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Cahier de vacances au pays natal (2)

Date de publication:2017-09-09 20:32:23

2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR


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2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR

2017-09-09 20:32:23 Doumbouya Mbemba

2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR

2017-09-09 20:32:23 CONTE Ansoumane-Stell

2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR

2017-09-09 20:32:23 Mohamed

2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR

2017-09-09 20:32:23 CONTE Ansoumane-Stell

2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR

2017-09-09 20:32:23 SOW Alpha boubacar

2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR

2017-09-09 20:32:23 GuineePresse

2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR

2017-09-09 20:32:23 Ahmed keita

2017-09-09 20:25:44

(Lire la première partie !)

 

DES « INTELLECTUELS »  GUINEENS OU AFRICAINS


      Mot que les guinéens affectionnent beaucoup. Ceux qui se disent, ou se sentent « intellectuels », l’évoquent pour rappeler la prétendue noblesse de leur classe sociale, affirmer leur autorité, leur supériorité morale, et la légitimité de leur orgueil. Les autres, l’évoquent pour trouver une excuse à leurs bêtises ou à leur insuffisance.

      Ya-t-il vraiment des intellectuels en guinée ? Question choquante, et provocante, mais je n’écris pas pour plaire.

      Un intellectuel est celui qui utilise 3 outils : La réflexion, la conceptualisation (capacité de représentation abstraite, création de concepts, capacité de découvrir et connaitre en dehors du réel, de l’intuition), et le logos (le raisonnement, la logique). Les deux premiers outils peuvent être utilisés par un non intellectuel, mais le troisième est le propre de l’intellectuel, son pré carré.

       Pour la plupart des Guinéens, aller à l’école signifie devenir intellectuel. Il est temps d’anéantir  définitivement  cette idée.

        Quand on va à  l’école, on devient instruit, on sait lire, écrire, et calculer. On apprend un métier, une technique, et des choses officielles, on est formaté, préparé à s’insérer dans un système. L’école fixe des balises (limites, bornes) à notre cerveau pour faire de nous les conformistes du futur.  Enfin, on acquiert un diplôme qui signifie tout simplement « c’est bon mon petit, tu es certifié conforme et bon pour le marché du travail, tu es opérationnel pour 40 ans, au-delà tu es périmé comme un yaourt ». Ce diplôme c’est comme le cachet de la douane qui décide qu’un produit peut être commercialisé. Rien de plus.

          Quand on va à l’école on a vocation à être instruit, pas forcement de devenir  intellectuel.  L’école officielle n’est pas suffisante pour devenir intellectuel. Pour atteindre ce stade là, il vous faut sortir de l’enclos de gavage qu’est l’école, ouvrir vos cerveaux en dehors des chemins tracés, prévus par l’Etat. Il vous faut lire, beaucoup lire, voyager, rencontrer des gens intéressants, discuter, débattre avec des gens qui connaissent mieux que vous, bref, vous devez être très  curieux et cette curiosité vous conduira à la culture et d’elle, vous atteindrez le stade  d’intellectuel. Un instruit qui se nomme intellectuel, est une usurpation d’identité.

                             CONSEQUENCES

       Ainsi, Les africains finissent  l’école avec les titres de  Master 2, docteur, agrégé, professeur, mais ils sont incapables, d’une part, de remettre en cause un seul concept, une seule notion étudiée à  l’école. D’autre part, incapables de forger eux-mêmes de nouveaux concepts, de proposer à leurs peuples un changement de paradigme (vision du monde).

      Aussi, après leurs études, chacun dans son domaine devient un sous-traitant, une succursale, une filiale, un représentant, un mandataire, etc., de structures, entreprises, personnes venant d’ailleurs, autrement dit, chacun à son domaine participe à la colonisation économique et culturelle de son peuple sans forcement se rendre compte. Ils ont bac +20, mais demeurent ouvriers de la pensée occidentale.

       Ce dont je suis convaincu, ce que l’Afrique n’émergera jamais pour son propre bien, tant que les africains ne changeront pas de paradigme (vision du monde). A défaut, même si elle émerge, ce sera une émergence dont les contours ont été dessinés et ficelés par d’autres, et avec un prix tellement élevé qu’elle laissera son âme et sa peau sur les marches vers cette émergence.

     Comme l’horizon indépassable des africains c’est l’occident, ils pensent qu’en produisant, en consommant, et en votant comme les occidentaux, ils s’approchent, effleurent la puissance, et  la grandeur de ces derniers.

     Comment expliquer, que des gens qui possèdent des diplômes aussi hauts que le ciel, demeurent encore complexés, impressionnés par l’occident, et sont capables de vendre l’Afrique autour d’un verre avec le sourire innocent ?

     A mon esprit, la cause des causes est l’inexistence d’une idéologie proprement africaine. Et l’une des causes aussi, est l’école. L’école est une arme, cette arme est occidentale, et on ne peut gagner une guerre en combattant avec les armes et méthodes  de l’adversaire. Nous devons nous approprier notre école.

      L’école africaine doit être émancipatrice, une école de lutte, de guerre idéologique car l’Afrique est confrontée à une guerre globale permanente depuis le XVème siècle.

      Malheureusement, cette école accouche des « intellectuels » du genre qui vous disent « Kemi Seba est raciste, j’ai vu ça sur BFMTV », mais ces mêmes gens mémorisent des poèmes entiers de Victor Hugo sans traiter ce dernier de raciste. Ou encore des « intellectuels » qui pensent que les Chinois sont bons. Ces derniers ont tout simplement compris que l’Afrique est la poule aux œufs d’or de l’Occident, et que dans le futur, la puissance appartiendra à celui qui contrôlera les richesses africaines.

        J’ai même lu des fadaises du genre « 20 milliards d’argent frais, c’est bon ! », comme si l’opération consistait à ce que le président chinois aille devant une banque chinoise, retirer les 20 milliards de dollar cash, et les donner au président Guinéen.

         Une question aux ministres de l’éducation nationale et de la culture : il ya combien d’écoles en Guinée portant les noms de Samory Touré, Alpha Yaya Diallo, Dinah salifou Camara, kissi kaba Keita, Alioune Fantouré, Thierno Monenembo, Williams Sassine, Camara Laye, Sékou Touré, Sekouba kandia Kouyaté? Et combien de Victor Hugo, de Jean Mermoz, Bill Clinton ?

          L’école rend les africains conventionnels, conformistes à tout ce qui vient d’occident.  Il ya deux types de pensées: La pensée officielle, conventionnelle, conformiste, correcte, anesthésiée, éduquée, et la pensée insurrectionnelle, critique, subversive, de révolte, de résistance, interrogatoire, et de remise en cause. Les « intellectuels » africains sont à 95% adeptes de la première pensée. Et tant que ce sera ainsi, l’occident n’a rien à craindre.

          L’esprit africain n’est jamais libre : soit il est colonisé, inféodé à l’école, soit à la religion et l’ethnie.

         L’Afrique a besoin de vrais intellectuels qui puissent sensibiliser leurs  peuples dans tous les domaines. Tout est importé en Afrique : même le sandwich est une imitation. On porte du prêt à porter, La pensée est une pensée prêt à porter, plutôt prêt à penser, la bouffe est importée, les comportements sont des prêt à adopter, même sur la sexualité il a fallu qu’on copie. Or les indiens avec le célèbre kamasutra, les Grecs, les Romains, et les Arabes, à travers des mythes, peintures et gravures, ont tous inventé des corpus sexuels d’une perversité jamais atteinte.  L’africain au lieu d’inventer, de bricoler ses propres scénari et positions, là aussi, il faut qu’il se tourne vers la maison mère (l’Occident). Autrement dit, même dans la perversité, on ne fait pas le poids (tant mieux sur ce point là).

            Tout est imitation. Observons les gens dans nos villages, qui, jadis élevaient affectueusement,  vaches, et poules en plein air, avec harmonie avec la nature. Aujourd’hui chaque villageois rêve d’avoir un étouffoir pour animaux (sexyment nommé ferme d’élevage) ou il pourra emprisonner, séquestrer, et harceler quotidiennement ses poules de la naissance à leur mort sans voir la lumière du jour, ou il pourra les gaver, et avec la complicité d’un vétérinaire, il pourra les administrer toute sorte de produits chimiques pour leur croissance, tout cela au nom de la rentabilité, productivité, la concurrence, les lois du marché. Tout le monde dirait demain que j’ai réussi ma vie si je faisais cela. Vous allez attendre longtemps car je ne ferai jamais une telle abomination. L’africain a tellement imité les autres, que je pense sérieusement qu’il cessera même de tomber amoureux si un jour il n’est plus ravitaillé en télé novelas, et autres séries de ce genre.

       En définitive, ceux qui ont fait l’école ont échoué à  émanciper, à libérer leurs peuples, ils n’ont servi à rien. Ils sont partis à l’école sous le regard plein d’espoir des parents, et sont revenus en colons ou sous-traitants du colon. Il n’ya pas d’exemple plus parfait que la Guinée. Un groupe d’instruits, de sous-traitants, a pris en otage toute une population, et cogne dure sur elle. Les Guinéens souffrent tellement, que sur une échelle de 5 niveaux séparant l’homme de l’animal, les Guinéens ont dégringolé jusqu’au niveau 1, donc  la frontière entre Guinéens et animaux est devenue mince et peut rompre à tout moment.

    Toute cette souffrance, est la faute des instruits bidons. Instruits qui n’ont pas honte d’utiliser des gyrophares pour se frayer un chemin sur des routes instruments de torture pour les usagers, qui n’ont pas honte de se servir de cortèges armés pour circuler , qui n’ont pas honte de constater l’explosion de la mendicité dans tous les coins, qui n’ont pas honte de promouvoir des hôtels alors qu’on n’a pas d’hôpitaux. Comme vous n’avez pas honte, j’ai honte pour vous.

     J’ai commencé ce texte avec une question choquante, alors je termine de la même manière : Si un tsunami emportait tous ces instruits, est-ce que cela changerait substantiellement quelque chose sur le destin de la Guinée ? Vous devinez ma réponse, donc cherchez la votre. Il s’agit d’une question, et non d’un souhait.

 

SOW ALPHA BOUBACAR - JJR

2017-09-09 20:32:23 CONTE Ansoumane-stell
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