinée, dans la Salle des Actes du Palais du Peuple.

Les participants ont tenu ce débat du 22 Septembre au 10 Octobre 2016, sous l’égide du gouvernement.

Ce dialogue s’est déroulé autour de quatre points notamment:

  1. Calendrier et modalités d’applications des points d’accords du 20 août 2015 ;
  2. Libération des personnes arrêtées et condamnées à l’ occasion des manifestations politiques (Mouvance et Opposition) ;
  3. Mise en place de la Haute Cour de Justice ;
  4. Mise en place de l’organe de suivi de l’accord.

Le peuple de Guinée avait espéré que ce dialogue aurait  abouti à la décrispation de la crise politique qui perdure dans le pays à cause de l’inapplication des textes de lois et du non-respect des accords politiques antérieurs.

Cependant, c’est avec un profond regret que nous, partis politiques et organisations de la société civile signataires de la présente déclaration, avons noté que certaines conclusions du dialogue vont en contre-sens de l’ambition légitime des Guinéens quant à l’instauration de la  démocratie en Guinée et la  construction d’un Etat de droits dans notre pays.

En effet, sur la tenue des élections dans les communes, les quartiers et les districts, telle que prévue par l’article 2 de la Constitution guinéenne et les articles 98, 103 et l’alinéa 2 de l’article 109 du Code électoral,  on s’attendait à un calendrier strict de levée des contraintes (légales, réglementaires, politiques, financières, etc.), avec précisions des institutions responsables, pour ouvrir la voie à l’organisation effective de ces élections.

Très malheureusement, les Guinéens ont plutôt assisté à la confiscation de la liberté du peuple d’élire, librement – directement et conformément à nos textes de loi, ses chefs de quartier et de district, et, pire, à la consécration de la politisation à outrance de la société guinéenne. En optant pour la désignation des chefs de quartier et de district par les entités (politiques ou autres) dont les listes arrivent en tête dans lesdits quartiers/districts, au scrutin communal, les signataires de ce dernier accord ont ainsi décidé de priver les électeurs de leurs droits d’élire directement leurs chefs de quartier et district, et d’élargir l’emprise du politique sur tous les pans de la société guinéenne.  

Au regard de ces dérives anti démocratiques et anti constitutionnelles orchestrées par le pouvoir avec la complicité de certains leaders de l’opposition guinéenne, le groupe des partis politiques et organisations de la société civile signataires de la présente déclaration décide de mettre en place une plateforme citoyenne pour défendre la liberté légitime des électeurs d’élire leurs chefs de quartier et de district. Cette plateforme est dénommée « Front National pour la Défense des Droits Citoyens ». 

Ce mouvement a pour objectifs de :

- Dénoncer  toutes les violations de la Constitution et de la Loi

- Former et informer les citoyens de leurs  devoirs mais aussi et surtout de leurs droits afin qu’ils puissent les exercer pleinement, les défendre  et les revendiquer en cas d’usurpation ou d’aliénation.

- Utiliser tous les moyens et compétences juridiques, tous les moyens constitutionnels et légaux  pour s’opposer à toute violation ou tentative de violation de la constitution et de la loi

Nous, partis politiques et organisations de la société civile signataires de la présente déclaration, rejetons catégoriquement cette disposition des accords du 12 octobre, 2016. Nous déplorons l’éloignement de certains acteurs politiques de l’idéal combien noble et exaltant de donner à notre pays une démocratie véritable dont la conquête a entraîné tant de sacrifices en vies humaines. Le mépris des lois et le refus des principes dictés par la Démocratie et l’Etat de Droit deviennent le doux matelas de notre République. 

Les partis politiques et organisations de la société civile signataires de la présente déclaration invitent le peuple de Guinée à se mobiliser pour le combat démocratique,  gage d’un véritable sursaut économique et social pour l’avènement du bien-être des Guinéennes et Guinéens.

Vive la Guinée

Vive la démocratie

Vive l’Etat de droits

Fait à Conakry, le 14 octobre, 2016

 

Ont signé :

Les Partis Politiques :

BARRY Ibrahima (BAG), KOUROUMA Ouremba (PDA), BOUROUNO Faya François (PEDN), DIALLO Ibrahima Sory (DDC), KOUROUMA Abdoulaye (RRD), CAMARA Fatou (PUSG), MAOMOU Theophile (CADR), Dr MILIMONO Faya (BL), KAGBADOUNO Nestor (UGDD), BAH Alpha Ibrahima Sila (PGRP), TRAORE Ahmed Sekou (Front Citoyen)

Les Organisations de la Société Civile :

CAMARA Ousmane Ben (Coalition des Organisations de Défense des Droits Humains), DIALLO Mamoudou (AKHADAN SONON), BAH Mamadou Cellou (CODDH), DIALLO Mamadou Boussouriou (COJEDEV), TRAORE Ahmed Sekou (FRONT CITOYEN), DIALLO Balaya (Forum Civil), SOW  Thierno Sadou (COJEDEV-GUINEE), Aboubacar KOITA (CJCR), BALDE Abdourahmane (Parlement des Jeunes de la Société Civile), SOUMAH  Mamouba (WAFRICA-GUINEE), DIALLO Saikou Yaya (CPDH), LENO Mamady (OADHUGO), CONDE Mamadi 3 (OCDR), Mamadou Bailo (OGELT).


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